Dispositif sustentateur-propulseur aérien, destiné au déplacement de corps ou de véhicules. L'objet de la présente invention est un dispositif sustentateur-propulseur aérien. Il sert au déplacement de véhicules et de corps quelconques qu'il entraîne.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du disposi tif appliqué à un appareil à voler.
La fig. 1 est une élévation de l'appareil; lit fig. 2 est la vue en plan correspondante; la fig. 3 en est une vue de face; la fig. 4 représente le cadre vertical du châssis de l'appareil sustentateur-propulseur, vu de l'arrière; la fig. 5 est une coupe partielle suivant A-B de fig. 1, montrant le cadre de réglage du vol en profondeur; enfin, la fig. 6 est une coupe partielle suivant C-D de fig. 2, montrant le mécanisme d'entraîne ment des ailettes constituant les petites sur faces.
Le dispositif sustentateur-propulseur aérien représenté est basé sur le concours d'au moins une surface principale composée d'une série de petites surfaces, actionnées par un mouvement d'oscillation combiné avec un mouvement de translation dans la direction de marche.
Ainsi, pendant la course du dispositif d'arrière en avant combinée avec un mouve ment de bas en haut, les petites surfaces s'in clinent sous un certain angle sous l'influence des filets d'air qui passent entre elles. Ces petites surfaces offrent à ce moment la moindre résistance au mouvement imprimé à la surface principale.
Lors du mouvement du dispositif en sens contraire, soit d'avant en arrière, com biné avec un mouvement de haut en bas, les petites surfaces chevauchant les unes sur les autres, reviennent à une position telle qu'elles forment une seule surface de contact sur l'air qu'elles embrassent en s'y ap puyant, toujours dans le déplacement acquis, l'air étant refoulé d'avant en arrière par le battement de la surface battante.
En résumé, les différentes phases de mouvement du dispositif sustentateur-propul- seur représenté peuvent s'analyser comme suit: 1 Elévation de la surface principale de bas en haut, celle-ci se décomposant du fait de l'élévation en multiplans; 2 Marche en avant: Embrassement d'air à l'avant et appui de la surface du disposi tif sur la couche d'air; 3 Battement de haut en bas, produisant une force ascensionnelle, par l'appui de la surface sur la couche d'air embrassé; 4 Enfin, marche en arrière de la sur face principale, avec compression de l'air par la surface battante, afin de s'en servir comme appui pour prendre l'élan.
Pour les différentes manouvres de virage et de vol en profondeur, le dispositif susten- tateur-propulseur comporte des dispositifs d'inclinaison par rapport au véhicule ou au corps entraîné.
Pour réaliser les caractéristiques énumé rées, la partie propulsive du dispositif est constituée, dans l'exemple décrit, par un châs sis formé de quatre longerons 9, accouplés deux par deux de part et d'autre d'une moto cyclette combinée avec un châssis d'atter rissage (fig. 2). Le plan formé par ces lon gerons constitue la surface principale. A l'extrémité avant, les deux paires de lon gerons sont reliées par une barre 10, qui sert de protection en cas de choc. Chaque paire de longerons 9 est entretoisée par deux bar res 11, entre lesquelles sont fixées des ailet tes ou petites surfaces mobiles 12, dont la forme est représentée en détail en fig. 6.
Ces petites surfaces sort disposées dans l'exemple décrit, perpendiculairement au sens de marche de l'appareil et tourillonnent dans les longerons 9, ce qui leur permet de pren dre un mouvement propre lorsque tout le mécanisme est en mouvement. La course des petites surfaces est limitée vers l'avant par des ergots 13 fixés aux longerons 9.
Dans la forme d'exécution décrite, les petites surfaces 12 sont réunies d'un même côté par une tringle 14, qui permet de syn chroniser leur mouvement d'entraînement.
Le mouvement du châssis est réalisé par un arbre-manivelle 15 (fig. 6), fixé à la barre horizontale 16 du cadre 1 de la moto- cyclette et contreventé à ses extrémités par deux contrefiches 17, fixées à la partie infé rieure du cadre 1. L'arbre 15, qui est per pendiculaire au plan du cadre 1, reçoit son mouvement du moteur 18, à l'aide d'une transmission par chaîne. A cet effet, une roue dentée 19 est clavetée sur l'arbre 15, sur laquelle viennent, engrener les maillons d'une chaîne 20, qui la relie, d'autre part, au pignon 21 calé sur l'arbre du moteur.
Aux extrémités de l'arbre 15 sont fixées deux manivelles 22, terminées par des tou rillons 23 (fig. 6). Ces tourillons suppor tent les deux longerons intérieurs 9 du châs sis de propulsion et peuvent tourner libre ment dans leurs logements.
A l'extrémité arrière des longerons 9 sont fixés des embouts 24, destinés à recevoir un cadre vertical 25, représenté partiellement en fig. 4. Le cadre est renforcé par deux entretoises verticales 26, fixées aux embouts 27 du cadre. Entre les montants du cadre et les entretoises verticales 26 sont disposées en espalier trois rangées de petites surfaces 28 du modèle précédemment décrit. Ici la course des petites surfaces est limitée d'elle- même sur la verticale, les rangées de celles-ci chevauchant l'une sur l'autre.
Les longerons 9 sont guidés à l'arrière par un jeu de poulies 29 fixées à un cadre mobile 30 qui peut coulisser sur les mon tants 6 (fig. 5). Ce cadre 30 est formé de deux montants et de deux traverses qui sont maintenus rigides par des croisillons 31 as semblés sur ces dernières. A la partie exté rieure des montants et dans le bas sont fixés des tourillons 32 qui servent d'axes aux pou lies 29 mentionnées ci-dessus.
Pour la commande du cadre mobile 30, deux câbles 33 et 34 sont fixés aux traverses supérieure et inférieure de celui-ci par l'in termédiaire des anneaux 35 et 36. Les câ bles 33 et 34 sont guidés par des poulies de renvoi 37 et 38 fixées respectivement aux entretoises 7 et 3. Le câble 33 aboutit à une ceinture 39 que le pilote de la ma chine boucle sous ses aisselles. A cette cein ture 39 aboutit également le câble 34, après avoir été guidé par une poulie 40 fixée au guidon 41 de la motocyclette.
Aux deux branches du guidon 41 sont fixés deux mâts 42 et 43 qui, avec les mon tants 6, servent d'attache au dispositif sus- tentateur-propulseur.
La sustentation se fait au moyen d'une paire, d'ailes en tandem 44 et 45, confection née en matériel léger et étanche de manière à pouvoir flotter à la surface de l'eau. L'aile avant 44 est articulée sur les mâts 42 et 43 au moyen des chapes 46 et des axes 47. De même, l'aile arrière 45 est articulée sur les montants 6 par l'intermédiaire des chapes 48 et des axes 49. Les mouvements des deux ailes 44 et 45 sont conjugués. A cet effet, les ailes sont munies à l'arrière de chacun de leurs points d'articulation d'un tenon 50 et 51 percé de plusieurs trous 52, permettant le réglage d'une bielle d'accouplement 53, articulée dans les trous des tenons.
Ces deux ailes servent aussi aux évolutions en surface, en remplacement du gouvernail, cela par leur position appropriée, obtenue par la manouvre des deux mâts 42 et 43, reliés au guidon de la motocyclette.
Enfin, le dispositif des surfaces articu lées 44 et 45 est relié au cadre mobile 30 au moyen d'une biellette 54, fixée au tenon arrière 51. La manouvre du cadre 30 donne à ces surfaces l'incidence voulue.
Tous les éléments du châssis d'atterris sage et du mécanisme de propulsion sont construits en matériel très léger, les cadres sont formées par des tubes étanches de façon à augmenter la possibilité de flotter à la sur face de l'eau en cas d'accident.
Le châssis d'atterrissage comporte un ca dre 1, par exemple le cadre d'une moto cyclette à moteur ordinaire qui sert de fixa tion à un châssis composé de deux longerons 2, assemblés au moyeu arrière de la moto cyclette et allant en divergeant jusqu'à l'en tretoise 3, près de leur extrémité, laquelle est pourvue d'un embout 4, destiné à rece voir, d'une part, un amortisseur ou béquille 5, par exemple sous forme de patin d'atter rissage flexible, courbé vers l'avant et, d'au- tre part, un montant 6, supportant l'empen nage de l'appareil. Les deux montants 6 (fig. 5) sont réunis dans le haut par l'entre toise 7 et rattachés au cadre 1 par les deux contrefiches 8 (fig. 1).
Le dispositif sustentateur-propulseur re présenté fonctionne de la manière suivante. Le pilote installé sur la selle de la moto cyclette, après avoir bouclé la ceinture qui lui sert d'organe de commande de la profon deur et de l'incidence des surfaces, met son moteur en marche. Le mouvement de rota tion du moteur est aussitôt communiqué au châssis du dispositif par le mécanisme bielle- manivelle de l'arbre 15.
Sous son impulsion dans le sens de la flèche 55 (fig. 1), les pe tites surfaces 12 prennent la position indi quée en traits mixtes dans ladite figure, créant une pression sur les couches d'air dans le but de prendre un point d'appui, pression qui augmente avec la vitesse de ro tation du moteur, l'effet de ce mécanisme étant assimilable, pour la sustentation et la propulsion, à celui de la nage ou du vol. Lorsque le châssis 25 se trouve dans une po sition intermédiaire, par exemple dans la po sition indiquée en fig. 1 en traits mixtes, c'est-à-dire lorsqu'il se déplace d'arrière en avant, les petites surfaces n'offrent aucune résistance au passage de l'air.
Par contre, dans la course du châssis en sens inverse, c'est-à-dire d'avant en arrière, les petites sur faces forment surface d'appui sur la portion d'air qu'elles compriment, provoquant ainsi l'avancement de la machine, dès que la vi tesse d'entraînement du châssis est suffi sante.
Dans le même temps, la position du pi lote, lequel se trouve penché en arrière au départ, permet aux ailes de prendre le maxi mum d'incidence nécessaire pour décoller et au châssis vertical, de refouler l'air vers le bas et, par conséquent, de communiquer un mouvement ascensionnel à la machine.
Lorsque le pilote estime sa hauteur siif- fisante par rapport au sol, il rétablit la po sition -de son corps à la verticale. L'incidence des ailes .diminue, le châssis vertical refoule l'air parallèlement au sol et le pilote main tient ainsi sa ligne de vol.
Pour la descente en marche, le pilote se penche en avant, communiquant de ce fait l'incidence voulue aux ailes, le cadre verti cal refoulant l'air vers le haut, la machine se met donc à piquer.
La direction de vol est assurée par le guidon de la motocyclette, que le pilote ma- nouvre instinctivement, comme une bicy clette ordinaire. Le déplacement du guidon de gauche à droite, par exemple, communi que à l'aile avant un mouvement conjugué de rotation et d'inclinaison à l'intérieur du vi rage qu'il veut effectuer, par l'intermédiaire des mâts 42 et 43 et la machine s'orientera vers la droite.
Enfin, pour la descente à l'arrêt, le pilote ramène les dispositifs de propulsion et de sustentation dans leur position horizontale offrant la plus grande résistance.
La forme d'exécution décrite représente le dispositif sustentateur-propulseur dans une de ses constructions les plus simples. Il va donc sans dire que, suivant la grandeur du dispositif et le but poursuivi, ses différentes parties constitutives seront construites diffé remment pour répondre au problème posé.
Le dispositif sustentateur-propulseur, ob jet de la présente invention, peut être adapté à un véhicule ou corps quelconque pouvant évoluer sur l'eau, sur terre ou dans l'air, à un véhicule mixte ou encore à un véhicule existant ou construit spécialement dans ce but.
Le châssis propulseur peut être actionné aussi par plusieurs moteurs disposés suivant les besoins. Par la désignation moteur, on envisage tous les dispositifs susceptibles de produire un mouvement, la force musculaire y comprise.
Le châssis constituant la surface princi pale, entre les longerons duquel sont dispo sées les rangées de petites surfaces peut avoir une forme différente. Au lieu d'un paire de longerons, il peut y en avoir deux ou plu sieurs, juxtaposées, superposées ou disposées selon une combinaison quelconque. Il en est de même pour la position plus ou moins in- clinée des organes et cela dans un sens quel conque. La surface principale peut être dotée par exemple de surfaces fixes, plus ou moins étendues et réparties sur différents points de l'appareil.
Les petites surfaces composant la surface principale peuvent prendre la position néces saire pour remplir le rôle de sustentateur- propulseur, soit d'une manière automatique, soit par une commande quelconque.
Le dispositif sustentateur-propulseur aérien pour le vol peut recevoir son action susten- tatrice-propulsive par un autre mouvement que celui donné à titre d'exemple; cette ac tion peut être obtenue par exemple par le bat tement de la surface principale comprimant l'air par un de ses côtés, l'autre côté pivotant sur des axes, engendrant ainsi un mouve ment assimilable à celui de l'aile de l'oiseau. Cette même action peut être obtenue par le battement de toute la surface de haut en bas recevant sa double action propulsive-susten- tatrice par une forme appropriée de sa sur face.
Elle peut être obtenue enfin par un battement assimilable à celui de l'aile de l'oi seau, combiné avec celui d écrit à titre d'exem ple, ainsi que par toute autre combinaison ayant le dispositif sustentateur-propulseur pour base.
Enfin, le dispositif faisant l'objet de l'in vention peut être pourvu d'organes permet tant son utilisation pour la descente planée ou en parachute ou bien pour la propulsion à voiles.