CH111127A - Procédé de fabrication de feuilles fibreuses à fibres agglomérées et feuille obtenue par ce procédé. - Google Patents

Procédé de fabrication de feuilles fibreuses à fibres agglomérées et feuille obtenue par ce procédé.

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Description


  Procédé de fabrication de feuilles fibreuses à fibres agglomérées  et feuille obtenue par ce procédé.    Cette invention est relative à un procédé  de fabrication de feuilles     fibreuses    à fibres  agglomérées et au produit obtenu par ce  procédé. Ce produit peut être utilisé par  exemple comme matériel d'isolation, à la  préparation de cuir artificiel, etc.  



  On a déjà proposé et décrit un grand  nombre de procédés, et leurs     produits,    basés  sur la saturation ou imprégnation de corps,  feuilles, nappes, feutres etc.,     composés    de  fibres (tissées ou non tissées, tordues, feutrées,  cardées etc.) et d'agglomérants tels que des  colles ou agents agglutinants, adhésifs ou  liants; beaucoup de ces procédés ont été mis  en pratique.

   Un des buts usuels de ces pro  cédés était d'obtenir un produit capable de  remplacer le cuir, et l'on a traité, ou proposé  de traiter, les corps composés, fabriqués par  ces procédés, par les apprêts et les enduits  variés du genre de ceux qui, depuis un temps  presque immémorial, ont été     appliqués    au cuir,  ces apprêts et enduits     différant    suivant l'appli  cation particulière à laquelle le cuir ou ses  succédanés artificiels étaient destinés. Ces    procédés n'ont cependant pas donné des  résultats satisfaisants.  



  Le but de la présente invention est d'é  tablir un agrégat, sous forme de feuille, d'un  agglutinant et d'une matière fibreuse possé  dant de la résistance, de la flexibilité et de  l'élasticité à un degré propre à permettre au  produit de remplacer le cuir ainsi que d'autres  matières.  



  D'après le procédé suivant l'invention, on  comprime une nappe très lâche de fibres non  tissées en présence d'un excès d'une substance  propre à l'agglutination des fibres, tout en  faisant avancer une face de la nappe par  rapport à l'autre pendant cette compression.  



  Ce procédé peut être exécuté comme suit:  En premier lieu, dans le but de présenter  les fibres à l'action de revêtement d'un agglu  tinant ou colle essentiellement comme si  chaque fibre était un élément isolé. on em  ploie comme corps fibreux à traiter une nappe  de fibres lâche et sans consistance,     préférable-          ment    de coton, par exemple une nappe de  coton cardé ordinaire. Cette matière a usuelle-      ment environ 6 mm d'épaisseur, mais les  fibres dont elle se compose n'occupent en  réalité     qu'une    faible partie de la capacité  volumétrique comprise entre les surfaces  externes de la couche de fibres; les espaces  d'air entourant les fibres ont un     volume     beaucoup plus grand que les fibres elles-mêmes.

    Ainsi, les fibres individuelles sont presque  aussi séparées et libres en tant que fibres  individuelles, que cela est compatible avec la  très faible intégrité de la feuille et se prêtent  par conséquent bien à un revêtement de chaque  fibre, par l'agglutinant. En outre, la quantité  nette de matière fibreuse que renferme une  feuille saris consistance de ce genre est rela  tivement si faible que, si l'on comprime les  fibres de façon à en former une feuille pos  sédant la même étendue superficielle que la  feuille originale, on obtient une feuille très  mince et possédant par conséquent un très  haut degré de flexibilité.  



  Pour que le produit possède une résistance  approximativement égale ou supérieure à la  résistance composée de ses fibres élémentaires,  il est bon que l'agglutinant soit incorporé  aux fibres en quantité telle qu'il recouvre  complètement chaque fibre et l'encastre avec  le maximum d'ancrage, et que cet agglutinant  soit sensiblement continu dans les espaces  compris entre les fibres de façon qu'un     effort     quelconque s'exerçant dans une fibre soit  communiqué à ses voisines et partagé par  elles.

   Dans le but d'obtenir ce résultat, un  agglutinant visqueux et concentré, par exemple  une solution diluée par un dissolvant au de  gré minimum compatible avec la plasticité,  de façon     que    la perte de volume, après dur  cissement, soit relativement légère, est refoulé  ou introduit de force dans la feuille lâche et  duveteuse sus-indiquée, par exemple dans la  nappe de coton cardé, et est pressé dans le  sens longitudinal de la feuille, pendant que  les fibres elles-mêmes sont déplacées, égale  ment dans le sens longitudinal de la feuille  et les unes par rapport aux autres, de façon  qu'un côté de la feuille, après imprégnation,  se trouve déplacé de sa position originale  d'une distance approximativement égale à    l'épaisseur originale de la feuille     oir    nappe.

    Cette action d'étirage localisée, combinée  avec l'intrusion     d'rrrr    agglutinant épais dans  le sens longitudinal de la feuille et des fibres  (qui, par l'effet du cardage, sont disposées       principalement    dans une direction et     approxi-          mativement        parallèlement),    a pour effet d'en  duire chaque fibre d'un adhésif concentré.  La feuille peut ainsi être amenée à contenir  un poids d'agglutinant supérieur au poids des  fibres. L'agglutinant employé est de préfé  rence capable de se durcir ou de se solidifier  par l'évaporation de ses solvants     err    augmen  tant de viscosité.

   Le     déplacement    longitudi  nal d'une face de la nappe, qui a lieu au  moment où     s'effectue    l'introduction de l'agglu  tinant détermine une nouvelle distribution et  un enchevêtrement des fibres, qui se placent  ainsi à la façon d'un chaume dans la feuille  imprégnée.  



  Cette nouvelle distribution des fibres peut  être déterminée     principalement    en opérant de  façon que (au moment où l'agglutinant liquide  est introduit et où la feuille est soumise à       titre    pression) un des côtés de la feuille soit  appliqué sur     titre        surface    mobile et adhère à  cette surface pendant que l'autre côté de la  feuille qui reçoit le liquide adhésif, est soumis  à une pression s'exerçant de haut en bas et  graduellement croissante, et que cette action  oblige les couches supérieures des fibres qui  composent la feuille à se mouvoir vers l'ar  rière.

   De cette manière, les fibres sont dé  placées par rapport à la position qu'elles  occupaient primitivement dans la feuille, et  les extrémités d'un grand nombre de fibres  individuelles tendent à suivre le liquide au  moment     oir    il pénètre dans la feuille sous  pression, de sorte que les extrémités d'un  grand nombre de fibres pénètrent dans les  couches de fibres adjacentes, et il s'ensuit  que lorsque la couche de liquide adhésif durcit,  les différentes couches de     fibres    s'enchevêtrent  avec les fibres des couches adjacentes qui y pé  nètrent et sont maintenues dans leur nouvelle  position par l'agglutinant.  



  On emploie de préférence un agglutinant  qui contient encore assez de solvant pour      permettre à l'élasticité naturelle des fibres de  réagir et de ramener l'ensemble de la feuille  à une épaisseur égale au quart environ de  l'épaisseur de la nappe originale. Cette ouver  ture de la structure fibreuse facilite l'évapo  ration du solvant de l'agglutinant; lorsque la  majeure partie du solvant s'est évaporée,  l'agglutinant qui subsiste sur les fibres a un  pouvoir adhésif élevé, supérieur au pouvoir  des fibres à se séparer par l'effet de leur  élasticité naturelle, et la feuille est alors  prête à recevoir sa consolidation finale.  



  Pour la plupart des applications, il suffira  de soumettre la matière fibreuse à une opé  ration d'imprégnation unique pour incorporer  aux fibres une     quantité    d'agglutinant suffi  sante. Si l'on désire en incorporer davantage,  on     pourra    soumettre la feuille à une seconde       imprégnation    et éliminer de nouveau le sol  vant volatil par évaporation.  



  Dans le but de disposer les fibres à plat  pendant l'imprégnation, ainsi que dans le but  de supporter la nappe mécaniquement faible,  il convient que cette nappe soit amenée au  mécanisme à imprégner sur une surface de  support mobile telle qu'une courroie, et     que     la matière d'imprégnation visqueuse soit  appliquée sur la face de la feuille opposée à  celle qui est en contact avec le support, de  telle manière que ladite matière soit pressée,  non seulement contre la feuille, mais con  trairement à la direction du mouvement de  la feuille.

   Un mécanisme approprié à cet  effet est représenté schématiquement sur le  dessin annexé, dans lequel:  La     fig.    1 représente une forme d'appareil  à imprégner;  La     fig.    2 représente le fonctionnement de  cet appareil:  Les     fig.    3 et 4 représentent la feuille  textile après un premier passage entre les  rouleaux et pendant un second passage, res  pectivement.  



  La feuille ou nappe de coton cardé W est  entraînée par la courroie B qui se meut sur  des rouleaux dont l'un R' est le rouleau in  férieur de la paire de rouleaux presseurs,    R étant le rouleau supérieur. La surface de  la courroie B devient légèrement collante en  raison du fait qu'elle reçoit un peu d'agglu  tinant liquide, de sorte que la feuille     W     adhère à cette surface, est convenablement  supportée et est tirée d'une façon sûre jus  qu'au point où la pression élevée est appli  quée.

   On dépose sur la nappe, juste à l'avant  du rouleau R, un agglutinant     visqueux    et  épais qui, dans le mode de réalisation pré  féré, est constitué par une dissolution de  caoutchouc; mais qui, pour d'autres applica  tions, pourrait être une solution collante  appropriée de substances amorphes telles que  d'autres gommes, la gutta-percha, la colle  forte ordinaire ou     bichromatée,    ou les com  posés ou succédanés de substances de ce genre,  cette colle étant si visqueuse que si     i'on     essayait de tirer une feuille telle qu'une nappe  de coton cardé à travers elle, on détruirait  probablement la feuille. La provision de colle  est maintenue de façon que la masse située  à l'entrée du rouleau R ait usuellement une  épaisseur de 25 à 38 mm.  



  Pendant     que    la traction de la courroie B  sur la feuille W tire la feuille entre les rou  leaux pour     effectuer    une compression primaire,  la colle est pressée contre la feuille et re  pousse les couches de fibres .supérieures vers  l'arrière, puis vers le bas. Les extrémités  avant des fibres s'entremêlent entre elles et  avec la colle dont elles sont enduites, de  sorte que le changement de position et de  distribution des fibres est très analogue à  celui qui aurait lieu si les couches de fibres  supérieures étaient mues vers la couche infé  rieure suivant des trajets circulaires dont le  rayon maximum est la longueur d'une fibre  entre les surfaces.

   La condensation progres  sivement croissante des fibres, combinée avec  le mouvement de traction local des fibres les  unes par rapport aux autres et avec l'action       d'écrasement    des surfaces courbes du rouleau     R     et de la surface opposée de la courroie B,  transporte l'agglutinant visqueux longitudi  nalement et l'amène dans et sur les fibres  pendant que la feuille passe sous la masse  agglutinante et entre les rouleaux.

       _         Le déplacement des fibres est indiqué à  la     fig.    2 dans laquelle, si P P' désignent des  points placés directement en regard l'un de  l'autre sur la nappe originale, comme on le  voit à droite du rouleau     h,    on constate que  ces points P P' sont déplacés comme montré  à gauche de ce rouleau. Lorsque la feuille       émerge    des rouleaux, l'élasticité des fibres  obligent la feuille à     gonfler    ou à s'ouvrir; la  feuille acquiert une épaisseur égale au quart  environ de l'épaisseur primitive de la nappe  de coton cardé et présente cri tous les points  des interstices séparant les fibres enduites.

    L'évaporation du solvant de la     @:olle,        c'est-à-          dire    la réaction produisant le durcissement,  se trouve ainsi facilitée; la feuille imprégnée  est transportée à travers une chambre de  séchage et, à sa sortie de cette chambre, est  prête à subir une compression additionnelle  et secondaire. Si l'on désire imprégner la  feuille d'une quantité de     matière    collante  encore plus grande, on peut la faire passer  de nouveau, de préférence avant son séchage,  à travers des rouleaux à imprégner et la  soumettre de nouveau à une imprégnation  compressive à l'aide de matière collante.

   Le  même appareil que celui décrit, ou un appa  reil analogue,     petit    être employé pour un  second passage de la feuille     (fig.    4); mais la  feuille imprégnée par un passage du     genre     de celui décrit possède urne intégrité et une  résistance telles que les précautions observées  lors du premier passage en vue de protéger  la feuille contre les détériorations ou la désa  grégation ne seront pas     nécessaires    dans un  second passage.

   De préférence, la longueur  <I>a b</I> de la feuille, si     'elle    est soumise à     Lui     second passage, recevra la matière collante  sur la face qui reposait sur la courroie de  transport pendant le premier passage, et sera  renversée bout pour bout, de façon que le  déplacement qu'une des faces de la feuille  est susceptible de subir par rapport à l'autre  s'ajoute au déplacement produit par le pre  mier passage au lieu d'en être soustrait.  



  Des examens microscopiques comparatifs  de la feuille de coton avant et après l'im  prégnation par le procédé décrit plus haut    montrent clairement que chaque fibre a été  munie d'un enduit important de colle ou  agglutinant qui, lorsqu'on utilise une colle  épaisse, peut avoir     titre    épaisseur aussi grande  que celle de la     fibre    elle-même; que les fibres  enduites présentent     nu    aspect beaucoup plus  grossier que les fibres non enduites;

   et que  la dilatation qui se produit lorsque les fibres  cessent d'être soumises à la compression pri  maire a eu pour     effet    d'ouvrir partout les  interstices séparant les fibres enduites,     celles-          ci    étant néanmoins unies par des points de  contact collés partiels. La feuille, imprégnée  de la faon décrite, est ridée, et si on la  soumet à une consolidation finale, il convient  d'exercer sur elle une     tension    suffisante pour  supprimer ces rides et aplanir la feuille avant  d'exercer la compression finale.  



  La     compression    secondaire est     préférable-          ment        effectuée    entre les rouleaux d'une calandre  à laquelle la feuille est amenée sous tension,  ce qui écarte les rides et empêche la forma  tion de plis dans le produit calandré. Gomme  l'opération de séchage élimine presque tout  le solvant de la colle, la colle qui reste sur  et entre les fibres possède un pouvoir collant  très élevé, et, sous     l'action    de compression  des rouleaux de la calandre, lie les fibres les  unes aux autres     dans    une couche mince et  imperméable dans laquelle chaque fibre est  noyée et ancrée dans une masse de colle et  qui est sensiblement continue entre les fibres.

    La feuille ainsi obtenue est munie de faces  lisses et possède une épaisseur uniforme et  les fibres de cette feuille sont disposées d'une  façon prédominante dans la direction longi  tudinale et vont en s'inclinant d'une face à  l'autre dans la même direction, mais d'une  façon     entrelacée,    chaque fibre ayant par  exemple des parties placées autrement que  dans la direction prédominante, et un grand       nombre    de ces fibres étant placé d'une façon       entièrement    différente.

   Le produit tel qu'il  est complété par la compression finale de la  feuille fibreuse imprégnée et séchée, possède  une résistance de traction élevée plus grande  que celle d'une feuille de cuir qui a été fendue  de façon à recevoir     la;    même épaisseur. Il est      aussi extensible et s'allonge considérablement  sous une tension exercée dans la direction  générale des fibres avant, de se rompre. Dans  une direction transversale au sens général des  fibres, il est aussi extensible; il possède bien  entendu sa résistance de traction maximum  dans la direction parallèle à la direction gé  nérale des fibres.  



  Comme agglutinant celui qui donne le  meilleur produit pour la plupart des appli  cations, est essentiellement une dissolution de       caoutchouc        contenant        environ        20        %        de        gomme     ou composé de caoutchouc et 80 0% de solvant  volatil tel     que    le naphte ou la gazoline.  D'autres matières gommeuses, pareillement  solubles, peuvent être ajoutées.  



  Le produit, fabriqué comme décrit plus  haut et à l'aide de la colle particulière sus  mentionnée, contient autant de matière col  lante, en poids, que de fibres, et l'on peut  faire en sorte qu'il en contienne davantage,  par exemple en faisant passer la feuille plu  sieurs fois entre les rouleaux d'imprégnation.  



  Les propriétés physiques du     produit.décrit     plus haut sont rendues évidentes par la façon  dont il se comporte lorsqu'on le soumet à  des manipulations de moulage qui démontrent  sa plasticité. Par exemple, une bande ou ru  ban de cette matière constitue, en raison de  son pouvoir diélectrique élevé, une matière  isolante efficace et, lorsqu'elle est enroulée  solidement autour     d'un    câble ou bobine de  fil, peut être tendue localement et moulée,  après avoir été posée en plusieurs couches, de  façon à adapter l'isolement ainsi produit à  des objets tels que des noyaux métalliques  fendus ou à des gabarits de bobinage.

   Lorsque  plusieurs couches de cette matière sont dou  blées pour former une structure feuilletée  avec une matière collante comprimée entre et  dans les diverses couches ou épaisseurs, on  peut aussi mouler la feuille plus épaisse ainsi  formée de façon à lui donner des formes  telles que celles des bouts ou contreforts de       chaussure,    sans déterminer la formation de  plis.  



  Cette propriété est due à la viscosité  résiduelle du liant qui, tout en adhérant d'une    façon tenace aux fibres, permet néanmoins à  la feuille composée de s'allonger soit dans la  direction générale dans     laquellle    les fibres  sont placées, soit en travers de cette direc  tion; on se rend compte de cet allongement  de la feuille en manipulant une feuille de  cette manière, par exemple un ruban. Les  fibres glissent, se développent et se meuvent  dans le liant visqueux, et ce dernier lui-même  s'allonge dans la direction de la traction. La  façon dont la feuille se comporte est compa  rable à celle du cuir extensible dans une ma  chine à étirer et fait ressortir l'analogie de  la structure de la feuille composée avec celle  d'un morceau de cuir.

   Ces matières sont toutes  deux essentiellement composées de fibres  entremêlées dans et par une matière collante vis  queuse, et toutes deux résistent à un degré  d'allongement mesurable -avant la rupture.       Lorsque    la dissolution de caoutchouc est la  matière agglutinante employée, le produit  peut être vulcanisé si on le désire.  



  On a décrit à titre d'exemple une subs  tance collante capable de se durcir en se  transformant en une masse plastique collante  par l'évaporation d'un solvant à l'air, mais  l'agglutination pourrait aussi être     obtenue    à  l'aide d'un composé oléagineux oxydable, par       exemple_de    l'huile de lin, ou toute substance       solidifiable    capable d'être rendue plus vis  queuse et plus_ collante par traitement; le  durcissement pourrait, par exemple;

   résulter  d'une oxygénation, antérieurement à la com  pression secondaire, par- un bain d'air ou de  gaz ou d'un -traitement par un réactif chi  mique ou par la chaleur, et l'état désiré  de pouvoir collant plastique pourrait être  complété par n'importe quel autre traitement  de réaction par un réactif fluide pénétrant  propre à obliger la substance collante parti  culière employée à devenir plus ferme ou plus  visqueuse et à rester collante et plastique.

Claims (1)

  1. REVENDIOATION I: Procédé pour fabriquer des feuilles fibreuses, à fibres agglutinées, suivant lequel on com prime une nappe très lâche de fibres non tissées en présence d'un excès d'une substance propre à l'agglutination des fibres tout en faisant avancer une face de la nappe par rapport à l'autre face pendant cette compression. SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé selon la revendication I, dans lequel on supporte la nappe de fibres par l'une de ses faces et la comprime par rapport à son support en présence d'un excès d'agglutinant visqueux appliqué sur l'autre face en déplaçant celle-ci par rapport à la face supportée pendant cette compression.
    2 Procédé selon la revendication I, dans lequel on renforce temporairement la nappe de fibres non tissées à texture lâche et ouverte en l'obligeant à adhérer à un support mobile pendant qu'on oblige la substance propre à l'agglutination à pé nétrer dans la feuille progressivement dans une direction oppposée au mouvement de la feuille. 3 Procédé selon la revendication I, dans lequel on emploie une substance aggluti nante en solution, on permet à la nappe de se dilater après avoir été comprimée, on écarte de la feuille, par évaporation, le solvant, et on comprime la feuille sé chée par une pression effectuée sous tension.
    4 Procédé selon la revendication I, dans lequel une solution de colle visqueuse est introduite par compression dans la nappe dans le sens longitudinal de cette nappe en même temps que les fibres d'une de ses faces sont déplacées longitudinalement par rapport aux fibres de l'autre face, et l'on fixe ensuite les fibres par compression dans leurs nouvelles positions relatives.
    5 Procédé selon la revendication I, dans lequel, après avoir obligé la substance propre à l'agglutination des fibres à pé nétrer dans la nappe de fibres par une compression primaire de celle-ci et d'une masse de cette substance, on supprime la pression exercée sur la nappe traitée pour permettre aux fibres enduites de revenir élastiquement à un état réticulaire rela tivement ouvert, puis on expose la feuille dilatée et la substance portée par elle à la réaction d'un fluide agissant de façon à augmenter la viscosité et la propriété de collage de la substance, et l'on soumet la feuille à une compression secondaire suffi saute pour la solidifier.
    6 Procédé selon la revendication I, dans lequel la compression de la nappe est effectuée en faisant passer celle-ci entre un rouleau de pression et un ruban d'en- trainement, la substance d'agglutination étant disposée sur la face de la nappe sur laquelle appuie le rouleau. 7 Procédé selon la revendication I, dans lequel la substance d'agglutination est constituée par une solution contenant du caoutchouc.
    8 Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 3, dans lequel la feuille est soumise à une pression secondaire élevée dans le but de faire adhérer les fibres enduites pour constituer un agrégat imperméable. REVENDICATION II: Feuille fibreuse, à fibres agglomérées, obtenue d'après le procédé selon la reven dication I, cette feuille étant caractérisée par le fait qu'elle comprend des fibres individuellement enduites d'agglutinant, prin cipalement disposées suivant Lille dimc@nsiou de la feuille, allant principalement en s'incli nant d'une face à l'autre suivant la même direction et liées par titi liant plastique et collant. .
    SOUS-REVENDICATIONS 9 Feuille selon la revendication II, à faces équidistantes, parallèles et lisses résultant d'une compression agrégative élevée dans le sens de son épaisseur. 10 Feuille selon la revendication II, dans laquelle le poids de l'agglutinant n'est pas sensiblement inférieur au poids de l'élé ment fibreux de la feuille. 11 Feuille selon la revendication II, dans laquelle les fibres sont liées par un agglu tinant possédant une viscosité permanente suffisante pour permettre l'allongement de la feuille. 12 Feuille selon la revendication II, carac térisée par le fait qu'elle est flexible et adhérente. 13 Feuille selon la revendication II, dans laquelle les fibres ne sont pas filées.
    14 Feuille selon la revendication II, dans laquelle le liant est colloïdal, la feuille étant imperméable à l'air et aux gaz secs et imperméable à l'eau.
CH111127D 1924-07-22 1924-07-22 Procédé de fabrication de feuilles fibreuses à fibres agglomérées et feuille obtenue par ce procédé. CH111127A (fr)

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