Tachéomètre à mise au point automatique. Le présent tachéomètre est destiné princi palement à la mesure des distances, lues sur l'instrument même. Il diminue dans une large mesure toutes les chances d'erreurs, soit instrumentales, soit personnelles.
Il diffère des tachéomètres ordinaires sur les points suivants: 1 Il emploie une stadia variable inter ceptant des longueurs constantes sur l'image d'une mire spéciale; 20 Les distances sont directement données sur un plateau divisé faisant partie de 1'ins- trument ; 3 La mise au point de l'image de la mire est obtenue automatiquement donnant une image de la mire nette sur les réticules ou points et sans parallaxe juste pour la po sition de la lecture exacte sur le plateau; 4 N'ayant pas de lecture à faire sur la mire, il n'y a pas à interpoler sur la mire, ce qui fait épargner la fatigue pour la vue de l'opérateur.
Le dessin ci-joint montre, à titre d'exemple, une forme d'exécution d'un tachéomètre selon l'invention. Fig. 1 est une vue d'ensemble de l'instru ment; Fig. 2 est une section suivant 2-2 de la lunette montrant le réticule, le fil mobile et le mécanisme pour la translation dudit fil; Fig. 3 est une vue de la lunette, le pla teau de lecture enlevé, montrant les lignes d'axes des divers organes et quelques-unes des positions P pour obtenir la mise au point automatique; Fig. 4 est une vue de face de la mire spéciale de l'instrument.
Dans ces figures, le réticule se compose de deux parties, l'une fixe et l'autre mobile se glissant dans un même plan perpendicu laire à l'axe géométrique de la lunette.
La partie fixe se compose de trois fils horizontaux et de trois fils verticaux dont un de rive discontinu et placé près des plans axiaux de la lunette.
La croix formée par les fils du milieu donne l'axe optique de l'instrument, et, l'in tervalle des fils extrêmes pris deux à deux est égal à
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f est la distance focale de l'objectif comptée à partir de son point nodal; p est la constante stadimétrique.
La partie mobile se compose d'un fil mobile a se déplaçant dans le plan des réti cules fixes par l'intermédiaire de deux vis sans fin c (fig. 2) fixées au centre des roues d actionnées sans glissement par le plateau A.
Le plateau A qui commande le déplace ment du fil mobile a est monté fou sur l'axe 0 des tourillons de la lunette. Le rapport des diamètres des cercles de transmission du plateau A et des roues d d'une part, et la valeur du pas commun des vis sans fin c d'autre part, sont combinées de manière que l'intervalle entre le fil extrême vertical (le fil continu de gauche dans la figure) et le fil mobile couvre automatiquement pendant les lectures exactes une bande de longueur 9z, resp. n2, rzs sur la mire (fig.4).
Ces intervalles sont donc des fonctions de l'angle<I>a</I> dont tourne le plateau<I>A</I> depuis son origine (voir en e, fig. 1).
Le plateau A porte des graduations cor respondant à ces angles n.. Elles sont lues en face de l'index en e qui est l'origine de ces angles. Les lectures donnent les distances de la mire au foyer antérieur de l'objectif.
Ces distances sont en outre inversement proportionnelles aux intervalles variables cor respondants et par suite les distances sont une autre fonction de a.
Pour avoir la distance vraie, il faut ajouter à la lecture la distance de ce foyer à l'axe de l'instrument, distance constante dans la pratique.
La formule qui donne la relation de la distance en fonction de a est:
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dans laquelle: 7z est la longueur fixe de la bande de la mire; u l'angle de rotation du plateau A mesuré à partir de son origine e (position où le fil mobile vient se superposer avec le fil fixe interrompu du réticule); k est une cons tante à déterminer pour chaque modèle pour la commodité de la construction. Le plateau A porte des graduations non en distance mais en coefficient tel que:
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oit n'entrent que des nombres abstraits. Pour avoir la distance, on multiplie l'indication du plateau par la longueur ii de la bande de la mire.
On voit dans la formule (1) que pour<I>a=0</I> on<I>a</I> D=p9z et se=p, ce qui est la relation des stadimètres ordinaires; pour des valeurs <I>D ></I> pîz, <I>a</I> est négatif; il devient positif pour<I>D</I> C prz.
Le plateau A devant être complètement gradué, les valeurs limites de<I>a</I> soit cal pour la positive et Pl pour la négative correspon dant à DI et DL doivent satisfaire à la rela tion: al + a1 = 2z.
Le rapport
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est constant et il est pra tiquement compris entre 2 et 3.
Les valeurs de al, (31 et k sont données par:
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Pour mesurer les distances inférieures à DI et supérieures à D, on doit changer la lon gueur de la mire et prendre n2 au lieu de<B>ni.</B> Pour assurer la continuité dans les mesures, on a
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pris <SEP> : <SEP> <I>9z1 <SEP> - <SEP> _D1</I> <SEP> - <SEP> _Ds <SEP> _ <SEP> izz
<tb> -- <SEP> etc.
<tb> 722 <SEP> D2 <SEP> <B>D <SEP> 923</B> La valeur du pas de la vis sans fin c est donnée par la formule
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où t est le pas de la vis sans fin; p le rapport des dia mètres de transmission du plateau A et des roues d.
Dans sa rotation, le plateau A commande l'écartement de l'objectif du plan des réticules de telle façon que, au moment précis des indications exactes du plateau, l'image de la mire se forme automatiquement sur le plan des réticules avec maximum de netteté. Les réticules étant mis au point pour l'oeil de l'opérateur une fois pour toutes, on obtient une image nette sur réticule net sans parallaxe, c'est la meilleure condition pour intercepter avec grande précision la longueur de la bande n de la mire par l'intervalle variable de la stadia correspondant à la distance à mesurer avec cette longueurn. La mise au point automatique s'obtient de la façon suivante:
Dans un disque T solidaire du plateau A, on a entaillé une rainure en vis d'Archimède S. Un second disque solidaire de la lunette emboîte le premier disque T. Dans ce disque, on a pratiqué une rainure rectiligne dont l'axe est perpendiculaire à l'axe de la lunette et passe par l'axe des tourillons.
Un goujon W glisse entre les deux rainures et commande le grand bras d'un levier coudé L. Ce levier I_ porte une rainure suivant l'axe dudit grand bras et est coudé à angle droit. Le coude pivote autour d'un des points <I>P</I> P= Ps etc. correspondant aux longueurs de mire ra, ra-2 ;t:3 etc.
lie petit bras commande l'écartement de l'objectif. Il est assujetti à passer par un point E appartenant à la parallèle à l'axe de la lunette passant par l'axe des tourillons. Ce point E est solidaire de l'objectif G de manière que l'objectif ne puisse se déplacer que dans le sens de l'axe de la lunette sans rotation.
Il en résulte que l'écartement de l'objec tif G du plan des réticules est commandé aussi par le plateau A par l'intermédiaire de la rainure AS et du levier L.
La rainure S est calculée de façon que le plateau A tournant de l'angle a et donnant la distance à n près en face de l'index e au moment ou l'intervalle variable du réticule couvre exactement la bande n de la mire, l'image de cette dernière se forme sur le plan des réticules.
.L'équation de la rainure est:
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dans <SEP> 1apelle <SEP> ; <SEP> r <SEP> est <SEP> W <SEP> rayoIa <SEP> nctour <SEP> de <SEP> la
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Pour avoir la mise au point automatique pour des distances où l'on fait usage de bandes<I>ni n2</I> ns etc. on a des points Pi .P2 Ps etc. pour les positions du coude du levier L. Ces points P sont calculés de manière à satis faire aux relations <I>ni</I> tg 1=n2tg()2=nstg19e etc. Dans la pratique, la position P.du coude du levier est fixée par le bras<I>AL,</I> par une alidade N.
Cette alidade a son centre 0' sur la droite<I>0 E</I> de manière que son bras M fasse mouvoir les points P sur la circonfé rence 0'PÎ <I>P2</I> Ps.
L'alidade porte à cet effet des encoches ii <I>i2</I> i3 etc. où vient s'engager un taquet à ressort solidaire du bras M de manière à assurer au coude du levier les positions Pi<I>P2</I> Ps etc. suivant le cas.
La mire (fig.4) peut porter des bandes fixes de longueur<I>ni n2</I> ns etc.
Ces bandes sont de couleurs vives pour lesquelles l'achromatisme de l'objectif est assuré. Ces bandes, symétriques par rapport au milieu de la mire, sont surmontées sur toute la longueur utile de la mire d'une bande blanche où vient coïncider le fil horizontal axial du réticule fixe.
Par cette opération, on obtient l'altitude du point visé.
La mire est supportée par un trépied et comporte le nécessaire pour assurer sa par faite horizontalité et sa perpendicularité à l'axe optique.
On a parlé ci-dessus de trois fils horizon taux, celui du milieu amené à passer par l'axe géométrique de la lunette, et les deux extrêmes ayant un écartement de
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placés symétriquement à celui du milieu. Ces fils forment la stadia fixe comme dans les tachéomètres ordinaires, et de cette faon, là où le terrain ne permet pas l'usage d'une mire horizontale, on fait usage d'une mire parlante tenue verticalement.
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Au <SEP> lieu <SEP> d'un <SEP> seul <SEP> âl <SEP> mobile, <SEP> on <SEP> gut <SEP> avoir
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