Procédé pour chasser l'air des récipients tels que lampes ix incandescence, triodes, tubes R#ntgen etc., et installation pour la mise en couvre de ce- procédé. La présente invention se rapporte à un procédé pour chasser l'air des récipients tels que lampes à incandescence, triodes, tubes Roentgen, etc., et à une installation pour la mise en couvre de ce procédé.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, diverses installations pour la mise en aeuvre du procédé revendiqué.
La fig. 1 montre une installation pour faire le vide dans une ampoule de lampe à incandescence; les fig. 4, 5 et 6 montrent un détail de cette installation; Les fig. 2 et 3 montrent une installation pour faire le vide à la fois clans plusieurs ampoules de lampes à incandescence; les fig. 7, 8 et 9 se rapportent à des détails de cette installation; Les fig. 10 et 11 montrent chacune une installation pour la fusion du verre employé à la confection des ampoules de lampes à in candescence; la fig. 12 est une variante d'un détail d'une de -ces installations.
Dans l'installation des fig. 1, 4, 5 et 6, il s'agit de faire le vide dans une ampoule 1 d'une Iampe à incandescence; ampoulé qui comprend un corps muni d'un anneau fusible 2 et un couvercle 3: 'Le e6rps de l'ampoule est fixé sur la platine 7.' de la cloche R par des pinces à ressort t1. On introduit dans l'ampoule 1 le filament préalablement monté sur le couvercle 3 et on- place ce couvercle dans sa position normale, son bord reposant sur l'anneau fusible 2- formé sur l'ampoulé 1.
Dans le plan de cet anneau 2, concen triquement<B>à,-</B> lui et- ' à peu de distance, est disposé un conducteur électrique f -cir culaire que lori chauffe par un courant électrique variable, pour prôdüire au mo ment voulu la\ fusion de l'anneau 2 afin d'obtenir le scellement de l'ampoule et du couvercle; on couvre le tout avec la cloche R qui repose sur le rebord P de la platine p par l'intermédiaire de l'anneau S en caoutchouc, le bord inférieur de la cloche plongeant dans 'la rainure B1. L'opération qui consiste à faire le vide dans la cloche P comportera de préférence les trois phases suivantes:
10 Faire le vide préliminaire dans la cloche R et dans la rainure R'; 20 Continuer le vide préliminaire dans la rainure R' tout en faisant un vide élevé dans la cloche R; 30 Supprimer le vide dans la cloche R et dans la rainure. Ceci est obtenu par des clés convenablement disposées dans la canalisation reliant la cloche R et la rainure R' aux pom pes- préliminaire et à vide élevé. Autour de la, rainure R' est placée une .cuve de refroi dissement R\ à circulation d'acide carbonique liquide ou autre réfrigérant pour refroidir le mercure de cette rainure.
Pour le chauffage de l'anneau, on utilise (fig. 4. 5 et 6) deux fils f métalliques enrou lés en hélice et montés en parallèle, ces fils f recevant le courant par les fils F .P main tenus par les supports G articulés sur le mon tant G'.
En fig. 1, la rainure R' est reliée par un tube<I>k</I> à un récipient<I>N</I> placé en dessous et rempli de mercure 31, de telle manière que ce dernier monte dans la rainure lorsqu'on fait le vide dans la cloche et forme joint à la base de celle-ci, le mercure redescendant de lui-même dans le récipient dès que le vide est supprimé, ce qui évite le contact continu du mercure avec la cloche qui est à une tem pérature élevée.
L'installation des fig. 2 et 3 peut servir à faire le vide dans plusieurs lampes à la fois. R est la, cloche, P la platine, R' la rai nure, s s' deux rondelles en caoutchouc, a l@ tube par lequel le vide se .fait dans la rai nure, k. le tube par lequel monte le mercure assurant l'étanchéité, I le tube par lequel l'in térieur du récipient est vidé. Lorsqu'on effec tue le vide préliminaire, la pression atmos phérique appuie fortement la cloche R sur la platine au moyen du rebord r' et des deux rondelles en caoutchouc. En même temps, le mercure en montant par le tube k remplit complètement la rainure R' et deux ou trois centimètres du tube a et ainsi la cloche est hermétiquement close, ce qui permet de faire dedans un vide très élevé.
Lorsque l'opéra tion du vide et de la fermeture des lampes est faite et que l'air pénètre dans<I>a et I,</I> le mercure redescend, laissant automatiquement la. rainure R' libre de la même façon que pour la cloche représentée sur la fig. 1.
A l'intérieur de la cloche R, deux sup ports D D' ont été prévus pour supporter plusieurs lampes à la fois. Les résistances annulaires f qui, par leur échauffement, doi vent fondre l'anneau en verre fusible, sont disposées à l'intérieur des réflecteurs r et sont réunies électriquement par les tiges laté rales<I>d' d\</I> d' d4 dont les extrémités s'en gagent entre les branches, formant pinces, des montants na' 7n' m' ni', ce qui assure le con tact;
dans ces conditions, si l'on veut mettre les ampoules clans leurs supports A ou les en enlever, on relève d'abord tous les réflecteurs r en même temps et les tiges<I>dl</I> d' d3 d4 et les réflecteurs r prennent la position indiquée en pointillé sur la fi-. 2.
Comme on le voit sur la. fig. 3, les deux supports D et D' sont montés en série, tandis que toutes les résis tances f annulaires de chaque support sont montées en parallèle. Lorsque l'on a abaissé les tiges<I>d'</I> d2 d3 d4, le courant pénètre dans la cloche R par le conducteur F, suit le mon tant îit' du support, passe à la tige<I>d'</I> et, par les résistances annulaires f, à la tige d' et :au montant iii' qui est. isolé du montant m';
les montants iii.\ et iii' étant connectés par une base commune métallique .S', le. courant suit le deuxième support D' en passant de la tige d' à la tige d4 par l'intermédiaire des résis tances annulaires f, descend le montant m4 et sort de la cloche par le fil F'.
La résistance de chauffage est montée à l'un des foyers d'un réflecteur à surface de révolution, à section droite elliptique, l'an- neau.à souder se trouvant à l'autre foyer de l'ellipse.
Sur les fig. 7 et 8, on a représenté en dé tail et à grande échelle le montage d'un mon tant, m4 par exemple, sur sa plaque de base ou socle s4 à laquelle est connecté le fil F'; les socles des montants<B>ne'</B> et 7n4 sont indé pendants et isolés de la platine P, ce qui isole les montants iii,' et iia4, respectivement des montants iii.' et m';
au contraire, les mon- tants ni' et m3 sont montés sur un socle<B>8</B> métallique commun, ce qui les connecte, le dit socle étant isolé de la platine P, dans le cas où celle-ci n'est pas elle-même en matière isolante.
En se reportant aux fig. 7 et 8, on voit que le courant passe du fil F' au socle s4. Celui-ci est isolé de la platine P par la pla que V2, en mica. par exemple. Elle est réunie à la platine .au moyen de deux tiges filetées x2 x3 solidaires de la platine P et dont les écrous reposent sur la plaque isolante v3. Le diamètre ,des trous par lesquels passent les tiges x2 x3 est bien supérieur au diamètre des tiges elles-mêmes de sorte que tout contact est évité et la pièce 84 est isolée électriquement de la platine P.
Par contre, l'extrémité infé rieure du montant m s'enfonce comme une fiche dans ladite pièce s4 ce qui assure un bon contact électrique et empêche, en même temps, que les supports D, et D' ne bougent.
Il est bon que le verre très fusible qui constitue l'anneau subisse un traitement préa lable pour pouvoir 'être utilisé- comme il vient d'être décrit. En effet, on sait que le verre contient toujours en dissolution, lorsqu'il est fondu et affiné dans un creuset ouvert à l'air, des gaz provenant des réactions chimiques qui ont lieu pendant la fusion et de l'air oc clus entre les particules de la composition vi- trifiable; dans ces conditions, si l'on ne pre nait pas soin d'éliminer des gaz et cet air de dissolution, ils se dégageraient sous forme de bulles au moment de la fusion de l'anneau dans le vide, fusion qui doit souder le cou vercle à l'ampoule;
ce dégagement de gaz empêcherait l'obtention du vide élevé désiré. Pour obvier à cet inconvénient, on effectue une fusion et un affinage préalable, ou bien simplement un affinage, dans le vide du verre qui doit constituer l'anneau. Pour cela, on peut employer une des deux installations représentées dans les fig. 10 et 11. Dans la fig. 10, 4 est un creuset con tenant le verre 5 très fusible qu'il faut affiner, le tout étant disposé à l'intérieur d'une cloche R2 dans laquelle on peut faire le vide au degré voulu.
Dans le creuset 4, on peut mettre soit la composition vitrifiable 5', soit le verre déjà fondu dans un creuset ouvert à l'air; dans le premier cas, on effectue la fusion et l'affi nage dans le vide; dans le second cas, c'est simplement l'affinage qui a lieu dans le vide.
Ce creuset 4 repose sur une capsule en porcelaine 7, quartz ou toute autre matière réfractaire ne dégageant pas de vapeurs dans le vide lorsqu'on la chauffe et qui, à son tour, repose sur le fond d'un vase 8 de même subs tance, autour duquel est enroulée la résis tance électrique 9. Un autre vase contient le tout et est fermé à sa partie supérieure par un couvercle 11. Le four électrique ainsi constitué repose sur la, capsule 12 et est en touré d'un cylindre métallique 13 en nickel, argent ou tout autre métal poli intérieure ment et extérieurement, formant, ainsi un réflecteur qui diminue la perte de chaleur par rayonnement du four. Ce cylindre s'appuie sur un disque ou fond 15 et est fermé par le couvercle 14, disque et couvercle étant en mé tal également poli.
Enfin, le .disque 15 repose sur une troisime .capsule 16 qui occupe le fond du vase 6 à parois épaisses fermé par le couvercle 17. Pour fondre et affiner le verre 5 contenu dans le creuset 4, on fait traverser la résistance électrique 9 par un courant in tense qui porte le creuset au rouge blanc et on effectue très lentement; en même temps, le vide à l'intérieur de la cloche R2 et par suite du creuset, en raison des ouvertures 18 et 19 et du jeu existant entre le couvercle 14, le cylindre 13 et le fond 15. Les gaz pro venant des réactions ou ceux dissous dans le verre 5 se dégagent jusqu'à ce que le verre 5 n'en contienne plus.
Dans l'installation de fig. 11, le vide est fait seulement dans le creuset 4a en porce laine, quartz ou toute autre matière réfrac taire et imperméâble au gaz. Ce creuset 4a présente un bord rodé 20 avec plusieurs rai nures 21 sur lequel vient s'appuyer le bord également rodé 22 du couvercle lla qui se prolonge par un tube 23. Entre les bords du creuset et de son couvercle, c'est-à-dire dans les rainures 21, on met de la poudre de verre fusible, laquelle, en fondant, formera un joint. hermétique entre le creuset 4a et son couvercle 11a. Dans l'intérieur du creuset 4-a, on a. mis la composition vitrifiable, ou le verre déjà fondu dans un creuset ouvert à l'air.
Le courant électrique en parcourant la résistance 9 élève la température du four et, par suite, celle du creuset, tandis que le, vide est effectué par le tube 23. La composition vitrifiable ou le verre ainsi traités fondent et dégagent les gaz provenant des réactions ou contenus entre les particules.
Sur la fig. 12, on a représenté à très grande échelle une variante de la forme des bords du creuset et de son couvercle. Le bord ?2 du couvercle comporte une rainure circu laire 26 en communication avec un tube 24 par lequel on peut faire le vide. Dans ces conditions, la petite quantité d'air qui pour rait pénétrer de l'extérieur jusqu'à la rainure 26 est évacuée par la pompe à vide, par l'in termédiaire du tube 24 et la faible différence de pression qui peut exister entre la rainure 26 et l'intérieur du creuset 4a n'est pas suf fisante pour vaincre la résistance offerte par la viscosité du verre fondu qui se trouve dans la région des bords compris entre la rainure 26 et l'intérieur du creuset.
Ce dispositif empêche toute rentrée d'air dans l'intérieur du creuset et permet d'obtenir un vide plus poussé dans celui-ci.