Turbine. La présente invention se rapporte à une turbine; celle-ci est caractérisée en ce qu'elle comporte au moins un élément de rotor qui présente une chambre annulaire ininterrompue possédant, sur l'une de ses parois latérales, une série de surfaces de choc et d'ouvertures à arêtes vives placées près de sa périphérie, au moins une tuyère fixée à la paroi de la cha=mbre du stator, à petite distances des- dites ouvertures à arrêtes vives, amenant le fluide moteur dans la chambre du rotor au travers de ces ouvertures lorsqu'elles se trou vent placées vis-à-vis de la tuyère, le fluide moteur pouvant s'écouler de la chambre du rotor dans celle du stator,
au travers des- dites ouvertures lorsque celles-ci ne se trou vent pas placées vis-à-vis de la tuyère.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, différentes formes d'exécution de l'objet de l'invention La fig. 1 est le développement d'une coupe circulaire d'un élément de rotor, d'une tuyère et de la chambre du stator, d'une première forme d'exécution; La fig. 2 est une coupe radiale partielle du rotor; la fig. 3 est une coupe analogue d'une variante; La fig. 4 est une vue en coupe des détails des surfaces de choc et ouvertures à arêtes vives de l'élément du rotor ; La fig. 5 est le développement d'une coupe circulaire d'une forme d'exécution à étages dont tous les éléments de rotor sont fixés au même arbre;
La fig. G est le développement d'une coupe cylindrique représentant deux éléments de rotor tournant en sens contraire, d'une autre forme d'exécution; Les fig. 7 et 8 sont une élévation, res pectivement une coupe d'un élément de rotor d'une autre forme d'exécution: La fig. 9 est une élévation représentant une forme d'exécution d'élément de rotor. En se référant aux dessins, Zi' (fig. 1, 2, 3) représente une chambre annulaire de rotor ayant une série d'aubes 1 fixées à la péri phérie d'un disque .YY où elles font saillie.
3 est une jante fixée autour de la périphérie de la roue W (fig. I et 2). Les parois de ces aubes constituent les -surfaces de choc et les fentes des aubes -les ouvertures à arêtes vives dont il a été question ci-dessus. La chambre annulaire peut comporter une seconde série d'aubes 2 (fig. 3).
La fig. 4 est une vue de détail montrant la coupe des parois des aubes. Les extrémités des tuyères sont à très faible distance de l'élément du rotor tandis que la paroi de la chambre du stator s est assez éloignée du côté sortie du rotor.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 7 et 8, la chambre de l'élément de rotor est limitée par deux disques circulaires d, munis chacun d'un rebord périphérique, l'un s'adaptant exactement sur l'autre. Ces disques sont percés au centre et sont fixés à Lin moyeu la fixé lui-même à l'arbre de la ma chine. Près de la périphérie de ces disques sont pratiquées, à intervalles angulaires égaux, des fentes radiales et le métal entre ces fentes est recourbé de façon à former les aubes. Chacune des arêtes des aubes ainsi formées se termine par Lin angle aigu.
Dans la forme d'exécution de la fig. 9, l'élément de rotor consiste en un moyeu h portant à sa périphérie les aubes b, et en un disque<I>d</I> à rebord périphérique, ces parties<I>la</I> et d étant reliées ensemble, et la chambre annulaire susmentionnée étant disposée entre le fond et le rebord du disque d'une part, et la partie arrière des aubes d'autre part.
L'enveloppe du stator s comprend deux parois parallèles et un tambour périphérique. Les tuyères N font saillie d'un côté de l'en veloppe et s'avancent intérieurement vers les ouvertures de la chambre du rotor.
Lors du fonctionnement, la vapeur ou autre fluide élastique s'écoule à travers les tuyères et après sa sortie de celles-ci s'écoule librement, sans choc, à travers les intervalles des lames à arêtes vives et arrive dans la chambre annulaire du rotor. Puis le fluide est dévié par la paroi en arrière (ou bien par la série de lames arrières dans le cas de rotors formés avec une deuxième série de surfaces inclinées) de l'espace annulaire puis par la preiniére série de lames mentionnées, de manière qu'il est forcé à suivre un chemin sinueux dans la chambre du rotor.
La vitesse tangentielle du fluide est d'abord plus grande que celle du rotor, mais lorsque lus déviations de part eé d'autre se répètent, une réduction graduelle de la vitesse se produit jusqu'à ce que le fluide s'échappe finalement (le l'inté rieur de la chambre du rotor. Cet échappe ment du fluide est accompagné d'un effet de réaction qui contribue ü. l'augmentation du couple du rotor.
Un tuyau d'éclictppèment E est fixé à un endroit approprié de l'enveloppe du stator et permet au fluide de s'échapper de la chambre de ce dernier.
La longueur radiale des ouvertures ou tentes est supérieure à la largeur radiale des tuyères; cette longueur sera, de préférence, le double de la largeur des tuyères.
Dans la forme d'exécution à étages de la fig. 5, un certain nombre d'éléments du rotor T lé= et T sont fixés à l'arbre du rotor ou à un tambour fixé à l'arbre; entre eux se trouvent les cloisons de séparation nécessaires.
Le stator S comprend un certain nombre de disques directeurs S= ,S'3 < c tuyia.es qui divisent la chambre du stator en compar- timents dont chacun est apte à recevoir un élément de rotor.
Chaque disque directeur comporte des tuyères qui constituent une série de canaux de sortie pour le fluide s'échappant cl'un compartiment du stator et une série de tuyères dirigeant le fluide dans l'élément de la chambre de rotor du compar timent de stator contigu. La pression du fluide dans les compartiments consécutifs -chi stator diminue successivement et la capacité des compartiments consécutifs augmente suc cessivement.
Une turbine à deux étages (fig. 13), com prenant deux arbres tournant en sens inverses, peut être construite d'après ce principe, un élément (le rotor creux étant fixé à chaque arbre; le fluide s'échappant de l'élément de rotor R du premier étage est dirigé dans l'élément de rotor lie du second étage, les deux éléments de rotor étant placés dans la même ,enveloppe.
Il a été constaté par des essais que la plus grande partie de la puissance dévelop pée provient des impulsions du fluide moteur dans la chambre annulaire et que la plus petite partie de cette puissance est due à l'effet de réaction du fluide moteur lorsqu'il sort de l'élément de rotor pour entrer dans le compartiment du stator.