CH111650A - Procédé pour engendrer des courants d'ions positifs. - Google Patents

Procédé pour engendrer des courants d'ions positifs.

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CH111650A
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  Procédé pour engendrer des courants d'ions positifs.    La. présente invention comprend un pro  cédé pour engendrer des courants d'ions     posi-          iifs,    permettant d'obtenir une génération  d'ions régulière et     contrôlable,        ind6pendam-          ment    et à     l'exclusion    -de toute     ionisation    par  collision ou choc électronique.  



  Suivant ce procédé, on amène en contact  avec. une électrode positivement chargée une  vapeur .d'affinité électronique inférieure à  celle de     ladite    électrode, on chauffe cette ,der  nière au-dessus de la     température    critique;  de par exemple 1000   C, à laquelle des ions  sont engendrés, et on produit artificiellement  le     déplacement:    ou     transport    desdits ions, par  exemple par l'application d'une différence de  potentiel appropriée.  



  Des     investigateurs    scientifiques ont déjà  obtenu d'une électrode des courants d'ions       positifs,    cependant, ces courants ont été re  connus trop faibles pour des emplois prati  ques, et ils étaient, en général, des courants  passagers. Jusqu'à. présent, il n'a pas     été     possible d'engendrer des ions positifs, d'élec-         trodes,    en quantités suffisantes pour des em  plois utiles, d'ans des conditions reproduc  tibles.  



  Or, ce résultat .a été réalisé par l'inven  tion. Lorsque l'électrode     génératrice    est faite  de tungstène ou d'une matière analogue, on  a trouvé que deux métaux: le     caesium    et le  rubidium, étaient particulièrement efficaces  pour engendrer des ions positifs en quantités  utiles. Un excédent du métal alcalin solide  ou liquide assure la présence continuelle de  la vapeur; les atomes     neu*es    formant la va  peur sont d'ailleurs reconstitués par la     eom-          binaison    des ions positifs avec des électrons,  pendant: le fonctionnement même de l'appa  reil.  



  Dans le dessin annexé, qui représente des  exemples d'utilisation du procédé suivant  l'invention  Les     fig.    1 et 2 montrent des appareils qui  travaillent     exclusivement    avec     conduction     d'ions positifs;  La     fig.    3 est un schéma de couplages de       oircuits,    et      La fi-. 4 représente un appareil destiné  à conduire le courant par l'action conjointe  d'électrons et d'ions positifs;  Les     fig.    5 et 6 donnent une variante, la.

         fig.    5 représentant un appareil à deux élec  trodes, dans lequel l'une des électrodes est  chauffée par radiation, et la.     fig.    6 étant. une  coupe de l'appareil représenté sur la     fig.    5;       Les    fis. 7 et 8 montrent d'autres va  riantes, et  La     fig.    9 est un schéma qui montre des  couplages convenables pour un appareil à  quatre électrodes suivant l'invention.  



  Dans l'appareil représenté sur la fi-. 1,  on utilise des ions positifs; pour conduire le  courant et sa construction s'adapte particu  lièrement bien à démontrer les lois de la     dé-          t--bar,-,e    électrique au moyen d'ions positifs.  Cet appareil comporte un récipient herméti  quement clos 1 qui se fait de verre réfrac  taire, de quartz ou d'une autre matière con  venable et qui contient. les filaments 2 et 3,  l'un d'eux, 2, servant     d'électrode    génératrice  d'ions. et l'autre, 3, étant utilisé dans la pré  paration d'une électrode pelliculaire 4 sur la  surface intérieure de l'ampoule en verre.  Pour simplifier, l'électrode génératrice d'ions  sera appelée ci-après     "géno.de".     



  La     géirode    2 peut se faire de tungstène,  de     molvbdène    ou de nickel. Le filament 3       destiné        V    à fournir les vapeurs -de métal pour  la formation de l'électrode pelliculaire 4, se  fait     préférablement    de tungstène, bien que  d'autres     matières    puissent également être em  ployées. Les filaments 2 et 3 sont reliés à.  des conducteurs d'introduction 5. 6 et 7, 8  respectivement, ces conducteurs étant scellés  dans un bloc 9 de     la    manière habituelle.

   Une  électrode cylindrique 10 entoure - pour des       raisons    qu'on expliquera plus tard - la sec  tion de la,     génode    adjacente à. la connexion  de     celle-ci    avec les conducteurs. Les conduc  teurs 11 et 12 scellés dans le récipient ser  vent à amener le courant aux électrodes  4 et 10.  



  Lorsque la matière servant à engendrer  les ions positifs est introduite, le récipient et  les électrodes devraient, être exempts de gaz    et l'espace compris dans le récipient devrait  être     évacué.    Du     eaesium    ou du rubidium  peut être introduit au moyen d'un tube de  réduction qui communique avec l'appareil à  décharge et qui est pourvu d'une matière sus  ceptible de développer le métal voulu. Par  exemple, on peut employer un mélange de  chlorure de     caesium    avec un agent de réduc  tion, tel que le     ma;n        éium    ou le calcium, cet  agent étant en excès.

   Après l'introduction  de     caesium    ou d'une autre matière convena  ble, en quantité suffisante pour servir de  source de vapeur, le tube est scellé de la ma  nière habituelle, comme indiqué en 13.  



  Dans un appareil du genre représenté sur  la     fig,    1, devant travailler, pour un emploi  quelconque,     exclusivement    par     ,conduction    au  moyen d'ions positifs, l'électrode positive à  laquelle les ions doivent être engendrés     est.     chauffée     â.    une température suffisamment  élevée et un potentiel positif     convenable    est  imprimé à cette     électrode    chauffée.

   Par  exemple, l'électrode 2 (le la     fig,    1 est chauf  fée par un courant amené par les     conducteurs     5 et 6 et une source de potentiel convenable  14 est reliée, par les conducteurs 15 et 16, à  la     génode    2 et à l'électrode pelliculaire 4, la       génode    étant positive. Un galvanomètre ou  autre appareil de mesure est intercalé dans  le circuit 16. Le cylindre protecteur 10 est  également relié à la     source    2 par un conduc  teur 17, mais le courant qui le traverse n'est  pas mesuré.

   Cette connexion permet d'établir  les lois de l'appareil avec plus de précision  qu'il ne le serait     possible    si le courant. pro  venant de la section du filament, qui est re  froidie par les fils     adducteurs    de courant,  était compris dans la mesure.  



  Le     courant    obtenu dans l'appareil qu'on  vient de décrire, dépend de l'émission d'ions       positifs    et du voltage imprimé. (Dans le  texte qui va suivre l'adjectif     "positif"    quali  fiant le terme     "ion"    sera. abandonné, dans  l'unique but d'abréger.)     L'émission    d'ions  dépend de<B>la</B>. température de l'électrode géné  ratrice d'ions ou     génode,    et de<B>la</B> pression des  vapeurs de la matière gazeuse active.

        La température critique .de la     génode,        au-          dessus    de laquelle :on obtient une émission  d'ions, varie dans une certaine mesure avec  la nature -de la matière génératrice d'ions  utilisée dans l'appareil et dépend d'autres  facteurs également, mais, en général, on peut  dire qu'il y a une     température    définie pour  toute matière donnée de la     génode,    tempéra  ture au-dessus de laquelle les atomes heurtant  la     génode    la. quittent comme des ions.

   En  cas que l'appareil contienne du     caesium     comme matière active et que sa     génode    soit  faite de     tungstène,    la température critique  peut varier entre     1000'    et 1200' C environ.  L'émission d'ions ne dépend pas. de la tem  pérature de la.     génode,        pourvu    que la.     tem-          pérature    de     celle-:ci    soit supérieure à la va  leur critique.

   Au-dessus de la température  critique, dont la valeur particulière peut être  déterminée     expérimentellement    pour tout ap  pareil donné,     l'émission    d'ions obtenue est  proportionnelle à la pression des vapeurs.  



  La. pression des vapeurs peut être fixée  à diverses valeurs voulues par un dispositif  extérieur agissant sur la température du réci  pient, tel qu'un bain d'huile, dont la tem  pérature peut être     maintenue    pratiquement  constante. La     fig.    1 indique ce dispositif par  le contour en pointillé 1.8 tracé autour de  l'appareil. Il est     'bien    entendu qu'un réglage  de température analogue peut être employé  en combinaison avec les     autrres    appareils dé  crits en regard du dessin.  



  Le choix de la. pression des. vapeurs dé  pendra .de l'emploi réservé aux ions positifs.  Généralement, il est avantageux d'engendrer  des ions positifs dans des conditions telles  que cette génération ne soit pas accompagnée  d'une ionisation positive par collision d'ans  l'espace de décharge. Dans l'appareil repré  senté sur la.     fig.    1, qui n'emploie qu'une     con-          duction    par ions positifs, la. pression peut  être beaucoup plus haute que dans le cas où  une     conduction    par électrons a lieu égale  ment.  



  Lorsqu'une     conduction    par électrons     ac-          compa.gne    la     conduction    par ions et qu'on  veut régler le courant d'électrons, comme    dans le cas de l'appareil représenté sur la       fig.    4,<B>là,</B> pression devrait être maintenue au  dessous d'une valeur à laquelle la :décharge  électronique dans la, vapeur serait accom  pagnée d'une ionisation par collision en me  sure appréciable, c'est-à-dire, en général,     au-          dessous    d'environ<B>70'</B> C au .cas où du     .caesium     serait employé.

   La limite exacte dépendra  dans chaque cas des constantes     géométriques     de l'appareil. A<B>70'</B> C, la pression des va  peurs de     .caesium    est d'environ     O,OOOlme    de  millimètre de mercure (un dixième de mi  cron). La pression des vapeurs ne devra na  turellement pas être si haute qu'une dé  charge spontanée puisse se maintenir, au po  tentiel appliqué entre les électrodes.  



  Si le voltage imprimé reste au-dessous  d'une certaine limite, il arrive que les ions  engendrés à la,     génode    n'atteignent pas tous  la cathode, car aux ions. positifs transportant  le courant     correspoul    une charge d'espace  positive, analogue à la charge d'espace néga  tive dont il faut tenir compte dans le cas des  appareils à décharge électronique. En aug  mentant le voltage imprimé jusqu'à une va  leur suffisante, l'effet de la charge d'espace  positive peut être surmonté et tous les ions  engendrés sont entraînés vers le cathode ou  électrode négative.  



  L'ion de     caesium,    par exemple, est une  unité positive stable, susceptible d'emprunter  un électron pour     former    un atome de     :caesium     neutre. Cet, ion de     caesium    est à peu près  287,000 fois plus lourd qu'un     électron.     Comme les. vélocités produites par une même  différence de potentiel sont en raison inverse  des racines carrées des masses,. la vélocité  acquise par un ion de     caesium        -est    à peu près       1/4s7    de la vélocité d'un électron.

   Il en ré  sulte que, en tant qu'il est limité par la  charge d'espace, le courant d'ions qui peut  être     obtenu    avec un voltage imprimé donné,  est à peu près     1/.,8;    du     courant    d'électrons qui  peut être obtenu dans un tube électronique  donné sous des. conditions analogues.  



  Le courant     d'espace    positif varie comme  la puissance     3/2    du voltage     imprimé    jusqu'à           tune    valeur de voltage assez haute pour pro  duire le     courant    de saturation, et, après cela,  il devient sensiblement constant pour des vol  tages plus élevés.

   Il est stationnaire pour un       voltage    appliqué constant et reprend les  mêmes valeurs pour les mêmes valeurs du       voltage.    Dans un appareil donné, le courant  de saturation     observé    à une température de  l'ampoule de 0,7   C a. été de 2,4     micro-am-          pères    par cm\ de surface de la     génode;

      à une       température    de l'ampoule de 46,5   C, le cou  rant a. été de 0,29 milliampère par cm' de  surface de la     génode,    et à une température  de l'ampoule de 53,5   C. le courant     observé     a été 0,63 milliampère     par        em\    de la surface.  



  Ainsi que l'explique     Langmuir    dans les  ,,Transactions of the     American        Electrochemi-          cal        Societv"    (Annales de la société Améri  caine     Electrochimique,    Vol.

       XXIX    1916,  page 125), il se produit une absorption     d'é-          nerbie    lorsque des électrons sont émis de mé  taux     incandescents,    absorption pouvant être  mesurée sous forme .de chaleur absorbée et     cal-          eulée    en raison d'une différence de potentiel  en volt, qui est une mesure quantitative du  travail     effectué    en     détacbant    un électron de  la surface d'émission, la valeur de ce travail  é tant réduite au zéro     .absolu    de la tempéra  ture.

   Cette valeur fût dénommée ,affinité       électronique"    de la matière qui émet les élec  trons. Cette affinité électronique, connue  aussi sous la, dénomination de     "fonction    de  travail" de l'émission électronique,<I>a. été</I> dé  terminée pour un certain nombre de matières.  Sa valeur pour le tungstène est     :de    4,52 volts,  pour le tantale -de 4,31 volts et pour     1-e        .mo-          1v1>dêne    de 4,31 volts.

   Les valeurs de ces  constantes     constituent    une mesure de l'affi  nité de ces     matières    respectives pour des élec  trons libres, dont on suppose actuellement, en       général,    qu'ils existent dans les     conducteurs          non-électrolytiques.    Plus la fonction de tra  vail est élevée, plus la     tenacité,    si on veut  parler ainsi, avec laquelle les     matières        res-          pcotives    adhèrent à leur     électrons    libres, est  brande et, par     conséquent,    plus est élevée la,

    température nécessaire pour en sortir les     élec-          tronm    libres.    Les     substances    ne     contiennent    pas seule  ment des électrons libres, mais les atomes qui  constituent la substance elle-même, con  tiennent chacun un     système    d'électrons. Lors  qu'un atome libre d'une substance, tel que  ceux qui constituent un gaz ou une vapeur,  perd un électron, il devient électriquement  positif, il est,     comme    on dit, ionisé. Une cer  taine     énergie    qui peut être exprimée en volts.  est nécessaire pour     enlever    un électron d'un  atome.

   S'il     s'agit    d'un atome de     caesium,        ee     potentiel est de 3,9 volts, Ce potentiel d'ioni  sation constitue une meure de l'affinité élec  tronique de l'atome. respectivement de la va  peur de     caesium;    cette affinité est inférieure  à celle d'une surface en tungstène. Par con  séquent.     lorsqu'un    atome de     caesium    doué  d'un potentiel d'ionisation de 3.9 volts heurte  une surface (le tungstène chaude et positive  ment chargée avant une affinité     électronique     de 4.52 volts, cet atome quitte la surface  chauffée sous forme d'un ion positif prié  d'un électron par le tungstène.  



  Les     essais    démontrent que les     métaux    al  calins ont la,     propriété    -de former une     pellicule     adsorbée sur une surface de métal bien que la       température    (le Bette surface .métallique soit       considérablement    supérieure à. la,     tempér,-iture     qui correspond à la pression des     vapeurs    du  métal     alcalin    dans l'espace environnant.

   A  une température considérablement     inférieure     à la température critique pour la     génération     d'ions, la surface de la     génocle    sera.     largement     recouverte d'une     pcllieule    adsorbée de n'im  porte quel métal alcalin présent dans l'appa  reil. L'affinité     électronique    d'une     surface    de       caesium    adsorbée de ce genre, pour des     éle@@-          irons    libres, est d'environ 1,4 volt,     d'où    il ré  sulte que les atomes (le     eaesium    ne perdent.

    pas un électron en quittant une     surface        @ar@ye-          ment    recouverte de     caesium,    car les atomes  qui s'évaporent ont une     affinité        électroaiqlle     supérieure à celle de la surface.  



  Lorsqu'on augmente progressivement la  température, la surface du métal     n'est        q?1e     partiellement recouverte de     caesium        adsorbé.     l'affinité électronique de la     ;surface    augmente  jusqu'à ce que quelques atomes -de     caesium         quittent la surface sous forme d'ions.

   Par  exemple, une surface de     tungstène    dont le  20 % est     recouvert    .de     caesium,    aura une affi  nité électronique moyenne d'environ 3,9 volts  comme résultante de la fonction -de travail en  volts de 4,52 volts pour le tungstène pur et  de 1,3 volts pour le     caesium,    et on pourra  s'attendre à ce que le 50  /o des atomes de       caesium    quittent la surface chauffée sous  forme d'ions. A une affinité -électronique plus  élevée, une ,plus large proportion d'ions -de       caesium    sera engendrée.

   Il en résulte que       l'invention    implique une corrélation entre  l'affinité électronique de la surface à     :laquelle     les ions sont engendrés, et le potentiel d'ioni  sation de la substance de     laquelle    les .ions  sont     engendrés.     



  La     fig.    2     montre    un appareil sous forme  de détecteur radioélectrique 20,     fonctionnant     à l'aide d'ions positifs, qui, outre la     génode     21 et une cathode 22, comporte encore une  électrode ou grille intermédiaire 23. La grille  et la     génode    sont reliées au secondaire     -d'un     transformateur pour courants -de hautes     fré.     quences 24, un     condensateur    variable 25 étant       mis,    comme d'habitude, en dérivation sur le  secondaire.

   Le circuit -de     débit    26     comporte     une source d'énergie 27 représentée par une  batterie, ainsi qu'un récepteur téléphonique  28 intercalé entre la     génode    et la cathode. Au  lieu -de placer le téléphone     directement    dans  le circuit<B>de</B> débit, le courant peut d'abord  être amplifié de la ,manière bien connue. Une  batterie 29 et une résistance     ajustable    30 sont  prévues dans le circuit 81 de la     génode    afin  de la chauffer à la     température    voulu.

    L'ampoule 1 à haut degré de vide contient  une     certaine    quantité de     caesium    ou d'une au  tre matière équivalente. Aux températures  de fonctionnement     ordinaires,        c'est-à-dire,     juste     au-dessus    de la température d'apparte  ment, les pressions des vapeurs de     caesium     sont le     0,002me    d'un micron de mercure.     Des     pressions plusieurs fois plus grandes sont  admissibles,     suivant    les conditions -du cas par  ticulier.  



  Le réglage et respectivement le choix des  voltages du circuit de chauffe 31 et -du cir-    cuit -de débit 26 étant     faits    de façon que 1e  courant d'ions positifs soit limité par la  charge d'espace,, les     variations    du potentiel  -de grille, causées par les signaux reçus dans  le circuit 32,     font    varier le courant. dans le       circuit    de débit 26. Des signaux     perceptibles     dans le téléphone 28 se produiront dans des  conditions analogues à celles pour lesquelles  il s'en produit lorsqu'on emploie des appareils  à décharge électronique.  



  Dans     certains    cas, on peut supprimer la  grille, ainsi que le montre la     fig.    3, la     génode     et la cathode 22 étant directement reliées au  circuit de plaque 26     qui    comporte une     batterie     27 et un téléphone 28 et qui est relié au se  condaire du transformateur 24. Le courant  de signaux est redressé par la     conductivité          unilatérale    de l'appareil à     ions        positifs    et de  vient     pérceptible    dans le téléphone.  



  Lorsqu'on veut utiliser des ions positifs  pour     neutraliser    la .charge     d'espace,    on em  ploie en même temps une cathode     émettant     ,des électrons, susceptible de fonctionner in  dépendamment du     bombardement    d'ions posi  tifs, .ainsi que le montre, à titre d'exemple,  la     fig.    4. Dans l'appareil     représenté    sur cette  figure, la cathode     consiste    aussi en un fila  ment 30 relié par un circuit extérieur 31 à  une anode cylindrique 32 en série avec une  source de courant 33 et un     appareil    récep  teur d'énergie 34.

   La     génode    35     consiste    en  un filament bobiné non     supporté.    Les cir  cuits de chauffe 3,6 et 37 sont prévus respec  tivement pour la cathode 30 et la     génode    35.  Ces     .circuits    comportent respectivement les  batteries -de     chauffe    38 et 39 et les résistan  ces variables 40 et 41, ainsi qu'il est indiqué,  ce qui permet de régler la température des  électrodes respectives.  



  Dans l'appareil     représenté    sur la     fig.    4,  le courant d'ions positifs     engrendré    à la     gé-          node    35     accomplit    l'importante fonction clé  neutraliser la charge     d'espace        négative    du  courant d'électrons émis par la cathode 30.

    Comme il est     tbien    connu, la charge d'espace,  dont il a été déjà question dans ce     mémoire,     limite d'abord le courant     ,dans    les appareils      connus à décharge électronique, la répulsion  mutuelle des     chargea    électriques négatives des       éle(#trons    qui constituent ladite charge devant  être surmontée par le voltage imprimé.

   Dans  lesdits appareils connus, une importante par  tie de voltage imprimé est requise pour sur  monter la. charge d'espace et c'est pour cette  raison que leur     rendement,    qui est important  lorsqu'il     s'agit    des emplois industriels de  l'énergie, n'est avantageux que dans le cas où  le voltage     absorbé    par la charge extérieure  est relativement élevé. Dans le cas contraire,  la chute de voltage dans l'appareil lui-même  représente une trop grande partie -du voltage  imprimé. Il est également connu que cette  grande charge     d'espace    pourrait être neutrali  sée par la présence d'ions positifs provenant  de l'ionisation par la collision d'électrons avec  des atomes de gaz dans l'espace de .décharge.

    Dans certains     appareils    électroniques cons  truits pour l'emploi     industriel    de l'énergie, on  a, en effet, introduit un gaz susceptible d'être       ionisé    dans le but de provoquer l'ionisation  par choc. électronique pour réduire la. chute       du    voltage dans l'appareil. Cependant, la.

    quantité     admissible    d'un gaz de ce genre est       nécessairement    limitée par certains phéno  mènes tels que, par exemple, la tendance de  la décharge à se soustraire au contrôle et la       rl@,sintégration    de la, cathode par un     bombar-          rlement    excessif d'ions     positifs.     



  Dans l'appareil représenté sur la fi-.     -l.          ic#s    ions engendrés à la     génode    35 sont capa  bles de neutraliser la     charge    d'espace d'un       --ocrant    d'électrons émis par la cathode 30.  bien que la valeur du     courant        d'électrons    soit       plusieurs    fois supérieure à la valeur du     coi.i-          rant    positif.

   La différence de potentiel entre  la. cathode et la.     génode    combinée avec la. vi  tesse initiale des électrons et des ions sur  montera. dans une certaine .mesure la. tendance  des ions et électrons à rester près     des        élee-          irodes    par lesquelles ils ont été engendrées       respectivement.    Les électrons seront véhicu  lés vers la     génode    par le potentiel positif et  sitôt qu'ils parviennent dans le champ de       Pliarge        d'espace    des ions     positifs,    la charge       d'espace    d'ions.

   sera,     .diminuée,    ce qui provo-    que une augmentation du     nombre    .des ions  positifs qui sont attirés vers la, cathode. Dans  tous les cas, les ions positifs ayant un     mou-          veinent    beaucoup moins rapide que les élec  trons, restent dans l'espace parcouru par le  flux d'électrons, qui passe rapidement, pen  dant une période assez longue pour permet  tre le passage d'un courant     d'électrons    beau  coup plus grand, grâce     ii    quoi ils sont à même  d'exercer une action de neutralisation sur la  charge d'espace du courant d'électrons.  



  Pour     atteindre    la. valeur de saturation  d'un courant d'ions positifs,, c'est-à-dire pour  que tous les ions engendrés soient emmenés  de la     génode,    il     -convient    en général d'appli  quer un voltage négatif. sur une autre élec  trode à cause de la charge d'espace constituée  par les ions positifs. Dans le cas où un cou  rant     d'électrons    passe à travers le même  espace, la charge due aux ions pourra être  neutralisée pourvu que le courant d'électrons       soit        suffisamment    grand.

   Ordinairement, un  courant d'électrons     plusieurs    centaines de fois  plus grand qu'un courant donné d'ions est né  cessaire pour neutraliser complètement ce  courant, donné d'ions.  



  Suivant ce qui a été déjà dit, s'il     s'agit     de     neutraliser    la charge     d'espace    d'un courant       d'électrons    par un courant d'ions et si ceux-ci       passent    par le     #-heinin    le plus direct d'une       anode    fonctionnant     aussi    comme     génode    à une  cathode émettant.     dc@#:

          électrons,    la     masse    plus       brande    (les     ions    et leur vitesse moins rapide  permettront. à un courant donné d'ions posi  tifs de neutraliser la. charge d'espace d'un       courant        .d'électrons    à. peu près 500 fois plus  grand.  



  Si le trajet     des    ions positifs est allongé  en les faisant passer par des chemins indirect  à la cathode de telle façon qu'ils restent  dans le trajet des électrons pendant une pé  riode plus longue, un courant positif donné  peut neutraliser la. charge d'espace d'un cou  rsnt d'électrons proportionnellement plus  grand, c'est-à-dire, plusieurs milliers de fois       plu..    grand.  



  L'appareil     représenté    sur la     fig.    5 utilise       î        av,        antaigeuspinent,        l'effet        augmenté        des        ions         passant par un long trajet à la cathode.  Cette figure montre un     appareil    dans lequel  l'anode 42 est une plaque mince ayant la  forme d'une surface cylindrique cannelée,  ainsi qu'il ressort le plus clairement de la       fig.    6, l'anode pouvant être faite de tungs  tène, de molybdène ou de nickel.

   Une ca  thode 43 émettant des électrons et     consistant     en un fil de tungstène par exemple,     s'.étend          axialement    à travers l'anode; elle -est reliée  aux conducteurs 44 et 45 scellés dans l'enve  loppe 46, un ressort 47 .étant prévu pour  maintenir la cathode tendue ,pendant qu'elle  est incandescente. Un circuit     @de    chauffe ex  térieur 48 est prévu avec une source d'énergie  49 pour chauffer la cathode. La cathode et  l'anode sont reliées :à un circuit     50,@    51 qui  comporte une     source    d'alimentation 52, repré  sentée par le secondaire d'un transformateur,  et un récepteur d'énergie 53.

   Le récipient  évacué contient une quantité 54 -de     caesium     ou .d'une autre matière     équivalente.     



  Le cylindre 42 est chauffé par radiation  ou     d'une    autre manière, soit, .par exemple,  par     induction    à haute fréquence provenant  d'une bobine 55 qui entoure le tube; si la  température dudit     cylindre    est portée ainsi  à un degré suffisamment élevé, il -devient  une     génode    et engendre des ions provenant  de la vapeur de     caesium.    On peut alors faire  passer un courant avec un haut rendement à  travers l'appareil, qui agira comme redres  seur dans le     icas    du montage     représenté    sur la  figure.

   Ainsi qu'il est     indiqué    pour d'autres  formes d'exécution,     1',appareil        fig.    5 pour  rait aussi être employé avec du courant con  tinu.  



  Par suite du fait que la surface intérieure  de l'anode, perpendiculairement à laquelle  partent les ions, diffère notablement de .celle  d'un cylindre droit, les ions ne passent pas  par le chemin le plus direct à la, cathode.  Comme leur mouvement a, en général, une  composante perpendiculaire au rayon (com  posante tangentielle), les ions circulent, pour  la plupart, maintes fois autour -de la. cathode  avant leur décharge sur cette cathode.

   Il est       avantageux    de prévoir des plaques d'extré-    mité 56 aux     extrémités    de la     génode,    ainsi  que l'indique la fi-. 6; si ces     plaques    sont  chargées positivement, ainsi qu'elles le sont       sans    autre par leur connexion avec l'anode,  elles empêchent les ions de s'échapper aux  extrémités et augmentent ainsi l'effet des  ions, qui est celui de neutraliser la charge  d'espace.  



  L'appareil représenté sur la     fig.    7, outre  une cathode chauffée 58, émettant des élec  trodes, et une anode cylindrique 59 non chauf  fée, comporte encore une     génode    60 consis  tant en un filament fait de nickel, de tungs  tène ou d'une autre matière équivalente. Pour       simplifier,    un seul filament de     génode    est     in-          diquédans    la figure, mais il est évident que  plusieurs     filaments    de     génode    peuvent être  avantageusement employés, ainsi que l'indi  que la     fig.    8 en 60.'.

   La cathode 58 est re  liée à une source de courant de chauffe 63,  représentée par une batterie, au moyen -de  conducteurs 61 et     6$    placés à l'extérieur. La       génode    60 est     similairement    reliée par des  conducteurs 64, 65 à une source d'énergie  représentée par une batterie 66.

   La cathode  58 et la     génode    60 sont pourvues     respective-          ment,de    ressorts 67 et 68 pour ,maintenir les  dites électrodes tendues lorsqu'elles sont  chauffées à la température de     fonctionnement.     Le récipient évacué renferme une quantité 69  de     caesium    ou d'une autre matière     susceptible     d'engendrer des ions. On a déjà décrit la  génération d'ions positifs à la     géno,de.    Une  source de courant représentée par une géné  ratrice à courant continu 70 est reliée entre la  cathode et l'anode à travers une charge     exté-          iieure    (non représentée).

    



  On peut varier le -courant entre la ca  thode 58 et l'anode 59 en faisant varier la  polarité -de .la     génode    60. Par exemple,     si    la       génode    60 est suffisamment positive par rap  port à la cathode 58 et que la     pression    de la  vapeur de     ca.esium    ou d'autre     matière    analo  gue soit suffisamment élevée dans l'espace de  décharge, l'émission d'ions positifs peut être  suffisamment augmentée pour .éliminer prati  quement la charge d'espace.

   Lorsque la po  larité est changée en une     direction    négative,      l'émission :d'ions positifs     ,diminuera    d'abord,  de sorte que le courant sera     @d'abord    limité  par la, charge     d'espa.ee.    Lorsque la     génode     devient ensuite négative, le courant entre les  électrodes 58 et 59 .diminue encore     dava.ntabe.     



       La        fig.    7 montre une disposition pour ren  dre alternativement positive et négative la  polarité de la     génode    60. Une source de po  tentiel représentée par une batterie 71 est  reliée en série à une haute résistance 72 en  tre le conducteur 6? du circuit :de :cathode et  le conducteur 65 du circuit de     génod.e    65.  U n commutateur rotatif 73 actionné par un  moteur électrique 74 établit et coupe alterna  tivement la connexion du circuit d'anode 75,  chargé positivement, avec le conducteur 64 du       @@ircuit    de     génode    au moyen des conduc  teurs 76 et 7 7     reliés        aux    balais 78 du com  mutateur.

   Une source de potentiel, représen  tée par la, batterie 79 est intercalée dans le  circuit 7 7 qui relie la borne positive de la  génératrice 70 à la     génode    en passant par les  balais 7 8 quand ceux-ci se trouvent sur un  segment conducteur du commutateur.  



       Lorsque    la     génode    60 est     négativement          :-hargée    à travers la résistance 72, il ne passe       pratiquement    aucun courant entre les élec  trodes 58 et 59. Lorsque la     génode    60 est  positivement chargée, pendant qu'elle est re  liée au circuit d'anode, des ions positifs sont  émis     neutralisant    la     ch.arbe    d'espace et per  mettant le     passage    d'un courant fort.  



  L'appareil permet d'obtenir un courant       pulsatoire    dans le circuit de débit 75; le cou  rant que le tube à décharge laisse passer va  rie brusquement d'une valeur très     basse,    lors  que l'électrode 60 est négative, à une valeur       trè3    haute     lorsqu'elle    agit comme     génode    et  fournit des ions     positifs.     



  Dans certains cas, un réglage du     courant,     peut se faire par une     génode    en addition au  réglage effectué par un grille négativement  chargée. On a     représenté    sur la     fig.    9 le       schéma.    d'un appareil qui, outre la cathode  81 et une anode ou plaque 82,     comporte    en  core une électrode ordinaire de commande ou  grille 8; et une     génode    84, indiquée par une    série de petits cercles.

   La cathode 81 est re  liée à une source de chauffage 85 par l'inter  médiaire d'une résistance variable 86, Le  circuit de grille 87 comporte une source four  nissant un potentiel     dp    commande, représen  tée     pa.r    le transformateur 88. La.     génode    84  est maintenue chauffée par une batterie 89;  elle est reliée à un autre Circuit de commande  90 qui comporte une source polarisante, re  présentée par une     batterie    91, et une source  de potentiel variable représentée par le se  condaire d'un transformateur 92. Le circuit  de débit 93 comporte une source d'énergie     9.1     et un organe récepteur     représenté    par le pri  maire du transformateur 95.  



  La grille 93 et la.     génode    84 exercent cha  cune une action de réglage indépendante sur  le courant     d'électrons.    Par exemple. le po  tentiel de la grille 83 peut faire varier le cou  rant d'électrons de façon à, produire un cou  rant à composante alternative dans le :circuit  de débit 93, qui est modulée par les varia  tions du potentiel de la     génode.    Le     potentiel     de la     génode    variera de préférence au-dessus  et au-dessous d'une valeur positive qui est  supérieure à la:

   valeur qu'aurait le potentiel  à l'endroit où se trouve la.     génode    si celle-ci  n'existait pas.     Dans    certain cas. la     génode     peut être     avantageusement    placée tout prés  de l'anode.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé pour engendrer des courants d'ions positifs, dans un .appareil à décharge électrique, les, ions étant. produits in.d6pen- damment et à l'exclusion de toute ionisation par collision ou choc électronique, procédé suivant.
    lequel on amène en contact avec une électrode positivement chargée une vapeur d'affinité électronique inférieure < i. celle de ladite électrode, on chauffe cette dernière au- dessus de la température critique, à partir de laquelle des ions sont engendrés, et on pro duit par un champ électrique le déplacement desdits ions. SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé suivant la revendication, dans le quel on utilise pour la production dudit champ une électrode chargée à un potentiel qui .est négatif par rapport à celui .de l'é lectrode (chauffée.
    2 Procédé suivant la revendication, dans le quel on utilise, dans l'appareil à décharge électrique, la vapeur d'un métal alcalin de poids atomique élevé et -on chauffe l'élec trode positivement chargée à une tempéra ture à laquelle une pellicule de vapeur de métal alcalin y reste adsorbée, la pression de la vapeur étant maintenue suffisam ment basse pour que toute ionisation ap préciable par choc électronique soit évitée. 3 Procédé suivant la sous-revendication 2, dans lequel l'électrode positivement chargée est en métal et on maintient la pression de la vapeur au-dessous -de 0,001 d'un milli mètre de mercure. 4 Procédé suivant la sous-revendication 3, dans lequel ladite électrode métallique est en nickel.
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