Instrument de mesure comportant un clinomètre. L'invention est relative à un instrument de mesure comportant un clinomètre et des tiné < , être monté sur un corps mobile, tel que par exemple sur des aéroplanes, des véhicules à moteur, des sous-marins, etc. 1:11e a pour objet de permettre une lecture exacte de la pente indépendamment des effets dûs à l'accélération ou au ralentissement de la vitesse du véhicule ou du corps sur lequel l'instrument est monté.
Cet instrument est caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif permettant d'effectuer les corrections des erreurs du clinomètre, dues à l'inertie d'un organe qui l'actionne par gravité, lors d'un changement dans la vitesse de déplacement du corps sur lequel l'instrument est monté.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, différentes formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Fig. 1 et 2 sont des coupes verticales faites à angle droit l'une de Tautre d'une première forme d'exécution ; Fig. 3 une coupe horizontale faite suivant la ligne 3-3 de fig. 1; Fig. 4 est une vue de détail à plus grande échelle de cette forme; Fig.S est une coupe analogue à la fig. 1 d'une seconde forme d'exécution; Fig. 6 à 10 sont des vues schématiques montrant d'autres formes de construction;
Fig. 11 est une vue latérale d'une der nière forme d'exécution, une des faces laté rales du carter étant enlevée et certaines parties coupées pour plus de clarté; Fig. 12 est une coupe horizontale et par tiellement brisée, faite suivant la ligne 12-12 de fig. 11; Fig.13 est une vue en plan de cette dernière forme.
Dans la première forme (fig. 1 à 4), un carter - est subdivisé en deux compartiments B<B><I>et</I></B> C par une paroi transversale Al placée de manière que le compartiment inférieur C soit plus grand que le compartiment supé rieur B. Le couvercle A2 et le fond As de ce carter sont respectivement amovibles et permettent de fermer le carter d'une manière étanche. A l'avant du carter A sont ménagées des ouvertures A4 munies de vitres A'.
Un indicateur de distance est disposé dans le compartiment supérieur B du carter, tandis que le compartiment C situé au-dessous de la paroi A1 contient le clinomètre, titi méca- irisme de corrections et un mécanisme d'ac- tionnement de l'indicateur de vitesse.
Un arbre D, actionné constamment à une vitesse proportionnelle à celle du corps mo bile sur lequel l'instrument est monté, tra verse la paroi du carter A et porte à son extrémité intérieure un_; pignon d'angle' D I engrenant avec un pignon-'d'angle D2 monté à une des extrémités d'un arbre rotatif D', logé verticalement dans un bossage de la paroi Ai. Le mouvement de l'arbre D est ainsi transmis de l'extérieur du carter A, d'abord dans le compartiment supérieur B et ensuite, à travers la paroi AI, dans le com partiment inférieur C.
A l'extrémité inférieure de l'arbre vertical D 3 sont montées des pales EI qui tournent dans une chambre de section correspondante E2, cet ensemble formant une roue à pales E destinée à agir sur Lin fluide par exemple sur un liquide. La chambre E2 est fermée vers le bas par une cloison CI dans laquelle est ménagée une ouverture inclinée E3 servant à diriger le courant de fluide, formé par la roue E sur une turbine F montée sur un arbre vertical FI.
Dans urie ouver ture ménagée dans le fond de la chambre E2, prés de ce passage pour le liquide E3, est disposé un ressort plat E'I fixé à une de ses extrémités et dont l'extrémité libre s'étend au-dessus du passage E3 (fig. 4).
Le courant de fluide formé par la roue E agit sur l'ex trémité libre de ce ressort<B>El.</B> Au fur et à mesure que la force de ce courant augmente, c'est-à-dire que la vitesse de rotation de la roue E augmente, l'extrémité du ressort E4 est abaissée, comme représenté en traits mixtes en E5 (fig. 4) et vient obstruer ainsi plus ou moins la sortie du fluide.
Ainsi ce ressort fait varier automatiquement et pro portionnellement aux variations de la vitesse du corps mobile, la force agissant sur la turbine F. Le degré de flexibilité du ressort E4 est réglable cri plaçant sous lui un organe rigide E@ pivoté en<B>E</B><I>'</I> de manière à@pouvoir être déplacé le long du ressort E4, ce qui permet de régler la longueur de la por tion El dudit ressort. On pourrait employer, à la place de cet organe E'' un autre dispo sitif de réglage.
Le fluide chassé par la roue E retourne dans la chambre E2 de cette roue par des conduits E', si bien qu'il y a une circulation fermée de liquide.
Sur l'arbre vertical FI qui porte la tur bine F est monté un pignon denté F-, lequel transmet, par l'entremise d'riri engrenage GI, G 2, G3, un mouvement de rotation à un tambour G monté rotativement sur un axe vertical fixe CT 'I. A l'intérieur de ce tambour est logé un ressort dont crie des extrémités est reliée au tambour G, tandis que l'autre extrémité est reliée à l'axe fixe G-i, sur lequel le tambour peut tourner.
Ce tambour G constitue le tachymètre et porte sur sa sur face extérieure une graduation pour l'indica tion des vitesses, ces indications étant visibles à travers l'ouverture A4 ménagée dans la paroi du carter.
Le courant du fluide formé par la roue E met en mouvement la turbine I', laquelle à soir tour fait tourner le tachymètre G contre l'action de son ressort. De cette manière, le tambour tachymètre G et également la tur bine T prennent des positions correspondantes à la vitesse du corps mobile sur lequel I'ins- trument est monté. Une seconde cloison hori zontale C2 est disposée sous la partie C3 du compartiment inférieur C qui contient la turbine b' et le mécanisme du tachymètre.
Cet espace e3 est situé immédiatement au- dessous de la chambre E2.
L'arbre F I qui porte la turbine F tra verse la seconde cloison C2 et porte calé sur lui un disque H, lequel porte, à son tour, trois pignons H1 qui sont montés fous sur des chevilles H 3 portées par le disque H. Ces pignons HI, .qui constituent les pignons planétaires d'un engrenage différentiel plané taire sont disposés à des intervalles égaux autour de l'axe de l'arbre de turbine FI.
Sur la cheville H 3 de chaque pignon H1 sont montés deux rouleaux H I qui se trouvent respectivement au-dessus et au-dessous du pignon et qui sont de plus grand diamètre que ces derniers. Les pignons H1 sont dis posés tout autour et engrènent avec un disque denté extérieurement J constituant l'élément interne de l'engrenage différentiel planétaire.
Ce disque J est fixé sur un tube J1 monté librement à rotation autour de l'ârbre F' de la turbine F, le disque étant placé et main tenu en position par les rouleaux HI, lesquels, comme décrit ci-dessus, se trouvent respecti vement au-dessus et au-dessous des pignons planétaires H1, les faces opposées de ces rouleaux étant convenablement biseautées à cet effet. Sur l'extrémité inférieure du tube J 1 qui porte le disque denté, sont montées au moins deux pales JI.
Ces pales J2 tour nent dans le fluide remplissant le carter et exercent une force sur l'organe intérieur J de l'engrenage différentiel, ce qui fait que cet organe n'obéit pas facilement aux moin dres tendances de changer sa vitesse de rota tion. Les pales J I peuvent être construites de. différentes manières pour obtenir ce résul tat, mais elles possèdent de préférence un certain degré de flexibilité, en particulier vers leurs extrémités, de manière à céder légère ment à la résistance offerte à leur rotation.
L'organe extérieur de l'engrenage diffé rentiel est constitué par un anneau plat IC qui est denté à la fois intérieurement et extérieurement. La denture interne engrène avec les dentures des pignons planétaires-HI, tandis que la denture externe vient en prise avec une roue dentée .K1 montée sur l'axe ICI d'un tambour ICI. Ce tambour .ICI porte sur sa périphérie une graduation, indiquant les degrés de pente, ces indications étant lues à travers la fenêtre A° en même temps que celles du tachymètre.
Sur l'extrémité infé rieure de l'axe LC3 du tambour ICI se trouve un pignon TC4 qui engrène avec une crémail lère Lr portée par un pendule L. Ce pen dule L est en forme de<B>U</B> et a son centre L' disposé dans le fond du compartiment inférieur<B>0</B> du carter, tandis que ses bras latéraux L3 s'étendent vers le haut près des parois opposées de ce carter. Les extrémités supérieures de ces bras L 3 sont suspendues à des pivots. L4 disposés dans les parois du carter, au-dessous de la paroi A 1 qui subdi vise le carter en deux compartiments princi paux B et C.
Les fraisures nécessaires sont ménagées partout où les bras A3 du pendule traversent des cloisons, afin que le pendule L possède une amplitude d'oscillations. donnée. L'anneau denté extérieurement et intérieure ment IC constituant l'organe extérieur de l'engrenage différentiel est maintenu en place par les rouleaux Hl- L'instrument fonctionne de la manière suivante:
Le courant du fluide créé par la roue .E agit sur la turbine F et fait tourner cette dernière d'un angle correspondant à la force du courant, c'est-à-dire que la position angu laire de la turbine F est déterminée par la vitesse du corps mobile sur lequel l'instru ment est monté. Le ressort logé à l'intérieur du tachymètre G offre une résistance prati quement constante à la rotation de la tur bine F. Ainsi, le tachymètre G prendra des positions angulaires correspondant à la vi tesse et donnera ainsi l'indication de cette dernière.
Aussi longtemps que la turbine F conserve une position angulaire donnée, c'est- à-dire aussi longtemps que la vitesse de déplacement du corps mobile reste constante, les positions des pignons planétaires H1 autour de l'axe de l'engrenage différentiel restent également constantes et aucun mouvement ne se produit dans les organes de cet engre nage s'il n'y a pas de pente.
Si le corps mobile va plus vite on ralentit, mais continue à se déplacer horizontalement, la turbine F est déplacée d'un angle corres pondant au changement de vitesse et le ta chymètre G se déplace également d'une manière correspondante pour indiquer ce chan gement de vitesse. Le mouvement de la tur bine F commande une rotation correspondante du disque H portant les pignons planétaires H r. Cependant, en même temps, le pendule L a une tendance à osciller proportionnelle ment à l'importance du changement de vitesse.
La force tendant à déplacer le pendule est alors transmise par les roues dentées h' et Is 1 à l'organe extérieur Ii de l'engrenage différentiel. A cette force s'oppose la résis tance agissant sur les pales J= de l'organe intérieur J de l'engrenage différentiel pendant la rotation de ces pales. Ces dernières sont conformées et disposées de manière que cette résistance neutralise la force tendant à dé placer le pendule, de façon que l'organe extérieur K reste immobile.
L'indicateur de pente K\ et le pendule L qui engrène avec cet organe extérieur $ restent par conséquent également immobiles et aucun changement de pente n'est indiqué.
Si le corps mobile subit Lin changement de niveau, c'est-à-dire monte ou descend en conservant une vitesse constante, le pendule L se déplace d'un certain angle pour venir dans sa nouvelle position verticale. La tur bine T reste cependant inactive, puisqu'il n'y a pas de changement de vitesse, ce qui fait que les pignons planétaires H' restent également immobiles. Le pendule rencontre tlone une résistance provenant des pales J= puisque l'organe intérieur J de l'engrenage différentiel tourne lorsque le pendule oscille, alors que les pignons planétaires HL restent fixes.
Dans ce cas, cette force n'empêche pas le pendule L d'osciller d'un angle né- cessaire pour venir occuper sa nouvelle position verticale, ce qui fait que le tambour du cli- cioirü#tre Iï'= tourne d'un certain angle et donne l'indication exacte de la petite.
S'il se produit une accélération ou un ralentissement de la vitesse du corps mobile en descente ou en montée, en même temps qu'un changement de pente, le disque H portant les pignons planétaires H1 tourne avec la turbine P d'un angle ne dépendant que du changement de vitesse du corps mo bile; changement qui est indiqué par le tam bour G. Le pendule L, cependant, tend à osciller dans une direction ou dans l'autre sous l'action simultanée des deux forces, dues, une au changement de pente et, .l'autre, au change ment de vitesse.
Cette dernière force est neutralisée ou contrebalancée par la résistance offerte à la rotation des pales J\ de la même manière que dans le premier cas décrit, d'un changement de vitesse se produisant sans changement de perte. Le pendule L oscille donc d'un angle correspondant seulement au changement de petite, ce qui fait que le tambour indicateur de pente donne l'indication exacte de ce changement.
On voit ainsi que la résistance offerte à la rotation des pales J= est utilisée pour contrebalancer la force due à un changement de vitesse (lu corps mobile qui agit sur le pendule. Puisque cette, force est approxima tivement une fonction linéaire de l'accélé ration, lorsqu'il y a accélération, il est néces saire, afin que cette neutralisation soit possible, que cette résistance (qui peut être définie approximativement pour une pale rigide comme fonction du carré de la vitesse de rotation de la pale et, par conséquent, éga lement de l'accélération)
soit réglée de ma nière à varier avec l'accélération, suivant une loi semblable à celle qui commande la force qui agit sur le pendule. Ce résultat peut être obtenu en rendant les extrémités libres des pales plus ou moins flexibles. D'autre part, la résistance s'opposant au déplacement de l'organe intérieur J pourrc{it être obtenue autrement qu'il l'aide de pales.
Ainsi, par exemple, le tube .fi pourrait porter une série Lie vannes, dont les bords se trouvent près de chicanes se projetant intérieurement et portées par Lui tambour fixe, cet ensemble fonctionnant approxiniativeillent à la manière d'un dash-pot. Ou bien cette résistance pour rait également être produite magnétiquement.
Une autre correction peut également de venir nécessaire dans certains cas pour com penser les effets variés agissant sur le pendule pour une accélération ou Lui ralentissement donné à (les petites différentes. Cette correc tion petit ëtre effectuée en faisant le bord extérieur denté de l'organe extérieur Ii, excentrique par rapport il, sa denture intérieure l'excentricité correspondante étant donnée à la roue dentée K' avec laquelle il engrène.
Pour que ce dispositif soit complètement efficace, il est nécessaire de combiner cet engrenage de manière que, ni l'anneau K, ni la roue K' n'aient à décrire un angle de plus de .1800 pour la pente maxima. Ce dispositif excentrique permet de faire varier le rapport d'engrenage entre l'engrenage dif férentiel et le mécanisme agissant sur le pendule.
Au lieu d'employer des roues dentées excen triques pour relier le mécanisme différentiel au tambour indicateur de petite, comme in diqü6 ci-dessus, pour faire varier le fonction nement du mécanisme de correction, on peut employer le dispositif suivant:
La roue dentée h4 à laquelle une rota tion est imprimée par le mécanisme différen tiel et qui agit sur la crémaillère Li portée par le pendule L peut être rendue excentri que, tandis que cette crémaillère présente une face convexe correspondant à l'excentri cité de la roue K4. Dans la position normale du pendule, en marche horizontale, la péri phérie dentée de la roue K4 de rayon mini mum. vient en prise avec le milieu de la crémaillère L', le rayon de la roue et par conséquent également le moment exercé, aug mentent au fur et à mesure que le pendule s'écarte de cette position zéro.
Afin d'assurer que la turbine F est bien actionnée par une force directement propor tionnelle à la vitesse de marche du corps mobile, il est nécessaire de commander le courant de fluide chassé par la roue E à travers l'orifice E3. Cette commande est réa= lisée au moyen du ressort E4. Ce dernier, comme déjà dit, ferme partiellement l'orifice E3, et, lorsque la vitesse de rotation de la roue E augmente,
ce ressort est abaissé légè rement sous l'action du fluide de manière à fermer plus complètement l'orifice E3. Pour ajuster convenablement le degré d'élasticité de ce ressort E4, la longueur sur laquelle il peut se plier élastiquenient peut être réglée de telle manière que la force exercée sur la turbine F varie suivant une fonction .du premier degré par rapport à la vitesse de rotation de la roue E. Ce réglage de la Ion-' gueur active du ressort E4 est effectué au moyen d'un organe pivotant E6.
La commande du courant de fluide chassé par la roue B pourrait également être effectué par d'autres moyens que par un ressort.
Le compartiment supérieur B du carter A contient un mécanisme enregistreur et in dicateur de distance. Ce mécanisme peut être d'un type connu et 'peut comprendre par exemple un tambour-indicateur B' actionné par un engrenage à vis sans fin B 2 qui est actionné lui-même par une extension D4 de l'arbre entraîné D, les lectures des distances pouvant se faire à travers une des fenêtres .44 ménagées dans la paroi du carter .4.
Dans le compartiment inférieur C du carter .I, sous l'engrenage différentiel et le méca nisme indicateur de petite est disposée une troisième cloison amovible C4, conformée de manière à ne pas gêner les mouvements oscillatoires du pendule L. L'ensemble de ce compartiment C peut être rempli par le fluide sur lequel agit la roue E et au moyen du quel la turbine F est déplacée.
Ce liquide circule en un cycle fermé, comme déjà dit, et sert également à actionner les pales J2 ou tout autre dispositif analogue associé à l'engrenage différentiel, de manière que ces pales rencontrent la résistance nécessaire pour effectuer les corrections des erreurs dues à l'inertie du pendule L.
Dans la forme représentée fig. 5, le carter est également subdivisé par une paroi A' en deux compartiments B et C. La com- -mande est transmise comme dans la forme précédente par un arbre (net) représenté) qui traverse la paroi du carter pour en trer dans le compartiment supérieur oh- il actionne un distance-mètre.
De là, la com mande est transmise, comme dans la forme précédente, par un court arbre vertical D 3 tournant dans un bossage de la paroi 9.'. A l'extrémité inférieure de cet arbre est calé un pignon 161 qui engrène avec un pi gnon ,Ml calé à l'extrémité supérieure d'un arbre vertical 311 portant, à son extrémité inférieure, un disque N. D'mre face de ce disque se projettent des chevilles N3 sur lesquelles sont montés librement des pignons <B>NI</B> constituant les pignons planétaires d'un en grenage différentiel planétaire.
Ces pignons N1 sont disposés, comme dans la forme précédente, et sont munis de rouleaux N2 montés libre ment, au-dessus et au-dessous d'eux. Les pignons N 1 engrènent avec un disque à den ture extérieure 0 por=té par un tube 0 r, le quel tourne librement autour de l'arbre en traîné l112 et présente deux pales 0 2 se pro jetant radialement. Ce disque denté 0 constitue l'organe intérieur de l'engrenage différentiel, l'organe extérieur du guide étant constitué par un anneau flottant P, qui est denté in térieurement de manière à engrener avec les pignons planétaires<B>NI.</B> Cet anneau P, de même que le disque intérieur 0,
est placé et maintenu en position par les rouleaux N" disposés de -chaque côté des pignons plané taires 1171. Disposé coaxialement par rapport à l'arbre entraîné N" se trouve un arbre P1 à l'extrémité supérieure duquel est calé un disque P2 présentant à sa périphérie des bras ou projections P3, lesquels se projettent parallèlement aux arbres .i112 et P1, de ma nière à venir en prise avec la périphérie dentée de l'anneau P de l'engrenage diffé rentiel.
En fait, ce disque P2 avec ses bras P3 constitue une cage portée par l'arbre vertical P1 et servant à relier mécanique ment cet arbre à l'anneau denté P, de manière que ces deux organes tournent ensemble. L'arbre P' porte; d'autre part, un pignon P4 au moyen duquel un mouvement de rotation est transmis par hintermédiaire d'un engre nage approprié<I>Cr',<B>G2, G</B></I> I, à un tambour G portant sur sa face extérieure une gradua tion des vitesses et monté librement sur un axe vertical fixe G 4.
Ce tambour G contient un ressort (non représenté), dont une extré mité est fixée à l'axe fixe G', tandis que l'autre extrémité est fixée au tambour. De cette manière, la rotation du tambour dans un sens se produit contre l'action de ce ressort. L'arbre P1 est prolongé à travers une cloison C2 disposée sous l'engrenage-dif- férentiel et sous le tambour G de manière à commander un second mécanisme différen tiel, semblable à celui représenté fig. 1 et 2.
On voit ainsi que cet arbre P1 joue le même rôle que l'arbre l' 1 de la forme précédente et qu'au fond la forme représentée fig. 5 n'est qu'une variante de la première forme dans laquelle la roue à aubes et la turbine sont remplacées par le mécanisme représenté.
Dans cette variante, les extrémités libres des pales 0 sont également flexibles de manière que la résistance qui s'oppose à leur rotation soit fonction linéaire de la vitesse de rotation de l'organe intérieur 0.
Le fonctionnement de cette variante est le suivant: Le disque _l portant les pignons plané taires N1 tourne à urne vitesse directement proportionnelle à la vitesse du corps mobile sur lequel l'instrument est monté. Grâce à l'action du ressort logé à l'intérieur du tambour G, l'organe extérieur P de l'engrenage différen tiel ne peut tourner librement que d'un tout petit angle. L'organe intérieur 0 de l'engre nage différentiel peut par contre tourner et ses pales 0 2 rencontrent une résistance dépen dant de sa vitesse de rotation.
Cette résis tance est contrebalancée par l'action du ressort logé à l'intérieur du tambour G et l'organe extérieur P de l'engrenage différentiel prend alors la position dans laquelle ces deux forces s'équilibrent complètement. Comme dans la forme précédente, la résistance agissant sur les pales 02 est réglée de manière à être directement proportionnelle à la vitesse de rotation de l'organe 0 et, par conséquent, également à. la vitesse de déplacement du corps mobile, puisque l'organe extérieur P reste immobile aussi longtemps que la vitesse reste constante. Les pignons A71 tournent également à une vitesse proportionnelle à la vitesse de déplacement du corps mobile.
L'organe extérieur P prend alors une position correspondant à la vitesse du corps mobile et le tachymètre donne alors des indications exactes de cette vitesse. Lorsque la vitesse du corps mobile varie, la vitesse angulaire du disque N varie également et l'organe intérieur 0 tend à suivre ce changement. Mais chaque changement survenant dans la vitesse de l'organe intérieur 0 est accompa gné par un changement correspondant dans la rotation s'opposant à la résistance des pales <B>0'.</B> Il en résulte un déséquilibre entre ces deux forces, ce qui fait que l'organe extérieur P se déplace jusqu'à ce que l'équilibre soit rétabli, le tachymètre se déplaçant d'une manière correspondante.
On voit ainsi que l'organe extérieur P occupe toujours une position dépendant de la vitesse du corps mobile et ne se déplace que lorsqu'il se pro duit un changement de cette vitesse. Le mouvement de cet organe P est ainsi exac tement analogue au mouvement de la turbine F de la première forme d'exécution et son arbre P 1 agit de la même manière sur le second engrenage différentiel pour effectuer les corrections nécessaires des erreurs dues à l'inertie du pendule.
On voit ainsi qu'au moyen des ces cons tructions la juxtaposition d'un tachymètre et d'un clinomètre permet d'effectuer des cor rections dans ce dernier instrument au fur et à mesure que le tachymètre indique une accélération ou un ralentissement, et qu'il est possible d'utiliser le mécanisme d'actionne- ment du tachymètre pour commander le mécanisme qui corrige automatiquement les erreurs dans l'indicateur de pente. On obtient ainsi un instrument plus facile à construire et d'un prix de revient inférieur.
Dans les deux formes précédentes les erreurs dues à l'inertie du pendule sont cor rigées au moyen d'un engrenage différentiel planétaire. Il va de soi, néanmoins, que d'autres types d'engrenages différentiels, tels que par exemple des engrenages d'angle, pourraient également être employés. Ou bien, on pour rait encore employer des mécanismes d'autres types qui, à proprement parler, ne seraient pas différentiels. Par exemple, le mécanisme différentiel pourrait être remplacé par un dash-pot ou dispositif amortisseur commande par un fluide sous pression.
D'autre part, le pendule décrit jusqu'ici était relié mécaniquement par un engrenage au tambour-échelle de l'indicateur de pente et au troisième élément de l'engrenage diffé rentiel. On pourrait avoir, cependant, une autre disposition dans laquelle le pendule serait indépendant de ce troisième élément de l'engrenage différentiel.
Ainsi, par exemple, le pendule peut être engrené au tambour- échelle, tandis que le troisième élément de l'engrenage différentiel actionne un index qui se déplace sur l'échelle du tambour, ou bien ce pourrait être le troisième élément de l'en grenage différentiel qui serait relié directe ment au tambour-échelle et le pendule qui actionnerait un index se déplaçant sur cette échelle. Une autre disposition consisterait encore à avoir une échelle fixe et deux index mobiles séparés, actionnés respectivement par le pendule et par le troisième élément de l'engrenage différentiel.
Certaines de ces variantes, énumérées dans les deux paragraphes précédents, sont représentées schématiquement- aux fig. 6 à 10 du dessin annexé.
La fig. 6 montre une forme d'exécution dans laquelle on emploie un mécanisme dif férentiel du type à engrenage d'angle pour effectuer un mouvement de correction de l'échelle au-dessus de laquelle se déplace un index porté par le pendule. Dans cette forme d'exécution, la première roue d'angle Q du mécanisme différentiel est calée à l'extrémité d'un arbre Q', lequel est actionné par un organe susceptible de se déplacer proportion nellement aux variations de la vitesse du corps mobile sur lequel l'instrument est monté, tel que par, exemple la turbine F de la première forme d'exécution.
La seconde roue d'angle R est calée à l'extrémité d'un arbre R 1 portant des pales flexibles R Q sur lesquelles une force de résistance est exercée lorsque la roue R tourne. La cage S du mé canisme différentiel porte intérieurement deux pignons d'angle 81 montés à rotation, qui engrènent avec les deux roues d'angle Q et Ii'. Cette cage<B>8</B> est dentée extérieurement pour venir en prise avec une roue dentée $= connectée à une autre roue dentée<B>SI,
</B> laquelle commande l'échelle S'-1 au-dessus (le laquelle se déplace un index LÏ du pendule<I>L.</I> La roue dentée S' engrène, d'autre part, avec une troisième roue dentée<B>85</B> portant un tambour 81, dans lequel est logé un ressort.
Le dispositif fonctionne de la manière suivante Aussi longtemps que la vitesse du corps mobile reste constante tous les éléments de l'engrenage différentiel restent immobiles. Par contre, dès qu'il se produit une accélération ou un ralentissement de la vitesse du corps mobile, la première roue d'angle Q tourne, et, comme la cage S est empêchée de tour ner par l'action du ressort du tambour AS"', la seconde roue dentée R tourne également.
Grâce à la résistance qui s'oppose alors à la rotation des pales R= il se produit une action différentielle qui entraîne la cage S à tourner contre l'action du ressort S ", jusqu'à ce que la force de ce ressort contrebalance la résistance agissant sur les pales R'. Il résulte de ce déplacement un déplacement < le l'échelle S4 .qui est proportionnel au changement de la vitesse du corps mobile.
Les divers éléments du mécanisme sont ajustés de manière que ce déplacement de l'échelle ,S'4 corresponde exactement au déplacement par inertie du pendule L, causé par une accélération ou un ralentissement. L'index du pendule L5 et l'échelle 84 se déplacent donc ensemble dans le même sens et à la même vitesse, ce qui fait qu'aucune indication de changement de pente n'est donnée. Dès que la vitesse du corps mobile redevient constante, la cage S retourne à sa position zéro entraînant dans ce mouvement l'échelle <I>S4</I> .
Dans le cas oh il arrive qu'un change ment de pente se produit sans qu'il y ait changement dans la vitesse du corps mobile, le pendule L oscille librement, ce qui fait que son index L5 se déplace sur l'échelle S4, laquelle à ce moment reste fixe. Si le chan gement de pente est accompagné par un changement de vitesse, le pendule L oscille d'une amplitude qui dépend, d'une part, du changement de pente, et d'autre part, du changement de vitesse, tandis que l'échelle S I ne se déplace que proportionnellement au changement de vitesse.
L'index Lj se déplace alors par rapport dL l'échelle 84 de manière à donner une indication exacte de la pente. Cette disposition peut être modifiée de différentes manières. Ainsi, au lieu de dépla cer l'échelle du clinocvètre S-1, la cage S peut être disposée de manière à déplacer un index sur une échelle fixe, de manière à indiquer les corrections qui doivent être faites dans les lectures de la position de l'index du pen dule sur cette même échelle ou sur une autre échelle fixe.
Un mécanisme différentiel du type représenté<B>fi-.</B> fi peut également être utilisé, d'une manière analogue à la forme représentée fig. 5, pour remplacer la roue à aubes<I>T</I> de la turbine I' de la pre mière forme d'exécution, la roue d'angle Q tournant, dans ce cas, constamment à une vitesse directement proportionnelle à la vi tesse du corps mobile. L'effet dû à la résis tance s'opposant à la rotation des pales R2 pourrait être également obtenu par d'autres moyens.
La fig. 7 montre une variante de la forme précédente dans laquelle deux roues à aubes, non représentées,<B>tournant</B> chacune à une vitesse directement proportionnelle à la vi tesse du corps mobile, chassent chacune un courant fluide sur une turbine T, respective ment U L'arbre T1 de la turbine T porte un pignon T2 qui engrène avec une roue dentée<I>T',</I> calée sur tui arbre T I, lequel porte la première roue dentée T5 d'un en grenage différentiel.
L'arbre U 1 de la seconde turbine U entraîne directement un pignon U2 qui engrène avec une roue dentée U' calée sur l'arbre U4 de la seconde roue d'angle Ul de l'engrenage différentiel. La roue dentée T3 est très légère comparative ment à la roue U'.
La cage S de l'engre nage différentiel, qui est disposée de la ma nière représentée fig. G, porte intérieurement des pignons S 1 montés à rotation et qui engrènent avec les deux roues d'angle T5 et U5. La cage S est normalement empêchée de tourner par un ressort (non représenté). Son mouvement est utilisé pour commander l'échelle du clinomètre ou un index se déplaçant sur une échelle de clinomètre fixe.
Pendant le fonctionnement, les deux roues T5 et Ul tournent à la même vitesse aussi longtemps que la vitesse du corps mobile reste constante. Cependant, lorsqu'il se pro duit une accélération ou un ralentissement de cette vitesse, des effets d'inertie différents sont produits sur ces deux roues T3 et U3, du fait de la différence de leurs masses.
Ainsi est produit un mouvement différentiel de la cage S contre l'action de son ressort de rappel, les différents éléments du méca nisme étant ajustés de manière que ce mou vement de la cage puisse servir à indiquer les corrections nécessaires pour corriger les erreurs dues à l'inertie du pendule. Lorsque la vitesse du corps mobile redevient constante la cage S retourne à sa position zéro.
Il faut remarquer que cette construction peut être simplifiée par l'emploi d'une seule turbine T, la vitesse de la roue dentée plus lourde U3 étant réglée entièrement au moyen du ressort de rappel de la cage S.
Au lieu de commander le rappel de cette dernière au moyen d'un ressort, elle pourrait être reliée mécaniquement au moyen d'un engrenage au pendule lui-même, d'une ma nière analogue à ce qui existe dans la pre mière forme d'exécution.
Il faut remarquer également que cette variante fonctionne d'une manière différente que les formes précédemment décrites, du fait que les forces employées pour corriger les erreurs dues à l'inertie du pendule sont dé rivées de l'inertie d'organes tournant à des vitesses proportionnellès à la vitesse du corps mobile, tandis que dans les formes précé dentes, ces forces sont dérivées seulement d'organes qui se déplacent en relation et proportionnellement à l'accélération ou au ralentissement du corps mobile. Une autre variante fonctionnant également sur ce principe de l'inertie est représentée fig. 8.
Dans cette variante, l'arbre D 3 de la roue d'angle D 2 qui tourne à une vitesse proportionnelle à celle du corps mobile, de la même manière que la roue D 2 de la pre mière forme d'exécution, porte deux roues dentées V 1 et 44'I. La roue VI entraîne, par l'intermédiaire d'engrenages V2, V3, un arbre V4 sur lequel est monté l'organe inté rieur V d'un engrenage différentiel planétaire.
La roue WI est reliée par un engrenage Wy # 1P3 à une autre roue dentée W4, la quelle est montée sur un arbre Wl qui est coaxial à l'arbre D 3. Ces roues dentées -4P1 et 1V4 tournent à la même vitesse et dans la même direction l'une et l'autre, tandis que les extrémités des arbres<I>D 3</I> et<I>W 5</I> se ter minent de manière à constituer les pivots d'un axe XI portant un volant X.
Cet axe <I>X</I> I porte également un pignon<I>X 2</I> qui engrène avec la denture extérieure d'une couronne annulaire extérieure X3 de l'engrenage différentiel. Le troisième organe de cet engrenage différentiel est constitué par des pignons planétaires Y (de préférence trois), lesquels peuvent, au besoin, être munis de rouleaux pour supporter les organes intérieur et extérieur de l'engrenage différentiel, de la manière décrite dans la première forme d'exécution.
Ces pignons Y sont montés à rotation sur un disque Y I, lequel est à son tour monté sur un arbre Y2. Ce dernier porte une roue dentée Y3 qui engrène avec une roue dentée Y4 solidaire d'un tambour Y' qui porte l'échelle d'indication de pente. Ce tambour Y5 peut être engrené au pendule, comme dans la forme représentée fig. 1 à 4, ou peut être soumis à l'action d'un- res sort de rappel, le pendule étant alors muni d'un index se déplaçant, sur l'échelle, comme dans la variante représentée fig. 6.
Le fonctionnement de cette variante est le suivant Aussi longtemps que le corps mobile se déplace horizontalement à la même vitesse, les organes intérieur et extérieur P et res pectivement X3 de l'engrenage différentiel tournent à des vitesses telles que le disque Yr portant le pignon Y reste immobile. Par contre, dès qu'il se produit une accélération ou un ralentissement de la vitesse du corps mobile continuant à, se déplacer horizontale ment, l'organe intérieur V de l'engrenage différentiel augmente ou diminue proportion nellement de vitesse.
A ce moment, le volant X, du fait de sort inertie, tend résister â tout changement de vitesse et exerce de ce fait une force tendant à faire tourner le disque Yr portant le pignon Y. Si le tambour Y ' contient un ressort de rappel, le disque Y tournera jusqu'à ce que la force due à l'inertie du volant X soit contrebalancée par la force dudit ressort.
Cela a pour effet de faire tourner le tambour échelle Y' d'une quantité dépendant de l'ac célération ou du ralentissement du corps mobile, les rapports d'engrenage étant choisis de manière que ce déplacement de l'échelle corresponde exactement en sens et en ampli tude au mouvement du pendule et de sa pointe dû à la variation de la vitesse du corps mobile.
Par, contre, si le tambour Y I ne possède pas de ressort de rappel, niais est relié par engrenage directement au pen dule lui-même, comme dans la première forme d'exécution, le pendule, par suite de l'accélération ou du ralentissement du corps mobile, exerce également une force tendant à faire tourner le disque YT Les niasses, respectivement du pendule et du volant sont dans ce cas choisies dans un rapport tel que les deux forces ainsi exercées en sens inverse sur le disque Y se neutralisent l'une l'autre,
ce qui fait que le disque Y et par conséquent aussi le tarnbour-échelle Y' restent fixes et n'indiquent aucun changement de petite. Lorsqu'il se produit un changement de pente non accompagné d'un changement de vitesse, le pendule oscille pour venir dans sa nouvelle position verticale et donne direc tement l'indication de la pente correspondante. Si, par contre, le changement de pente est accompagné d'un changement de vitesse, l'inertie du volant X agit pour neutraliser le mouvement du pendule dît au changement de vitesse, de manière que le pendule se déplace seulement de l'amplitude correspon dant au changement de petite,
soit pour dé placer l'échelle du clinomètre d'une quantité correspondant à l'excès (le déplacement du pendule de manière à donner nue lecture exacte de la petite, suivant que le tambour- échelle Y' est relié par engrenage au pen dule ou est indépendant dudit pendule et soumis alors à l'action d'un ressort de rappel.
Les différentes routes d'engrenage, clans cette variante, sont proportionnées de manière que le volant I tourne à la même vitesse que les extrémités des arbres D3 et<B>IV'</B> qui servent de pivots pour l'axe du volant V. On élimine ainsi toute friction de cet axe sur ses pivots, ce qui fait qu'une force très minime suffit pour mettre eut marche le volant lorsque cela est nécessaire.
Il existe par contre une certaine quantité de frictions entre les dentures des organes de l'engrenage différentiel, mais l'effet <B>(le</B> cette friction peut être neutralisé, si on le désire, en disposant l'engrenage de manière que les arbres D' et IV' tournent normalement à une vitesse légèrement plus grande que celle du volant X et de l'axe de volant X I. Ainsi, on peut maintenir une vitesse constante du volant sans appliquer aucune force extérieure.
Un tachymètre petit également être actionné, si on le désire, par une des roues d'engrenage 61'i, <I>IV 2,</I> Ij'3, Ti' ou séparément.
Il faut remarquer que cette construction élimine tout dispositif basé sur la résistance d'un fluide, tel que la roue à aubes, la tur bine ou les vannes rotatives des formes précédentes, ce qui supprime la difficulté inhérente à ces dispositifs de convertir les forces de résistance pour qu'elles suivent une loi en ligne droite, c'est-à-dire une équation du premier degré. Il devient égale ment inutile de prévoir un dispositif amor tisseur petit, le pendule, pour le cas où celui-ci engrène avec le tambour Y', puisque l'inertie du volant X suffit pour jouer ce rôle.
ITne autre variante est représentée aux fig. 9 et 10. Dans cette variante, l'effet dif- férentiel désiré est obtenu au moyen d'un dispositif amortisseur à fluide fonctionnant à la manière d'un dash-pot. Ce dispositif com porte un organe Z muni d'aubes ou poches dirigées vers l'extérieur et tournant à l'inté rieur d'un organe annulaire Z' présentant des chicanes ou poches dirigées vers l'intérieur.
L'organe intérieur Z est monté sur un arbre Z2, lequel est actionné par exemple par une tur bine à ressort ou tout autre organe susceptible de se déplacer lorsqu'il se produit une accé lération ou un ralentissement de la vitesse du corps mobile. La position de cet organe intérieur donne ainsi la vitesse du corps mo- 'bi 1 e.
L'organe extérieur Z' vu par dessous fig. 10, figure dans laquelle l'organe intérieur Z est représenté en trait interrompu, est porté par une console Z3 fixée à une cheville- pivot Z4 soumise à l'action d'un ressort en spirale Z5 qui est maintenu fixe à son extré mité extérieure par une console fixe Zs. Lorsque la vitesse du corps mobile reste constante, aucun mouvement relatif ne se produit entre les deux organes Z et Z'. Par contre, dès qu'un changement de vitesse se produit, l'organe intérieur Z tourne propor tionnellement à l'accélération ou au ralentis sement qui a lieu.
Les pales des deux orga nes sont disposées de manière qu'il y ait au début un verrouillage à fluide entre les deux organes et que l'organe extérieur Z' soit ainsi forcé de se déplacer avec l'organe .intérieur Z, jusqu'à ce que la pression du fluide soit neutralisée par la force du ressort de rappel Z5. Dès que la vitesse redevient constante l'organe intérieur Z s'arrête et l'organe exté rieur Z' est ramené dans sa position zéro par le ressort Z'. Le déplacement de l'organe extérieur Z' est utilisé pour déplacer l'échelle sur laquelle l'index du pendule oseille, ou bien pour déplacer un second index d'indica tion sur une échelle fixe.
Dans certains cas, il est possible d'utiliser l'organe Z' comme échelle, des graduations appropriées étant ménagées sur sa surface extérieure. Les es paces existant entre les pales peuvent être remplis soit d'air, soit de liquide. Dans ce dernier cas, il est préférable de remplir tout le carter avec un liquide, de manière à dis poser la surface immergée des pales de façon que l'inclinaison de l'ensemble de l'instru ment ne vienne pas interférer avec l'action du dispositif. En choisissant convenablement la quantité de liquide introduite dans le carter, il devient possible d'utiliser l'action centrifuge sur le liquide pour régler la pression du fluide sur .les pales de manière qu'elle varie selon une loi en ligne droite, mais ce réglage peut également être effectué d'autres manières.
En se reportant à la forme représentée fig. 11 à 13, un arbre 1 est mis en rotation à une vitesse proportionnelle à la vitesse du corps mobile sur lequel l'instrument est monté. Cet arbre est porté sur des paliers à billes 2 et 3 dans les plateaux latéraux 4 et 5 du carter qui enferme l'instrument. Sur l'arbre 1 est fixée une roue dentée 6, laquelle engrène avec une autre roue dentée 7 portée sur un axe 8. Ce dernier porte également une roue dentée 9 et un rouleau 10. Les roues dentées 7 et 9 et le rouleau 10 sont fixés sur l'axe 8 de manière à être solidaires des mouvements de cet axe.
L'axe 8 est porté, par une des extrémités d'un bras 11, dont l'autre extrémité est montée sur une cheville 12 qui passe à travers les plaques latérales 4 du carter, la tête de la cheville se trou vant en dehors de ce carter. Au moyen de cette cheville, le bras 11 peut osciller, ce qui fait qu'il est possible de disposer exacte ment l'axe 8 avec les roues dentées et le rouleau par rapport aux parties avec lesquelles ces roues et ces rouleaux viennent en prise.
Un anneau flottant 13 est muni intérieu rement d'une surface lisse 14 et, sur chaque côté de cette surface, de portions dentées intérieures 15 et 16. Sur l'axe 1 tourne li brement un manchon 17 dont une extrémité bute contre une face de la roue dentée 6. Sur ce manchon est vissée une douille qui présente une surface lisse 18 et sur laquelle est disposé un anneau denté extérieurement 19. La roue dentée 9 engrène, d'une part, avec la denture extérieure de l'anneau 19 et, d'autre part, avec la denture intérieure 15 - de l'anneau 13. Le rouleau 10 appuie, d'une part, sur la surface lisse de la douille 18 et, d'autre part, sur la surface lisse 14 de l'an neau 13.
Deux autres roues dentées 20 et 21, semblables à la roue 9 et à des inter valles angulaires égaux autour de l'axe 1, engrènent d'une manière analogue à la roue 9 avec la denture de 19 et l'anneau denté intérieurement 15. Les roues dentées 20 et .<B><U>'Il</U></B> portent également des rouleaux semblables au rouleau 10 et qui appuient comme ce dernier sur les surfaces lisses 18 et 14. Ainsi, lorsque l'axe 1 tourne, il entraîne dans sa rotation les roues dentées 7 et 9, tandis que l'anneau 13 et le manchon 17 tour nent dans des directions opposées, le manchon tournant dans la même direction que l'axe 1, mais à une vitesse légèrement plus faible que cet axe.
Le rouleau 10 et les deux rou leaux portés par les roues dentées 20 et 21 servent à maintenir l'anneau 13 convenable ment centré.
Sur la face latérale de l'anneau 13 la plus éloignée de la roue dentée 6, se trouve une cage flottante ou bâti 22 qui porte trois axes 23, sur chacun desquels est montée une roue dentée 24. Ces trois roues dentées en grènent, d'une part, avec l'anneau denté intérieurement 16 porté par l'anneau 13 et, d'autre part, avec une route dentée 25 montée sur un manchon 26 qui entoure le manchon 17, des billes 27 étant interposées entre ces deux manchons. 'Une partie de la périphérie de la cage ou bâti 22 est munie d'une den ture 28.
Des plaques latérales 29 et 30, convenablement conformées et fixées à l'an neau 13 servent à maintenir les deux rangées de roues planétaires en place à l'intérieur de Panneau<B>13.</B>
Une roue à contrepoids constituant un organe d'inertie 3l est portée partiellement par unie portion du manchon 26 qui constitue la partie extérieure du logement pour les billes 27 et partiellement par un manchon 3? qui forme, d'une manière analogue, le logement extérieur pour une série de billes 33, le logement intérieur de ces billes étant constitué par rrrr manchon 34 porté par l'axe 1. Le poids de la roue 31 est ainsi distribué également entre les deux paliers à billes 27 et 33. rit chapeau ou carter 35 enferme la roue 31 et sert â réduire le frotte ment de l'air par rapport à la roue 31.
Ce chapeau est monté solidairement avec l'axe 1, ce qui fait qu'il tourne à une. vitesse lé gèrement plus grande que la roue 31. Les parties sont. verrouillées en place sur ou autour de l'axe 1 par un écrou 36.
La denture <B><U>'</U></B>8, portée sur le bord du bâti 22 engrène avec une roue dentée 37 fixée sur un axe 38 qui porte également fixés sur lui une roue dentée 39 et un tam bour 40, lequel porte les indications de petite de manière qu'elles puissent être lues à travers une fenêtre ménagée dans le carter de l'instrument quand le tambour 40 tourne. La roue dentée 39 engrène avec tin secteur denté 41 porté sur un bras 42, lequel est fixé à une barre 43 sur laquelle est suspendu le bras 44 du pendule, un poids 45 étant monté d'une manière appropriée à l'extrémité inférieure de ce bras 44.
Le secteur 42 est renforcé par une pi@ee latérale 46.
Il faut remarquer que le mécanisme com prend cri fait deux mécanismes différentiels un entre le manchon 17 et l'anneau 13 et l'autre entre cet anneau et la, rouie d'inertie 31, les roues planétaires du premier différen- tiel étant mises en rotation par l'axe 1.
Le mécanisme fonctionne de la manière suivante A chaque déplacement dur pendule 44, 45, correspond une nouvelle indication dit tambour 40 qui est incléperidante du d6pla- eenient des parties rotatives aussi longtemps que la vitesse angulaire de l'axe 1 reste constante.
Par contre, 'si cette vitesse de l'axe 1 varie, la force correspondante créée par l'inertie (le la. roue 31 est appliquée par l'intermédiaire des organes planétaires 24 du second mécanisme différentiel et par le bâti 22 au pendule et la correction nécessaire est effectuée dans la position angulaire du tambour indicateur 40. Les rapports d'engrenage sont choisis de préférence de manière que la vitesse angulaire de la roue 31 soit inférieure à la vitesse angulaire de l'axe 1, mais supérieure à la vitesse angulaire du manchon 17, la différence entre la vitesse angulaire de la roue 31 et de l'axe 1 étant de préfé rence exactement la même que la différence entre les vitesses angulaires respectivement de cette roue et du manchon 17.
Il en résulte que la force de freinage exercée par l'un des paliers à billes 27 et 33 sur la roue 31 est compensée par la force d'accélération de l'autre de ces paliers à billes, si le poids de la roue d'inertie est également réparti entre ces deux paliers à billes.
Comme déjà indiqué, l'axe 1 est disposé horizontalement, mais il va bien sans dire qu'il pourrait également être disposé vertica lement si les détails du mécanisme étaient disposés d'une manière correspondante.
Fig. 13 représente une forme d'exécution du montage de la barre 43 qui porte le pendule 44, 45. Les supports-pivots 47 de cette barre sont montés excentriquement (fig. 11) de manière à permettre un ajustement exact du secteur denté 41, 42 par rapport à la roue 39 avec laquelle ce secteur est en prise. Pour empêcher que se produise un effort sur ces pivots, les chevilles-pivots 48 sont logées dans des billes 49.
Le compteur kilométrique peut être disposé comme indiqué schématiquement en 50<B><I>(fi-.</I></B> 11). Les lectures se font à travers une fe nêtre transparente ménagée dans la paroi 51 du carter. Une vis 52, formée à l'extré mité de l'axe 1, sert à actionner ce compteur. Sur l'autre face du carter, c'est-à-dire au delà de la plaque latérale 4, on peut disposer un tachymètre actionné par l'axe 1, le tam bour indicateur de ce tachymètre étant de préférence disposé sur un des côtés du tam bour indicateur de pente 40.
Afin de simplifier le mécanisme et de supprimer certains frottements et d'autres effets résultant de l'emploi de certains des engrenages, la construction représentée aux fig. 11 à 13 peut être modifiée en suspendant le pendule de manière que son axe d'oscilla tion vienne coïncider avec l'axe de l'arbre 1. Dans ce cas, l'action de la roue d'inertie sur le pendule peut être transmise par une con nexion directe entre le bâti 22 et le pendule.
Il faut remarquer que la disposition de deux organes à pales concentriques est donnée seulement comme un exemple d'un dispositif dans lequel existe un amortissement. Il va sans dire que d'autres dispositifs amortisseurs ou "dash-pot" pourraient également être employés. Ainsi, par exemple, on pourrait utiliser soit un dash-pot alternatif, soit des dispositifs électrostatiques, magnétiques, cen trifuges ou à friction.
Ces dispositifs pourraient également être employés de manière à actionner un organe de façon que ses mouvements soient des mesures de l'accélération et du ralentissement du corps mobile, tandis que sa position serait constamment une mesure de la vitesse de ce corps, cet organe étant employé de l'une ou l'autre des façons décrites ci-dessus en combinaison avec un autre organe commandé par une force de résistance de manière à effectuer les corrections nécessaires pour corriger les erreurs dues à l'inertie du pen dule.
Un tel dispositif peut être mentionné à titre d'exemple. Ainsi un régulateur centri fuge peut être disposé de manière que les mouvements axiaux du collier du régulateur soient utilisés pour commander le premier élément de l'engrenage différentiel ou l'or gane équivalent des autres formes d'exécu tion décrites ci-dessus.
On pourrait encore prévoir d'autres mo difications des formes décrites ci-dessus. Ainsi, par exemple, certains détails de construction se rapportant à l'une des formes décrites pour raient également s'appliquer à l'une ou l'autre des autres formes.
D'autre part, des moyens magnétiques ou autres pourraient être employés pour com mander la roue à aubes à fluide ou l'organe correspondant à une vitesse proportionnelle à celle du corps mobile sur lequel l'instru ment est monté, à la place des moyens dé crits. Enfin, lorsque l'appareil est employé pour un aéroplane ou un sous-marin, l'air ou l'eau dans lesquels se déplace le corps mo bile peuvent être utilisés eux-mêmes directe ment pour actionner la turbine.