Presse à air comprimé pour couler les métaux précieux. L'invention est relative à une presse des tinée à couler sous pression, pour les mou lages à cire perdue, les métaux en fusion en vue de l'obtention de pièces dentaires, d'ob jets d'orfèvrerie et tous autres analogues du genre dans lequel on utilise une pompe à air pour envoyer de l'air comprimé sur le métal fondu dans le moule.
L'invention a pour objet une presse de ce genre qui soit de prix relativement peu élevé, d'une grande simplicité, d'une manipulation très facile et qui puisse être confiée à qui conque par suite de son automaticité com plète. Cette presse est caractérisée par le fait que la partie de pompe (fond de cylindre ou piston) qui est mobile et peut s'appliquer sur le bord supérieur du moule à la manière connue, est guidée axialement par rapport au moule par deux montants latéraux le long desquels elle peut glisser et sur lesquels elle peut être fixée en toute position, tandis que l'autre partie de pompe, qui repose sur la pre mière, dans sa position éloignée du moule, par l'intermédiaire d'un ressort,
est articulée au levier de manoeuvre relié lui-même à un piston fixée par l'intermédiaire d'une bielle à double articulation.
La, presse suivant l'invention peut com porter un dispositif d'encliquetage entre les deux parties de pompe pour permettre le ré glage de la pression d'air obtenue et pour maintenir automatiquement la pression sur le métal en fusion par simple fixation de la partie mobile sur ses montants guides.
Le dessin ci-joint représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une vue d'en semble de l'appareil en coupe longitudinale axiale; la fig. 2 est une coupe transversale par II-II (fig. 1); la fig. 3 est un plan.
L'appareil comporte un socle nervuré 1 dans lequel est ménagée une cavité cylindri que 2 d'axe 0-0 avec .des anneaux de rem plissage 3, 3 de différents diamètres, pour y loger les enveloppes de moules de différents diamètres (telle que i111 représentée en trait. mixte) sur une rondelle de joint 4.
Sur ce socle sont fixées deux tiges-guides 5 diamé tralement opposées par rapport à l'axe 0-0 pour servir de guide .au pompe ou cylindre C guidé par ses oreilles 6; une vis de pression 7 permet d'immobiliser le cylin dre C suspendu sur les tiges 5. Le cylindre qui est fermé par un couvercle 8 percé d'un trou pour l'entrée d'air aspiré de l'extérieur, comporte un piston à cuir embouti 9 monté sur l'extrémité d'une tige 10 articulée en 11 au levier de manoeuvre 12 à poignée 12', arti culé lui-même, par l'intermédiaire d'une biel- lette 13, au point fixe 14.
Ce point d'articulation 14 est constitué par une chape 15' à l'extrémité d'une tige 15 qui peut coulisser dans une douille 16 bou lonnée au bâti 1 et qui peut être fixée en po sition dans cette douille par la vis de serrage 17, de manière à permettre de varier la hau teur du point d'articulation 14 au-dessus du socle et suivant la hauteur de l'enveloppe du moule. Un ressort 18 est interposé entre un épaulement de la tige de piston 10 et le couvercle 8 du cylindre de telle sorte que lorsque celui-ci est maintenu soulevé par ser rage de la vis 7, le levier 12 reste soutenu dans sa position relevée comme le montre la fig. 1.
Le fond de cylindre p constitue la pla que de fermeture de l'enveloppe du moule, étant à cet effet nervuré sur sa face infé rieure de manière à pouvoir y appliquer une rondelle plastique formant joint étanche contre le rebord r de l'enveloppe M du moule; ce fond p est en outre percé d'un orifice central 19.
On voit que, si l'on abaisse la poignée de manoeuvre 12' (après avoir bien entendu des serré la vis d'arrêt 7) le fond p du cylindre vient s'appliquer contre le bord r de l'enve loppe du moule qui est ainsi fermé de ma nière étanche; mais en continuant le mouve ment, le piston 9 se déplace dans le cylin dre C et par suite, en même temps que la plaque de fermeture p maintient le moule fermé avec une force déterminée par le res sort 18 qui se comprime, l'air comprimé est refoulé par le piston à travers l'orifice 19 dans le moule pour assurer le complet rem plissage par le métal.
Le couvercle 8 du cylindre porte une lame d'arrêt 20 montée sur le couvercle par une vis 21 et pouvant tourner autour de cette vis comme pivot; un ressort 22 (fig. 3) formé par exemple d'une lame élastique attelée à la vis 21 et à une autre vis fixe 23 du cou vercle, agit par son extrémité libre 24 con tre la tranche de la lame d'arrêt 20 pour la pousser contre la tige 10 du piston, de ma nière à la faire coopérer avec les crans 25 d'une denture en forme de dents de scie, de cette tige;
un petit bouton 26 de la lame d'arrêt 20 permet de l'écarter de la tige du piston pour libérer celle-ci. Cette disposition permet de faire varier la position initiale du piston 9 dans son cylindre de manière à ré gler la longueur de course restante à partir du moment où le fond de cylindre p sera appliqué contre l'enveloppe du moule t11, et de régler par suite la pression de l'air à fond de course.
En outre, cette lame ou cliquet d'arrêt permet de verrouiller le piston par rapport au cylindre à fin de course de com pression, de telle sorte que, après abaisse ment complet du levier de manceuvre, il suf fise de serrer la vis 7 pour que le cylindre soit maintenu appliqué sur le moule et que la pression soit conservée .dans celui-ci sans qu'on soit obligé de maintenir le levier à la main.
On remarquera. que le ressort 18 a pour effet d'assurer la pression nécessaire à l'é tanchéité du joint pendant le déplacement du piston clans son cylindre, malgré l'action de l'air comprimé qui s'exerce en dessous de la plaque de fermeture p à'l'intérieur de l'en veloppe 111 du moule.
Le brûleur à gaz 27 avec olives de rac cord 28 est monté à articulation sur une tige 29 coulissant dans une colonne creuse 30 et pouvant être fixée en place par une vis d'arrêt 31; la. colonne creuse 30 est elle- même fixée au socle 1 de l'appareil par un écrou se vissant sur son extrémité inférieure filetée laquelle traverse le socle 1 par une fente allongée ou glissière 32 disposée ra- dialement; de cette façon, l'éloignement du brûleur ainsi que sa hauteur par rapport au moule peuvent être réglés à volonté suivant le diamètre et suivant la hauteur de l'enve loppe du moule, par déplacement de la co lonne de support 30 dans la fente 32 et du support 29 dans la colonne 30.
L'articulation du brûleur 27 sur le sup port 29 forme un robinet dont le boisseau 33 est constitué par le tuyau du brûleur et la clé 34 par une broche du support 29, de telle sorte qu'il suffit d'abaisser le brûleur à la main autour de son articulation pour couper l'arrivée du gaz et éteindre le brûleur en même temps qu'on libère le passage pour le cylindre C. On peut même faire en sorte que ce soit la butée du rebord inférieur du cy lindre C contre le brûleur qui détermine automatiquement la rotation de celui-ci et son extinction.
Le fonctionnement est le suivant: L'en veloppe M avec son moule étant mise en place après l'opération habituelle de chauffage et après enlèvement des anneaux 3 de diamètre inférieur, la hauteur du pivot 14 et du brû leur étant réglée par les vis 17 et 31 suivant le diamètre et la hauteur du moule, et enfin la position initiale du piston dans son cy lindre étant déterminée, suivant la pression que l'on veut obtenir, par un abaissement partiel préalable du levier 12, on chauffe le métal que l'on veut couler au moyen du brû leur à la manière habituelle puis, lorsque la température voulue est atteinte, on desserre la vis 7, on abaisse la poignée 12' à fond d'un seul mouvement et l'on resserre la vis 7.
Automatiquement le cylindre est venu fer mer le moule en écartant et éteignant le brû leur, et de l'air comprimé a été envoyé à l'in térieur du moule. L'opération est donc très rapide; il n'y a aucun refroidissement à craindre et la pression est limitée exactement au degré voulu.
Bien entendu, le mode d'exécution décrit n'est donné qu'à titre d'exemple et peut va rier de multiples manières sans sortir du ca dre de l'invention; au lieu que le moule soit fixe et le corps de pompe mobile, on pour rait réaliser la disposition inverse; au lieu que la plaque de fermeture p soit cons- tituée par le fond de cylindre, elle pourrait l'être par le piston lui-même, le le vier de man#uvre étant, dans ce cas, lié au cylindre; au lieu que la pression obtenue en fin de course soit réglée par variation de la position initiale du piston dans le cylindre, on pourrait la régler par variation de la po sition finale du piston dans le cylindre en adaptant l'encliquetage entre le cylindre et la tige du piston.
Le fond p peut être formé par une embase interchangeable pour per mettre de varier son diamètre suivant celui de l'enveloppe 111 .du moule.