Machine à tricoter. L'invention est relative à une machine à, tricoter et son but est de permettre de faire une grande variété de dessins sur les pièces tricotées.
Les machines circulaires à tricoter ac tuellement en usage, peuvent être adaptées à l'exécution d'une variété ,limitée de dessins réguliers; mais le mécanisme nécessaire à l'obtention de ce résultat n'est pas capable de produire, d'une manière pratique et pour les besoins quotidiens du commerce, un des- ,çin compliqué dont l'exécution complète exige un nombre un peu grand de rangées de mail les. Les machines à tricoter rectilignes peu vent être établies de façon à permettre l'exé cution de dessins plus compliqués, mais cette fabrication est toujours longue et coûteuse.
Par suite, l'exécution de pièces compliquées, imitant le brocard, par exemple, a été lais sée jusqu'à présent exclusivement à l'indus trie du tissage proprement dit: dans les ,mé tiers utilisés -par cette dernière industrie, les organes destinés à l'exécution du dessin peu vent être effectivement commandés par une chaîne sans fin de cartons perforés, consti tuant un modèle, grâce auquel le produit tissé peut atteindre un. degré de comp1ïca:
- tion quelconque et peut avoir nue dimension quelconque dans le sens .de sa longueur.' Pour permettre d'exécuter par tricotage des dessins compliqués, la machine à tricoter selon l'invention possède au moins un- mé canisme Ja#cquard à commande par modèle, combiné avec les organes de formation des mailles do façon à pouvoir agir sur ceux-ci pour l'exécution de dessins en dépendance du modèle.
Sur le dessin annexé, on a représenté, à titre d'exemple, trois formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 montre, en coupe verticale axiale partielle; -comme première forme d'éxé- cution, une machine à tricoter circulaire cons truite suivant l'invention; La fig. 2 est un plan: de cette machine, plan qui montre la distribution, sur une cir- conf érence, de plusieurs mécaniques Jacquard dont cette machine est munie; La fia. 3 montre, en plan, l'une de ces mécaniques Jacquard, la machine étant sup posée coupée suivant 3-3 [le la fig. 1;
La fi-,% 3a montre, en perspective, l'une d'une série de tiges servant au soulèvement des aiguilles tricoteuses; Les fig. 4 et 5 montrent, toutes .deux en coupe, la mécanique Jacquard qui est repré sentée sur la fig. 3, les organes de cette mé canique Jacquard étant représentés dans deux positions différentes sur les fig. 4 et 5; La fig. 6 montre, en coupe suivant 6-6 de la fig. 4, la même mécanique Jacquard; La. fig. 7 montre ladite mécanique Jac quard en élévation partielle;
Les fig. 8, 9 et 10 sont des schémas montrant une partie des organes de commande des aiguilles, ces ôr@ânes -étant. supposés dé veloppés sur un plan; Les fia. 11 à 14 montrent diverses posi tions relatives de l'une des aiguilles et de l'un des fils; La fig. 15 montre, partie en plan, partie en coupe horizontale, comme deuxième forme d'exécution, une machine à tricoter circulaire munie d'une seule mécanique Jacquard dis posée sur le côté de la machine, et, si on le désire, à une certaine distance de celle-ci;
La fig. 16 montre cette machine, en coupe verticale suivant II-II de la fig. 15; La fig. 17 montre, en coupe verticale par tielle suivant II-II de .la. fig. 15, la même machine, les organes de celle-ci occupant une position différente, de la position qu'ils occupent sur la fig. 16;
La. fig. 18 montre, en élévation, une came servant au soulèvement (les aiguilles; La fig. 19 montre, en plan, le plateau- couronne dont est munie la. machine de la fig. 15, ainsi que les aiguilles montées sur ce plateau; La fig. 20 montre, en coupe suivant VI-VI de la fig. 19, ce plateau-couronne; La fig. 21 montre, en coupe verticale, une troisième forme .d'exécution de la machine à tricoter suivant l'invention;
Les fig. 22 et 23 montrent. des détails de cette machine, dont les organes sont repré sentés dans (les position: différentes; La. fig. 24 montre une variante (le l'un des éléments faisant partie de l'une des mé caniques Jacquard dont est munie cette ma chine.
Le mécanisme de tricotage proprement dit de la machine à tricoter circulaire des fig. 1. à 14 est du type à. aiguilles tricoteuses avec palette articulée. Les dispositions sont telles que par formation de deux sortes différentes de mailles, simples ou multiples, on obtient un tricot à dessin. La formation de -mailles simples est montrée sur les fig. 11 et 12. Comme on le voit sur ces figures, l'aiguille 1.1 est d'abord amenée à sa position supé rieure.
Ce mouvement est commandé par un dispositif de commande décrit ci-dessous et comprenant une came 20 (fig. 1), des tiges 22 et une mécanique servant à actionner ces tiges; .le fil 15 se trouve alors contre l'ai guille (fig. 11); puis l'aiguille s'abaisse sous l'action d'une came 21 (fic. 1).
Dans ce mou vement descendant, le crochet qui termine l'aiguille saisit, le fil 15 (fig. 12); l'abais sement ultérieur de l'aiguille à travers la boucle 14 -l'une maille précédente détermine le soulèvement de la palette 13, ce qui per met au fil 15 d'être passé à travers la boucle 14; celle-ci glisse le long de la, palette et ar rive au-dessus du sommet de l'aiguille; en montant, l'aiguille laissera, dans la, position indiquée par la. fig. 11, une nouvelle boucle 14 formée par le fil 15. Pour donner (les mailles multiple; (fig. 13 et 1.4), les aiguil les ne montent pas assez haut pour que la partie inférieure de la palette 1.3 se dégage de la boucle 14 (fi-,. 13).
Quand les aiguil les descendent en partant de la position cor- reSpOnda.nt à. l'exéc-ution des mailles mul tiples, le crochet qui termine chaque aiguille saisit non seulement le fil 15, mais aussi la boucle 14 précédente; en effet, cette boucle n'a pas pu glisser extérieurement le long de la palette pour venir au-dessus (lu sommet de l'aiguille. Pendant l'opération suivante, ladite boucle 14 est retenue par l'aiguille (fi-. 14); lorsque celle-ci arrive à une posi tion supérieure correspondant à celle de la fig. 11, position d'exécution de mailles sim ples, la palette se dégage de ladite boucle.
Dans ce cas, l'abaissement suivant de l'ai guille entraine la formation d'une double bou cle 14, la boucle primitive 14 pouvant glisser le long de la palette et arriver au-dessus du sommet de l'aiguille avec le fil amené, par la suite, sur cette boucle primitive.
La machine représentée comprend le cy lindre à aiguilles habituel 10. Ce cylindre présente des rainures verticales 23 dans les quelles sont logées les aiguilles tricoteuses 11 à palette articulée. . Le soulèvement normal de ces aiguilles, déterminé par la came 20, donnera lieu à la formation d'une .maille multiple. Dn outre, la machine comporte 'des mécaniques Jacquard servant à élever, à un instant quelconque déterminé d'avance, une ou plusieurs aiguilles à la position corres pondant à l'exécution de mailles simples.
Par suite, l'une quelconque des aiguilles peut, pendant l'un quelconque de ses déplacements et d'après le dessin ou patron de la mécanique Jacquard correspondante, faire une maille simple, ou une maille multiple, l'exécution de ces diverses .mailles ayant pour résultat l'obtention d'un dessin sur la pièce tricotée finie.
Comme on l'a décrit ci-dessus, la came .20. servant au soulèvement des aiguilles (fig. 1) et la came 21 servant à leur abais sement et, par suite, à l'exécution -des mailles .agissent sur toutes les aiguilles de manière à leur communiquer un -mouvement recti ligne de montée et de descente; pour la com modité -de la description, ce .mouvement sera appelé, dans la suite, mouvement normal des aiguilles. Dans .le présent mode de réalisa tion de l'invention, ce mouvement normal a pour résultat la formation de ,mailles mul tiples, tandis que, si certaines aiguilles dé terminées subissent un plus grand -déplace ment. vers le haut, il se forme des mailles simples.
Le fonctionnement des aiguilles qui doivent former les mailles simples :est- 1détermin@ par des mécaniques Jac- quard 28 réparties autour de la .machine (fig. 2). Ces. mécaniques Jacquard sont pré vues- en nombre suffisant pour assurer l'ac tion de commande voulue sur chaque aiguille avant son alimentation en fil; cette -dispo- sition sera mieux ,comprise par la description du fonctionnement.
Les mécaniques Jacquard sont. distribuées régulièrement autour du cy lindre < L aiguilles pour pouvoir commander toutes les aiguilles. Chaque mécanique Jac quard est munie -d'un patron à dessin 12. Chaque patron présente la forme .d'une bande sans fin dans laquelle le dessin est repré senté par des combinaisons de trous. -L'en semble des patrons représente le dessin com- Plet à reproduire sur la pièce tricotée: Toutes les mécaniques Jacquard fonctionnent de la même .manière. Par suite, il suffira de décrire l'une d'elles qui est représentée en plan 'sur la; fi.g. 3.
Comme on le voit sur la fig. 1, la ma chine comprend les tiges 22 servant au @soulè- vement des aiguilles. Le cylindre à aiguilles s'étend à partir du plateau de fond 9, en vue dé présenter la place voulue pour les tiges 22. Ces- tiges sont disposées dans les rainures 23 du cylindre 10, une tige étant placée sous chaque aiguille. Pour chaque mécanique Jac quard, les tiges 22 sont disposées de ma nière à être soulevées en partie par la; mé canique Jacquard, et en' partie par la carne 24 (fi g. 8).
Cette came 24 est portée par l'anneau rotatif 31 qui porte aussi les cames 20 et 21. Comme la fig. 8 le montre sché matiquement, la position de la canne de sou lèvement 24 par rapport aux talons 25 des tiges 22 est telle que, si les tiges occupent leur position inférieure, elles - ne s'enclen cheront pas avec la came 24;
mais, si une -tige est légèrement soulevée par la -.méca nique Jacquard de manière que son talon 25 -vienne au-dessus du niveau de la pointe 26 de la came 24, cette tige continuera. à être soulevée parla came et soulèvera à son tour l'aiguille tricoteuse correspondante; la pa lette do celle-ci traversera, la boucle de sus -pension; par suite,' l'aiguille fera. une maille "simple.
Les tiges 22 sont actionnées par les leviers 27 (fig. 1, 3, 4 et 5), dont chaque mécanique Jacquard 28 comporte un .cër- tain nombre. Au-dessus de l'extrémité ex= terne clés leviers 27 se trouve un.e lame d'oc- bonnement 29 (fig. 1, 3, 4 et<B>5.);</B> celle-ci est mue dans une direction verticale par l'effet d'une came 30 (fig. 8, 9 et 10). Cette came est fixée à la face inférieure de l'an neau 31 qui porte toutes les cames action nant les aiguilles.
La lame 29 est actionnée par un poussoir vertical 33 muni à. son ex trémité supérieure -d'un galet 32 qui se trouve au contact de la came 30. Les leviers 27 de chaque mécanique ont des longueurs diffé rentes correspondant à la courbure du cylin dre à aiguilles (fig. 3); mais les faibles dif férences qui en résultent dans les hauteurs de soulèvement des tiges 22 sont négligeables, car .la largeur des mécaniques Jacquard 28 peut toujours être assez faible pour que les différences de fonctionnement entre les leviers ne soient pas appréciables.
La. distance qui sépare l'extrémité des le viers 27 et la lame 29 est telle que les leviers ne peuvent pas entrer directement en prise avec cette lame. Au voisinage des extré mités externes des leviers 27 est disposée une série de platines-touches 35 ou éléments tâ teurs (fig. 1, 3, 4, 5 et 6), le nombre de ces platines-touches étant, égal an nombre des le viers<B>27.</B> Le-s platines-touches 35 sont @mo- biles clans le sens longitudinal;
elles sont mu nies de moyens destinés à les faire avancer dans l'espace compris entre la lame 29 et l'extrémité externe du levier 27 correspon dant, en sorte qu'au moment où la. lame 29 descend, ce levier tourne autour de son axe d'articulation. Les platines-touches 35 pré sentent chacune un évidement allongé 36, de manière qu'elles puissent tourner et se dé placer dans le sens longitudinal sur un axe 37 passant par ledit évidement. Elles sont munies chacune d'un ressort 39, qui, en temps -nor mal, les maintient dans leur position de repos.
Elles comportent chacune un doigt 38, qui fait corps avec elles; sous l'action du res sort 39, ce doigt est appliqué contre un tam bour 40 sur lequel passe la bande sans fin 12 formant patron. Ledit doigt pénètre dans l'une des cannelures 41 du tambour 40, quand l'un des trous du patron 12 se trouve sous<B>lé</B> doigt. Si une partie pleine du patron 12 se trouve sur la cannelure, entre le tam bour et le doigt, celui-ci est maintenu sou levé et ne peut pas pénétrer dans ladite cannelure.
Afin que les platines-touehes 35 soient amenées < L leur position de fonctionnement entre la. lame 29 et les leviers 27, le tam bour 40 est mû au moyen d'un cliquet 43 porté par un poussoir 44; celui-ci est actionné par une came 45 fixée à. la face inférieure de l'anneau 31 (Erg. 1). Quand le poussoir 44. descend, le tambour 40 tourne d'un angle suffisant pour que les platines-touches 35 qui se sont trouvées en regard d'un trou du patron et dont le doigt 38 a pénétré dans une cannelure 41 .soient amenées entre l'extré mité des leviers -)7 et la lame 29.
Ainsi, sur la fig. 1, le tambour 40 est représenté au repos, le doigt 38 de l'une (les platines- touches 35 étant engagé dans l'une des can nelures 41 du tambour 40," le doigt d'une autre platine-touche étant maintenu soulevé par une partie pleine du patron 12. Le cli- quet 43 descend sous l'action de la, came 45 jilsqu'à ce qu'il atteigne la position indiquée sur la fig. 4. La platine-touche 35 dont le doigt 38 n'a. pas pénétré dans une cannelure 41 reste dans la position indiquée sur la fig. 1.
L'autre platine-touche, 35, dont le doigt 38 avait pénétré clans une cannelure 41, avance, comme le montre la fi-. 4, jusqu'à ce que sa saillie interne 46 e trouve en avant de la lame 29. Celle-ci descend au moment où la came 30 agit sur le poussoir 33, la, position <B>de</B> ces .divers organes étant indiquée sur la fig. 5.
Sur cette figure, les platines-touchés 35 qui sont venue-s dans la position dans là- quelle elles peuvent être actionnées par la lame 29 sont déplacées vers le bas; ces pla- tines-touches agissent alors sur les leviers 27 qui; à leur tour, soulèvent les tiges 22.
La saillie 46 des platines-touches 35 empêche les ressorts 39 de ramener en arrière ces platines-touches jusqu'à ce qu'elles- soient libérées par le retour de la lame 29 à, sa posi-_ tion supérieure. L'action de la lame 29 sur les platines-touches 35 détermine aussi le soulèvement desdoigts 38 qui sortent des can nelures 47. (fig. 5).
La came 45, continuant à actionner le cliquet 43, fait tourner tou jours clans le même sens, -le tambour 40 d'un angle suffisant pour que la cannelure 41 suivante du tambour soit amenée en regard de la ligne ;des doigts 38.
Aussitôt que la carne 30 le permet, la laine 29 est soulevée par le ressort 50 (fig. 3); par suite., les pla- tines-tauches 35 sont libérées, et leurs res sorts 39 peuvent les ramener en arrière à la position de la fig. 1; dans cette position, si le doigt .38 de l'une des. platines-touches 35 se trouve en regard d'un trou .du patron, ce doigt cléscerndra dans la cannelure 41 qui se trouve, à ce moment, en regard de la ligne des doigts 38;
si, au contraire, le patron ne présente pas -de trou à cet endroit, le doigt ne s'abaissera pas. Quand les organes sont dans la position indiquée sur la fig. 5, cer taines tiges 22 occuperont leur position su périeure et les autres occuperont leur posi tion normale. En d'autres termes, une re lation de position entre les organes, telle que celle indiquée sur la, fig. 9, se trouve déter minée. La came 24 entre maintenant en @ jeu et soulève les tiges 22 qui ont été légèrement. soulevées par les leviers 27.
Les tiges 22 sur lesquelles ces leviers n'ont pas agi ne sont pas ,déplacées par la came 24. Celle=ei oblige les tiges 22 sur lesquelles elle agit à soulever les aiguilles 11 correspondantes pour amener ces dernières à la, position qui correspond à l'exé cution de mailles simples, commo le montre la fig. 10. Les aiguilles 11 qui ne sont pas déplacées restent dans la. position correspon- ,dant à l'exécution de mailles multiples.
Comme d'habitude, le fil est mis en place dans les aiguilles par 1o guide-fil, qui coopère avec le groupe correspondant .de cames ser vant au soulèvement de ces aiguilles et à l'exécution des mailles et la came 21 dé- terrnine alors la formation de la. maille appro priée, tandis que la came 54 ramène toutes les tiges 22 à leur niveau normal.
0n peut avoir<U>recours-</U> à -un loquet 51: (fig. 7) pour faciliter l'enlèvement momexi- tané-du tambour 40 afin d'y mettre un nou-. veau patron 12. Un ressort 55 maintiendra le poussoir 44- contre sa came 45.
Au lieu -du tambour à cannelures pour- porter et faire avancer le patron 12, on pour rait aussi avoir recours à tout autre organe permettant -d'obtenir Io même résultat. - La came de soulèvement 24 (il y en a une pour chaque came d'abaissement 21) est placée sur l'anneau 31 dans la même posi tion angulaire que la came de soulèvement usuellement employée pour agir sur les bu tées, des aiguilles pour les soulever, mais que la machine représentée 'ne possède -pas, Quant au guide-fil (fig. 1), il est placé dans sa position usuelle par rapport à<B>la,</B> camp- de tricotage 21.
Il y a une-came 30 et une came 45 pour chaque eame 21; les deux cames 30 et 45 sont ,placées suffisamment en avance sur les cames 24 et 21 pour que. les opéra bons ci-dessus décrites puissent s'effectuer.
Les explications. qui suivent feront com prendre, d'une part, la façon d'opérer pour faire une pièce tricotée représentant le des sin qu'on désire obtenir et, d'autre part, le fonctionnement de la machine. ()n commence par préparer un patron général. On le dé coupe en patrons partiels ou bandes-cartons 12 qu'on place, .dans une position convenable, sur chacun des tambours 40 des différentes mécaniques Jacquard.
Ces patrons partiels peuvent être semblables ou différents suivant le dessin à exécuter. - Comme l'anneau porte- cames 31 reçoit son mouvement d'un pignon d'angle 47 engrenant avec une couronne clen- téè 48 montée sur l'anneau 31 (fi-. 2), la came de commande 45 actionne d'abord -le poussoir 44 et fait entrer le cliquet 43 en prise avec la roue à rochet 42, de manière si faire tourner l'un des tambours 40 .d'un seizième de tour environ;
par suite, les or ganes passent do la position représentée sur la fil. 1 à la position représentée sur la. fi-. 4; ce mouvement amène à leur- position c le fonctionnement, entre la lame 29 et les-le- viers 27, les platines-touches 35 qui sont en regard des trous du patron 12. La lame 23 est alors déplacée vers le bas par la came 30; par suite, les organes occupent la posi tion représentée sur la fi ;. 5, et les tiges 22 sur lesquelles agissent les leviers 27 corres pondants sont soulevées.
Le tambour 40 re çoit alors un nouveau déplacement angulaire d'un seizième de tour environ; par suite, une nouvelle cannelure 41 vient en regard de la ligne des doigts 38, les platines-touches 35 dont les doigts ont pénétré dans la cannelure précédente.étant encore maintenues écartées du patron par la lame 29. Le poussoir 33 se soulève alors et les platines-touclies 35 sont ramenées par leur ressort dans la, position représentée sur la fi.g. 1.
Les tiges 22 qui ont été soulevées sont attaquées par la came 24 qui continue à les faire monter; ces tiges soulèvent à leur tour les aiguilles correspon dantes à la position de fig. 11, tandis que les autres aiguilles sont à la position de fig. 13 à laquelle elles ont été amenées précé demment par la came 20. Le guide-fil pas sant à ce moment, laisse le fil dans toutes les aiguille. 'foutes les tiges sont ensuite ramenées à. leur position initiale par une came appropriée 54, tandis que toutes les ai guilles entrent en prise avec une came 21 par laquelle elles sont abaissées.
Par suite de ce fonctionnement, quelques-unes des aiguil les (celles dont les platines-touches 35 ont trouvé un trou du patron 12) feront des mail les simples, tandis que toutes les autres ai guilles feront des mailles multiples, toujours en dépendance du dessin à trous (lu patron.
Chacune .des autres mécaniques Jacquard fonctionne de la même manière; conformé ment au fonctionnement de l'ensemble, les différentes mécaniques Jacquard sont ac tionnées l'une après l'autre, leur mouvement étant en avarice sur chaque passage d'un guide-fil et (lu groupe correspondant. d'or ganes de commande des éléments servant à faire les mailles; le fonctionnement qui vient: d'être décrit est réalisé, dans le présent exem ple, avec l'aide du guide-fil représenté sur la. îig. 1, par les cames 20 et 24 servant ait soulèvement des aiguilles et des tiges 22 et par les cames 21 et 54 servant à leur abais sement.
Par suite, les liaisons de commande entre les platines-touches et les aiguilles ont lieu progressivement, section après section en rapport avec chaque passage de l'un des guide-fils; la commande de chaque aiguille par les tiges 22 a lieu quand cette aiguille ne se trouve pas sous l'action des cames 20 ou 21, alors qu'elle est en état de recevoir la commande de la mécanique Jacquard.
La na ture du ou des dessins tricotés par la ma chine considérée comme un tout dépend évidemment de la disposition ou de l'empla cement des trous percés dans les différents patrons partiels, chaque rangée de trous per cés dans le patron général (formé par l'en semble .des patrons partiels) correspondant (dans la. machine figurée sur le dessin) à. une rangée simple complète de boucles (chaque guide-fil provoque la formation d'une rangée complète à. chaque tour qu'il effectue autour du cylindre) et chaque rangée de trous pou vant être différente des autres, ce qui permet d'obtenir des dessins aussi compliqués qu'on le désire.
Pour utiliser les patrons dans la formation de mailles .de bordure, on enlève la came 20 (fi-g. 1). Par suite, toutes les aiguilles restent dans leur position inférieure, sauf -les aiguil les actionnées par les mécaniques Jacquard; les aiguilles qui restent dans leur position inférieure ne prennent pas le fil du guide-fil; par suite, il se forme ainsi des mailles dites ,;de bordure".
On peut se servir dans la machine à. tri coter, de patron; en papier ou en toute autre substance analogue, légère et mince, qui peu vent étire établis à peu de frais, pour obtenir (les pièces tricotées présentant des dessins d'une grande complexité et .se répétant un grand nombre de fois, de sorte qu'on peut fabriquer ces tissus, de bonne qualité,<B>à</B> un prix de revient peu élevé.
Des patrons pré sentant la forme de bandes, et spécialement de ceintures, comme sur le dessin, patrons qui se déplacent dans le sens de la longueur, peuvent être facilement maniés et corivien- vent, par suite, bien à la fabrication des pièces tricotées.
On peut se contenter de pa trons minces, légers et peu résistants; en ef fet, le rôle des patrons se réduit à l'établis sement de l'enclenchement des platines- touches qui déterminent la formation des mailles simples; cela se comprend d'ailleurs facilement par l'explication du fonctionne ment des platines-touclies qui n'appuient que légrement sur les patrons;
toutes les opéra- Lions antérieures et postérieures à l'action des patrons sur les platines-touchés, c'est-à-dire les opérations qui exigent l'application d'une force considérable, sont faites par d'autres organes que les patrons.
Par suite, aucun travail considérable n'est imposé à ceux-ci, en sorte qu'ils peuvent être faits en une substance peu résistante ou présentant la. légèreté du pa pier. 'foutes les opérations postérieures à l'aetionnement des platines-touches 35 par la chute des doigts 38 .dans les trous du patron sont exécutées par des organes d'actionné- ment à commande impérative, la première de ces opérations étant l'entraînement, par les tambours, des platines-touches dont les doigts ont pénétré dans les trous .des patrons.
On a, donc appliqué ici les principes. de la mécanique Jacquard (principes appliqués jusqu'ici au tissage proprement -dit) aux ma chines à tricoter. Afin d'obtenir la formation continue et ininterrompue des mailles dans les machines à tricoter circulaires, formation qui résulte de la rotation continue des cames de'tricotage dans un seul sens, la mécanique Jacquard est établie de manière que le tam bour tourne et déplace les platines-touches en même temps que des mailles se forment en un autre point, tandis que l'effet du dé placement de chaque platine-touche est. réglé, par rapport aux déplacements de l'ensemble:
guide-fil et cames de tricotage en corrélation de fonctionnement avec lui; de manière que cette platine-touche occupe sa position de travail dans les limites d'un intervalle de temps pendant lequel l'actionneraient de l'ai guille correspondante est interrompu et pen dant lequel, par -suite, les organes correspon dants -de la machine sont momentanément libres de recevoir la -commande pàr Jacquard.
En d'autres termes, 'il y a une. différenciation de temps entre l%justement des platines- touches (ou -de liaisons de commande qui en dépendent) et l'effet opératif qui résulte de cet ajustement sur la commande des aiguilles tricoteuses, en ce .sens que le tambour 40 avance pour déplacer les platines-touches peu fiant que la machine forme activement des mailles en un autre endroit,
et il en résulte donc que la commande résultant de l'ajuste ment des platines-touches avec actionnement des organes de liaison entre elles et les ai guilles a lieu pendant que le groupe d'.aiguïl= les correspondant est momentanément sous trait à l'action des cames de tricotage et est, par suite, libre .de subir un déplacement sous l'action desdits organes de liaison:
A chaque rotation complète individuelle d'un guide- fil avec cames de tricotage- autour de l'axe de la machine s'ajoute à la pièce tricotée une range de mailles, quelques-unes -de ces mailles pouvant être, cependant, des mailles de bordure (ce qui se produit quand la came 20 est enlevée, comme cela a été mentionné ci-dessus) et les mailles de bordure étant suiyies ensuite. par une maille simple ou mul tiple par suite d'un passage ultérieur d'un guide-fil et des rames de tricotage.
L'invention ne s'applique pas seulement à des machines à tricoter avec des aiguilles à palette, mais elle peut s'appliquer aussi à des machines avec-des aiguilles d'autres types. De plus, l'invention ne se limite pas à la pro duction de dessins au moyen de ,in.ailles sim ples et multiples, puisque l'invention prévoit des moyens qui font prendre à chaque aiguille le fil seulement de la façon et au moment voulus et qui, -par- mite, peuvent être uti lisés pour la production des nombreux des sins qui pourront se présenter.
Il n'est pas indispensable que chaque platine-toiiche co opère avec nue seule aiguille (bien que l'em ploi d'une platine-touelie par aiguille per mette .d'obtenir les dessins -présentant les contours les plus nets), mais chaque platine -touche, par exeftiple, peut être organiséé de mâniêre à conirimander- deux ou plus de deux aiguilles -voisines (en général un très petit nombre),
ou bien. (les platines-touclies et des organes de liaison peuvent être établis pour une partie seulement de toutes les aiguilles; mais, dans les cas où la pièce tricotée doit présenter des dessins égaux entre eux dans toute sa, largeur, les aiguilles commandées par les patrons de Jacquard devront être unifor mément distribuées, c'est-à-dire réparties à. peu près régulièrement sur la totalité de la fonture ou, dans une machine circulaire comme celles (lui sont représentées sur le dessin, réparties autour du cylindre à aiguil les, à des distances angulaires sensiblement égales.
Les formes d'exécution représentées sur les fig. 15 à 24 ,diffèrent de la forme d'exé cution représentée sur les fig. 1 à 14 princi palement par la substitution, aux patrons partiels individuels, d'un patron unique dis- pose sur l'un des côtés de .la, machine et, si on le désire, à une certaine distance de celle. ci.
De plus, elles sont établies de façon qu'en cas d'arrêt dans le fonctionnement de la. mé canique Jacquard, la machine continue à assu rer le fonctionnement des organes qui for ment les mailles. Cette disposition supprime une cause de perte de tricotage et de rup ture :d'aiguilles ou de tiges servant au soulè vement des aiguille:. dans le cas où le mou vement des organes de la mécanique Jacquard n.'âtteint pas l'amplitude njceaaire au par- J'ait: accomplissement de l'opération.
Dans la machine à tricoter représentée sur les fi--. 15 â 20, une rangée d'aiguilles tricoteuses 111 est disposée dans les rainures pratiquées dans un cylindre porte-aiguilles fixe 112 suivant des génératrices de la. sur face externe de ce cylindre; les aiguilles sont commandées par des cames disposées sur la face interne d'une couronne à camés 113 qui est montée, coïnnie d'habitude, sui un chemin de glissement circulaire présenté par la plaque 114, de manière à pouvoir tourner sur celle-ci.
Une -deuxième rangée d'aiguilles 115 est montée dans des rainures radiales présentées par un plateau fixe 117; les crochets (le ces ai;uilles alternent avec les crochets des aiguilles tricoteuses<B>111;</B> les aiguilles 11.5 sont commandées par une ou plusieurs cames montées sur# la face infé rieure d'un plateau rotatif 118 qui reçoit un mouvement de rotation synchrone avec celui dont la. couronne<B>11.3</B> est animée.
Les guide fils<B>11.9</B> se meuvent avec la couronne à, cames 113 et le plateau 118; ces -uide-fils peuvent être montés sur le bord extérieur dudit pla teau à la manière habituelle. D'une façon générale, ces dispositions sont analogues<B>à</B> celles due présentent, certaines machines à tricoter circulaire; les différeî ,,es entre la machine représentée sur les fi. 15<B>à '-)0</B> et ces dernières seront décrites ci-après.
Pour rendre le -dessin plus clair, on a supprimé les ressorts du plateau 117, des guide-fils <B>119,</B> des bobines et des autres organes. ces supports étant d'uii usage courant. dans les machines à fricoter circulaires.
Quatre porte fila et- quatre ,jeux (le cames sont représen tés sur le dessin, mais leur nombre peut évidemment être quelconque. Les cames mon tées sur la face interne de la, couronne 113 comprennent, comme d'habitude, des raines <B>(le</B> tricotage 122 et une came de- repos 12-1. Les cames 122 agissent sur les talons<B>123</B> des aiguilles 111 de manière à faire descen dre ces aibuille.s dont.
le sommet se trouve ainsi abaiss_ au-dessous de l'extrémité supé rieure du cylindre 112, ce mouvement ayant: lieu après que lesditca aiguilles ont été sou levées pour prendre dit fil afin de former une nouvelle maille; la came de repos 124 présente une écl)anci-tire au-dessous (h cha que came de tricotage pour permettre la des cente complète des aiguilles<B>]Il:
</B> l'extrémité postérieure (le cette échancrure présente une rampe disposée pour soulever immédiatement les aiguilles 1.11 d'une faible hauteur afin <B><I>dû</I></B> les amener à leur position de repos, posi tion dans laquelle elles restent ,jusqu'au mo ment Où elles sont de nouveau soulevées polir prendre une nouvelle longueur de fil.
Dans la, fabrication des pièces tricot(@es façonnées, ce soulèvement des aiguilles, qui a pour but de leur J'aire prendre ..ne longueur de fil, peut être commandé uniquement par une mé- canique Jacquard qui sera décrite ci-des sous.
Cependant, on comprendra .dans la suite l'utilité de la came usuelle servant au soulè vement des aiguilles; c'est pourquoi on a conservé les cames usuelles 125 servant au soulèvement des aiguilles, une came îcarresp@on- dant à chaque guide-fil, mais ici ces cames sont réglables à la main, de manière à pou voir être amenées dans leur position de fonc tionnement ou en dehors de cette position, par exemple, au .moyen -du dispositif repré senté sur la fig. 18.
Comme le montre cette figure, la couronne à cames 113 présente, sui vant l'une de ses génératrices, une rainure 127 en arrière de chaque came de soulève ment 125; cette dernière est munie d'un cou- lisseau rectangulaire 128 lui permettant de se .déplacer dans la .rainure; une vis 129 por tant sur l'extrémité inférieure de la rainure et vissée dans le coulisseau, permet de sou lever la came 125 pour l'amener dans sa po sition de fonctionnement et de l'abaisser pour I'amener dans sa position de repos re présentée sur la fig. 16.
Quand les cames 125 sont maintenues dans leur plus haute posi tion de fonctionnement, elles soulèvent, comme d'habitude, chaque aiguille de manière à l'amener à, une position telle que la maille ou boucle précédente tombe derrière la pa lette ouverte, .en sorte que lesdites cames produisent une pièce tricotée qui ne comporte pas de dessin, ce fonction nement ayant lieu en dehors de l'interven tion de la mécanique Jacquard. Pour sou lever sélectivement les aiguilles sous l'action de la mécanique Jacquard (les cames de soulèvement 125 étant abaissées), on a re cours à des cames de soulèvement 154 des tinées à agir sur les aiguilles quand des or ganes .do liaison 136 appartenant à la méca nique Jacquard sont interposés entre ces cames et les aiguilles correspondantes.
Chaque ai guille .du cylindre est combinée avec une tige 130 montée dans un prolongement de la rainure-guide de l'aiguille -de manière à pouvoir agir sur l'aiguille, de telle façon que la .mécanique Jacquard puisse être disposée en dehors du chemin des cames. - précitées 122, 124 et 125;_des cames 131 servant à l'a baissement des tiges 130 et montées sur. la couronne à cames peuvent agir sur des talons 182 de celles-ci, de manière à ramener les tiges . vers le bas, au moment de l'abaissement des aiguilles par les cames 122 ou immédiatement avant cet abaissement, et, par suite, à sou lager les aiguilles et leurs talons du travail supplémentaire consistant dans l'abaissement des prolongements des aiguilles.
Les bandes élastiques usuelles 133 maintiennent les ai guilles et les tiges dans les rainures-guides du cylindre. Les organes de liaison 136 sont interposés directement entre les cames de soulèvement 154 et les tiges 130; ils sont formés de leviers coulissants montés dans des rainures radiales individuelles pratiquées dans l'anneau 137 qui est fixé au bâti de la machine par l'intermédiaire de supports 138; l'extrémité interne des leviers se trouve dans le chemin suivi par les cames de soulève ment 154; les cames 144 situées sur la face inférieure du rebord horizontal de la cou ronne à cames 113 peuvent agir sur des doigts verticaux 145 portés par les leviers, ces cames ayant pour effet .de faire coulisser les leviers et .de les amener au-dessous des talons 132 des tiges 130.
Des axes 143 qui traver sent des rainures 142 des leviers 136 main tiennent ces derniers dans les rainures- guides de l'anneau 137. Bien que chaque tige 130 puisse être combinée avec un de ces leviers de liaison 136, on peut toutefois obtenir des -dessins assez nets si les aiguilles tricoteuses sont commandées par paires d'une manière semblable de façon que deux mailles voisines soient formées de la même façon; c'est dans ce but que dans cette forme d'exécution de la machine, chaque fois un levier de liaison 136 sert à commander deux tiges voisines.
Une came 144 correspond .à chacun des guide- fils et jeux de cames de tricotage -die la ma chine des fig. 15 à 20; autrement dit, il y a, en tout, quatre cames 144; chacune des cames 144 est placée à une certaine distance angulaire d'une came 131 servant à l'abais sement des tiges et en arrière de cette came 131; par suite, les cames 144 poussent sous les talons 1.32 des tiges 130, la totalité des leviers 136, qui ont été maintenus écartés de cette position pendant le passage du guide- fil et- du jeu de cames de tricotage précé dent.
A l'encontre des cames 144, (les res sorts individuels 150 tendent à tirer les le viers 136 de dessous les talons 132 des tiges et, par suite, à écarter ces leviers de leur position de fonctionnement; ces ressorts sont, en temps normal, empêchés d'agir par des loquets à ressort individuels 151 montés dans des logements situés dans le fond des rai nures dans lesquelles sont logés les leviers, chaque loquet s'enclenchant automatiquement avec un épaulement du levier correspondant (fig. 16 et 17) quand ce dernier est poussé, par l'une des cames 144, sous les talons des tiges correspondantes;
par suite, le loquet maintient le levier sous ces talons, à moins qu'il ne soit abaissé, par effet de traction, dans une, position de dégagement sous l'ac tion de la mécanique Jacquard. Les cames de soulèvement 154, qui correspondent cha cune à. un des jeux de carmes de tricotage sont portées par une deuxième couronne à cames 155 qui reçoit un mouvement de ro tation synchrone avec le mouvement de rota tion de la couronne à cames principale 113; les cames 15.1 sont disposées respectivement à une certaine distance angulaire et en avant des cames de rappel 122 et 131 et sensible ment .dans les mêmes positions angulaires que les cames de soulèvement usuelles 125.
Les cames 154 peuvent soulever les extrémités internes des leviers 136 à une hauteur telle que, lorsque les leviers sont maintenus en gagés sous les talons 132 des tiges 130 par les loquets 151, les aiguilles correspondantes soient soulevées à chaque passage de la :came 154 .agissant sur lesdits leviers (comme le montre la fig. 17) et .amenées à une position d'ans laquelle la boucle précédente glisse 1derrièro la palette de l'aiguille .et dans laquelle l'aiguille prend une certaine langueur de fil au guide-fil qui passe à ee moment.
Il résulte de cette dis position que chaque passage .d'un guide-fil 119 devant une aiguille est précédé par le passage d'une came 144 en contact avec le doigt 145 du levier 136 correspondant à cette aiguille; le levier est alors maintenu, par son loquet 151, clans la position correspondant au soulèvement .de la. tige et de l'aiguille;
par suite, la came de soulèvement suivante 154 produira le soulèvement de l'aiguille en vue de la formation d'une nouvelle boucle, à moins que la mécanique Jacquard n'agisse de manière à abaisser le loquet 151 et à per mettre au ressort 150 de tirer vers l'extérieur le levier 136 de dessous les talons 132 des tiges correspondantes 130 avant que la. came de soulèvement 1.5:1 respective n'atteigne le levier; dans ce dernier cas, c'est-à-dire quand le levier 136 est libéré par la méca nique Jacquard et rappelé par le ressort 150, le passage de la. came 154 a pour effet le soulèvement du levier, mais le levier rappelé s'élève au-dessus du talon 132 sans agir sur la tige et l'aiguille correspondante reste abaissée sans prendre de fil.
La came 144 suivante ramène de nouveau tous les leviers libérés 136 vers l'intérieur sous les talons 132 des tiges 130 et ramène ainsi tous les le viers à la position correspondant au soulève ment des aiguilles. Ces opérations se pro duisent pour toute la rangée d'aiguilles<B>111,</B> successivement, et la commande des cames n'est pas interrompue par l'action de la méca nique Jacquard de même que la eom- ma.nde de la mécanique Jacquard n'est pas contrariée par le mouvement con tinu des cames;
les le-viers 136, les aiguilles correspondantes et les tiges correspondantes 130 sont laissés au repos entre chaque passage d'une came 144 et le passage de la came 15.1 qui vient immédiate ment après. Afin (le laisser le temps suffi sant au mouvement de rappel des leviers 136 et aussi afin de permettre un rappel simul tané du plus grand nombre de leviers pos sible, chaque came 144 est logée aussi près que possible de l'une des cames d'abaissement 131 et derrière celle-ci; par suite, cette came 144 se trouve aussi loin que possible de la came de soulèvement suivante 154 et en avant de celle-ci.
La fonction de la :mécanique Jacquard consiste uniquement à libérer les aiguilles tricoteuses de l'action des cames 154; cette ,mécanique Jacquard ne fait que provoquer l'éloignement des leviers<B>136</B> de la position dans laquelle ils sont interposés entre les tiges de soulèvement des aiguilles et les cames de soulèvement 1.54, en sorte que, si la mécanique Jacquard n'agit pas, au moment voulu, pour libérer un ou :
des .leviers 136 de son cliquet 151, il en résulte que la ou les ai guilles correspondantes feront des mailles simples au lieu d'une maille double ou d'un trou et que les conséquences de ce défaut de fonctionnement se réduisent à une imperfec tion de dessin, sans, toutefois, donner lieu à des trous, ou à Éles mailles doubles comme ce serait le cas -dans le premier exemple. Un évite en outre toute accumulation de mail les sur une aiguille, circonstance qui en traînerait le fléchissement -ou la rupture de l'aiguille et l'interruption du fonctionnement de 1a machine jusqu'au moment de sa répara tion.
Un autre avantage de cette machine consiste dans la façon dont les leviers 136 sont amenés à leur position de fonctionne ment et à leur position de repos, c'est-à-dire dans la façon dont s'interposent. entre les cames 154 et les tiges 130, les leviers 136 qui transmettent aux aiguilles la commande nécessaire au fonctionnement de ces dernières.
Chacun de ces leviers se déplace suivant une ligne qui fait un certain angle, de préférence un angle :droit, .avec la direction du mouve ment de commande transmis par ledit levier; cette disposition est réalisée dans la présente machine, dans laquelle les leviers 136 cou lissent, quand ils sont amenés à. leur position de fonctionnement ou écartés de cette posi tion, suivant une direction sensiblement ra diale par rapport au cylindre à aiguilles et dans laquelle la ligne d'action des cames de soulèvement 154 est parallèle @à l'axe de ce cylindre.
L'avantage qu'il y a à amener les leviers 136 à. leurs positions de fonctionne ment et de repos .suivant une direction faisant un certain angle avec la direction suivant laquelle ces leviers .agissent est que la ma- chine n'est pas endommagée si l'un de ces leviers reste, à un moment quelconque, dans une position intermédiaire, c'est-à-dire, par exemple, si le levier ne se déplace pas vers l'une de ses positions d'extrême droite ou d'extrême gauche (fig. 16), mais s'arrête quelque part entre ces deux positions et est rencontré, dans cette position intermédiaire, par une came de soulèvement 154.
f1. l'encon tre de ce qui vient d'être dit, dans la forme d'exécution précédente, où la tige servant au soulèvement -de l'aiguille agit comme or gane de liaison et est .déplacée longitudinale ment dans sa rainure pour venir sur le tra jet ou hors du trajet d'une came de sou lèvement montée sur la couronne à cames, si une tige est laissée accidentellement avec son talon sur le trajet -de l'extrémité anté rieure de la came, au lieu que ce talon soit amené à une distance suffisante au-dessus ou au-dessous de cette extrémité, celle-ci heurte le talon et le fait fléchir contre la surface du cylindre à aiguilles, ce qui néces site l'arrêt et. la. réparation de la machine.
Un pareil accident ne peut pas arriver quand l'organe de liaison ou d'interposition est amené en position active par un mouvement dirigé suivant une ligne faisant un certain angle avec la ligne suivant laquelle a lieu le soulèvement de l'aiguille.
La mécanique Jacquard est installée, de préférence, à distance 4e la fonture, ou cy lindre à aiguilles, laissant ainsi une relati vement grande place au patron â dessins 135; par suite, on pourra donner à celui-ci toutes dimensions voulues; de cette manière aussi, au moins l'un des côtés de la Tonture et de la pièce tricotée peut être accessible à l'opé rateur, bien que les organes commandés soient distribués sur tous les côtés et tout autour de la Tonture. Ceci sera facilement compris à l'aide de la description suivante de la mé canique Jacquard et :des liaisons de celle-ci.
Le patron<B>à</B> dessins mobile<B>135</B> de la méca nique Jacquard de la<B>,</B> présente machine (pa tron qui détermine le fonctionnement des loquets<B>151)</B> est une longue bande faite en une -substance mince et flexible, telle, par exemple, qu'un papier lourd; cette bande présente des combinaisons de trous conformes au dessin à exécuter par tricotage et formé par la combinaison de mailles différentes, et disposées de manière à venir, pendant la ro tation du tambour 159. sur les cannelures longitudinales 158 pratiquées dans ce tam bour.
Celui-ci reçoit un mouvement de ro tation continu (qui, d'après la fig. 16, a lieu dans le sens,du mouvement des aiguilles d'une montre) à une vitesse fixée par rapport ÎL la vitesse des cylindres à cames 118 et 155. Le tambour 159 porte des tenons d'entraînement 160 qui s'engagent dans des perforations d'entraînement marginales de la bande per cée, de manière à entraîner celle-ci. Quand la bande percée est très longue, elle -est en roulée sur des rouleaux 162 munis de touril lons pouvant tourner librement dans leurs paliers, un rouleau tendeur 163 reposant li brement dans l'une dés .boucles de la bande percée, en sorte que le poids de ce rouleau donne à la bande une légère tension.
Une série de platines-touches 166 (organes tâteurs) sont montées sur des axes<B>165</B> qui traversent ,des rainures pratiquées dans ces platines- touches. Celles-ci sont munies, à l'une de leurs extrémités, de doigts<B>167.</B> Les platines- touches reposent, par l'intermédiaire (le ces doigts, sur la bande percée dont les trous dé terminent une sélection -des platines-touches. :1 leur autre extrémité, les platines-touches sont reliées;
par des liens souples 168, tels que des cordes ou des fils de fer, s'étendant vers ou autour de la machine, aux loquets respectifs 151 des leviers 136 servant au sou lèvement des tiges, comme le montrent les fi-. 15 et 16. Chaque corde ou fil de fer 168 passe sur des poulies de renvoi 169, 1.70, 171, 172.
Des ressorts individuels 174 sollici tent les platines-touches vers la gauche (fig. 16) et légèrement vers le bas contre la bande percée, de telle manière fine cette dernière passe librement sous les platines- touches jusqu'à ce qu'un trou de la bande atteigne l'une des platines-touches; à ce mo ment, le doigt de cette platine-touche est tiré à travers le trou et tombe dans la cannelure 158 sousjacente du tambour 159.
Le mouve ment de rotation du tambour 1-59 continuant, la paroi postérieure de la cannelure du tam bour vient au contact du doigt de la ou des platines-t.ouclies qui est tombé dans cette cannelure et pousse cette ou ces platines- touches longitudinalement sous une lame 178 solidaire d'un levier qui est relié par une bielle 179 et une manivelle 180, à. un pignon engrenant avec une roue dentée fixée au tam bour 159; il en résulte que, lorsque la lame 178 descend sur la ou les platines-touches avancées, celle-ci ou celles-ci exercent une traction sur la ou les cordes 168 et abais sent le ou les loquets 151 reliés à ce ou ces dernières;
par suite, le ou les leviers 136 cor respondants sont rappelés en arrière de des sous les talons des tiges correspondantes, comme cela a été exposé ci-dessus. La lame 178 s'abaisse devant les platines-touclies 166 qui n'ont pas été avancées, sans rencontrer ces platines-touches. L'abaissement de l'ex trémité, reliée à la corde,, des platines- touches avancées a. aussi pour résultat de faire sortir les doigts de la cannelure du tambour et des trous de la bande percée, la lame 178 maintient ces doigts momentané ment soulevés pendant que la bande percée continue son mouvement;
par suite, quand la lame 1.78 s'élève et que les doigts sont de nouveau abaissés par les ressorts 17:1, les doigts viennent rencontrer une partie pleine de la bande percée et les platines-touches sont rappelées à leur position de repos représentée sur la fi-. 16. L'extrémité, voisine de la- lame 1.78, -de chaque platine-touche est munie d'un bec (fig. 16), derrière lequel vient s'engager la lame 178 pour empêcher les ressorts 174 de rappeler les de dessous cette lame jusqu'au moment du soulèvement de celle-ci.
Ce fonctionnement, qui consiste dans l'abaisse-ment des platines-touches par la lame 178, dans leur déclenchement et dans leur rappel à leur position de repos, est réalisé de manière à s'accomplir dans l'es pace de temps pendant lequel la, rotation continue du tambour amène la. cannelure 158 suivante du tambour, et éventuellement un autre trou ou une autre série de trous @de la bande percée, sous la rangée des doigts des platines-touches;
d'autre part, la disposition des trous 4e la bande percée en un plus ou moins grand nombre de rangées pour une seule rangée de mailles et la vitesse de ro tation du tambour 159 sont telles qu'elles dé terminent directement le rappel progressif et successif des leviers 136 qui doivent être effacés.
Autrement dit, la bande est percée de manière à choisir les platines-touches pro gressivement, agissant sur une seule d'entre elles ou sur plusieurs à la fois (le nombre de platines-touches choisies à la fois dépendant du nombre des trous dans une même rangée de la bande, qui dépend lui-même de la dis tance entre les cames 144 -et 154, et corres pondant au nombre des leviers 136 qu'il est possible de libérer simultanément); en outre, le réglage et la commande de la bande per cée sont tels, par rapport à la couronne à cames 113, que les choix des leviers 136 sont faits aux moments voulus pour que ces le viers soient rappelés entre les périodes d'ac tion des cames de position 144 et (les cames de soulèvement 1.54.
Le rappel progressif des leviers 136, rappel qui. est rendu néces saire pour assurer la continuité de la ro tation de la couronne à cames 113, est dé terminé -directement par la traction progres sive des cordes 168, cette disposition étant adoptée de préférence en raison de .sa sim plicité; dans le cas actuel, la traction pro gressive des cordes 168 est déterminée di rectement par la, sélection progressive faite parmi un certain nombre de platines-touches correspondant à la bande percée, bien que cette traction puisse être obtenue par d'au tres moyens.
Comme on l'a indiqué ci-des sus, le nombre de leviers 136 qui peuvent être rappelés simultanément détermine le nombre maximum de platines-touches parmi lesquelles la bande percée 135 peut faire une sélection simultanée; par suite, plus la dis tance entre chaque came de position 144 et la came de soulèvement 154 suivante est grande, plus la longueur de la bande per forée 135 peut être faible pour un dessin donné dans le tricotage, car il faudra alors un petit nombre de rangées de perforations dans la bande pour une rangée de mailles de l'ouvrage. .
La, couronne à cames principale 113 et la deuxième couronne à cames 155 reçoivent., res pectivement de pignons 182 et 188, des mou vements de rotation synchrones, ces pignons étant commandés par l'arbre principal 184; celui-ci commande en même temps le tambour 159 à la vitesse, voulue qui est proportion nelle à celle des couronnes à cames, le mou vement de l'arbre étant transmis au tambour par l'intermédiaire de la chaîne 185 et des pignons intermédiaires 186 qui actionnent l'arbre 187 du tambour.
. Dans la présente machine, le dessin doit être répété quatre fois autour de la machine; autrement dit, les quatre quarts de la pièce tricotée circulaire doivent être tricotés de manière à former le même dessin, et par suite chaque platine-touche 166 est reliée à quatre loquets 151 disposés à des intervalles de 90 les uns des autres. Par exemple (fig. 15), la corde du loquet situé en 151a est attachée en<B>190</B> à la corde d@z loquet situé en 151b et cette dernière corde est attachée en 191 à la corde du loquet situé en 151.c, tandis que la corde du loquet 151d s'enroule complète ment sur la poulie 172a et est aussi attachée en 191 à la corde .du loquet situé en 151c.
De même la corde du loquet situé en 151e est attachée à la corde du loquet situé en 151f; cette dernière corde et la corde -du lo quet 151b sont attachées en 192 à la corde qui vient du loquet<B>1519.</B> Les loquets corres pondant aux autres aiguilles sont reliés d'une manière analogue par quatre en ordre ré gulier, les liaisons n'étant indiquées que partiellement sur le dessin pour éviter de le surcharger.
Si un levier 136 quel conque d'un jeu quelconque de quatre ai guilles est libéré et rappelé de la position dans laquelle il actionne l'aiguille, les autres leviers 136 du même jeu sont libérés d'une manière analogue et les quatre quarts du tissu sont tricotés avec le même dessin. Au moins quatre guide-fils 119 sont nécessaires avec cette disposition afin -de distribuer le fil à chaque aiguille chaque fois qu'elle est levée assez haut pour laisser tomber sa boucle précédente derrière sa palette.
Cette forme d'exécution peut fonctionner de différentes manières; par exemple, le pla teau peut être omis. Si une longueur considé rable de pièce tricotée doit être formée avec des mailles simples, cette pièce étant d'une seule couleur ou rayée, les cames 125 servant à soulever les aiguilles peuvent être utilisées avantageusement; dans ce but, on les sou lèvera à la main, au moyen des vis d'ajuste ment 129, assez haut pour que, lorsque la cou ronne à cames principale 113 tourne autour de la rangée d'aiguilles 111, ces cames soulè veront les aiguilles à la hauteur correspon dant à la formation de mailles simples;
autre ment dit, quand chaque guide-fil passe devant une aiguille quelconque, cette dernière est sou levée assez haut, pendant qu'elle prend le fil du guide-fil qui passe, pour que la boucle précédente tombe derrière la palette (le l'ai ,Mille de manière à être enlevée de l'aiguille quand la came de tricotage 122 suivante rap pelle de nouveau l'aiguille. Le fil est distri bué par les guide-fils 119, et, à chaque rota tion de la couronne à cames, des mailles sont ajoutées à la pièce en tricotage, le nombre de ces mailles étant égal au nombre des guide- fils; dans la présente machine, il y a quatre guide-fils.
Si des fils -de différentes couleurs sont distribués aux différents guide-fils, la pièce tricotée sera rayée horizontalement. Le mécanisme de commande du tambour l:59 peut être arrêté de manière que ce tambour ne tourne pas quand les .cames 125 sont utilisées de cette manière;
cette disposition rend inutile l'utilisation d'une longueur de bande percée 135 correspondant à une portion non façon née de pièce en tricotage. Les leviers 136 et les cames 154 servant au soulèvement -de ces leviers n'accomplissent aucune fonction pen dant cette opération et le mécanisme de com mande de la deuxième-couronne à cames 155 peut aussi être arrêté, si on le désire et si la. machine comp-irte, dans ce but, un dispositif approprié de débrayage.
Si on n'arrête pas le mécanisme de commande de la deuxième cou ronne à cames 155, on. peut obtenir le même résultat au moyen des tiges, des leviers 136 et des carmes 15.1 sans l'aide des .cames<B>125.</B> Dans ce mode de fonctionnement, les cames 125 seront abaissées au niveau (le l'anneau 124 et le mécanisme de commande du tam- bour 159 est arrêté, ce qui a pour effet (le permettre de réduire la, longueur de la. bande percée comme ci-dessus, ou bien la. bande per cée 135 ne présente pas de trous sur la lon gueur correspondante.
'fous les leviers 136 sont maintenus en permanence sans les talons 132 des tiges par suite (le l'immobilité des platines-touches 166, cette immobilité permet tant aux loquet;
151 de retenir les leviers, et par suite toutes les aiguilles sont soulevées, de manière à former -des mailles, à chaque passage de chaque came 154 et chaque ai guille laisse tomber la boucle prtlWdente et forme une maille u passage de chaque guide- fil. Puisque, dans ces deux opérations, les ai guilles sont soulevées à chaque passage de chacun des guide-fils, ces deux modes de fonc tionnement exigent la distribution du fil par chaque guide-fil 119.
On peut cependant ar river,au même résultat au moyen de la. bande percée (sans l'aide de cames 125), .quand le fil est distribué à une partie seulement des guide-fils <B>1.19.</B> Pour cette opération, la bande 135 est percée de telle sorte que tous les lo quets 151 sont. tirés vers le bas et que, par suite, tous les leviers 136 sont retirés de la, position correspondant au soulèvement des tiges, avec une certaine avance par rapport aux cames 1.54 qui. correspondent aux guide- fils <B>11.9</B> dans lesquels il ne passe pas de fil;
d'autre part, aucun des, loquets 151 n'est action né et aucun des leviers 136 n'est rappelé avec une certaine avance par rapport au passage des cames de soulèvement 154 correspondant aux guide-fils<B>119</B> qui distribuent le fi.]. Par suite, chaque aiguille est mue -de manière à former une maille à chacun des passages du fil, mais est maintenue inactive au passage des guide fils qui ne portent pas de fil, afin que les bou cles qui formeraient des mailles incomplètes et qui interrompraient la continuité de la pièce en tricotage ne puissent pas quitter l'aiguille sur laquelle elles se trouvent.
Cette dernière fabrication des pièces tricotées non façonnées est particulièrement utile quand on veut obtenir des pièces tricotées non façon nées monochromes ou rayées de faible lon gueur, puisqu'elle exige seulement que cer tains des gui-de-fils ne portent pas de ,fil, les perforations appropriées de la bande 135 étant pratiquées d'avance en vue de l'exécu tion du dessin qui doit se trouver avant ou après ou à la fois avant et après la partie non façonnée.
Polir l'exécution de dessins en cou leurs, des fils de différentes couleurs (ou, dans le cas des pièces devant être teintes, des fils de différentes substances ou préalablement soumis à différents traitements) sont placés dans les guide-fils 119 successifs et les aiguil des sont soulevées -de manière à prendre les différents fils comme peut l'exiger l'exécution du dessin qu'on désire obtenir dans le trico- tage et .d'après la manière dont le #fonction- nement des aiguilles est commandé par la bande percée 1.35;
quand une aiguille n'est pas soulevée pour prendre du .fil à aucun des passages du fil, le fil arrive en droite ligne transversalement derrière l'endroit où se trouve cette aiguille, et par suite n'apparaît pas sur la surface tricotée en ce point. Ainsi dans la présente machine, chaque .rangée -de mailles peut être formée en partie de mailles d'une couleur et en partie de mailles d'une autre couleur, _le fil de la première co<B>u</B>leur flottant ou reposant librement derrière les mailles de la deuxième couleur et le fil de la deuxième couleur reposant librement derrière les mailles do la première couleur.
On peut, par exemple, fournir du fil blanc à deux guide-fils 119 diamétralement opposés et .du fil rouge aux deux guide,fils intermédiaires. Quand la couronne à cames tourne et que le fil blanc passe devant un groupe quelconque d'aiguilles voisines, île patron 135, étant tiré sous les platines-touches 166, présente des trous aux doigts des .de cer taines aiguilles de ce groupe, qui sautent le fil blanc et forment une maille avec le fil rouge porté par le guilde-Él suivant.
Par suite, ces aiguilles (faisant partie du groupe en question), .qui doivent -former une maille avec le fil rouge dans cette rangée, né sont. pas soulevées quand le guide-fil portant le fil blanc passe devant elles, amis restent effacées et le fil blanc traverse les espaces occupés par ces aiguilles;
toutes les autres aiguilles du groupe sont cependant soulevées et forment ,des mailles avec le fil blanc venant du guide- fil qui passe, parce que Meurs platines-touches ne trouvent pas de trous dans le patron et que, par suite, les loquets 151 correspon dants maintiennent les leviers correspondants 136 dans la position de soulèvement des tiges pendant le temps pendant lequel la came cor respondante 154 soulève les leviers 136.
Im médiatement après le passage du .guide-fil du fil blanc devant chaque aiguille du groupe considéré, une came de position 144 suit ce guide-fil et ramène tous les leviers effacés sous les talons 132 des tiges 130. Quand la came de soulèvement suivante 154 (qui cor respond à un fil rouge et qui coopère avec lui) approche du même groupe d'aiguilles, la mécanique Jacquard a avancé pour continuer à commander les mêmes aiguilles et à ce mo ment les platines-touches, qui n'ont pas trouvé de trou -de dessin pendant que le fil blanc passait et qui, par suite,
ont permis la forma tion des mailles .avec le fil blanc, sont présen tées à des trous de dessin en avance par rap port au passage du guide-fil du fil rouge; par suite, les aiguilles correspondant à ces touches restent abaissées quand le fil rouge passe de vant -ces aiguilles. D'autre part, aucun trou -de dessin n'est maintenant présenté aux pla- tines-touches correspondant aux aiguilles qui sont restées abaissées et n'ont pas fait de maille pendant le passage du fil blanc; par suite, ces aiguilles ont fait .des mailles avec le fil rouge.
Ces deux guide-fils, .dont l'un porte un fil blanc et le suivant un fil rouge; déposent ainsi uno rangée complète unique de mailles à chaque rotation complète de la couronne à cames, certaines des mailles étant rouges et les autres étant blanches, comme l'exige le dessin qu'on désire obtenir; évidem- ment le fil rouge peut être ,déposé avant le fil blanc, et 1 opération peut continuer dans des rangées additionnelles avec tels changements que le dessin peut exiger dans la disposition des mailles rouges et blanches.
La deuxième paire de guide-fil dépose une autre rangée unique en même temps que la première paire, d'une manière analogue et sous l'action simul tanée de la mécanique Jacquard, et ainsi au tant de rangées .de mailles qu'il y a de jeux de fils de couleur sont ajoutées à la. pièce en tricotage < L chaque tour de la couronne à cames. Puisque chaque platine-touche com mande quatre aiguilles (ou paires d'aiguilles voisines) et que quatre jeux,de cames de sou lèvement et de tricotage sont utilisés de la manière indique, le deuxième jeu de guide fil est.
nécessaire non seulement pour accroître la rapidité de production de tricotage, mais aussi pour assurer la continuité de la pièce comme on l'a indiqué ci-dessus. Tandis que, par suite de cette opération, le même dessin est exécuté sur les quatre quarts du boyau tricoté -cylindrique, les couleurs peuvent être inversées sur certains de ces quarts; autre ment dit, avec l'opération, exactement telle qu'elle est décrite, on peut obtenir, sur deux quarts opposés de la pièce tricotée, un dessin rouge sur fond blanc, et,dans les deux autres quarts, un dessin blanc sur fond rouge.
Ceci est dû au fait que le nombre d'aiguilles<B>111</B> (ou plutôt le nombre de pairesd'aiguilles voi ines) qui ont été associées, de manière à for mer un groupe, par les cordes 168 est égale au nombre de guide-fil, les aiguilles (ou paires d'aiguilles) étant reliées et fonction nant ensemble par groupes de quatre et quatre Ouide-fils étant utilisés.
Par suite, chaque fois qu'un groupe de quatre aiguilles est sou levé pour prendre du fil, deux aiguilles oppo sées prennent du fil blanc et en même temps les cieux autres aiguilles prennent du fil rouge.: il en résulte que les quarts opposés du boyau en tricotage sont tricotés exactement (le la même manière, sont identiques au point de vue du dessin, mais,de deux sortes au point de vue de la couleur. Des dessins peuvent aussi être faits en mailles simples et multiples à l'aide des cames 125 servant au soulèvement des aiguilles.
Dans ce but, on soulève à la main les cames 125 à, une hauteur suffisante, au-dessus de l'anneau 12#1., pour que toutes les aiguilles soient elles-mêmes soulevées assez haut pour prendre le fil des guide-fils qui passent devant ces aiguilles, mais pas assez haut pour laisser tomber les boucles précé dentes derrière les palettes -les aiguilles.
Par suite, quand les ,cames do tricotage 122 font redescendre les aiguilles qui ont été soulevées seulement par les cames 125, chaque aiguille retient deux boucles de la manière qui a été bien comprise à propos de la formation des mailles multiples, mais n'en rejette aucune. Si le patron 135 est convenablement percé, un levier quelconque <B>136</B> peut être rappelé à un instant quelconque pour soustraire sa ou ses aiguilles à l'action des cames inférieures 15.1 et pour permettre à cette ou ces aiguilles d'être soulevées seulement par l'une des cames 1.25 et de former cette double boucle, toutes les autres aiguilles, dont les leviers 136 n'ont pas été rappelé, faisant des mailles simples complètes.
Ces exemples caractérisent bien le fonctionnement des aiguilles montées sur le cylindre 112.
On va parler maitenant du plateau et des aiguilles auxiliaires portées par ce plateau, aiguilles qui alternent, comme c'est l'usage, avec les aiguilles du cylindre à aiguilles 112. La pièce peut être tricotée par les aiguilles du cylindre seules, d'après ce qui a. été dit ci- dessus; si l'on enlève le plateau de la présente machine, les fils flottent librement derrière la pièce partout où ils doivent passer devant les aiguilles sans être tricotés par celles-ci;
l'addition du plateau à aiguilles auxiliaires au cylindre à aiguilles 112 détermine la for mâtion de mailles avec ces fils, de sorte que là, où ceux-ci flotteraient s'il n'y avait pas ce plateau, un tel flottement n'a pas lieu, ce qui procure une pièce tricotée plus compacte et plus durable.
La commande des aiguilles du plateau n'a pas besoin d'être réalisée à la fa çon Jacquard et on peut utiliser la forme or dinaire du plateau, forme dans laquelle toutes les aiguilles sont actionnées par une seule rai- hure de came qui fait tricoter chaque aiguille auxiliaire à tous les passages de tous les guide-fils. Cependant un plateau de ce genre fait déposer par ses aiguilles une rangée de mailles prise à tous les guide-fils, tandis que, dans l'opération décrite ci-dessus, consistant à faire des dessins en couleurs, l'achèvement d'une rangée unique de mailles par les aiguil les du cylindre 112 peut exiger autant de passages des guide-fils qu'il y a de couleurs.
Autrement dit, si la méthode, décrite ci-des sus, de tricotage de dessin en deux couleurs est suivie quand le type usuel de plateau est employé, les aiguilles du plateau déposent deux rangées de mailles pour chaque rangée de mailles déposées par les aiguilles du cylin dre. On peut remédier à ce -défaut d'unifor mité en .faisant faire, aux aiguilles du: cylin dre, des mailles plus longues que celles faites par les aiguilles du plateau et ceci compense l'inégalité du nombre des mailles faites par les deux rangées d'aiguilles.
Cependant la présente coristruëtion du plateau (voir en par ticulier les fig. 19 et 20) fait déposer, aux aiguilles <B>115</B> du plateau, une rangée unique de mailles pour :chaque rangée déposée par les aiguilles du cylindre, ce qui permet aux deux rangées d'aiguilles de faire des mailles de la même longueur et de tricoter une pièce de texture uniforme. Comme on le voit sur les fig. 19 et 20, les aiguilles 115 du plateau sont réparties en autant de groupes qu'il y a de couleurs clans le dessin (deux couleurs, le blanc et le rouge, dans l'exemple qui a été choisi)
et les aiguilles des différents groupes se distinguent par ce fait qu'elles ont leur talon à dés distances différentes du centre du plateau dans lequel sont creusées les rainures de canne. Les aiguilles des différents groupes sont intercalées les unes entre les autres et chaque groupe possède sa propre rainure de came 190 ou 19I. Les aiguilles sont plus ou moins longues suivant la .distance de leur talon au centre du plateau, et les rainures du plateau dans lesquelles sont montées les ai- @;uïIles sont juste assez longues pour permet tre les mouvements de ces aiguilles.
Ceci as sure une certaine résistance aux parois des rainures dans lesquelles sont montées les ai guilles et permet d'avoir recours à un grand nombre de groupes d'aiguilles. Les rainures de came sont identiques comme forme (excepté en ce qui concerne -les modifications dues au fait que l'une de ces rainures est plus près que l'autre du centre du plateau), mais les parties, servant à l'avancement des aiguilles et au tricotage, des rainures,de came sont dé calées les unes des autres de telle manière que les différents groupes prennent -du fil de dif férents guide-fils;
quand une aiguille longue est avancée et rappelée pour faire une maille avec l'un des guide-fils, les aiguilles plus courtes disposées à côté de l'aiguille longue sont maintenues inactives; réciproquement, quand une aiguille courte forme une maille sur une partie quelconque du plateau, les ai- :ruilles plus Iongues de la même partie du pla teau sont maintenues inactives.
Ainsi cha cune des rainures de came 190 et<B>191</B> est éta blie de manière à faire avancer et à rappeler les aiguilles deux fois, les deux parties d'avan cement et de rappel .de chaque -rainure de came étant à une distance angulaire de 180 " l'une de l'autre et chacune des quatre parties d'avancement et de rappel étant à une dis tances angulaire,de 90 de la voisine, comme le montre la fig. 19.
Par suite, chaque groupe d'aiguilles fait des mailles avec le fil de deux des guide-fils; cela nécessite, pour achever une rangée de mailles au moyen des aiguilles du plateau, le passage d'autant de guide-fils que cela nécessite de passages du guide-fil pour achever une rangée de mailles au moyen des aiguilles du cylindre; les aiguilles -du plateau déposent une rangée complète des mailles pendant que les aiguilles du cylindre déposent également une rangée complète de mailles.
Pans la variante représentée sur les fig. 21, 22 et 28, on a recours, pour chacune des cou leurs, à une came servant au soulèvement des tiges, comme précédemment, mais la relation qui existe entre les leviers d'interposition et les talons des tiges est telle que les leviers res tent sous les talons des tiges dans toutes les positions de ces leviers, et les cames et les le- vieil sont établis de telle sorte due l'une ou l'autre seulement des deux cames de chaque jeu de couleurs fonctionne pour soulever le levier suivant la position donnée à ce dernier.
Les fig. 21, 22 et 23 se rapportent à un tra vail en deux couleurs. Comme dans les fib. 15 et 16, il y a un cylindre 112, des aiguilles 111 portées par ce cylindre, des tiges 130, des cames de tricotage 1.22, des cames de repos 124, des cames de rappel 131, quatre guide fils 119, une bande percée 135 et des platines touches commandant les aiguilles par groupes de quatre, comme dans les figures précédentes.
Les talons 200 des tiges 130 sont cependant plus longs que les talons des tiges des figures précédentes, en sorte que les leviers d'inter position 201 restent sous les talons 200 et par suite dans la position correspondant au sou- ièvement des tiges, que les leviers soient clans leur position la plus rapprochée de l'axe de la machine ou dans leur position la plus éloignée de cet axe. Les leviers 201 sont munis de ta lons verticaux 202' et, comme les leviers 136 des figures précédentes, ils sont poussés vers l'intérieur par les cames de position 144 et maintenus ou libérés par les loquets 151 commandés par les cordes, comme précé demment.
Les extrémités antérieures des le viers 201 présentent des encoches 202, et les cames de soulèvement inférieures 210 et 210a pour chaque jeu de couleurs sont portées par la. couronne à cames 155 à -des distances dif férentes de l'axe du cylindre;
par exemple, la came 210 servant au soulèvement des le viers et coopérant avec le guide-fil 119 de droite (fig. 21) est placée près du côté inté rieur de la couronne à. cames 155, tandis que la came 210a servant au soulèvement (les le viers, came qui coopère avec l'autre guide-fil représenté sur la figure, est déplacée radiale- ment vers l'intérieur en s'éloignant du cylin dre à cames 155 (fig. 23).
Par suite> tin levier 201. quelconque, retenu dans sa position in térieure par son loquet 151, est actionné par la came 210, mais est franchi (sans être sou levé) par la came 210a suivante qui passe à travers l'encoche 202 (fig. 22).
D'autre part, quand un trou de dessin est présenté â, la platine-touelie d'une aiguille quelconque et que le levier 201 de cette aiguille peut re venir à sa position de repos, la came 210 passe à travers l'encoche 202 du levier sans le sou lever, mais la came clc soulèvement suivante 210a entre en conta^t avec l'extrémité anté rieure du levier et soulève ce levier et son aiguille (fig. 23).
On se sert d'une came de position 144 pour chaque jeu de couleurs; au trement dit, une came est utilisée pour rame ner les leviers 201. vers l'intérieur après le passage d'un fil blanc et d'un fil rouge, mais aucune came n'est utilisée pour ramener les leviers après le passage du fil blanc et avant le passage du fil rouge suivant. Il sera, main tenant évident qu'un espace sur la bande per cée 135 suffit pour assurer la formation con venable de mailles au moyen des deux fils.
Si aucun trou de dessin n'est présenté à une platine-touche après le passage d'une came 144 au-dessus d'un levier servant au soulè vement des tiges et avant le passage de la came 210 sous le même levier, la came 210 servant au soulèvement des leviers fait for mer, à l'aiguille correspondante, une maille avec du fil venant du premier guide-fil, mais la came de soulèvement 2102 du guide-fil suivant passe à travers l'encoche 202 sans soulever le levier: ou bien, si un trou de des sin est présenté à la platine-touche, la carne 210a fait tricoter l'aiguille, mais la came 210 passe devant le levier sans le soulever.
La fi g. 24 montre un dispositif de liaison électrique entre :des platines-touches de la mécanique Jaequard et les loquets d'enclen chement des leviers de soulèvement des ai guilles tricoteuses. Dans ce cas, les loquets 151 qui retiennent les leviers 220 servant au soulèvement des tiges sont munis d'armatures en fer 221 disposées au-dessus d'électro-ai- mants 222.
D'un côté. les électro-aimants sont reliés ?i la terre, et de l'autre côté, ils sont: reliés à l'une d'une série de touches 225 qui, clans ce cas, sont appuyées par des ressorts contre la bande percée 226 en matière isolante qui se déplace sur un tambour métallique 227. Le tambour est relié. d'un côté, à la batterie d'accumulateurs 228, et le côté opposé de cette dernière est reliée à la terre. Il sera évident .que, lorsqu'une partie pleine de la bande percée 226 se trouve sous une touche 225, le circuit de l'électro-aimant 222 corres pondant est interrompu et que, par suite, le levier correspondant 220 est retenu du côté intérieur sous le talon d'une tige.
D'autre part, quand un trou de la bande 226 se trouve sous l'une des touches 225, la touche peut venir au contact du tambour métallique. 227 de manière à fermer le circuit de l'électro aimant correspondant 222; par suite, le loquet 151- correspondant est attiré de haut en bas et permet au levier 220 de revenir à sa. posi tion de repos.