CH109528A - Procédé pour la formation d'un revêtement isolant dans une cuve électrolytique. - Google Patents

Procédé pour la formation d'un revêtement isolant dans une cuve électrolytique.

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CH109528A
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  Procédé pour la formation d'un revêtement isolant dans une cuve électrolytique.    La présente invention est relative à un  procédé pour la formation d'un revêtement  isolant dans une cuve électrolytique, utilisa  ble en particulier dans l'affinage ou l'extrac  tion de métaux, affinage obtenu en séparant  ou extrayant par électrolyse lesdits métaux des  alliages ou mélanges contenant d'autres mé  taux ou matières.

   Suivant ce procédé; on main  tient en état de fusion, dans une cuve de métal  comprenant deux sections superposées, et en  contact avec les surfaces de ladite cuve qu'il  s'agit de revêtir, une matière qui à l'état so  lide est mauvaise conductrice de l'électricité,  et refroidit artificiellement lesdites surfaces  de manière à solidifier sur ces dernières une  croûte fortement adhérente provenant de la  dite matière en fusion, tandis que la section  supérieure de la cuve est maintenue dans un  . état sensiblement neutre au point de vue élec  trique.

   La formation d'un tel revêtement peut  être exécutée avantageusement dans les pro  cédés ou opérations impliquant l'emploi des  températures élevées que l'on trouve dans  l'affinage de l'aluminium avec les électrolytes    à l'état de fusion tels que, par exemple, des  électrolytes contenant de la cryolite en quan  tité appréciable.  



  Parmi les types variés de cuves auxquels  l'invention peut être appliquée, on a choisi,  pour l'illustration et pour la présente des  cription, le type de cuve qui, à l'heure ac  tuelle, est considéré comme le plus commode  et le plus efficace pour extraire l'aluminium  d'un alliage d'aluminium ou d'aluminium  impur dans le but d'obtenir un métal alumi  nium absolument pur ou absolument exempt  des métaux ou autres matières qui étaient  présentes dans l'alliage ou dans le métal im  pur, mais que l'on ne désire pas conserver  dans un produit affiné.  



  Une forme d'exécution de cette cuve est  représentée, à titre d'exemple, sur le dessin  annexé dans lequel:  La     fig.    1 est une vue en plan de la cuve;  Les     fig.    2 et 3 sont des coupes transver  sales faites par 2-2 et 3-3 respectivement  de la     fig.    1;

        Les     fig.    4 et 5 sont des coupes transver  sales de détail faites par 4-4 et 5-5 res  pectivement de la<B>fi,.</B> 1, ces coupes montrant  les raccords établis pour la circulation de  l'eau vers des chambres de refroidissement,  à partir de ces chambres et entre elles,  La     fig.    6 est une coupe transversale de  détail faite par 6-6 de la     fig.    1 et montrant  le mode de connexion des électrodes supé  rieures à des barres omnibus négatives;

    La     fig.    7 enfin, est une coupe transver  sale d'un détail, coupe faite par le même     plaie     que la     fig.    2 et montrant le mode de fixation  de la portion supérieure de la cuve à la por  tion inférieure pour l'obtention d'une résistance  mécanique suffisante, sans qu'il existe de con  nexion électrique entre les deux portions.  



  La cuve inférieure ou partie inférieure de  la cuve 10 est faite, de préférence, en acier  et     affecte    la forme d'un récipient cylindrique  ayant un diamètre notablement supérieur à  la hauteur; à sa partie supérieure (ou prés  de cette partie), cette cuve est munie d'une  chambre de circulation ou de refroidissement  11 obtenue eu formant sur le bord supérieur  de la cuve un rebord 12 de largeur appro  priée s'étendant vers l'extérieur, une bague  évasée ou conique     121,    étant soudée ou fixée  de toute autre manière étanche sur la face  inférieure du rebord 12, ainsi que sur le corps  de la cuve à un niveau inférieur.  



  Au-dessus de la portion inférieure 10 de  la cuve est     disposée    une portion supérieure  de cuve 13 qui peut être faite également en  acier et qui comporte des parois creuses mé  nageant une chambre supérieure de circula  tion d'eau 14. La surface interne de la partie  supérieure de la cuve s'évase comme l'indi  que le dessin. Pour assurer l'isolement élec  trique des deux portions de la cuve, on a in  terposé entre elles une rondelle plate ou gar  niture 15 faite en amiante ou autre     matière     appropriée.  



  Afin de donner à la construction une ré  sistance mécanique suffisante, les deux por  tions de la cuve .sont réunies au     moyen    des  goujons 16 disposés     verticalement,    traversant  le rebord 12 et vissés dans des tampons 17    soudés sur le fond de la portion     supéiieurf     de la cuve à l'intérieur de la chambre de     cir,          culation    d'eau.

   Pour     empêcher    la connexion  électrique, on a garni les trous du rebord 1é  dans lesquels passent les goujons au     moy        er     de douilles 18 et de rondelles 19 isolantes       Grâce    à la circulation d'eau, les douilles et  les rondelles précitées ne sont pas soumise  à une température élevée ; par suite, elle  peuvent être faites en une substance isolante  pratiquement quelconque qui ne se ramollisse  pas à des températures inférieures à 100  C.  et qui puisse résister aux     efforts    d'écrasement  exercés par les goujons.  



  Des raccords appropriés pour la circula  tion d'eau sont prévus ; pour plus de simpli  cité et de commodité, ces raccords sont cons  truits et     organisés    de telle manière que l'eau  s'écoule à travers les deux chambres succes  sivement, à travers la chambre inférieure  d'abord. A cet effet, la chambre 11 est munie,  à sa partie inférieure, d'un raccord d'alimen  tation 20 relié par un tuyau 21 à une source  appropriée quelconque d'eau non figurée, et,  à la partie supérieure, (pour empêcher la for  mation de poches d'air), d'un raccord de  sortie 22 relié par     un    tuyau 23 au raccord  d'entrée 24 par lequel l'eau provenant de la  chambre de circulation inférieure est intro  duite à la partie inférieure de la chambre de  circulation supérieure.

   Cette dernière est mu  nie d'un raccord de sortie 25 (disposé à la  partie supérieure pour empêcher la formation  de poches d'air), raccord qui est relié par le  conduit 27 à un tuyau de décharge 26.  



  Afin d'éviter les pertes d'électricité à la  terre, les tuyaux 21 et 27 peuvent être en  caoutchouc; le tuyau 23 peut également être  fait de la     même    substance pour maintenir  l'isolement électrique des deux portions de  la cuve ; l'eau utilisée pour le refroidissement  doit être suffisamment pure pour empêcher le  passage d'une quantité appréciable de cou  rant de l'une des portions de la cuve à l'au  tre, suivant le voltage adopté pour le travail.  



  Sur le fond de la portion inférieure de  la cuve est placée une couche 28 d'une subs  tance isolante de la chaleur (par exemple      bauxite pulvérisée, alumine, magnésie, bri  ques réfractaires) dans le but de diminuer ou  de réduire au minimum les pertes de chaleur  à travers le fond de la cuve<B>;</B> sur cette cou  che est placé un revêtement 29 d'une ma  tière réfractaire conductrice de l'électricité  (charbon de préférence) et à la partie supé  rieure de ce revêtement est ménagée une ca  vité destinée à recevoir l'alliage ou autre  substance à affiner.

   Le revêtement constituant  le fond peut être formé d'une manière com  mode et satisfaisante en tassant dans la cuve  métallique un mélange de goudron, de brai  et de coke granulé ou pulvérisé, ce travail  étant effectué à une température suffisamment  élevée pour rendre la masse plastique ; la cuve  et son contenu sont ensuite placés dans un  four dans lequel la température est progres  sivement élevée jusqu'à une valeur d'environ  600   C pour cuire et solidifier la masse  charbonneuse.  



  Une bonne connexion électrique peut être  assurée entre .la cuve métallique et son re  vêtement au moyen de plaques collectrices  métalliques 31 soudées sur la surface interne  de la cuve de manière à faire corps avec  celle-ci tant au point de vue électrique qu'au  point de vue     mécanique.    Ces plaques se pro  longent à l'intérieur du revêtement,     qui    est  moulé autour d'elles. Dans le plan des pla  ques collectrices, la cuve est munie extérieu  rement de tampons métalliques de contact 32  soudés de préférence sur la cuve de manière  à faire corps avec celle-ci au point de vue  électrique et au point de vue mécanique ; des  barres omnibus en cuivre, en aluminium ou  en tout autre métal approprié, sont fortement  serrées par des boulons sur les tampons pré  cités.

   Les barres omnibus peuvent     affecter    la  forme de plaques planes allongées 33 entou  rant la portion inférieure de la cuve, les ex  trémités desdites plaques faisant saillie d'un  côté de la cuve pour en permettre commodé  ment la connexion à l'une des bornes d'une  source appropriée (non     figurée)    de courant  continu. Pendant l'affinage, ces barres omni  bus sont reliées à la borne positive de la  source de courant de telle manière que le    courant pénètre dans la cuve par la partie  inférieure. Le revêtement de charbon ou re  vêtement de fond 29 constitue ce qui, pour  la commodité de l'exposé, pourrait être ap  pelé l'électrode inférieure de la cuve.  



  L'électrode supérieure est formée d'un  nombre convenable de barres courtes et épais  ses 34 faites     d'une    matière réfractaire con  ductrice de l'électricité (du charbon par exem  ple, mais graphite de préférence) disposées  verticalement et munies de tiges 35 (de cuivre  ou d'un autre métal) qui sont vissées ou con  venablement fixées aux sommets des électro  des. Ces tiges métalliques servent à supporter  les cylindres de graphite ou électrodes supé  rieures et livrent passage au courant allant  à ces     dernières    ou en venant; dans ce but,  elles sont fixées de manière réglable et amo  vible au moyen de pinces 36 sur les barres  omnibus 37 s'étendant horizontalement au  dessus de la cuve et en travers.

   Pour faciliter  l'accès aux électrodes, dans un but de ré  glage, de remplacement, etc., on a disposé les  barres omnibus à deux niveaux différents,  comme l'indique le dessin ; ces barres sont  supportées par. un certain nombre de mon  tants 38 auxquels elles sont fixées de ma  nière à former une charpente rigide. Celle-ci  repose sur la portion supérieure de la cuve;  lesdits montants sont isolés de la portion de  la cuve par tout moyen convenable (non  figuré).  



  A proprement parler, la couche d'alumi  nium flottant sur le bain de la couche d'al  liage située sous le bain constituent respec  tivement les électrodes     supérieure    et infé  rieure, maïs ces couches sont désignées ici  sous les noms de cathode et d'anode et il  semble par suite admissible et commode de  désigner les cylindres de graphite et le re  vêtement de fond en charbon (ou leurs équi  valents) sous le nom d'électrodes supérieure  et inférieure.  



  Le métal peut être extrait de-la partie  supérieure de la cuve par une encoche de  coulée 39 qui- peut être obturée au moyen de  toute substance réfractaire appropriée (comme,  par exemple, au moyen de la matière entrant      dans la formation du bain) qui ne souille point  le contenu de la cuve avec lequel ladite  substance est en contact. Le métal fondu (ou  autre substance) peut être extrait de la partie  inférieure de la cuve par     titi    trou de coulée  40 qui est normalement maintenu fermé par       titi    bouchon de charbon de bois compact ou  d'une autre     matière    appropriée.  



  Sur la surface interne de la cuve est dis  posé un revêtement latéral 41, situé au-des  sus du fond eu     cbarbon         ?9,        recouvrant    le  joint qui existe entre les portions de la cuve  et faisant saillie vers le sommet. et même air  dessus du sommet de la portion supérieure de  la cuve.

   Ce     revêtement    latéral doit être fait  en une substance assurant à la fois     titi    iso  lement thermique et électrique; afin de réduire  la     quantité    de chaleur conduite aux chambres  de circulation d'eau et d'empêcher l'écoule  ment du contact électrique     autour    d'une partie       quelconque    du contenu de la cuve soumis art  traitement électrolytique dans l'opération d'af  finage. Le revêtement doit être aussi irré  prochable     ait    point de vue chimique et suffi  sanrnrent réfractaire pour rester à l'état so  lide aux températures auxquelles il est sou  mis pendant l'opération électrolytique.

   Dans  ces     conditions,    un revêtement fait de mélanges  contenant des     fluorures    métalliques et un cons  tituant dont le point de fusion est élevé  (comme on     ci)    décrira     tin        complètement    par  la suite), a donné, dans la pratique, des ré  sultats très satisfaisants.  



  Un revêtement latéral possédant les pro  priétés désirées peut être obtenu     conformé-          ment    à la présente invention de lac manière  suivante en utilisant des mélanges de la na  ture de ceux dont il a été question plus haut.  



  Les électrodes     supérieures    (qui, dans ce  but, sont en charbon amorphe) sont. abaissées  et amenées ci) contact avec le fond de     char-          boit    ; le courant est envoyé des électrodes       supérieures    aux électrodes inférieures à tra  vers la cuve, ce qui détermine la<B>production</B>  d'une certaine quantité de chaleur     ait    point  de contact.

   On dépose dans la cuve le mé  lange     pulvérisé;    ou granulé destiné à former  le bain de préférence avec une     quantité    con-         venable    d'alumine ayant     titi    point de fusion  élevé; après qu'une     quantité    suffisante a été  fondue, les électrodes supérieures sont rele  vées de manière que le courant soit contraint  de traverser le bain de fusion.  



  On verse ensuite au fond de la cuve du  métal ou de l'alliage fondu d'une nature ap  propriée, plus lourd que le bain, et on élève  ainsi le niveau du bain, ce     qui    oblige à éle  ver     encore    les électrodes supérieures pour  maintenir leur extrémité inférieure hors de  contact avec le métal ; on ajoute encore de  la substance destinée     à,    former le bain jus  qu'à ce     que    le niveau dans la cuve atteigne  la hauteur désirée.

   Le bain doit, dans tous  les cas, rester cri contact avec le revêtement  de charbon formant le fond de la cuve sur  les bords de la cavité ménagée dans cette der  nière et, si la cuve est destinée à l'affinage  clé     l'aluminium,    le métal utilisé pour élever  le niveau du bain sera, de préférence,     tin    al  liage d'aluminium ayant la même composi  tion     que    l'alliage destiné à être affiné par la  suite dans la cuve ou une     composition    ana  logue.     En    même temps;

   on fait circuler l'eau  à travers les chambres de     circulation    d'eau et  l'on amène dans le bain, sous la forme pul  vérisée ou granulée,     titi        élément    à point de  fusion élevé, cet élément est amené, de pré  férence, en     quantité    suffisante pour saturer  le bain.

   Dans ces conditions, il se forme sur  les parties refroidies des portions de la cuve,  par voie de cristallisation sélective sur les  dites parties, une     croCite    dure et fortement  adhérente de grande épaisseur, croûte dont  la composition     diffère    de celle du bain à l'état  de fusion ou liquidez cette croûte contient  une grande     quantité    du corps à point de fu  sion élevé, sous la forme de gros cristaux.

    Une croûte ainsi obtenue au moyen d'un mé  lange de     fluorures    contenant de l'alumine  comme élément     principal    à point de fusion  élevé.,     possède        titi    point de solidification tel  que des températures atteignant     10-50          C    (et       même    davantage si la croûte est refroidie par  exemple     rtu        moyen    de chambres de circula  tion d'eau) peuvent, par la suite, être utili  sées -dans la cuve sans qu'il en résulte la      fusion de la croûte ;

   la croûte n'est pas non  plus attaquée à un degré sensible quand on  utilise ensuite la cuve avec un bain composé  de fluorures à l'état de fusion ; comme les  cristaux d'alumine sont grands, ils sont peu  éprouvés par l'action dissolvante de tels bains,  alors que, dans les cristaux formés à partir  de mélanges non saturés, l'alumine est dé  posée dans la ci-otite sous la forme de par  ticules extrêmement fines qui se dissolvent de  nouveau facilement.

   Dans la formation de la  croûte, il est quelquefois difficile d'obtenir  qu'il     lie    s'y mélange pas une quantité .plus  ou     moins    grande de charbon finement divisé,  charbon qui tendrait à rendre la croûte con  ductrice même lorsqu'elle est froide ; c'est  pourquoi il est important, en formant la  croûte, de maintenir avec soin le bain avec  lequel la croûte est formée, exempt de char  bon et de métal finement divisés dont l'effet  serait de rendre la croûte conductrice au mo  ment de sa formation. Le fait de recouvrir  le fond en charbon de la cuve avec une cou  che de métal aussitôt que possible, afin de  diminuer la quantité de charbon exposée, aide  à maintenir l'absence de charbon dans le bain.  



  Voici quel semble être le mécanisme de  la     formation    de la croûte formant revêtement  latéral, avec la composition décrite ci-dessus.  



  L'alumine devient plus soluble dans les  bains de cryolite quand la température     des-          dits    bains s'élève, mais, si l'on ajoute de  l'alumine jusqu'à ce que le bain soit à peu  prés saturé, on trouve qu'une légère chute  de température provoque la précipitation d'une  certaine quantité d'alumine vous forme clé  corindon (ou sous une forme analogue) avec  lequel une quantité plus ou moins grande de  bain est     mécaniquement        entraînée.     



  Dans une cuve en action, la partie du bain  avoisinant les     parois    est à !une température  nettement inférieure à celle de la partie prin  cipale du bain ; par suite, si l'on utilise une  quantité suffisante d'alumine pour saturer  cette partie principale du bain, les     courants     qui s'établissent naturellement dans ce der  nier détermineront un dépôt graduel d'une  partie de l'alumine sur les parois de la cuve         sous    la forme     d'une-croûte    qui s'épaissit. En  raison de la faible vitesse avec laquelle ils  se produisent, les cristaux d'alumine de la  crotte tendent à atteindre des dimensions re  lativement considérables de sorte que la  croûte, lorsqu'on la casse, présente une struc  ture grossièrement cristalline.  



  Après que la croûte a atteint une épais  seur convenable, on peut arrêter la formation  de cette croûte en réduisant la quantité d'a  lumine contenue dans le bain. Cette réduc  tion peut être obtenue, par exemple, en ex  trayant une partie 'ou la totalité du bain et  en remplaçant la quantité extraite par un  bain frais d'une composition semblable ou  convenable, composition absolument exempte  d'alumine.     'n    autre moyen plus commode  consiste à arrêter l'addition d'alumine au bain  et à électrolyser ce dernier en utilisant comme  anode un charbon et comme cathode un al  liage pesant à l'état de fusion, et en désoxy  dant ainsi le bain par une réduction électro  lytique de l'alumine.

   Lorsque le bain a été  amené à un état satisfaisant, la cuve peut  être mise en action pour l'affinage électroly  tique de l'aluminium de la manière suivante.:  le courant est coupé et une partie du bain à  l'état de fusion est extraite de manière à  laisser la place     pour.    une couche d'aluminium  en fusion ; cet aluminium qui, de préférence,  est aussi pur que possible, est versé, pour  servir de cathode, à la partie supérieure- de  l'électrolyte ou du bain qui reste dans la  cuve, étant bien entendu naturellement que  la     densité-du    bain est plus grande que celle  de l'aluminium; de manière que cette der  nière flotte à la surface du bain.

   On constitue  ainsi dans la cuve (laquelle a été munie d'un  revêtement latéral offrant une grande résis  tance électrique et thermique) une couche  inférieure d'alliage contenant de l'aluminium,  une couche d'électrolyte flottant sur l'alliage  et une couche supérieure d'aluminium flottant  sur l'électrolyte.  



  L'extraction de l'aluminium (pour laquelle  on utilise, naturellement, du courant continu)  peut alors être commencée, l'alliage servant  d'anode et la couche supérieure d'aluminium      de cathode, le courant étant amené de cette  couche supérieure par les cylindres de gra  phite décrits plus haut et qui plongent dans  la couche supérieure.     Quand    la quantité vou  lue d'aluminium a été élevée dans l'anode et  ajoutée à la cathode, une partie du métal  formant la couche supérieure est enlevée par  l'ouverture 39.

       L'alliage-anode    appauvri est  alors extrait par     un    trou de coulée 40 et de  l'alliage frais est amené, à l'état de fusion,  dans la cuve de toute     manière    convenable de  façon que le métal affiné qui flotte sur le bain  ne soit pas souillé.  



  La fusion de l'électrolyte et la.     formation     du revêtement latéral peuvent être réalisées,  si on le désire, avec du courant continu ; dans  ce cas, le courant passe des électrodes. supé  rieures à l'électrode inférieure, ce qui oblige  à inverser les connexions de la cuve, lorsque  commence l'opération de l'affinage. Toutefois,  il est préférable d'utiliser du courant alter  natif, car on évite ainsi la perte de temps  et la perturbation     qu'entraîne    l'inversion né  cessitée par l'utilisation du     courant    continu.  



  Le revêtement latéral (ou la croûte) peut  être composé de toute substance (ou de toutes  substances) convenable ne souillant pas sé  rieusement l'électrolyte ou le bain     employé     par la suite de l'affinage et produisant une  croûte possédant les qualités isolantes (de pré  férence thermiques aussi bien qu'électriques)  désirées. On a trouvé qu'un mélange de     cryo-          lite        (fluorure    d'aluminium et de     sodium)    ad  ditionné d'un fluorure ayant un point (le so  lidification plus élevé, (par exemple du     fluo-          rure    de calcium) donnait     naissance    à une  croûte s'édifiant très bien.

   Dans ce mélange,  les proportions de cryolite et de fluorure peu  vent être égales.  



  Pour l'affinage de l'aluminium, la croûte  formant revêtement latéral peut     être    formée  d'un mélange contenant de l'alumine et du  fluorure d'aluminium avec un ou plusieurs  fluorures de métaux alcalins ou alcalino-ter  reux; comme le baryum, le sodium et le  strontium.  



  La présence de chlorures des métaux in  diqués peut être tolérée mais, en général, n'est    pas désirable. Les     fluorures    de calcium et     d     magnésium peuvent être aussi tolérés.     LTi     mélange contenant, en poids, environ 9 par  tics de     fluorure    d'aluminium, 9 parties de     fluo     cure de baryum et     'î    parties de     fluorure    à       sodium    avec assez d'alumine     pour    saturer 1,

    mélange a été trouvé éminemment     satisfaisant     Le voltage et     l'ampérae    nécessaires pou  fondre le     mélange    employé dans la for  nation de la croûte dépendent     beaucoul     la composition et de la quantité du     inélang,     à fondre, des     dimensions    de la cuve et de     l'ef          ficacité    de son isolation thermique, etc. ; dan:  ces conditions, il est impossible de donne  des indications précises qui seraient     toujour;     applicables.

   Dans la pratique, la     puissance     fournie est réglée de manière à produire     k     fusion des substances utilisées et à     mainteni     lesdites substances à la température voulue  La portion     supérieure    de la cuve est mainte  nue à l'état neutre pour les raisons     suivantes     Si la partie supérieure de la cuve     deve     nuit électriquement positive, il se produirai  des pertes de courant, à partir de cette par  tic de la cuve, à travers toutes les zones cou       ductrices    pouvant exister dans le     revêtenien     latéral ;

   le courant s'écoulerait ainsi directe       ment    vers le métal supérieur, une     quantitc     plus ou moins grande de courant passerai  ainsi en pure perte autour chi bain on     élec          trolvte    et il en résulterait une diminution     dr     rendement de la cuve.

   De plus, bien qui  toutes les précautions soient prises pour     ren          dre        non    conducteur le revêtement     latéra          lorsqu'il    est formé, il est souvent difficile     d(     l'empêcher d'être légèrement conducteur     ei          ni)    ou plusieurs de ses points.

   Même si ce  derniers sont très faiblement conducteurs, uni  certaine quantité de courant s'écoulera di  métal composant la partie     supérieure    de 1 <   cuve si cette partie est rendue positive, et<B>Il</B>  passage de ce courant déterminera une     at          taque    plus ou moins prononcée de l'acier don  est. faite la cuve.

   Cette attaque détériore     l;     cuve et peut éventuellement amener une     pé          nétration    de part en part de la chambre de     cir          culation.    D'autre part, l'affaiblissement gradue  de la résistance de la croûte se produit     éga              lement    si la partie supérieure de la cuve se  trouve connectée avec la borne négative ou  devient, d'une autre manière, négative, pro  bablement à cause du dépôt de métal qui se  produit le long des points par lesquels out  lieu les fuites dues (apparemment)

   à une pé  nétration initiale de la vapeur de sodium dans  la     crofite    et au remplacement     ultérieur    résul  tant du sodium par l'aluminium.  



  Le fait que la partie supérieure de la cuve  soit neutre, au point de vue électrique, pen  dant la phase de la formation de la     crofite,     constitue également un très grand avantage.       Quand    cette partie de la cuve est négative  pendant la phase dont il a été parlé, du so  dium pénètre dans la croûte pendant la for  mation de cette dernière; ce sodium, par  suite dé la réaction du fluorure d'aluminium  contenu dans le bain, est remplacé par de  l'aluminium métallique finement divisé qui,  s'il s'y trouve en quantité suffisante, va sé  rieusement altérer les propriétés isolantes, au  point de vue électrique, de la croûte.

   Aussi,  pour empêcher la     croflte    d'être conductrice,  est-il     important    de ne laisser passer que peu  ou pas de courant à travers cette croûte pen  dant sa formation.     D'autre    part, lorsque la  portion supérieure de la cuve est positive au  moment de la formation de la     crofite,    celle-ci  est apte à être pénétrée par le fer, ce qui  entraîne de semblables résultats fâcheux.  



  Il est bien entendu que la présente inven  tion n'est nullement limitée à l'appareil et aux  manières d'opérer décrites et que d'autres dis  positifs peuvent être utilisés pour la mise en  pratique de l'invention sans qu'on s'écarte  pour cela du cadre de cette dernière.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Procédé pour la formation d'un revête ment isolant au point de vue électrique pour cuve électrolytique, procédé caractérisé par le fait que l'on maintient en état de fusion dans une cuve de métal comprenant deux sections superposées, et en contact avec les surfaces de ladite cuve qu'il s'agit de revêtir, une matière qui à l'état solide est mauvaise con ductrice de l'électricité, et refroidit artificiel- lement lesdites surfaces de manière à, solidifier sur- ces dernières une croûte fortement adhé rente provenant de ladite matière en fusion, tandis que la section supérieure de la cuve est maintenue dans- un état sensiblement neutre au point de vue électrique.
    SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé selon la revendication I, carac térisé par le fait que la masse en fu sion est en quantité suffisante pour que sa surface supérieure atteigne la portion supérieure de la cuve. 2 Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 1, dans lequel on fait passer du courant à travers la masse en fusion pour maintenir cette dernière dans cet état de fusion. 3 Procédé selon la revendication I, carac térisé par le fait que l'on forme d'abord un revêtement de fond en carbone dans la section inférieure, sur lequel ou cons titue ensuite une couche de matière en fusion.
    4 Procédé selon la revendication I, carac térisé par le fait que la surface intérieure de la portion supérieure de la cuve- est refroidie au moyen d'eau, afin de solidifier sur la-paroi interne de ladite portion de cuve une croûte provenant de la matière en fusion. â Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 3, dans lequel, après avoir constitué la couche de matière cri fusion, on forme, sous ladite matière en fusion, une couche métallique en fusion, lesdites couches ayant une épaisseur suf fisante pour que la surface supérieure de la couche supérieure arrive en dedans de la portion supérieure de la cuve,
    on fait passer du courant à travers les deux cou ches pour maintenir au moins la couche supérieure à l'état de fusion, tout en réa lisant le refroidissement voulu pour la for mation de la croûte. 6 Procédé selon la revendication I, carac térisé par le fait que la couche de ma tière en fusion de laquelle provient, par refroidissement, la croûte formant le re- v étement, est constituée par titi mélange contenant des fluorures d'aluminium et de sodium.
    7 Procédé selon la revendication I, pour former le revêtement d'une cuve servant à la production d'aluminium pur, procédé dans lequel on établit entièrement en de dans de la portion inférieure de la cuve une couche inférieure d'alliage d'aluminium à l'état de fusion, et flottant sur cette couche, une couche d'un mélange à l'état de fusion contenant des fluorures d'alu- minium et de sodium en contact avec les parois latérales des deux portions de la.
    cuve, on fait passer le courant à travers lesdites couches pour maintenir ces der nières à l'état de fusion et refroidit, sur les surfaces contigties de la cuve, une croûte formée par la couche supérieure, tout en maintenant la portion supérieure de la cuve à l'état neutre au point de vue électrique.
    8 Procédé selon la revendication I, carac térisé par le fait que l'on opère avec titi bain ayant nue composition telle et de telle façon que le revêtement obtenu contient les éléments constitutifs du bain dans des proportions sensiblement différentes de celles qui sont contenues dans le liquide et est plus réfractaire qu'un revêtement pos sédant la même composition que le liquide.
    9 Procédé selon la revendication I, pour for mer titi revêtement de cuve électrolytique pour l'électrolyse de sels en fusion, procédé caractérisé par le fait que l'on établit dans la cuve titi bain convenable à l'état de fusion pour jouer le rôle d'électrolyte dans l'utilisation de la cuve, ledit bain conte nant une substance réfractaire en vue de 1à, constitution dudit revêtement.
    10 Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 9, pour produire un re- véternent isolant réfractaire pour une cuve d'affinage, procédé caractérisé par le fait que le bain pour former le revêtement est un bain de fluorure contenant de l'a lumine et ayant une composition choisie de manière à donner naissance, sur les dites parois, à la cristallisation sélective d'une couche riche en alumine et beau coup plus réfractaire qu'une couche qui posséderait la même composition que le li quide.
    11 Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 9 et 10, caractérisé par le fait que le mélange à l'état de fu sion contient un ou plusieurs fluorures rrré- talliques et de l'alumine en quantité suf fisante pour saturer complètement le mé lange.
    12 Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 9 et 10, caractérisé par le fait que l'on forme titi bain de fusion contenant environ 9 parties de fluo- rure d'aluminium, 9 parties de fluorure de baryum, 7 parties de fluorure de sodium et de l'alumine et opère de façon à ob tenir, par refroidissement de ce mélange sur les parois de la cuve,
    une croûte ou titi revêtement contenant de l'alumine sous une forme grossièrement cristalline ana logue à celle du corindon. REVENDICATION II. Revêtement isolant au point de vue ther- rnique et électrique, formé conformément au procédé selon la revendication I et caracté risé par le fait qu'il est composé d'urr ou de plusieurs fluorures métalliques et d'alumine sous une forme grossièrement cristalline ana logue à celle du corindon.
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