Machine pour l'évacuation et la fermeture de récipients électriques. Cette invention a pour objet une machine pour l'évacuation et la fermeture de récipients électriques, tels que des ampoules de lampes électriques à incandescence, des tubes d'ap pareils électriques à vide, etc.
Les machines employées jusqu'ici dans la fabrication des lampes électriques à incan descence sont des machines rotatives dans lesquelles les lampes sont introduites en un certain point de la machine et avancent pas à pas, le raccordement des lampes à 1a pompe à vide étant établi au moyen de tubes en caoutchouc appliqués à des ajutages prévus sur une valve à tiroir. Les inconvénients de ces machines sont les nombreuses fuites aux quelles donnent lieu les tuyaux cri caoutchouc, ainsi que la valve à tiroir. Il peut arriver que des vapeurs d'huile, provenant du grais sage de la valve à tiroir, sont introduites dans les lampes à leur préjudice.
En outre, cette machine demande un opérateur spécial, et, par conséquent, elle peut difficilement être coordonnée à d'autres machines.
Le but de cette invention est de suppri mer l'emploi de tubes d'évacuation en caout- chouc et d'éviter les fuites qui en résultent. Dans ce but, la machine comporte un révol- ver mobile disposé pour supporter des pla teaux amovibles destinés à recevoir, à tour de rôle, les récipients à évacuer et à fermer, un distributeur de vide pour faire agir un effet de vide dans les récipients en position d'évacuation;
et des moyens pour amener, avec l'aide dudit révolver, chaque plateau garni de récipients en position correcte et en connexion étanche de ces derniers avec le distributeur de vide afin d'établir une com munication étanche entre celui-ci et des tubes d'évacuation dont sont pourvus les récipients à évacuer.
Dans le dessin annexé, donné à titre d'exemple; la fig. 1 est une vue en plan d'une forme d'exécution de l'objet de l'invention, destinée à évacuer et à fermer des ampoules de lampes électriques à incandescence et com binée avec un appareil pour le soudage de tubes d'évaçuation; la fig. 2 en est une coupe verticale; la fig. 3 est une vue en éléva tion de détail d'une partie à came pour ac tionner un volet d'un chapeau mobile de chauf- fage électrique; la fig. 4 est une vue en plan de cette partie à came;
la fig. 5 est une élé vation d'un groupe de soupapes à commande électrique disposées pour commander différen tes conduites; la fig. 6 est une coupe verti cale à plus grande échelle d'une partie de la fig. 2; la fig. 7 est une vue partielle d'un plateau sur lequel les ampoules de lampes sont placées; la fig. 8 est une vue de dessous de ce plateau; la fig. 9 est une coupe ver ticale à plus grande échelle d'une partie de ce plateau;
la fig. 10 est une coupe verticale d'une des soupapes à commande électrique précitée, et la fig. 11. est une coupe similaire d'une variante de cette soupape; la fig. 12 montre un interrupteur électrique à fiches en élévation et en plan; la fig. 13 est une vue en plan d'un commutateur de connexion de conduites; la fig. 14 est une vue de côté de celui-ci, certaines parties étant représentées en coupe suivant la ligne 12---12 de la fig. 13;
la fig. 15 est une vue cri plan de la partie fixe d'une valve rotative de distribution, mon tée sur ledit commutateur de connexion; la fig. 16 est une, vue semblable de la partie mobile de cette valve; la fig. 17 est une coupe partielle de deux segments contigus dudit commutateur de connexion; la fig. <B>18</B> est une vue schématique montrant l'ensemble des conduites précitées et des circuits élec triques correspondants; la fig. 19 montre par des vues de dessus et de dessous et en élé vation la partie rotative d'une autre valve rotative et la fig. 20 est une vue en plan de la partie fixe de cette valve.
Ainsi que le montre la fig. 1 du dessin, la machine 10 servant à évacuer et à fermer les ampoules de lampes est placée à côté d'un appareil 11 pour souder des tubes d'é vacuation dans ces ampoules de lampes, de sorte qu'un ouvrier peut surveiller simultané ment les deux parties. L'appareil pour le sou dage des tubes d'évacuation est d'un type connu dans la fabrication des lampes à in candescence. La machine représentée ici est spécialement adaptée â la fabrication des lampes dites sans pointe. Ainsi qu'il est connu dans la fabrication des lampes à incandes- cerce, ces lampes possèdent une tige tubu laire centrale servant à supporter le filament, ainsi- que les fils d'entrée.
Cette tige tubu laire est formée avec un tube d'évacuation qui passe longitudinalement à l'intérieur de la tige tubulaire et se prolonge un peu au delà de l'extrémité de celle-ci. A son extré mité intérieure, ce tube d'évacuation commu nique avec l'intérieur de l'ampoule de lampe par une ouverture ménagée dans la tige à l'endroit où les fils d'entrée sont scellés. L'ampoule de lampe est évacuée au moyen de ce tube, en le raccordant à une source de vide.
Avant cependant que l'évacuation soit effectuée, la tige tubulaire est soudée dans l'ampoule de lampe, ce qui est effectué dans l'appareil à souder les tubes d'évacuation tel qu'il est désigné par 11. La phase suivante dans la fabrication<B>de</B> la lampe est l'évacua tion de l'ampoule de lampe et le remplace ment, par uni gaz inerte, de l'air extrait, lorsque la lampe est du type à remplissage de gaz. C'est la partie 10 qui est appelée à produire l'évacuation et la fermeture de l'am poule de lampe.
En ce qui concerne plus particulièrement la fig. 2, on remarque que la machine 10 comporte des montants verticaux 12 suppor tant, à une hauteur voulue, une table 13. Une plaque 15, montée sur un support cou lissant 14 supporté par la table 13, porte un révolver 16. Ce révolver est muni d'un re bord 17 s'engageant avec un rebord prévu sur la plaque 15, de sorte que le révolver peut tourner autour de la plaque 15.
Le ré- volver 16 est muni d'une cheville à ressort pouvant entrer dans l'une au l'autre de trois encoches disposées à une distance d'environ 120 l'une de l'autre, ménagées dans le re bord de la plaque 15 sur lequel le révolver repose, mettant ainsi l'ouvrier à même de fixer le révolver dans l'une ou l'autre de trois positions déterminées. Le révolver 16 est muni (fig. 1)
de trois fourches de support dont les branches portent des chevilles 19 et qui servent à amener des plateaux 20 alter nativement dans différentes positions. Un de ces plateaux 20 est représenté en détail aux fig. 8 et 9; il est muni de deux ouvertures 21 dans lesquelles peuvent entrer les chevilles 19 de l'une ou l'autre fourche, afin de tenir le plateau. Un certain nombre de chevilles creuses _2, au nombre de huit dans l'exemple représenté, sont plantées en position verticale dans chaque plateau 20. Les tiges tubulaires des ampoules de lampes sont destinées à être enfilées sur ces chevilles creuses, avec leurs tubes d'évacuation passant à travers elles.
C'est sur un de ces plateaux que l'ouvrier place les ampoules de lampes lorsqu'elles ont été travaillées dans l'appareil à souder, et le plateau se trouvera alors dans la position I (fig. 1) qui est la position de chargement.
Après que le plateau dans cette position a été garni d'ampoules de lampes venant de l'appareil à souder, il est tourné à la posi tion II, occupant la position élevée indiquée dans la fig. 2 en lignes pointillées. L'opéra tion suivante est l'abaissement de ce plateau, ce qui est effectué en faisant descendre le support 14. Ce dernier est accouplé à une tige 23 fixée à un piston 24 logé dans un cylindre 25. Ce cylindre est muni d'une ou verture latérale 26 qui sera reliée à une source de vide, pour faire monter le piston 24.
Pour le faire descendre, au contraire, le vide au- dessus du piston sera détruit, et la plaque 15 et le révolver 16 qu'elle porte, descendent alors dans la position montrée dans la fig. 2 en traits pleins. Le plateau 20, cependant, en descendant, rencontre une plaque 27 pos sédant deux chevilles de guidage 28 (voir fig. 2 et 7) pénétrant à travers des ouver tures 29 ménagées dans le plateau.
A la face intérieure du plateau 20 sont montées des bobines de chauffage électrique 30, une pour chaque lampe, convenablement isolées du pla teau, reliées en série et placées suivant le même axe que les alésages des chevilles creu ses 22 du plateau de façon qu'elles se trou vent en bonne relation thermique avec les tubes d'évacuation des lampes.
Ces bobines sont de préférence faites avec un fil à - résis tance de nickel-chrome. Des résultats parti culièrement favorables ont été obtenus avec des bobines cri fil de nickel-chrome dont les spires adjacentes sont en contact entre elles; protégées contre des court-circuits seulement par une oxydation du fil. Une paire de goupil les 3l dirigées vers le bas forment les bornes du circuit électrique renfermant les bobines de chauffage. La plaque 27 porte deux go dets à mercure 32 servant de bornes, comme le montre la fig. 7, et dans lesquels trem pent les goupilles-bornes 31, lorsque le pla teau 20 est abaissé.
La plaque 27 est sup portée par une colonne centrale creuse 33, par laquelle passent des conducteurs électri ques 34 pour lesdites bornes à godet à mer cure.
Lorsque le plateau 20 est abaissé pour entrer en contact avec la plaque 27, les par ties inférieures des. tubes d'évacuation des ampoules de lampe entrent dans des tubes de serrage 35 montés sur la table 13 et rac cordés à un distributeur de vide 36. Ainsi qu'on le voit dans la fig. 6, ces tubes de serrage comprennent un tube 37 raccordé au distributeur de vide 36, un tube-enveloppe 38 et<B>un</B> manchon supérieur 39.
Ce manchon est passé par dessus le bout supérieur du tube-enveloppe 38; il est muni d'une partie évasée 40 qui s'appuie sur une rondelle eu caoutchouc ou autre matière élastique 41, placée à l'extrémité supérieure du tube 37 et suffisamment large pour permettre au tube d'évacuation d'y passer. Chaque manchon 39 est muni, à son extrémité inférieure, d'une bride 42 subissant la pression d'un ressort 44 qui, d'autre part, s*appuie contre une plaque 43. La plaque 43 est supportée par quatre colonnes 45 traversant la table 13. Chacune de ces colonnes est pourvue d'un ressort 46 placé entre la table 13 et un bossage 47 prévu à la plaque 43.
L'extrémité inférieure de chacune des colonnes 45 est fixée dans un piston 48 logé dans un cylindre 49 relié à une source de vide par une tubulure 50. Lorsqu'un vide est produit dans les cylindres 49, ainsi qu'il va être décrit, la plaque 43 s'abaisse, ce qui produit la compression des ron delles élastiques 41. dans les tubes de serrage 35. Ces rondelles sont ainsi serrées contre les tubes d'évacuation, et. une. connexion étanche de ceux-ci avec le distributeur 36 est par là assurée.
D'habitude, l'ampoule de lampe est chauf fée pendant son évacuation, et le dispositif prévu dans ce but est représenté dans la fig. 2. Ce dispositif comporte un chapeau à double paroi 51 muni d'une couche calorifuge 52. Un cylindre central 53 forme avec cette double paroi une chambre annulaire 54 d'une largeur suffisante pour que les ampoules pla cées sur le plateau 20 puissent y trouver place. La chambre annulaire 54 renferme un élément de chauffage électrique 55 sous forme de gaine; muni de bornes convenables 56. On peut laisser cet élément de chauffage conti nuellement sous courant, de façon à main tenir la chambre 54 à une température relativement élevée.
Un volet 57 ferme la chambre 54 par en bas et y retient la chaleur, lorsque le chapeau est soulevé. Des moyens sont prévus pour abaisser le chapeau de sorte que lorsqu'il est complète ment descendu, sa partie inférieure touche le plateau 20. Cela doit être le cas immé diatement après que les tubes d'évacuation auront été serrés dans les tubes de serrage 35. Dans ce but, le chapeau 51 est monté sur deux barres creuses de support 58 dont les extrémités inférieures pénètrent dans deux cylindres 59 fixés à la table 13.
Des pistons 60 sont portés par les barres 58 et sont logés dans les cylindres 59, lesquels, lorsque les pistons doivent monter, sont reliés au moyen de la tubulure 61, à une source de vide, tandis que la communication avec cette source de vide sera interrompue et les cylindres reliés à l'atmosphère par la tubulure 61 quand les pistons doivent descendre. Le poids du chapeau 51 suffit pour faire descendre alors le plateau 20 et la plaque 27, contre l'action de ressorts P intercalés entre la table 13 et une bride 33' supportée par la colonne 33. Lorsque le chapeau de chauffage 51 doit être abaissé, il est nécessaire d'écarter le volet 57 qui ferme la chambre 54, pour que les ampoules puis sent entrer dans cette chambre 54.
Dans ce but, la plaque 27 est montée sur une tige 62 guidée dans une des barres de support creuses 58. Le cylindre 59 correspondant est pourvu, à sa partie inférieure, d'une rallonge 63 ayant une entaille-came 65 visible dans les fi-. 2, 3 et 4.
Un galet 66 fixé à un bras 67, monté à l'extrémité inférieure de la tige 62 s'ecigage dans l'entaille-came 65 et sert à faire tourner la tige 62 et le volet 57 lors que le chapeau 51 monte ou descend, de telle façon que, lorsque le chapeau est dans sa position inférieure, le volet est retiré de façon à permettre l'entrée, dans la chambre 54, des ampoules de lampes placées sur le pla teau 20, et que, au contraire, le volet 57 ferme la chambre 54 du chapeau 51 pour y retenir la chaleur, lorsque le chapeau 51 se trouve dans sa position supérieure.
Après que les lampes ont été bien éva cuées, que le chapeau de chauffage 51 a été soulevé, et que les parties 20 et 27 ont re pris leur position indiquée en traits pleins dans la fig. 2, une connexion électrique est établie, de telle façon que les bobines de chauffage 30 reçoivent du courant et font fondre les tubes d'évacuation de façon à fer mer les lampe, sans les séparer de leurs tubes d'évacuation. Ensuite, le vide est dé truit das les cylindres 49, ce qui fait que la plaque 43 est soulevée et que les rondelles élastiques 41 sont déchargées de la pression, afin de permettre de retirer les tubes d'éva cuation.
Ensuite, un vide est établi dans le cylindre 25, de sorte que le piston 24 est soulevé, et avec lui la plaque 15 et le ré volver 16. Ce dernier saisit le plateau 20 et le soulève, avec des ampoules de lampes et leurs tubes d'évacuation, à la position montrée en lignes pointillées dans la fig. 2. Un cycle d'opérations est ainsi accompli, et l'opérateur tourne alors le révolver, pour amener le plateau 20 qui était dans la posi tion II à la position III, et un nouveau pla teau à la position II.
Dans la position III, deux bornes à godet à mercure 68 sont pré vues dans une position telle que les gou- pilles-bornes 31 du plateau 20 y trempent, lorsque le révolver est abaissé, pour amener le plateau qui se trouve dans la position II en prise avec la plaque 27. A la position III, les parties des tubes d'évacuation qui dépas sent les fermetures par scellement faites dans la position II, sont séparées des ampoules de lampes au moyeu de la chaleur dégagée par les bobines 30.
Un groupe de soupapes à commande élec trique est prévu pour la commande des con duites à vide servant à évacuer les lampes. Chacune de ces soupapes, dont une est re présentée à la fig. 10, comporte un tube 69 de métal non magnétique, muni de tubulures 70 et 71. La soupape elle-même consiste en une armature tubulaire de fer, 72, munie d'un tampon 73 en caoutchouc ou d'une autre matière élastique. Des trous 74 percés dans la paroi de l'armature 72 permettent l'éta blissement d'une communication entre l'inté rieur de celle-ci et les tubulures 70 et 71. Un solénoïde 75, pourvu d'un cadre en fer 76, entoure le tube 69 et est supporté par lui. Ce solénoïde détermine la position de l'ar mature 72 et sert ainsi à ouvrir ou à fermer la soupape.
Comme la fig. 5 te montre, quatre de ces soupapes sont prévues pour l'évacua tion à peu près complète des lampes. Une de ces soupapes, 77, commande une conduite d'évacuation préliminaire ou brute 81. Une autre, 78, commande une conduite d'air sec 82. Encore une autre soupape, 79, commande la conduite 80 à laquelle les conduites 81 et 82 qui vont aux soupapes 77 et 78 sont re liées. La quatrième soupape, 83, règle le pas sage de la conduite 84 allant depuis la pompe à grand vide à la conduite 85 raccordée au distributeur 36.
Pendant le fonctionnement, les conduites à air sec et à évacuation brute sont alternativement reliées au distributeur par l'ouverture et la fermeture alternatives des soupapes 77 et 78, pendant que la sou pape 79 est ouverte et que la soupape 83 est fermée. Cela se répète un certain nombre de fois, car le résultat obtenu ainsi est meil leur que lorsque l'évacuation est faite d'un seul trait. Lorsque, par l'ouverture de la sou pape 83, la pompe à grand vide est mise en communication avec le distributeur, les sou papes 78 et 79 sont fermées, de façon à éviter toute fuite, la soupape 77 étant ouverte, de sorte que l'évacuation brute aidera à main tenir une fermeture hermétique de la sou pape 79.
Fig. 18 montre schématiquement une installation de distribution du vide et aussi du courant électrique. La commande princi pale de cette installation est effectuée par le commutateur de connexion 86. Ce commuta teur, représenté en détail dans les fig. 13 à 17, comporte une boîte 87 renfermant l'organe commutateur proprement dit. Celui-ci consiste en un tambour composé de segments montés sur un arbre 88 pouvant tourner dans des paliers 89. Une certaine quantité d'huile, montant plus haut que les paliers 89, est maintenue dans la boîte, afin d'assurer un bon graissage, et en même temps, d'empêcher la formation d'étincelles.
Huit segments de ce tambour, désignés par<I>A, B, C,</I> .D, E, F, <I>G et H,</I> commandent les différents circuits électriques de l'appareil. Dans la fig. 17, deux segments, dont les corps sont formés par des blocs isolants 90, sont représentés. Ces blocs 90 sont garnis extérieurement de blocs mé talliques 91 reliés entre eux au moyen de chevilles conductrices 92 et de lamelles con ductrices 92', de telle façon qu'il existe un chemin conducteur au bloc conducteur du segment A à tous les blocs semblables de tous les autres segments.
Ces blocs s'étendent sur la périphérie du tambour commutateur sur des longueurs telles qu'ils maintiennent un circuit donné, aussi longtemps que cela est nécessaire, par leur contact avec des ba lais stationnaires 93 montés à l'intérieur de la boîte 87 et reliés à des bornes placées- à l'extérieur de celle-ci. Ces bornes sont dé signées par .B, AS\, <I>T, U, V, W, X</I> et Z.
B est la borne commune reliée à l'une des bornes d'une ligne à courant continu; S est une borne de réserve; T correspond au circuit de con nexion de la pompe à vide brut, U à celui d'un indicateur des fuites, V à celui de la conduite à air sec, W à celui de la pompe à grand vide, X, au circuit du premier con tact à mercure (position II) et Z au circuit du second contact à mercure (position HI).
Sur le même arbre que le tambour de con- tact électrique du commutateur, est monté le tiroir rotatif 94 d'une valve de distribution de vide principale, dont l'élément stationnaire 95, avec lequel coopère le tiroir, est muni de quatre ouvertures qui communiquent, l'une, K, avec un tuyau qui mène aux tubes de serrage, une autre, L, avec un tuyau condui sant au cylindre destiné à soulever le révol- ver, une troisième, 111, avec un tuyau menant au cylindre destiné au déplacement du cha peau de chauffage, et une quatrième, N, avec un tuyau se raccordant à la conduite de vide brut ou vide préliminaire.
L'organe commu- tateur mobile est mis en rotation par un en cliquetage (fig. 14), dont la roue à rochet<B>96</B> est fixée sur l'arbre 88, tandis que le cliquet 97 est monté sur un bras 98, pivotant sur ledit arbre et qui petit être actionné par une bielle 99, articulée, d'une part, au bras 98 et, d'autre part, à un piston 100 travaillant dans un cylindre 101. Un ressort 102 est re lié, d'un côté, à la bielle 99 et, de l'autre côté, à une pièce réglable 103 portée par la boîte 87.
Il est évident que, lorsqu'un effet (le vide agit dans le cylindre<B><U>101,</U></B> le piston 100 est aspiré vers le bas, ce qui fait agir le cliquet 97 sur la roue à, rochet<B>96</B> et avancer le tambour du commutateur d'une dent dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre. Lorsque ensuite le vide dans le cy lindre 101 est détruit, le ressort 102 rappelle le cliquet 97; de sorte qu'aussitôt que l'effet de vide vient de nouveau agir dans le cylindre 101, le jeu petit se répéter, et le tambour dit commutateur est avancé d'une nouvelle dent.
Ainsi que la fig. 18 le montre, l'une des bornes d'un circuit à courant continu est reliée à la borne R du commutateur. Lorsque le commutateur est arrivé dans une position telle que le segment Cde son tambour est électrique ment en contact avec la borne T, il établit un circuit renfermant le solénoïde de com mande de la soupape 77 de la pompe à vide brut, ainsi que le conducteur 105 rejoignant l'autre borne,<B>106,</B> du circuit à courant con tinu. Le circuit suivant qui est établi, est celui du dispositif indicateur des fuites, circuit qui se ferme, lorsque le segment D entre en contact électrique avec la borne U.
A ce moment, le circuit de la soupape de la pompe à vide brut est interrompu. D'habitude, c'est-à-dire lorsqu'il n'y a pas de lampe qui fait fuite, rien n'arrive, car ce circuit renferme une paire de bornes 107 montées dans un tube à U 108 chargé de mercure et relié art distributeur<B>36.</B> De cette façon, le mercure est retenu par effet de vide en position (le non-contact, à moins que le vide ne soit détruit par la présence d'une lampe non étanche. Eu effet, lorsqu'il y a une ampoule de lampe qui fait fuite,
le mer cure monte dans celle des branches dit tube à<B>U</B> où les bornes sont logées et le circuit est ainsi établi à celle-ci. Une lampe aver tisseuse 109, rouge de préférence, est inter calée dans ce circuit, ainsi qu'un solénoïde 110 agissant sur un noyau 111 qui Ît, soit tour commande un interrupteur 112 réunis sant normalement les bornes 113, fermant ainsi le circuit passant par le solénoïde de commande de la soupape 77 et d'autres sou papes, ce qui sera expliqué plus clairement plus loin.
Aussitôt que, cependant, il y a une lampe non étanche, et que le circuit en ques tion est fermé, comme il a été décrit, le noyau 111 est attiré dans le solénoïde 110 et l'in terrupteur 112 sépare les bornes 113, inter rompant de cette manière les circuits de commande de toutes les soupapes à commande électrique, ainsi que les deux circuits pour produire la fermeture des ampoules de lam pes, et empêchant ainsi tout fonctionnement. En même temps, l'interrupteur 112 établit un circuit qui part de la borne principale 104 par les bornes 114, et de là retourne par le solénoïde 110 à l'autre borne principale,<B>106,
</B> afin de maintenir les bornes 114 pontées par l'interrupteur 11?, indépendamment du cir cuit qui passe par le contact à mercure. En même temps, un dispositif destiné à accélérer le fonctionnement du commutateur est mis en action, mettant ainsi l'opérateur à même de pouvoir enlever le plus vite possible l'am poule de lampe fautive ou le plateau porte ampoules de lampes.
L'effet de vide pour la commande de la rotation du commutateur est dérivé de la con duite qui mène aux cylindres de serrage 49, par un tuyau d'embranchement 115 relié à l'ouverture 116 d'un disque stationnaire 117 qu'on voit dans la fig. 20. Un disque rotatif 118 actionné par une transmission de mouve ment convenable depuis la commande de l'ap pareil à souder, et qui est représenté en dé tail dans la fig. 19, s'appuie sur le disque stationnaire 117. Le disque 118 est enfermé dans une boîte 121 et est percé d'une série de trous 119 communiquant avec l'atmosphère par l'orifice 120 prévu dans la paroi de la boîte 121.
Celle des surfaces du disque 118 qui est en contact avec le disque 117 est munie d'une série de rainures radiales 122, dont trois sont longues et trois autres courtes. Lorsque le disque 118 tourne, les trois rai nures plus longues 122 relient successivement l'ouverture centrale -116 à un orifice 123 du disque 117, ce qui relie le tuyau à vide 115 par les tuyaux 124 et 125 à une valve tiroir rotatif 126, valve comportant un disque stationnaire 127 et un disque-tiroir rotatif 128 actionné de la manière décrite plus loin. Cette valve est représentée dans sa position nor male, dans laquelle le tuyau 125 est en com munication avec un tuyau 127' qui mène au dispositif de commande du commutateur.
Les trois trous 119, qui communiquent avec des entailles radiales, sont également mises suc cessivement en communication avec l'orifice 123 et ils détruisent alors le vide dans le tuyau 115 et dans la conduite sur laquelle il est branché. Ce qui vient d'être décrit est le fonctionnement normal. Lorsque, cependant, il y a une ampoule de lampe qui n'est pas étanche, il est désirable d'accélérer le uiouve- ment de rotation du commutateur. A cet effet, une ouverture 128' est prévue dans le disque stationnaire 117; cette ouverture communique avec un tuyau 129 qui mène à la soupape â commande électrique 130.
Cette soupape est représentée dans la fig. 11; elle est sembla ble à celle que montre la fig. 10, sauf qu'elle est construite de telle façon que, lorsque son solénoïde 131 est excité, la garniture élasti que 132 de la tête de soupape 134 est ame- née à s'appuyer sur son siège et que, lorsque le courant est interrompu, la tête de soupape retombe et ouvre le passage. La construction de la soupape est telle que l'action électro magnétique exercée sur le noyau 133 por tant la tête de soupape 134 est très éner gique, de sorte que la soupape ferme très bien.
En ce qui concerne toujours la fig. 18, on voit que le circuit électrique renfermant le solénoïde de commande 131 de la soupape 130 est fermé en même temps que le circuit de commande de soupapes 77, 78, 79 et 83, et de cette manière, la soupape 130 est main tenue fermée aussi longtemps que la machine fonctionne normalement. Lorsque par contre, il y a une ampoule de lampe non étanche, l'interruption du courant qui passe par les solénoïdes de commande de la soupape 77 et des autres, entraîne aussi l'interruption du courant dans le solénoïde de commande de la soupape 130 qui peut alors s'ouvrir.
On voit dans les fig. 19 et 20 que la lon gueur des rainures 122 ainsi que la dis position de celles-ci et des orifices 119 est telle que l'ouverture 128' communique avec eux pendant un tour du disque 118, deux fois plus souvent que l'ouverture 123. En outre, l'ouverture 128' communiqué alternativement avec une rainure 122 et avec des orifices 119, tandis que l'ouverture 123 communique trois fois de suite avec une rainure 122 et trois fois de suite avec un orifice 119. Pour cette raison, lorsque la soupape 130 s'ouvre, le commutateur sera amené à marcher six fois plus vite que normalement, attendu que son.
dispositif de commande sera, par la conduite 135 et la valve 126, alternativement en com munication avec le tuyau à vide 115 et avec l'atmosphère, lorsque la machine aura accom pli un tour complet, et que la plaque 43 est relevée de sorte que les tubes d'évacuation des ampoules de lampes sont libérés des ron delles de caoutchouc qui les enserraient, un interrupteur 136 solidaire du mouvement de la plaque 43 sépare les bornes<B>137</B> et inter rompt ainsi le circuit de retour; le solénoïde 110 est alors désexcité et lâche l'interrupteur 112 qui pourra revenir en contact avec les bornes 113. Ainsi que les fig. 6 et 12 le mon trent, les bornes 137 sont montées sur la table 13 et l'interrupteur 136 est supporté par la plaque de serrage 43.
Lorsque le segment I' du commutateur vient faire contact électrique avec la borne T', la soupape à commande électrique 78 du type représenté cri fig. 10 est amenée à s'ouvrir pour laisser entrer de l'air sec dans les am poules de lampes. Les segments T et I' sont dimensionnés de telle faon qu'il y ait le nombre voulu de connexions alternatives avec la pompe à vide brut et avec la conduite à air sec pour obtenir le meilleur résultat-pos - sible.
Lorsque le segment P du commutateur fait contact électrique avec la borne Il, la soupape 79 qui est du type renversé repré senté parla<B>fi-.</B> 11, est amenée à se fermer, causant ainsi la fermeture des conduites à air sec et à vide brut. La soupape 83 qui est du type représenté en fi-. 10, par contre, est ouverte pour faire communiquer la pompe à grand vide avec les ampoules de lampes.
Lorsque le segment G du commutateur est en communication électrique avec la borne A, nu solénoïde 138 reçoit du courant, ce qui a pour effet qu'il soulève un interrupteur 139 qui fait ainsi contact aux bornes 140 pour fermer le circuit d'une source de courant alter natif 141, comprenant les contacts à mercure 32 ainsi que les bobines de chauffage 30 du plateau qui se trouve en position II.
Lorsque le segment H est électriquement relié à la borne Z, un solénoïde 14.2 soulève un inter rupteur 143 qui établit alors la connexion entre les bornes 144 pour fermer ainsi un circuit renfermant les contacts à mercure 68 et les bobines de chauffage 30 du plateau qui se trouve dans la position III.
Quand l'opérateur aura mis un plateau de la position I à la position II, il appuie sur une pédale 145 (fig. 1), ce qui, au moyen de la chaîne 146 (fig. 18), fait tourner le dis que-tiroir<B>128</B> de la valve 126, de sorte que la conduite principale à vide, 147, est reliée par le tuyau 127' au cylindre 101 dont le piston 100 actionne le commutateur, et que celui-ci avance d'une dent. En même temps, le cylindre de commande du révolver est mis en communication avec l'atmosphère; le ré- volver descend et dépose le plateau sur la plaque 27.
La pédale 14:) est lâchée et puis pressée de nouveau, ce qui fait encore avan cer le commutateur d'une dent. Cela donne lieu à l'action du vide dans les cylindres 49 qui effectuent l'enserrage des tubes d'évacua tion des lampes, ainsi qu'à l'admission d'air dans les cylindres actionnant le chapeau de chauffage. Les ampoules de lampes sont ainsi, d'une part, reliées au distributeur du vide, et, d'autre part, couvertes par le chapeau de chauffage.
Lorsque la pédale 145 est lichée, le cylindre 101 à piston 100 actionnant le commutateur est relié à la conduite ü vide allant aux cylindres de serrage 49, avec les quels il reste en communication pendant la durée de l'évacuation.
On se rendra compte de la succession des diverses opérations avec l'aide du schéma sui vant des phases d'opération correspondant aux différents avancements de la roue à cli- quet 96, le commutateur ayant été tourné de deux dents.
Dents 3, 4: Admission de vide prélimi naire.
Dents 5, 6: Aucune connexion de vide aux lampes, ce qui donne à une lampe non étanche le temps de se faire remarquer.
Dent 7 : Fonctionnement de l'indicateur de lampes non étanches.
Dents 8, 9: Admission d'air sec.
Dents 10, 11: Admission de vide préli minaire.
Dents 12, 13: Admission d'air sec. Dents 14, 15, 16: Non-connexion de lam pes, laissant le temps nécessaire pour leur chauffage.
Dents 17, 18: Admission de vide préli minaire.
Dents 19, 38: Admission du vide défini tif, ensemble avec le vide préliminaire, pour bien maintenir la soupape 79 fermée.
Dents 32, 40: Admission de vide au cy lindre actionnant le chapeau de chauffage. Dents 32, 37: Fermeture du circuit par contact à mercure pour chauffer les bobines du plateau en position II.
Dents 2, 13: Fermeture du circuit par contact à mercure pour le chauffage des bo bines du plateau en position III.
Dents 38, 39: Intervalle permettant au tube d'évacuation fondu de se solidifier. Dent 40: Admission d'air aux cylindres de serrage 49 et de vide au cylindre de levée du révolver.
La soupape 130 est maintenue fermée continuellement pendant le fonctionnement normal, mais elle s'ouvre lorsqu'il y. a une lampe non étanche et elle reste alors ouverte pendant tout le reste du cycle d'opérations.