Appareil pour le tracé automatique d'éléments de cartes, en partant de deux photographies terrestres ou aériennes. La présente invention a pour objet un appareil destiné au tracé automatique d'élé ments de cartes (planimétrie, nivellement, coupes de terrain), en utilisant .deux photo graphies distinctes du terrain, prises de points de vues quelconques dans des directions également quelconques.
Dans cet appareil, les vues photographi ques sont placées dans des chambres ana logues aux appareils photographiques qui ont servi à les prendre et sont observées à tra vers les objectifs mêmes .de prise de vue ou des objectifs identiques, à l'aide d'une lunette double binoculaire permettant la vision sté- réoscopique.
Dans cet appareil, des moyens sont pré vus pour permettre de provoquer des dé placements relatifs entre les chambres et certaines parties de la double lunette de façon à permettre d'amener successivement dans l'axe des oculaires de la lunette des points correspondants, sur la ligne à tracer, des deux vues photographiques; l'appareil étant établi de telle façon qu'il provoque en même temps le déplacement d'un organe inscrivant automatiquement le tracé cherché.
Dans une forme de réalisation de l'in vention, les chambres d'observation peuvent basculer autour d'un axe horizontal pour la mise en place, et pivoter autour d'un axe vertical pour l'observation, laquelle s'effectue dans un plan vertical fixe.
La fig. 1 du dessin ci-joint, .donné à titre d'exemple, représente en perspective le cas le plus général de la prise des clichés. Dans cette figure et dans les explications qui s'y rapportent: S et S' désignent les points de vue; H et H' la hauteur des points de- vue par rapport à un plan horizontal de com paraison; IV un point quelconque de l'espace; m sa projection horizontale; la sa hauteur; B la distance horizontale des deux points de vue, S S' prise parallèlement à une direc tion arbitraire XX; dy leur distance horizontale perpendi culairement à cette direction;
<I>y y'</I> les distances du point m aux paral lèles<I>à</I> XX menées par s et s'; x z les distances aux perpendiculaires à XX menées par ces mêmes points; <I>a cc'</I> les angles formés par<I>s</I> in, <I>s'</I> ira' avec XX; i i' les angles formés par ,S' M S' Jl avec la verticale;
0 0' les inclinaisons sur la verticale des plans parallèles<I>à</I> XX menés par 8111 et S' 111; les angles formés par S i41, r5" itl avec la direction XX.
Entre ces diverses quantités, on a les relations fondamentales suivantes
EMI0002.0025
<I>x+x'=B <SEP> tga= <SEP> y</I> <SEP> tg0= <SEP> <I>Hy <SEP> h</I>
<tb> <I>y <SEP> - <SEP> y <SEP> = <SEP> <B>d</B>y <SEP> tg <SEP> <U>J</U></I>
<tb> <I>a <SEP> - <SEP> x</I> <SEP> sin <SEP> 0 <SEP> tg <SEP> <I>i <SEP> <U>y</U></I>
<tb> <I>-@ <SEP> (H <SEP> - <SEP> 1t)</I> <SEP> sin <SEP> <I>a</I>
<tb> <I>H- <SEP> H' <SEP> = <SEP> dh</I> <SEP> cotg <SEP> (3 <SEP> = <SEP> cot <SEP> a <SEP> sin <SEP> 0 <SEP> cotg <SEP> <I>i</I> <SEP> = <SEP> cotg <SEP> 0 <SEP> sin <SEP> <I>a</I> Dans le dispositif représenté en plan par la figure (2) gui montre la première forme de réalisation de l'invention, les clichés à observer sont placés dans des chambres A sur lesquelles sont montés les objectifs de prise de vues 0 ou des objectifs identiques.
Ces chambres sont mobiles autour d'un axe vertical I1 et peuvent recevoir une inclinai son convenable autour d'un axe horizontal e-e. Elles sont calées directement sur deux règles-glissières Ri qui les entraînent dans leur mouvement de rotation autour de Ii. Elles peuvent recevoir au préalable une orien tation convenable par rapport auxdites règles, de telle façon que, dans leur rotation, un point quelconque de la plaque vienne défiler dans un plan vertical fixe oii s'effectue la visée de la lunette.
Le mouvement des règles est assuré par un double chariotage, l'un perpendiculaire à la ligne<I>ri ri</I> des axes de rotation, l'autre parallèle à cette ligne.
Les axes de rotation ri des chambres sont fixes. Les règles Ri s'appuient en gi sur un galet porté par un chariot Ci qui petit coulisser sur un pont P parallèlement à la ligne ri Ii. Il y a deux ponts P et deux chariots Ci commandant chacun la rotation d'une des chambres. Les deux ponts P sont parallèles à la ligne I1 Ii et sont portés par un même chariot C sur lequel ils peu vent être décalés l'un par rapport à l'autre d'une quantité dy, en profondeur.
Chacun de ces ponts s'appuie, par son extrémité libre, sur une glissière G' perpendiculaire<I>à</I> Ii Ii. Le chariot C roule sur une glissière mé diane G. Son déplacement est assuré par une manivelle 11 et une vis V. Le déplace ment de C entraîne le déplacement simultané en profondeur des deux ponts P d'une quan tité égale. Les deux chariots Ci qui portent. les galets d'appui gi des règles Ri sont liés ensemble par une tige rigide Il de longueur réglable (non visible sur la fig. 2).
Leur dé placement est assuré par une manivelle Mi; un arbre cannelé ai et une vis l i portée par l'un des ponts P (non visible sur la fig. 2). On voit facilement que la somme des dis tances de chacun des galets gi à la droite menée par le centre Ii correspondant, per pendiculairement à la ligne Ii Ii reste cons tante quelle que soit la position de P et de Ci.
Si alors on a pris soin de rendre cette somme égale à B (fig. 1) en agissant sur la longueur de la tige ti et de décaler les ponts P, en profondeur, de la quantité dy, l'angle formé par chaque règle Ri avec la ligne des centres ri ri est égal à chaque instant à l'angle<I>a</I> de la ligne sna avec l'axe<I>X X.</I>
Un style traceur in, fixé à l'un des chariots, enregistre sur une planchette U le déplace ment des galets gi.
La lunette d'observation est horizontale et parallèle à la ligne des centres Ii l1. Elle est formée d'un tube central fixe L et de deux parties mobiles coudées l qui portent le système objectif. Les parties mobiles l peuvent tourner, chacune pour leur propre compte, autour de l'axe horizontal de la partie fixe. Ces deux parties mobiles visent dans un plan vertical fixe perpendiculaire à l'axe de la lunette, la ligne de visée ren contre cet axe, et l'axe horizontal de rotation de la chambre rencontre approximativement au point nodal avant de l'objectif 0 des chambres A, l'axe vertical de rotation des chambres A.
Comme la lunette vise dans un plan ver tical fixe, l'angle d'inclinaison de la ligne de visée sur la verticale, c'est-à-dire l'angle d'inclinaison de la partie mobile 1, devra être égal à l'angle i de la figure (1) si les cham bres ont été inclinées sur la verticale de la même quantité que l'étaient les appareils photographiques -au moment de la prise des clichés.
L'angle i est obtenu et transmis à la lunette en réalisant mécaniquement la rela tion suivante: cotg <I>i</I><B>=</B> cotg 0 sin<I>a</I> A cet effet, on matérialise d'abord l'angle 0 de la même façon que l'angle a. On place sur les ponts P un deuxième système de chariots C2 reliés ensemble par une tige rigide de longueur variable 12.
Chaque chariot C2 porte un galet g2 qui commande la ro tation d'une règle R2 autour d'un axe fixe 12 placé sur la ligne Il ri. 5i la distance du galet g2 à la perpendiculaire à la ligne Ii Il menée par 12 est égale à (H-h). on voit que l'angle de la règle R2 avec Ii <I>Il</I> est l'angle ´ défini par la relation
EMI0003.0019
J étant la distance du galet à Il Il.
Si 1a_ longueur de la tige 12 est telle que les angles marqués par les deux règles soient égaux aux angles 0 de l'espace pour une position donnée, ils le seront pour toutes les autres positions correspondant aux divers déplacements du pont et du groupe de cha riots C::. Le déplacement des chariots C2 est assuré par une manivelle au pied 1112, un arbre cannelé a2 et une vis V2 portée par le pont P. Sur chacune de ces règles R2 est calée à 90 une règle r2 qui déplace un galet g3 sur lequel elle s'appuie.
Chacune des règles<B>Ri</B> commande un parallélogramme articulé fbrlné de deux mani velles égales r1 r'a et d'une bielle d'accouple ment b-i. La manivelle ri est solidaire de la règle Ri et calée à 90 sur cette règle. La bielle bi est perpendiculaire à la ligne des centres il <I>ri,</I> I2 12.
Le galet y3 coulisse sur cette règle. Sa liaison est telle qu'il se trouve à chaque instant à la distance <I>r</I> sin<I>a</I> de la perpendiculaire à ri Il menée par le point 12 (r étant la longueur commune des manivelles ri r'1).
gs s'appuyant sur r2 ainsi qu'il a été dit, sa distance à la ligne ri Ii est égale à' <I>r</I> sin<I>a</I> cotg 0.
Il est porté par un chariot Cs qui roule sur une règle glissière rs parallèle à I1 Ii-. rs est portée par une glissière Gs per- pendïculaire à .T1 ri et sur laquelle elle peut se déplacer en profondeur par l'action de la règle r2 sur le galet<B>Go.</B>
9,3 porte un galet g4 à une de ses extré mités. Ce galet est monté sur un axe hori zontal parallèle à<I>ri</I> Il et cet axe rencontre celui du galet gs. La distance du galet g4 au plan vertical passant par ri ri est donc à chaque instant égale à <I>r</I> sin<I>a</I> cotg 0.
Une règle r4 calée à 90 sur la partie mobile de la lunette s'appuie en permanence sur ce galet g4. L'axe de la lunette est à une distance r du plan horizontal balayé par le galet g4; l'angle de la règle<I>r4</I> avec ce plan horizontal est donc l'angle i tel que cotg<I>i</I> = cotg 0 sin<I>a</I> c'est également l'angle que forme la partie coudée l de la lunette avec la verticale: Le dispositif de rappel d'inclinaison de la lunette indiqué n'est applicable que pour des angles i supérieurs à 30 .
Pour les angles plus, voisins de la verticale, on pourra ma- térialiser de la même façon l'angle i par la formule
EMI0004.0002
Il suffit d'adjoindre une règle auxiliaire rs mobile sur l'axe 12 de R2.
La règle Bs s'appuie sur un galet g'2 qui se déplace sur une glissière Gs perpendi culaire à XX à une distance r de 12 et qui donne à chaque instant la longueur rtg0 sur cette glissière.
Cette longueur est reportée sur la bielle bi par une glissière r3 et un chariot à double liaison; la règle r2 s'appuie sur le galet qui matérialise la rencontre de la bielle bi et de la glissière r3 et reporte la longueur
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sur la glissière G3 perpendiculaire<I>à</I> XX. L'angle i est transmis à la lunette dans un plan vertical par un dispositif semblable au rappel précédent.
On aurait pu également déterminer l'angle i de la façon suivante (fig. 4): On fait marquer (H-h) sur une glissière fixe parallèle<I>à</I> XX, à distance arbitraire<I>r.</I> On le réduit dans le rapport (H-h) sin<I>a</I> à l'aide d'un parallélogramme semblable au précédent, mais monté directement sur la règle Ri et dont la bielle bi est parallèle <I>à</I> XX. Cette longueur est rappelée sur le pont P par une glissière auxiliaire perpendi culaire à XX et pouvant se déplacer paral lèlement à elle-même.
R2 s'appuie alors sur le galet g2 qui ma térialise le point de rencontre de la glissière et du pont P; elle donne l'angle i tel que
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cet angle est rappelé dans le plan vertical par le dispositif connu.
La lunette (fig.5) est composée d'une partie fixe <I>L</I> et de deux parties mobiles l portant le système objectif.
La partie mobile l comprend une équerre optique pi, un objectif oi et un index f situé dans le plan focal de<B>01.</B> La ligne de visée matérialisée par oi f est parallèle à l'axe de rotation. L'équerre pi rend cet axe de visée perpendiculaire à l'axe.
Un système de miroirs parallèles p2 p3 renvoie les rayons lumineux dans l'axe de la lunette fixe. Ces rayons sont reçus en o2 par une lentille formant avec oi un système afocal; et ils rencontrent en W un prisme correcteur dont la rotation est commandée par le mécanisme différentiel D. L'image est observée par une lunette l' (coudée en p4) d'objectif os et d'oculaire o4. La lunette se compose de deux parties semblables à celle décrite ci-dessus. L'écartement des oculaires s'obtient par coulissement des lunettes l' suivant l'axe.
Une vis v commandant la rotation de la couronne fixe du différentiel assure l'orien tation voulue de<I>W.</I> Ce dispositif a pour but de permettre l'examen de clichés orientés de façon quelconque par rapport à l'axe vertical de rotation des chambres. En particulier, il est nécessaire pour le tracé des coupes de terrain selon le procédé indiqué plus loin.
La commande des chambres A et des parties mobiles l de la lunette peut être inversée, c'est-à-dire que l'on peut faire mar quer l'angle 8 à la règle Ri et l'angle a à la règle R2. Les chambres tournent de et la partie mobile de la lunette de P défini par la relation cotg @3 = cotg u sin ´.
Cet angle est l'angle formé par le rayon Si11 avec la parallèle<I>à</I> XX menée par les points de vue S. Pour observer dans ces conditions, il suffira de faire tourner les pla ques de 90 dans leur plan. Ce dispositif est intéressant pour le tracé des plans de nivellement, car le rappel des hauteurs s'y effectuant directement permet d'obtenir une précision plus grande, ce qui est conforme aux tolérances imposées dans ce cas, tolé rances qui sont beaucoup plus serrées en ce qui concerne les hauteurs qu'en ce qui con cerne les coordonnées horizontales.
Les chambres -1 peuvent être placées en avant ou en arrière de l'axe Ii li et elles peuvent s'incliner vers le haut ou vers le bas des axes<B>fi<I>;</I></B> ce dispositif permet l'examen de clichés positifs ou de négatifs.
Pour le tracé de la planimétrie, l'opéra teur agira sur les manivelles M .11, <I>M</I> de façon à amener l'index mobile de la lunette à demeurer en contact avec l'image stéréosco- pique d'une courbe quelconque -du terrain. Automatiquement, le style nn tracera la pro jection de cette courbe sur la planchette U.
Pour les courbes de niveau, il suffira de caler les chariots<B>C2 ou</B> C sur les ponts P à une distance convenable du pied de la perpendiculaire abaissée des centres I: ou ri sur ces ponts; et de faire déplacér l'index de la lunette, tout en conservant l'impression permanente de contact avec le terrain en agissant sur les deux manivelles ill et Mi, si l'on a fait porter les hauteurs aux chariots C2, ou sur les manivelles Ali 1f12 dans le cas où la commande des hauteurs se fait par la rotation des chambres A.
Pour tracer les coupes de terrain, on change de plan de comparaison en prenant le plan de cette coupe comme plan horizontal. On trace les coupes comme on traçait les courbes de niveau dans le cas précédent. Les nouvelles hauteurs sont les éloignements respectifs des deux points de vue au plan de coupe. L'orientement des chambres cban- geant, on rattrapera l'effet stéréoscopique en agissant sur la<I>vis v</I> du différentiel de la lunette. Dans le cas, où l'on veut amplifier les cotes,<B>le</B> choix de la direction de l'axe XX n'est plus arbitraire, ce sera une horizontale du premier système parallèle au plan de coupe.
Le décalage dy des ponts P devra alors indiquer la différence de cote dla des deux points de vue dans le système normal. L'amplification se fera parallèlement à la ligne des centres à l'aide d'un dispositif quel conque connu à levier ou à engrenages.
Pour l'utilisation de positifs ou de néga tifs, on donnera aux chambres l'inclinaison dans le sens convenable vers le haut ou vers le bas, en remarquant que les points doivent défiler dans l'ordre voulu dans le plan verti cal d'observation, une inversion dans ce calage conduirait à un tracé symétrique du tracé désiré. -Pour permettre la plus grande géné ralité possible, les chambres A peuvent bas culer en avant ou en arrière de l'axe de la lunette, de même le sens de la graduation- des hauteurs sur le pont P peut être inversé à volonté.
Pour utiliser les clichés à axe vertical, on fera basculer les chambres de façon à faire marquer les hauteurs à la manivelle 11l. Les coordonnées du point visé peuvent alors être lues directement sur le pont P.
L'inscription peut s'effectuer de la façon suivante On fixe au pont P un dispositif auxiliaire P' (fig. G) portant la planchette U qui suivra le pont dans ses déplacements en profondeur. Ce pont auxiliaire P' porte deux chariots C'i C'2 reliés aux chariots Ci et C2 et qui participent à leurs déplacements latéraux.
Sur chaque chariot C'i C'2 est calée une règle R'i R'2. Ces deux règles sont inclinées à 45 en sens inverse sur le pont; le style n2 est au point de rencontre de ces deux règles. On voit facilement qu'il trace la carte à l'échelle réduite dans le rapport de 12 , en laissant les deux règles R' perpendiculaires entre elles; mais en les inclinant différem ment sur le pont, on aurait pu tracer la carte avec amplification d'une des coordon nées. Ce dispositif peut être employé pour le tracé des coupes de terrain.
On peut également effectuer le tracé sur un cylindre enregistreur (fig. 7). A cet effet, une des manivelles !V1 ou Mi communique à un cylindre Ui, dont l'axe horizontal est parallèle à la ligne des centres fi .fi, un mouvement de rotation par l'intermédiaire d'un dispositif mécanique connu.
L'autre manivelle commande le déplace ment d'un style traceur in parallèlement aux génératrices du cylindre. Cette commande peut s'effectuer à l'aide d'un dispositif mé canique formé d'engrenages et de vis, ou à l'aide d'un dispositif formé de leviers, tel est le dispositif de la fig. 7 donné à titre d'exemple.
Le chariot C2 porté par le pont P com mande le déplacement latéral d'une règle Rs portée par une glissière G Pi parallèle<I>à1,</I> Ii. Cette règle porte un galet g5 qui fait pivoter une règle R .î autour d'un centre 14; cette règle entraîne le déplacement du style ira sur sa glissière P2 par l'intermédiaire d'un galet go.
Le centre 14 est réglable en profondeur et latéralement, de façon à permettre un changement d'échelle.
Dans le cas du tracé sur une planchette, le style nia peut être enlevé et remplacé par un pantographe qui trace directement à une échelle réduite ou amplifiée.
Dans une seconde forme de réalisation du dispositif, on fait basculer les chambres, pour l'observation, autour d'un axe fixe hori zontal. La lunette est alors coudée de telle façon que chaque partie mobile 1 pivote autour d'un axe vertical. Les chambres peuvent prendre une inclinaison convenable sur leur axe de bascule; cet axe peut être soit paral lèle à l'axe de la lunette, soit perpendiculaire, soit oblique. L'angle transmis à la chambre est l'un des angles a ou 0 celui transmis à la lunette est. l'angle i ou l'angle fl. L'angle de la chambre est transmis à l'aide d'un dispositif de leviers rappelant le mouvement dans le plan vertical, comme dans le rappel pour la lunette dans le dispositif précédent.
Une troisième forme de dispositif consiste à laisser les chambres fixes pour l'observation et à les caler dans une position semblable à celle qu'avaient les appareils photographiques au moment de la prise des clichés.
La fig. 8 représente une deini-vue en plan de ce dispositif.
Les chambres d'observation A sont mo biles pour la mise en place autour de deux axes rectangulaires passant par le point nodal avant de l'objectif. Elles restent fixes pendant l'observation.
La lunette est horizontale et formée d'une partie centrale fixe L et de deux parties mobiles. La partie fixe est identique à celle de la lunette décrite en premier lieu. La partie mobile commande toujours la rotation du correcteur 1V, mais les lentilles oi o2 sont supprimées. Les miroirs p2 p3 subsistent. Le prisme pi est mobile autour d'un axe perpendiculaire au plain de la partie mobile 1.
II porte sur sa face hy pothénuse titi petit prisme auxiliaire p'i (fig. 9) destiné à ren voyer. suivant l'axe horizontal de la partie coudée, les rayons lumineux sortant d'un collimateur K formé d'un objectif o'i et d'un index f' éclairé et situé dans le plan focal de o'i.
Les deux faces réfléchissantes des prismes pi et p'i sont à 90 0 l'une de l'autre. De cette façon, les rayons lumineux parallèles à l'axe du collimateur sortant de l'objectif o de la chambre sont réfléchis, quelle que soit l'incidence, suivant la même direction que ceux provenant de la pointe de l'index f et émergeant du collimateur.
La rotation de l'ensemble pi p'i, autour de l'axe perpendiculaire au plan de la partie coudée 1, est assurée par le collimateur de la façon suivante: Le collimateur peut pivoter autour d'un axe vertical Ii et basculer autour d'un axe horizontal à la façon d'un théodolite ordinaire. Les deux axes de rotation se coupent sur l'axe de la lunette, sensiblement au point nodal avant de l'objectif o de la chambre.
Sur la partie mobile de la lunette est montée une pièce Ii' qui peut pivoter autour d'un axe perpendiculaire au plan de cette partie mobile. Cet axe rencontre l'axe de la lunette au point de rencontre des axes du collimateur.
La pièce h' porte le système pi p'i qui peut pivoter autour d'un axe perpendiculaire au plan de la partie mobile 1. Le pivotement de<I>pi</I> p'i est assuré par un dispositif connu de leviers ou d'engrenages, de façon à ce que ce pivotement soit moitié moindre que la rotation de la pièce et en sens inverse.
La pièce K porte titi tube qui enveloppe le collimateur. Ce tube et le collimateur ont même axe géométrique et peuvent pendre titi mouvement de rotation relatif autour de cet axe.
Le collimateur peut tourner d'un angle a autour de sort axe vertical. A cet effet, soit support est calé sur la règle Ri. La règle Ri étant $xe, ljaxe optique du collirnateutN peut balayer un plan vertical faisant l'angle a avec la ligne Ii Ii, c'est-à-dire avec l'axe XX d'après ce que nous avons vu au début, La partie mobile de la lunette peut tour ner de l'angle ´.
L'axe de la pièce g peut donc balayer le plan passant par l'axe de la lunette et incliné de l'angle D sur la verti cale. Or, cet axe est confondu avec l'axe du collimateur. L'axe du collimateur, c'est-à-dire la direction des rayons lumineux correspon dant au point visé, est donc déterminé par l'intersection de deux plans; l'un vertical faisant l'angle<I>a</I> avec la ligne XX (fig. 1), l'autre parallèle<I>à</I> XX passant par le point de vue et faisant l'angle ´ avec la verticale.
Pour assurer la rotation de la partie mo bile l de la lunette, on rappelle l'angle ´ de la façon suivante: la règle R2 qui matérialise ´ comme au début porte une règle r2 calée à 90 . Cette règle assure, à l'aide d'un galet g3, le déplacement en profondeur d'un chariot es qui coulisse sur une glissière horizontale G3 perpendiculaire à Ii Il. Ce chariot Cs porte un galet g4 à axe horizontal. Sur g4 s'appuie une règle r4 calée à 90 sur la partie mo bile d de la lunette.
La distance de l'axe de la lunette au plan horizontal balayé par l'axe du galet ,g4 est égale à la distance du centre <B>Il</B> au plan vertical balayé par l'axe du galet ys.
Le reste du dispositif mécanique est sem blable à celui décrit au début. La manoeuvre de 'l'appareil est la même.
La lunette employée peut rie pas être coudée dans sa partie mobile d. Les deux prismes p'i p'2 sont supprimés. La rotation de la pièce s'effectue alors autour de l'axe dur système de prisme pi qui est entraîné par un mécanisme différentiel ou autre, d'un type connu. Le centre commun de rotation est alors reporté en avant de l'objectif 0 et rie se trouve plus au voisinage du point nodal. Il en résulte des erreurs de pointé qui peuvent être négligeables dans certains cas.
Le dispositif décrit ci-dessus a l'incon vénient d'être d'une application difficile dans le cas où les clichés sont très inclinés sur l'axe de bascule de la lunette; ceci à cause de la rotation des prismes d'entrée pi p'i.
Pour éviter cet inconvénient, on peut restreindre l'amplitude de la rotation de ces prismes pi p'i par un décalage convenable de la rotation des chambres autour de leur axe vertical. On petit, en particulier, ne leur donner qu'un mouvement de bascule autour de l'axe horizontal de la lunette; leur axe optique reste alors dans un plan vertical fixe. Pour observer, il faudra: 1 Caler convenablement le collimateur II par rapport à la règle de commande Ri.
2 Donner à la partie mobile de la lunette un angle r convenable.
Le calage du collimateur est facile, le mouvement de rotation de la règle Ri s'y transmet intégralement: Pour obtenir l'angle r de bascule de la lunette, remarquons que cet angle nous est fourni par la relation trigonométrique
EMI0007.0039
ou sm =distance horizontale du point visé au point de vue, H-h = cote relative du point visé, e = angle dont a tourne le collimateur, On<I>a e =</I> E <I>- a</I> où E =angle fait par le plan de l'axe optique de l'appareil dans l'espace avec la direction XX, et<I>a</I> l'angle du plan vertical de visée du point considéré avec cette droite.
L'angle r peut être transmis à la lunette en utilisant l'un quelconque des groupes de relations suivantes
EMI0007.0046
EMI0007.0047
EMI0007.0048
EMI0008.0001
EMI0008.0002
La <SEP> fig. <SEP> 10 <SEP> montre <SEP> en <SEP> plan <SEP> un <SEP> schéma <SEP> de
<tb> réalisation <SEP> mécanique <SEP> de <SEP> la <SEP> seconde <SEP> des <SEP> for <B>(1).</B>
<tb>
La <SEP> règle <SEP> Ri <SEP> commande <SEP> la <SEP> rotation <SEP> simul tanée <SEP> de <SEP> deux <SEP> parallélogrammes <SEP> articulés
<tb> égaux <SEP> et <SEP> concentriques, <SEP> <I>ri <SEP> bi <SEP> r'i, <SEP> )"i <SEP> b"i <SEP> r"'i</I>
<tb> le <SEP> premier <SEP> calé <SEP> à <SEP> 90 <SEP> <SEP> sur <SEP> Ri, <SEP> le <SEP> second <SEP> calé
<tb> à <SEP> l'angle
<tb> Les <SEP> angles <SEP> respectifs <SEP> des <SEP> manivelles <SEP> r'i, <SEP> 2"i
<tb> avec <SEP> la <SEP> ligne <SEP> des <SEP> centres <SEP> Ii <SEP> ri <SEP> sont <SEP> alors
<tb> et <SEP> e.
<tb>
Les <SEP> bielles <SEP> bi <SEP> b"i <SEP> se <SEP> déplacent <SEP> parallèle ment <SEP> à <SEP> elles-mêmes <SEP> d'une <SEP> quantité <SEP> r <SEP> yin <SEP> r.,
<tb> r <SEP> cos <SEP> e.
<tb>
Sur <SEP> la <SEP> bielle <SEP> bi <SEP> coulisse <SEP> Lui <SEP> galet <SEP> gs <SEP> qui
<tb> se <SEP> déplace <SEP> sous <SEP> l'action <SEP> d'une <SEP> règle <SEP> r2 <SEP> calée
<tb> à <SEP> 90 <SEP> <SEP> sur <SEP> la <SEP> règle <SEP> R2 <SEP> qui <SEP> donne <SEP> l'angle <SEP> 0.
<tb>
Ce <SEP> galet <SEP> gs <SEP> entraîne <SEP> la <SEP> translation <SEP> d'une
<tb> règle <SEP> rs <SEP> parallèle <SEP> à <SEP> Ii <SEP> Ii. <SEP> r" <SEP> est <SEP> portée <SEP> par
<tb> ni) <SEP> chariot <SEP> Cs <SEP> mobile <SEP> sur <SEP> une <SEP> glissière <SEP> CTa
<tb> perpendiculaire <SEP> à <SEP> Ii <SEP> Ii.
<tb>
Un <SEP> second <SEP> galet <SEP> ,g's <SEP> relie <SEP> b"i <SEP> et <SEP> rs. <SEP> Il
<tb> entraîne <SEP> la <SEP> rotation <SEP> d'une <SEP> règle <SEP> r"2 <SEP> montée
<tb> folle <SEP> sur <SEP> l'axe <SEP> 12. <SEP> L'angle <SEP> fait <SEP> par <SEP> cette <SEP> règle
<tb> avec <SEP> la <SEP> direction <SEP> 1i <SEP> Ii <SEP> est <SEP> le <SEP> complément
<tb> de <SEP> l'angle <SEP> r.
<tb>
Cet <SEP> angle <SEP> est <SEP> rappelé <SEP> dans <SEP> le <SEP> plan <SEP> ver tical. <SEP> A <SEP> cet <SEP> effet, <SEP> la <SEP> règle <SEP> r"2 <SEP> déplace <SEP> le
<tb> chariot <SEP> C4 <SEP> mobile <SEP> sur <SEP> Cs <SEP> parallèlement <SEP> à <SEP> Gs.
<tb> Un <SEP> galet <SEP> gi <SEP> à <SEP> axe <SEP> horizontal, <SEP> monté <SEP> sur <SEP> c4
<tb> rappelle <SEP> le <SEP> mouvement <SEP> dans <SEP> le <SEP> plan <SEP> vertical
<tb> par <SEP> le <SEP> procédé <SEP> indiqué <SEP> au <SEP> début.
<tb>
Pour <SEP> la <SEP> réalisation <SEP> de <SEP> la <SEP> formule <SEP> des
<tb> tangentes, <SEP> on <SEP> calera <SEP> <I>r2</I> <SEP> parallèlement <SEP> <I>à <SEP> R2</I>
<tb> et <SEP> on <SEP> intervertira <SEP> les <SEP> liaisons <SEP> des <SEP> bielles <SEP> bi
<tb> et <SEP> b"i.
<tb>
La <SEP> fig. <SEP> 11 <SEP> montre, <SEP> en <SEP> plan, <SEP> un <SEP> schéma,
<tb> de <SEP> réalisation <SEP> mécanique <SEP> des <SEP> secondes <SEP> formules
<tb> (cotg.) <SEP> des <SEP> groupes <SEP> 2, <SEP> 3, <SEP> 4. <SEP> Une <SEP> règle <SEP> glis sière <SEP> ri <SEP> peut <SEP> être <SEP> calée <SEP> sur <SEP> la <SEP> règle <SEP> Ri,
<tb> l'angle <SEP> de <SEP> ces <SEP> deux <SEP> règles <SEP> étant <SEP> (90 <SEP> <SEP> - <SEP> T),
<tb> l'axe <SEP> du <SEP> collimateur <SEP> étant <SEP> dans <SEP> le <SEP> plan <SEP> ver tical <SEP> de <SEP> cette, <SEP> règle. ri déplace, par l'intermédiaire d'un galet g'i; un chariot C'i mobile latéralement sur une glissière G'i.
Ce chariot C'i est relié à une glissière bi perpendiculaire à Ii Ii qui se déplace latérale ment de la même quantité.
Une règle r2 calée à 90 sur R2 déplace un galet g3 qui s'appuie cri permanence sur bi. g3 entraîne une règle r3 portée par un chariot Ca mobile sur une glissière Gs paral lèle à bi. C3 porte un galet ,g4 à axe Hori zontal qui sert à rappeler le mouvement dans un plan vertical.
La distance de la droite décrite par le galet ,g'i à l'axe Ii est égale à r <I>r</I> cotg L' r cos E suivant que l'on veut réaliser l'un quelconque des groupes 2, 3, 4. La règle bi est alors calée à une distance de ce galet égale à <I>r</I> tg E r r yin L.
D'un autre côté g4 est réglable en hauteur sur le chariot Ci et la distance du plan balayé par son axe à l'axe de la lunette est égale à <I>r</I> cos E r yin<B>E</B><I>r</I> suivant le cas.
Dans le cas, où l'on désire matérialiser les premières des formules des groupes 2, 3, 4 (tang.), on peut employer le dispositif indiqué fig. 12.
La règle R2 déplace directement le cha riot Ca.
r:; s'appuie toujours sur ga, mais est folle sur l'axe I2; elle matérialise l'angle r qui est rappelé dans le plan vertical à l'aide du dispositif connu par déplacement du chariot C4 portant le galet g4.
Les dispositifs des tangentes sont intéres sants dans les cas où 0 < 45 , et les dis positifs des cotangentes lorsque 0 > 45 , cas le plus général, si l'on utilise le dispositif de tracé auxiliaire permettant le rabattement des chambres indiqué au début.
Comme dans le cas précédent, la com mande des hauteurs pourra être transmise directement au collimateur, après rotation convenable de l'index et des plaques, et cor- rection de vision binoculaire â l'aide de la vis IT de la lunette.