Tube à décharge électronique à cathode incandescente établie pour être alimentée par une source de courant alternatif: Dans les appareils récepteurs ou amplifi cateurs de courants utilisant des tubes à décharge électronique dans lesquels la cathode est réalisée sous forme d'un filament porté à l'incandescence par une source de courant, une très grande difficulté surgit lorsqu'on veut employer pour le chauffage des filaments cathodiques une source à courant alternatif. IL se produit en effet un courant parasite dont la fréquence et l'amplitude sont fonction de la fréquence du courant d'alimentation et qui trouble considérablement le fonctionnement de l'appareil.
D'après les études effectuées, il est apparu que le courant parasite, se traduisant dans le téléphone de l'appareil récepteur sous forme d'un ronflement, était<B>dû</B> en très grande partie aux variations de température du filament cathodique pendant une alternance du cou rant d'alimentation, d'où émission variable d'électrons.
Dans le tube à décharge électronique, objet de la présente invention, l'on réalise une émission d'électrons approximativement constante dans le temps, bien que sa cathode soit alimentée par ni) courant alternatif de fréquence ordinaire.
Il est caractérisé par le fait que des moyens sont prévus pour que la température moyenne de la cathode varie relativement peu malgré les variations périodiques du cou rant d'alimentation.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, trois tubes dont chacun constitue une forme d'exécution de l'objet de l'inven tion.
Un premier genre de forme d'exécution du tube comporte une cathode formée de plusieurs filaments portés à l'incandescence par des courants alternatifs de phase différente, de telle sorte que la quantité de chaleur déve loppée dans la cathode soit constante ou presque constante.
La fig. 1 du dessin représente schémati quement, à titre d'exemple, une forme d'exé cution, dans laquelle la cathode est constituée par deux filaments fi et fL portés à l'incan descence par une source de courant diphasé. Ces deux filaments ont titi point commute lequel est relié au fil commun de la source d'alimentation, tandis que les extrémités libres des filaments sont respectivement connectées aux deux pôles distincts de la source. G et P désignent respectivement la grille et la plaque du tube qui peuvent être disposées d'une manière quelconque.
Si les deux filaments sont identiques et de résistance r et si les intensités instanta nées qui les traversent sont désignées respec tivement par ii et i2 l'énergie calorifique dépensée dans la cathode est de la forme:
EMI0002.0008
(sine<I>coi</I> -@ eos2 cet) <I>-- h</I> Si l'on admet que, pour de petites varia tions de température, les quotients différentiels des températures des deux filaments par rapport au temps soient des .fonctions linéaires des valeurs instantanées de Iii et, respective ment, de<I>ris,</I> il s'ensuivra que la température moyenne sera parfaitement constante et que par suite, l'émission électronique rie variera que dans une mesure relativement faible.
La fig. 2 représente une autre forme d'exécution comportant une cathode constituée par un système de trois filaments f i f:! <I>f</I> s portés à l'incandescence par une source de courant triphasé. Les trois filaments peuvent avoir leur point commun A connecté au point neutre de la source, leurs extrémités libres étant connectées aux pôles de la source.
On peut également, suivant un second mode d'exécution de l'invention, réaliser titi tube à décharge électronique sensiblement constante avec une cathode constituée par un filament unique porté à l'incandescence par un courant alternatif, si l'on emploie un fila ment, donc la capacité calorifique est en rapport avec la période du courant utilisé. Ce résultat sera obtenu par l'emploi de fila ments relativement gros.
Dans tous les tubes à décharge électro nique employés jusqu'ici pour des buts exigeant une émission électronique sensiblement cons tante dans le temps, par exemple pour la réception et l'amplification de courants de toute fréquence, la capacité calorifique du filament est trop faible, la valeur des pertes par rayonnement. et conductibilité étant donnée, petit- conserver à ce filament une température et, par suite,
une émission électronique suffi- saniment constante s'il est chauffé par un courant alternatif monophasé de fréquence ordinaire. Cela provient d'ailleurs du fait qu'on avait intérêt à utiliser des filaments fins en vue de réduire leur consommation.
Le filament préféré pour les formes d'exé cution de ce deuxième genre peut être défini de la manière suivante: il aura des dimen sions telles qu'il devra absorber en fonction nement normal tari courant d'au moins 1,5 ampère sous une tension ne dépassant pas 3 volts. Un filament de 2 ampères sous 2 volts satisfait à ces conditions.
Diverses dispositions de détails peuvent concourir à augmenter l'inertie calorifique de ce filament unique. En particulier, comme représenté à titre d'exemple en fig. 3, l'adjonction de deux petites masses de métal fia polies, aux extrémités du fila ment f, agissent dans ce but. D'autre part. les supports s du filament f devront être aussi ténus que possible pour éviter les pertes par conductibilité.
Les différentes formes d'exécution du tube décrites ci-dessus sont applicables à la récep tion et à l'amplification de courants de haute fréquence utilisés en télégraphie et en télé phonie sans fil.
En outre, bien que représenté à titre d'exemple avec trois électrodes, il est évident que ce tube peut en comporter tin nombre quelconque.