Machine frigorifique à air. Dans le brevet suisse n 99599 du 12 sep tembre 1921 il est question d'une machine frigorifique à gaz, dans laquelle le froid est produit au moyen d'un gaz d'abord comprimé, puis détendu dans des machines à piston associées à des échangeurs de chaleur, dé nommés refroidisseur et réfrigérant, et destinés le premier à refroidir le gaz après sa com pression, le second à utiliser le froid du gaz détendu.
Le gaz refroidi par sa détente, dans un cylindre à piston, est échangé par ba layage, au moyen d'un organe indépendant tel que ventilateur ou pompe, avec du gaz à la même pression ayant abandonné son froid dans le réfrigérant; ce gaz, au temps suivant, est soumis dans le même cylindre et par le même piston, à une compression pendant laquelle il s'échauffe; à la fin de la compression on l'échange de même, au moyen d'un organe indépendant tel qu'un ventilateur ou une pompe avec du gaz à la même pres sion ayant abandonné sa chaleur dans le re froidisseur; ce gaz est à son tour détendu au temps suivant et ainsi de suite.
Ce processus est réalisé au moyen d'un cylindre et d'un piston à double effet, dit compresseur récupérateur ou compresseur détendeur associé à un compresseur ordinaire. Dans le premier s'effectuent exclusivement les travaux de compression et de détente qui se reproduisent alternativement sur chaque face du piston, le gaz étant balayé dans chacune des chambres du cylindre après chaque fin de course du piston; le travail dépensé pendant la compression dans ce com presseur est égal au travail récupéré pendant la détente, doit son nom de récupérateur. L'étude du cycle parcouru par le gaz dans cette machine montre que le compresseur récupérateur puise dans le refroidisseur plus de gaz qu'il ne lui en rapporte et envoie au réfrigérant plus de gaz qu'il ne lui en reprend.
Le rôle du compresseur ordinaire est de re fouler constamment du réfrigérant au 'refroi disseur cet excès de gaz envoyé à l'un au détriment de l'autre. Le compresseur ordi naire absorbe continuellement du travail et n'en restitue pas. Le cycle théorique décrit par un kilo gramme d'air, dans cette machine frigorifique, est, comme dans les anciennes machines, celui représenté sur la fig. 1; les volumes y sont portés en abscisses, les pressions en ordonnées; l'air initialement à la pression Pi, sous volume Vi à la température absolue Ti, est détendu adiabatiquement jusqu'à la pres sion .P2, son volume devient V2;
sa tempé rature absolue T.; après échange de ses fri- gories dans le réfrigérant avec le corps à refroidir, l'air passe au volume Vs, à la tempé rature T3 sous la pression Pz. Puis il est comprimé adiabadiquement, jusqu'à la pres sion Pi; son volume devient Vi, sa tempéra ture T4;
après refroidissement dans le refroi disseur, il revient à l'état initial<I>Pi VI Ti.</I> En décrivant ce cycle chaque kilogramme d'air a produit Ci, (T3-T2) frigories, Cp dé signant la chaleur spécifique de l'air à pres sion constante. Le travail théorique H dé pensé pour produire ces frigories est repré senté par l'aire du diagramme.
Dans le brevet n 913599 on a décrit une machine reposant sur ce principe ayant un compresseur récupérateur dans lequel la dis tribution de l'air, à la fin de chaque temps, entre les chambres du cylindre et les circuits des échangeurs de chaleur était opérée au moyen de clapets.
La présente invention a pour objet une machine reposant sur le même principe et ayant un compresseur récupérateur dans le quel la distribution et la commande du piston sont réalisés au moyen de combinaisons mé caniques nouvelles, permettant de réaliser un ensemble d'une grande simplicité.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, qui donne ü, titre d'exemple une forme d'exécution avec quelques variantes, fera bien comprendre la manière dont l'inven tion est réalisée.
lia fig. 1 est un diagramme; La fig. 2 représente schématiquement la disposition générale de cette machine; La fig. 3 représente une variante de réali sation; La fig. 4 représente le diagramme de Watt du piston dans la variante de la<B>hg.</B> 3; Les fig. 5, 6, 7 et 8 sont relatives au mode d'articulation des bielles sur l'arbre moteur; La fig. 9 est une variante de réalisation de la fig. 8; La fig. 10 est un schéma explicatif du fonctionnement de la fig. 9) ;
Les<B>fi-.</B> 11. et 1;3 sont respectivement des vues en élévation et en plan de la machine représentée schématiquement fig. 2.
Sur la fig. 2, le compresseur ordinaire est représenté en C'I, 'le compresseur r@cupéi ateui en D@, le refroidisseur en Iii, le réfrigérant en Rs et les ventilateurs assurant le balayage en 11i et Il's. Le compresseur ordinaire aspire de l'air sortant du réfrigérant et le refoule à l'entrée du refroidisseur.
Le compresseur rc:- cupérateur comporte deux cylindres jumels 1 et 1z. Leurs fonds de gauche :1' et Ai com muniquent entre eux, de même leurs fond de droite A= et<B>A</B>;.
Ces cylindres sont parcourus par des pis tons 2 et \?'I dont les tiges 3 et 3<B>,</B> sont re liées, à l'extérieur de la machine, et com mandées par uni même mécanisme. Ces deux pistons se meuvent clone exactement de la même manière.
La paroi de chacun des cylindres est per cée de trois lumières 4, 5 et 6 et les orifices de chacune de celles-ci sont répartis le long d'une circonférence normale à l'axe du cylindre. Les lumières 4 et 6 de chaque cylindre sont mises en parallèle par. une conduite.
Des lumières extérieures 4 et 6 du cylindre 1 part un circuit qui traverse le ventilateur Il',, le refroidisseur P, et aboutit aux lumières 4i! et 6', du cylindre 1 I. De la lumière médiane 5 du cylindre 1 part un circuit qui traverse le réfrigérant r:,, le ventilateur Il'a et aboutit a, la lumière 51 du cylindre 1I.
Chacun des pistons est muni lui-même (le deux lumières circulaires. Celle de gauche communique constamment avec le fond de gauche du cylindre correspondant, par un canal annulaire 7 pratiqué dans la masse du piston. De même sa. lumière de droite com munique constamment avec le fond de droite du cylindre correspondant, par le canal an nulaire 8.
Le passage des lumières du piston devant celles du cylindre permet au piston d'assurer la distribution comme il va être montré.
Quand le piston se déplace vers la gauche, dans le sens de la flèche 11 de la fig. 2, il comprime l'air sui, sa face avant, et le détend sur sa face arrière. Arrivé à fond de course, dans la position représentée sur la fig. 2, les lumières de gauche du piston ont découvert les lumières des cylindres et rnis ainsi en communication les chambres de gauche des cylindres avec le circuit du refroidisseur Ri.
L'air à la fin de la course du piston est à la pression P et à la température T4; pendant toute la durée de l'ouverture des lumières 4, le ventilateur llri, dont la vitesse a été calculée à cet effet, refoule l'air du cylindre dans le refroidisseur Ri, le remplace par un égal volume d'air à la même pression, mais à la température plus basse Ti, venant de<B>Ri;</B> l'air suit le trajet marqué par les flèches 12 de la, fig. 2.
L'air du refroidisseur étant plus froid que celui qui provient du cylindre, le balayage prend au refroidisseur une masse d'air plus grande que celle qu'il lui envoie.
Pendant que ces phénomènes se produisent sur la face gauche du piston, l'air sur la face droite du piston est détendu de la pression Pi à la pression Pa; le piston étant arrivé à son fond de course dans la position représen tée sur la fig. 2, ses lumières de droite ont découvert les lumières 5 des cylindres faisant ainsi communiquer leurs chambres de droite avec le circuit du réfrigérant Rzz, tandis que les lumières 6 restent fermées.
Pendant la durée d'ouverture des lumières 5, le ventila teur Wz refoule l'air des cylindres qui est à la température Ts dans le réfrigérant, et le remplace par un égal volume d'air à la même pression, mais à la température plus élevée T3, venant de R2. L'air suit le trajet marqué par les flèches 13.
L'air du réfrigérant étant plus chaud que celui qui provient des cylindres, ce balayage renvoie au réfrigérant une masse d'air plus grande que celle qu'il lui emprunte.
Le compresseur récupérateur fait ainsi passer continuellement de l'air du refroidis= seur au réfrigérant, mais, une fois le régime établi, cet air est ramené du réfrigérant au refroidisseur par le compresseur ordinaire.
Celui-ci est un compresseur à piston d'un modèle quelconque commandé par le moteur principal.
Lorsque les pistons du compresseur récu pérateur repartent vers la droite, les lu mières 4, 5 des deux cylindres se ferment et les lumières 6 restent fermées, l'air se détend dans les chambres de gauche, se comprime dans les chambres de droite. Lorsque le piston est arrivé à fin de course, les lumières 4 sont restées fermées, mais les lumières 5 et 6 sont ouvertes, et les balayages s'effectuent comme précédemment pendant la durée de leur ouverture.
Les ventilateurs Wi et W2 peuvent être d'un modèle quelconque; ils seront par exemple commandés par des moteurs électriques indé pendants et tourneront constamment.
On. remarquera que les courants d'air qui produisent le balayage pénètrent dans les chambres à balayer par une de leurs extré mités et en sortent par l'autre. Tout le volume d'air qu'elles contiennent est ainsi chassé et remplacé par l'air provenant des échangeurs de chaleur. C'est dans ce but que l'on utilise deux cylindres jumelés.
On peut sur les principes qui viennent d'être indiqués réaliser aussi une machine dont le compresseur unique joue à la fois les rôles des compresseurs ordinaire et récupéra teur. Elle est représentée sur la fig. 3.
Le cylindre à double effet 1v porte comme précédemment sur ses parois trois séries de lumières: les lumières 41, et 66 réunies en parallèles, font communiquer alternativement les deux fonds du cylindre avec le refroi disseur Ri et le ventilateur de balayage T i par les conduites 17 et 18, la lumière mé diane 5u est destinée à faire communiquer alternativement les deux fonds du cylindre avec le réfrigérant R-2 et le ventilateur TI?# au moyen du conduit 19.
Le piston 2b, commandé par la tige 3b est construit comme ceux de la fig. 2; il se déplace d'un mouvement de va-et-vient dans le cylindre; les lumières dont il est muni et qui par les canaux 7b et 81, ménagés dans le piston communiquent respectivement- avec chacune des chambres du cylindre assurent comme précédemment la distribution.
Le cylindre est muni à sa partie gauche d'un clapet de refoulement 20 et d'un clapet d'aspiration 21; de même à sa partie droite sont disposés les clapets 22 de refoulement et le clapet 23 d'aspiration. Les orifices que commandent les clapets de refobilement com muniquent par les tuyaux 24 et 25 avec le refroidisseur Ri oit règne la pression P. Les orifices commandés par les clapets d'aspira tion communiquent par les conduites 15 et 16 avec le réfrigérant Rz oit règne la pression P.>..
Le fonctionnement est alors le suivant .Si l'on considère (fig. 4) ce qui se passe dans la partie de gauche du cylindre, le piston se déplaçant vers la droite de la figure, toutes les lumières se ferment et le piston détend l'air, primitivement à la pression P, jusqu'à la pression Pa qui règne dans le réfrigérant R:".; à ce moment le clapet d'aspiration 21 s'ouvre, le clapet 20 restant fermé, désormais la pres sion ne pourra plus descendre au-dessous de Pz.
On suppose, ce qui est toujours le cas dans la pratique, la capacité du réfrigérant assez grande pour que la pression n'y soit pas sensiblement influencée par les variations des débits d'air, le volume de l'air dans le fond du cylindre de gauche est alors V:,.,; le piston continue à se déplacer vers la droite jusqu'à ce que le volume devienne Ts; la pression reste constante pendant ce déplace ment, parce qu'il rentre dans le cylindre de l'air aspiré au réfrigérant par le piston; lorsque le volume est devenu T%s, le piston découvre la lumière 511, et la met en com munication avec la partie gauche du cylindre;
un circuit est ainsi ouvert qui relie cette partie du cylindre, par le canal 7b et la lu- mière 5b au ventilateur 117'2, au réfrigérant R= et se referme sur le cylindre par le tuyau 1 et le clapet \1; le ventilateur Tw'.= assure alors, pendant toute la durée d'ouverture de la lumière 5'', l'échange de l'air contenu dans le cylindre avec l'air du réfrigérant.
Lorsque le piton revient vers la gauche, la lumière<B>5"</B> se ferme et la compression commence, le clapet 21 se ferme. Lorsque la pression revient à la valeur initiale Pi, le clapet 20 qui réunit le fond du cylindre au refroidisseur Ri où règne la pression P, s'ouvre; désormais la pression ne peut plus monter au-dessus de P ; le volume de l'air est T'i; le déplacement ultérieur du piston vers la gauche s'effectue sous une pression constante égale à P ; le piston refoule de l'air, au. refroidisseur.
Lorsque le volume du cylindre a été réduit à la valeur initiale Ti, le piston découvre la lumière 4b, un circuit est alors ouvert qui réunit par le canal 7b la lumière 4b et le tuyau 17, le fond de gauche du cylindre au ventilateur 1171 et au refroi disseur Ri, puis revient au cylindre par le tuyau 24 et le clapet 20. Le ventilateur<B>IV-,</B> effectue le balayage de l'air comprimé dans le cylindre, qu'il remplace par de l'air re froidi venant de pendant le temps que la lumière 4'' reste ouverte. Puis le piston re partant vers la gauche, la lumière 41, et le clapet 20 se ferment et le cycle recommence.
Le fonctionnement est le même sur l'autre face du piston.
Le diagramme qu'inscrirait un indicateur de Watt sur l'une des faces du piston est représenté sur la<B>fi-.</B> 4; les longueurs h. re présentent la hauteur des lumières.
Malgré sa simplicité apparente, cette deuxième disposition ne vaut pas, en général, la première. Ion effet, dans le même cylindre, on doit successivement opérer des balayages, pendant qua le piston est dans le voisinage immédiat de ses fonds de course, puis faire passer de l'air à travers les clapets. Pour opérer le balayage dans de bonnes conditions, c'est-à-dire sans perdre beaucoup de force vive pendant la traversée des lumières et ne pas ralentir par trop la vitesse de la machine, il convient d'arrêter le piston à ses fonds de course et de maintenir les lumières ouvertes en grand pendant une portion notable de la durée de la course du piston, les deux tiers par exemple.
Ce résultat peut être obtenu, ainsi qu'il sera dit plus loin. Mais, les cla pets doivent s'ouvrir en un temps très court par rapport à cette durée et cela conduit à commander leurs mouvements au moyen d'un mécanisme de distribution spécial.
Dans la première disposition, au contraire, seul le compresseur ordinaire comporte des clapets et. il n'y a aucun inconvénient à les laisser s'ouvrir et se fermer automatiquement. Il sera loisible alors de donner au compres seur récupérateur toute disposition facilitant le balayage.
Dans les machines de l'un ou l'autre type précédemment décrites, l'air se détend sur l'une des faces du piston du compresseur récupérateur, tandis qu'il est comprimé sur l'autre face, pendant une course du piston, d'un point mort à l'autre. Le travail de dé tente est d'abord supérieur à celui de la compression et le piston fournit du travail; puis le travail de compression devient supérieur au travail de détente et le piston absorbe ,alors du travail jusqu'à la fin de sa course. Le travail de détente fourni pendant la première partie de la course sera emmaga siné dans un volant monté sur l'arbre moteur qui actionne la tige du piston; ce volant restituera ce travail pendant la seconde partie de la course.
En outre, dans ces machines, les échanges de chaleur entre l'air et les parois du cy lindre sont très peu importantes; à l'inverse de ce qui se passe dans les machines frigori fiques à vapeur saturée. Grâce à cette faiblesse des actions de paroi, le rendement d'un cy lindre de faibles dimensions est sensiblement le même que celui d'un cylindre de grandes dimensions. Pour réaliser des machines de grande puissance, il sera donc possible de les constituer par des cylindres multiples dont les. pistons seront montés sur un même vile brequin, comme dans le cas des moteurs à explosion. On pourra ainsi réaliser des groupes à la fois puissants, légers et peu encom brants.
Dans ce qui précède, on a supposé le piston entraîné au moyen d'un simple système de bielle et de manivelle. Ce procédé a l'avan tage d'une grande simplicité.
Il a cependant un défaut: la durée d'ou verture des lumières est une fonction assez faible de la durée de la course du piston. II y a le plus grand intérêt à prolonger le plus possible le temps pendant lequel les lumières restent ouvertes et à accélérer au contraire le passage du piston d'un de ses points morts à l'autre. On peut ainsi réduire la vitesse à communiquer à l'air pour lui faire franchir les lumières pendant le balayage et par là réduire le travail de balayage qui est pro portionnel au carré de la vitesse de l'air. Ou bien, si l'on se donne à l'avance la vi tesse de balayage, on peut augmenter la vitesse de la machine, toutes choses restant égales d'ailleurs, et ainsi accroître sa puissance.
Pour prolonger la durée des balayages en ralentissant le piston dans le voisinage de ses fonds de course, on utilise le dispositif cinématique suivant, représenté schématique ment sur la fig. 5.
Le maneton porte un excentrique assu jetti à tourner autour de lui par un train d'engrenages A B. Sur la fig. 5 les roues dentées n'ont été représentées que par leurs circonférences primitives. Le train est consti tué par une roue fixe A à rayon 2 r, con centrique à l'arbre moteur 0 dont il s'agit de communiquer le mouvement au piston et par un- pignon B de rayon r, roulant sur A.
La tête de la bielle montée sur l'excen trique tourillonne autour d'un point P du pignon B excentré d'une longueur p par rap port au centre C de ce pignon.
Le système est mû de manière que le centre P de la tête de bielle se rapproche de l'axe de rotation lors des passages aux points morts.
Dans ces conditions, moyennant un choix convenable de l'excentricité p; la tête de bielle P, décrit une épicycloïde raccourcie qui est la courbe D. Si Po Q représente la hauteur h des lumières du cylindre et si l'on désigne par Pi P2 les points où la perpen diculaire à<I>0</I> x menée sur le point Q ren contre la courbe D, les lumières restent ouvertes à l'une des fins de course, pendant que la tête de bielle effectue sur la courbe D le parcours P Pz. Quand la tête de bielle est en P, le centre du pignon B est en<B><I>Ci;
</I></B> quand la tête de bielle est en P. le centre du pignon est en G2, et l'on voit que les lumières restent ouvertes pendant que l'arbre 0 tourne de l'angle 2 n.
La figure montre que cet angle est grand et que les lumières restent ainsi ouvertes pendant une fraction importante de la durée d'un demi-tour de rotation de l'arbre 0.
Un calcul géométrique simple permet de le démontrer avec plus de précision. A l'ori gine (fig. 6), la manivelle est au point mort et les centres OPC sont sur la même droite Ox.
Lorsque la droite<I>OC a</I> tourné d'un angle co autour du point 0, le point I du pignon qui était en contact à l'origine avec la circon férence fixe, est venu en Z i et on a Arc JZi = arc<I>JI,</I> d'où: angle<I>J Ci</I> Ii <I>= 2</I> o.
En menant la droite<B>Ci</B> Xi parallèle à 0X on a: angle<I>X</I> i Cl Zi = 7r <I>-3</I> w.
Soit x la distance au point 0 de la pro jection sur<I>0 X</I> de la tête de bielle Pi lorsque l'arbre 0 et la roue fixe ont tourné de l'angle co.
On a x=3rcosw-pcos3cu.
Pour w=o on<I>a:</I> x=xo=3r-p. Si l'on s'impose par exemple la condition que le balayage se fasse pendant le '/a du temps de la course du piston, la lumière devra s'ouvrir et se fermer lorsque l'on aura w = -<B>60"</B> et w = -r 600, ce qui donne x <I>=</I> xi <I>=</I> -f- <I>2</I><B>?.A--</B><I>p.</I> Soit L la course utile du piston, c'est-à- dire son trajet pendant que les deux lumières d'une même chambre du cylindre restent fermées.
On<I>a L = 2</I> xi =3r+ 2 p (en négligeant l'obliquité de la bielle). La distance x sera maxima pour
EMI0006.0039
=-3rsinco+3psin3cu=o,
EMI0006.0041
ou <SEP> cos <SEP> 2 <SEP> w <SEP> ---- <SEP> # <SEP> <U>r <SEP> A- <SEP> p</U> <SEP> .
<tb> p Il convient que le piston arrive à son fond de course au moment où l'axe de la bielle se confond avec celui du cylindre, c'est-à-dire pour (o --- o.
La condition précédente devient i@ =3 ,o. La hauteur h de la lumière est égale à a'o <I>-</I> xi <I>=
EMI0006.0047
</I> r et la course utile du piston est e <B>.</B> g nale <B>à
EMI0006.0052
</B> r <B>-</B> le rapport
EMI0006.0056
est égal <B>à
EMI0006.0059
</B> En comparant.
ces résultats ü ceux que donnerait un simple mouvement de bielle et manivelle (fig. 7) la course utile du piston, la hauteur des lumières et la vitesse de ro tation de l'arbre 0 restant les mêmes que précédemment, on voit que si<I>ci</I> désigne le rayon de la manivelle, la valeur de l'angle w quand une lumière s'ouvre ou se ferme, on a en négligeant l'obliquité de la bielle: <I>L = 2 a</I> cos o), Il = u (1 - cos<I>coi)</I>
EMI0006.0066
comme ces deux relations donnent:
EMI0006.0067
u <SEP> (l <SEP> - <SEP> cos <SEP> w) <SEP> = <SEP> 2 <SEP> 2 <SEP> a <SEP> cos <SEP> coi
<tb> <I>= <SEP> _</I> <SEP> d'où <SEP> cos <SEP> <I>coi <SEP> ï</I> <SEP> = <SEP> 0,687 et coi = 460 35, tandis que dans le mouvement épicy cloïdal, toutes choses égales d'ailleurs, les lumières s'ouvrent et se ferment pour w = 600;
ce mouvement augmente donc de 30 % le temps d'ouverture des lumières.
Ces lumières ne sont pas constamment complètement ouvertes pendant que le piston se déplace au voisinage de ses fins de course, et il y aurait lieu, pour une comparaison complète, de tenir compte de la section réelle découverte à chaque instant. Ce calcul mon trerait que la section moyenne offerte au passage de l'air est prés de deux fois plus grande avec le mouvement épicy cloïdal qu'avec le système de bielle et (le manivelle.
La réalisation du mouvement est repré sentée en plan sur la fig.8. L'arbre mo teur x 0 y muni de deux roues dentées fixes<I>Ci Ci</I> est coupé de façon à réaliser un ensemble symétrique par rapport à 0 X, il porte deux plateaux manivelles<I>Di</I> D2 sur chacun desquels est monté un pignon Bi, roulant sur Ci et Bï roulant sur Ci; entre ces pignons est monté excentriquement le, maneton de la bielle excentrée E qui com munique le mouvement à, la tige du piston.
La disposition précédente convient lorsque le tourillon de manivelle est en porte à faux; elle ne permet pas d'employer un vilebrequin ordinaire, ce qui serait un inconvénient sérieux dans le cas des machines polycylindriques, analogues à des moteurs à explosion.
On a alors recours à la disposition repré sentée en vue de bout sur la fig. 9 et sché matiquement sur la fig.10. L'arbre moteur 0 est muni d'un vilebrequin ordinaire porté par deux paliers; de part et d'autre du vilebre quin sont disposées deux roues fixes Ci et Ci, à denture interne de rayon 2 B portées par les paliers. On désigne par a le rayon de la manivelle du vilebrequin. Le tourillon de cette manivelle porte un excentrique P sur lequel est montée la tête de. bielle et solidaire de deux roues dentées<I>BI</I> B2, de rayon B, centrées sur le tourillon et mobiles autour de lui.
Ces deux roues n'engrènent pas directe ment avec les roues fixes C; Ci; elles tour neraient alors en effet en sens inverse de la manivelle et non dans le même sens comme précédemment. On interpose entre les roues<I>BI</I> B2 et les roues<I>Ci</I> Cî, les satellites s de diamètre D; ces satellites sont montés sur des axes, portés par les prolongements KK des bras du vilebrequin;
ils engrènent à la fois avec les roues Ci Ci et les roues<I>BI</I> B2. Dans ces conditions les roues<I>BI</I> B= tournent dans le même sens que la manivelle et d'un angle 2 co quand celle-ci tourne d'un angle u).
On a évidemment 2 R = a -f- R -1- D ou 1i --- <I>a</I> + <I>D.</I>
Soit p le rayon de l'excentrique, la figure schématique 10, oh les roues dentées sont re présentées par leurs circonférences directrices, permet de se rendre compte des conditions de ce mouvement. A l'origine, lorsque le piston est à l'un de ses fonds de course, le centre 0 autour duquel tourne la manivelle, le centre .S de la roue B et le centre P de la tête de bielle sont sur une même droite<I>0 X</I> et le point P est entre<I>0 et S.</I> Lorsque l'arbre vilebrequin a tourné d'un angle co le centre S' est venu en Si et la roue B en Bi.
Comme elle a tourné d'un angle 2 co par rap port au rayon<B>08,</B> le rayon ,SP passant par le centre de la roue B est venu en Si <I>Pi,</I> après avoir tourné d'un angle 3 m autour de<I>0 X.</I> Le centre P de la tête de bielle est venu en P l.
La distance x entre le centre 0 et la pro jection du point P1 sur<I>0</I> x a donc pour ex pression x=acosco-pcos3co. La loi du mouvement du piston est donc bien la même avec cette disposition qu'avec la disposition précédente.
Les fig. 11 et 12 représentent des vues d'ensemble en coupe verticale et horizontale du compresseur récupérateur avec double piston comme il a été indiqué fig. 2 et muni de la commande représentée sur la fig. 8.
Le compresseur récupérateur est repré senté en Da, les deux cylindres 1 et la sont munis de lumières 4, 5, ô; 411, 511, 611; dans ces cylindres se meuvent les pistons 2 et 211,
dont les tiges 3 et 3a sont jumelées sur la bielle E. Les plateaux<I>Di</I> D2 portent les pignons<I>Bi</I> Bz qui engrènent avec les roues fixes C C2 concentriques à l'arbre 0 qui porte les volants Vi V2. La tête de bielle P est montée excéntriquement par rapport aux pignons<I>Bi</I> B2.
On remarque que les plateaux<I>Di</I> D2 sont dentés le long de leur périphérie; les pignons Hi <I>Ha</I> engrènent avec eux. On a ainsi un engrenage réducteur qui permet de faire conduire le compresseur récupérateur par une dynamo ou une turbine à grande vitesse angulaire.
L'un des ventilateurs est représenté en 1172; il est conduit par un moteur électrique l173. Il va de soi que sans sortir du cadre de l'invention, on pourrait lui faire subir des modifications de détail.