Appareil commutateur sélecteur automatique. Cette invention se rapporte à un appareil commutateur sélecteur .automatique dans le quel des ensembles de conducteurs, consti tuant les extrémités de lignes de transmis- sion, sont disposés par séries, chaque ensem ble d'une série pouvant être amené en contact avec des conducteursi fixes constituant des lignes de jonction, par suite de la manceuvre- combinée d'un premier dispositif de com mande,
commun aux divers ensembles de la série considérée, et d'un second dispositif de commande, commun audit ensemble considéré de la. série envisagée et à un ensemble de chacune des autres séries d'ensembles de con ducteurs du commutateur.
Suivant cette in vention, le premier dispositif peut coopérer , a .u fonctionnement des divers ensem Mes de conducteurs de<B>la</B> série qu'il dessert, pendant qu'une connexion résultant du fonctionne ment antérieur d'un premier ensemble de conducteurs de cette série, -continue, et cela sans qu'aucun trouble ne soit apporté à cette connexion.
Le dessin ci-joint représente, à titre d'exemple, une des formes de réalisation de l'invention appliquée au cas d'un appareil commutateur sélecteur ,automatique desser vant des lignes téléphoniques d'arrivée et de départs La fig. 1 est une vue en perspec tive, en partie sectionnée, de cet appareil commutateur tandis que les fig. 2 et 3 sont des vues détaillées de certaines parties de ce commutateur, aidant à faire comprendre son fonctionnement.
Dans les installations semblables à ,celle décrite dans le brevet Américain déposé aux Etats-Unis d'Amérique le 21 juillet 1921 sous le numéro 486442, les commutateurs sélec teurs automatiques comprennent des disposi tifs, tels que des barres rotatives, correspon dant les uns à des groupes de lignes d'arri vée, d'autres à des conducteurs de jonction, et d'autres encore à des lignes de départ. Chaque dispositif associé à des lignes d'arri vée, dessert un certain nombre de lignes semblables,
et permet donc l'établissement de ëonnexiân,# entre plusieurs de ces lignes et des clignes de départ libres. Dans de tels a.rraugements, on cherche à réaliser une très importante économie en réduisant autant que possible le nombre des dispositifs employés. Cependant les manoeuvres successives de ces barres rotatives amènent quelquefois des -dé rangements dans les connexions déjà réali sées, et il en résulte des troubles dans les communications téléphoniques existantes.
Cela provient du fait qu'une connexion mécanique subsiste entre les barres rotatives et certaines parties des lignes connectées. On :a cherché ici à obtenir un commutateur sélecteur du genre mentionné ci-dessus, mais qui empêche que les ma.noeuvres successives des barres rotatives ne viennent troubler les connexions existantes. 3 cet effet, chaque ensemble de conducteurs constituant les extrémités :
d'une ligne aboutissant au commutateur, fonctionne sous l'action combinée d'un premier disposi tif, commun à cet ensemble et à d'autres en sembles analogues, faisant partie d'une même série, et d'un second dispositif, commun au dit ensemble considéré de la série envisagée et à un ensemble de chacune des :autres sé ries d'ensembles de conducteurs du :
commu- tateur. Le premier dispositif est disposé pour pouvoir par- ieiper successivement à, la ma- naeuvre des divers ensembles de conducteurs qu'il dessert, et :cela. de manière qu'une con nexion qu'il a. d'abord réalisée, pour un pre mier ensemble considéré, continue sans qu'au cun trouble ne soit apporté à :cette connexion par suite de l'établissement des autres e.on- nexions successives.
A cet effet, ce premier dispositif porte une série d'organes, chacun d'eux correspondant à un ensemble dé co:n- drieteurs, ces organes étant, en temps normal, <B>î</B> au repos. Par exemple, ce premier dispositif peut consister en une barre verticale portant une série de cames à raison d'une came par ensemble de conducteurs de la série desser vie par cette barre. Quand cette barre est actionnée, les cames viennent se placer sur le chemin parcouru par le deuxième disposi tif de commande de manière à obliger celui- ci à agir sur l'ensemble de conducteurs.
Ce deuxième dispositif de commande peut par exemple -consister en une- barre pivotante por tant un certain nombre de bras, à raison d'un bras par ensemble de conducteurs des servi par cette barre pivotante. En, temps normal, ces bras peuvent se déplacer sans actionner les conducteurs correspondants, mais quand la. came du premier dispositif de commande vient à occuper sa.position de travail, le bras -correspondant est dévié de sa positon normale et vient occuper une autre position dans laquelle il actionne lesdits conducteurs.
Quand un ensemble de conducteurs a été actionné pour réaliser une connexion, celle-ci est maintenue tant que la barre pivotante oc cupe sa position de travail, tandis que la barre verticale portant la. rame peut servir à d'autres connexions, les nouvelles manceuvres néccssaires à l'établissement de ces connexions n'amenant alors aucun changement dans la, connexion qui a. d'abord été réalisée. Par cette disposition, les électro-aimants comman dant les diverses barres peuvent être disposés de manière à agir sous l'action de courants faibles et uniformes.
Suivant la<B>,</B> fi--. 1, l'appareil commutateur comprend un grillage fixe formé de barres verticales 1 en matière isolante et d'ensem bles de fils entrecroisés 2., 3, .l et 5 désignés ci-après sous le nom de conducteurs de jonc tion. Sur ces conducteurs de jonction peuvent venir en contact des gansées verticales d'en sembles de cowbicteurs 6, 7, $ et 9, dits con- ducteurs mobiles.
Un mécanisme sélecteur peut faire mouvoir ces divers ensembles de conducteurs mobiles afin de les amener en contacts avec les ensembles de conducteurs de ,jonction correspondants. Les dimensions de cet appareil commutateur peuvent varier, tant en largeur qu'en hauteur, afin de pou voir prévoir autant qu'il est nécessaire de rangées verticales d'ensembles de conducteurs mobiles, et autant: d'ensembles de ces conduc teurs qu'on le désire par rangée.
Certaines des rangées verticales de con ducteurs mobiles servent à desservir des lignes d'arrivée, tandis que les autres ran- sées verticales servent à desservir des Homes de départ.
Puisqu'il y a, seulement deux ran gées verticales de conducteurs mobiles repré.- sent.ées sur la fig. 1, on peut supposer que la rangée verticale placée à gauche de la figure sert à desservir des lignes d'arrivée, tandis que la rangée verticale placée à droite (lo la figure sert à desservir des lignes de départ.
Chaque rangée verticale d'ensembles de conducteurs mobiles correspondant à des lignes d'arrivée, est divisée en plusieurs .grou pes comprenant .chacun plusieurs de ces en sembles de conducteurs mobiles, qui sont connectés en multiple à une ligne d'arrivée.
Puisque chaque ensemble de conducteurs mo biles d'une rangée verticale quelconque @coo- père avec un ensemble différent de :
eonduc- tc@urs de jonction, il est évident que chaque ligne d'arrivée a accès à des ensembles diffé rents de conducteurs de jonction. D'autre part, .comme ordinairement plusieurs rangées verticales d'ensembles de conducteurs mobiles sont utilisées pour desservir des lignes d'ar rivée, il est aussi évident -que plusieurs lignes d'arrivée ont accès à chaque ensemble de con- du:eteurs de jonction.
On voit donc que le nombre d'ensembles de conducteurs clé jonc tion utilisés représente un certain pourcen- 1@ e du nombre de lignes d'arrivée aboutis- sant à l'appareil commutateur, ce pourcen- iage du trafic de l'installation.
Les conducteurs mobiles 6, 7, 8 et 9 de chaque ensemble sont constitués de préfé. ronce au moyen de ressorts métalliques d'une matière convenable, telle que du broze phos phoreux, et ils sont fixés, dans le cas mon tré au dessin, clans des barres verticales 10 d'une matière isolante.
Ces barres 10 sont reliées par leurs extrémités, au bâti de l'ap- parcil,commutateur, ce bâti n'étant pas mon tré sur la fig. L Les parties des conduc teurs mobiles, s'étendant de l'autre côté des barres 10, peuvent se terminer sous la. forme clé bornes del soudage auxquelles des con nexions électriques peuvent être facilement réalisées.
Chaque ensemble de conducteurs mobiles possède une plaque 11 présentant des ouver tures inclinées 12 à travers lesquelles les conducteurs mobiles passent pour venir se juxtaposer aux conducteurs de jonction. Cha cune de ces plaques 11 est supportée par une paire de tiges flexibles 13 qui, comme les conducteurs mobiles, sont fixées -aux barres verticales 10. Les extrémités libres de ces tiges 13 sont inclinées vers le bas de manière à maintenir normalement les conducteurs mo- biles écartés des conducteurs de jonction cor respondants.
La tige supérieure 13 de chaque paire est d'une longueur telle qu'elle repose normalement sur le conducteur supérieur de l'ensemble -correspondant des conducteurs de jonction, cette tige supérieure remplissant donc le rôle de tige d'arrêt dans le mouve ment vers le bas des conducteurs mobiles.
Pour :chaque rangée verticale d'ensembles de conducteurs mobiles, une barre rotative verticale 14 :dite barre @de connexion est Pré vue, laquelle porte à .l'une de ses extrémités une armature 15 pouvant être attirée par un électro-aimant 16. De :cette manière, la barre 14 peut être déplacée de sa position normale dès que l'électo-aimant est excité.
Sur cette barra est aussi fixé un certain nombre de cames 17, et il existe une came pour chaque ensemble de conducteurs mobiles de la ran gée verticale correspondante. Le but de ces cames est expliqué ci-après.
A chaque ensemble de conducteurs de jonction 2, 3, 4 et 5 correspond une barre horizontale rotative 18 qui porte une arma- ture 19 commandée par un électro-aimant 20. Chacune de :ces barres horizontales, que l'on peut désigner sous le nom de barres de jonction, porte un :
certain nombre de bras flexibles 21 qui peuvent se déplacer par rap port à la barre, légèrement dans le sens ho rizontal, mais qui ne peuvent subir aucun déplacement dans le sens vertical. Il existe pour chaque barre 18 autant de bras qu'il y a de rangées verticales d'ensembles de con ducteurs mobiles.
La partie inférieure de chaque plaque 11 porte une encoche 22 dans laquelle le bras :correspondant 21 peut s'engager, mais il doit être observé que normalement ce bras 21 peut se mouvoir librement, dans le sens vertical avec la barre 18, à côté de la. plaque 11. Toutefois ce mouvement n'est possible que si la, came 17 associée avec ce bras 21 occupe sa position normale, telle que celle montréc à la. partie inférieure droite de la fig. 1. Pour cette partie de la. figure, le bras 21 est in diqué dans une position en dehors de la. nor male, bien qu'il ne soit pas dans une con dition de travail.
Quand la barre verticale 14 est déplacée de sa position normale par suite de l'anion de l'électro-aimant 16, les parties 17', des cames 17 fixées à cette barre, sont amenées dans une position pour laquelle elles inter ceptent le passage aux bras corespondants 21, ainsi qu'il est montré sur les fig. 2 et 3. La fi". 2 montre la, partie 17', d'une :came 17, sectionnée et amenée dans la position de tra vail.
Sur cette figure est aussi montrée l'ex trémité d'un bras 21 dans deux de ses po sitions, la représentation en lignes pleines correspondant à la position normale de ce bras et la représentation en lignes pointil lées correspondant à une position pour la quelle le bras est courbé vers la. gauche de manièr(4 à ce qu'il soit prêt à venir s'en- ga.ger dans la rainure 22 de la plaque cor respondante 11.
Quand cet engagement est réalisé, le: mouvement vertical dit bras 21 en continuant amène la plaque 11 à, se dé placer vers le haut de telle sorte que les conducteurs mobiles 6, 7, 8 et 9 viennent en contact respectivement avec les conducteurs de jonction 2, 3, 4 et 5. La barre de jonc tion 18, dont la manoeuvre a produit le mou vement du bras 21, reste avec les divers bras qu'elle porte, dans sa position hors de la. normale pendant tous le temps que dure la.
connexion, mais les barres verticales de con nexion 1..1 peuvent être ramenées de suite ù leur position normale. Le bras 21 dans sa position de travail est entièrement dégagé de la came 17, de telle sorte que dans la suite tout déplacement de cette came ne peut avoir aucune action sur ce bras et ne peut donc venir troubler la connexion réalisée.
Aussitôt qu'une barre verticale de con nexion 14 -correspondant à un groupe de lignes d'arrivée, ainsi qu'une barre de jonc tion 18, ont été déplacées pour réaliser une connexion, ladite barre verticale 14 peut de nouveau fonctionner pour participer à l'éta blissement de la. connexion d'une autre ligne d'arrivée avec un ensemble libre de conduc teurs de jonction. On peut donc voir qu'une came 17 peut fonctionner plusieurs fois pen dant le temps quo' les conducteurs mobile:
correspondant à . une première connexion réa lisée sont en contact avec des conducteurs de jonction, mais grâce à l'arrangement prévu ici aucun. -contact ne peut plus avoir lieu entre cette came 1.7 et le bras 21 qui a réalisé cette première connexion. Donc tout déran gement qui pourrait résulter d'un tel con tact dans la connexion réalisée est évité, et aucun trouble n'est à craindre dans la. trans mission qui. se fait à travers cette connexion.
On doit noter que le courant appliqué aux électro-aimants 16, :coopérant avec des barres verticales, ne doit pas varier aven le nombre de connexions existantes, ainsi que cela se présente dans les commutateurs exis tant; jusqu'à ce jour. Il s'ensuit que ces électro-aimants 16, utilisés ici, peuvent être de dimensions relativement petites.
Dans les installations utilisant des com- mutateurs comme celui décrit ici, les lignes d'arrivée et: les lignes de départ sont simul tanément connectées à clos conducteurs de jonction communs. Cela s'obtient d'abord par la rotation de deux barres verticales de :connexion 14, l'une coopérant avec le groupe choisi de lignes d'arrivée et l'autre coopérant avec un groupe libre de lignes :de départ.
Une barre de ,jonction horizontale 18, correspon- da.nt à un ensemble de conducteurs dg jonc tion libres avant accus à la lune d'arrivée envisagée qui doit être connectée à l'une des lignes de départ du groupe envisagé, est en suite manoeuvrée. Donc à un moment donné, seulement deux bras 21 d'une barre 18 sont utilisés, mais tous les autres bras de cette barre sont amenés dans tune position supé rieure qui n'est cependant pas ]a. position supérieure de travail et que l'on peut désigner sous le nom de position supérieure de repos pour la.
différencier (le la position supérieure de travail qu'elle peut occuper. Sur la fig. 3, l'extrémité d'un bras 21 dans tune telle position supérieure de repos est montrée en traits pleins, tandis que la partie 17' -de la came est indiquée en section. Si la barre de jonction' 18, portant le bras 21 de la fig. 3, est ramenée à sa position normale avant la came 17, il est nécessaire que ce bras 21 puisse reprendre sa position inférieure de repos immédiatement.
Cela est possible par le fait que la partie supérieures de l'extré mité 17' de la came, est inclinée, de manière que l'extrémité du bras 21 peut glisser sur cette surface inclinée ainsi que l'indique les flèches, puisque ce bras 21 peut se déplacer horizontalement, et celui-ci vient donc Te- prendre la position indiquée en lignes poin tillées.