Appareil de signalisation électrique. Cette invention se rapporte à un appa reil de signalisation électrique comprenant un circuit de commande et un circuit com mandé et elle présente la particularité que ces deux circuits sont couplés ensemble par un relais comportant un élément lumino-sen- sible, c'est-à-dire dont la résistance électri que varie en fonction de l'intensité de la lu mière à laquelle il est exposé, le courant du circuit de commande étant destiné à produire de la lumière devant influencer ledit élément lumino-sensible, de façon à ce que la com mande du passage de courant dans le circuit de commande provoque une commande corres pondante du passage de courant dans le cir cuit commandé.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est partie une vue schématique, partie une coupe d'une première forme d'exé cution; La fig. 2 est le schéma d'une variante de circuit secondaire qui peut être employée dans l'appareil de la fig. 1; La fig. 3 montre, en coupe, à plus grande échelle, un fragment de la première forme d'exécution; La fig. 4 est une coupe partielle d'une autre forme d'exécution; La fig. 5 est une coupe d'une autre forme d'exécution encore; La fig. 6 est une vue en perspective d'un support destiné à recevoir l'un ou l'autre de ces appareils.
L'appareil représenté en fig. 1 comprend un relais R qui comporte un tube de verre 7 renfermant un élément lumineux H qui con siste en un filament dont les extrémités sont reliées aux pièces de contact 9, 12. Le tube 7 est entouré d'une électrode tubulaire 10, de matière électro-conductrice, établie de ma nière à retenir une portion des rayons lumi neux émis par le filament H.
Cette électrode peut avoir la forme d'un tube métallique ajouré, tel qu'une grille ou une toile métal lique, ou bien elle peut être faite d'une mince feuille métallique d'une section trans versale suffisante pour porter le courant se condaire et malgré cela capable de laisser passer une portion considérable de la lumière émise par le filament H. Au dessin, on a choisi pour cette électrode la. forme d'une grille. Cette électrode est entourée tout au tour par une enveloppe E d'une substance dont la résistance électrique varie en dépen dance de variations dans l'intensité de la lu mière à laquelle elle est exposée et pour la quelle on emploiera le terme de "substance lumino-sensible".
Un exemple d'une pareille substance est le sélénium dont la résistance électrique diminue avec l'augmentation de l'intensité de lumière, bien qu'on ne se limite pas ici à cette substance particulière. La substance lumino-sensible E est entourée par une seconde électrode tubulaire 11, également de matière électro-conductrice. L'électrode in térieure 10 est électriquement reliée par un fil 13 à une pièce de contact 9a et l'électrode extérieure 11 est reliée par un fil 14 à une pièce de contact 12a.
Le filament H est compris dans un cir cuit primaire qui renferme une source de courant et des moyens pour commander le flux de courant dans le filament. Le circuit primaire part ici d'une batterie B, renferme le fil 21, l'interrupteur S, le fil 22, la pièce de contact 20, la pièce de contact 9, le fila ment H, la pièce de contact 12, la pièce de contact 19 et le fil 28 pour rejoindre la bat terie B.
La substance lumino-sensible E est ren fermée dans un circuit secondaire qui com prend aussi une batterie BS comme source de courant et un dispositif indicateur électri que, ou de signalisation, formé par une lampe électrique L. Ce circuit secondaire part de la batterie BS, renferme le fil 24, la pièce de contact 19a, la pièce de contact 12a, le fil 14, l'électrode extérieure 11, la subs tance lumino-sensible E, l'électrode intérieure 10, le fil 13, la pièce de contact 9a, la pièce de contact 20a, le fil 25 et la lampe L pour rejoindre la batterie BS.
Les pièces de contact 9 et 12 sont réunies dans une douille d'armature 8 fixée à une extrémité du tube 7, tandis que les pièces de contact 9a et 12a sont réunies dans une douille d'armature semblable 8a fixée à l'au tre extrémité du tube. Les pièces de contact 19, 20, 19a, 20a se présentent en forme de doits de contact, faisant ressort, montés sur une base 2 (fig. 6) et les fils externes des circuits primaire et secondaire sont reliés à ces doigts. On voit qu'avec ces dispositions, le tube 7 peut être facilement monté sur la base 2 ou en être enlevé et que lorsqu'il est en place sur la base, les paires de pièces de contact 12 et 19, 20 et 9, 12a et 19a, 20a et 9a ont leurs éléments respectifs électrique ment reliés entre eux.
Le fonctionnement de cet appareil est le suivant: Quand l'interrupteur S est ouvert, comme indiqué en traits pleins, l'admission de cou rant au filament H est interrompue de sorte que le filament d'éclairera plus la substance lumino-sensible. Dans ces conditions, la ré sistance de la substance lumino-sensible E est tellement élevée que le courant, s'il y en a, qui passe de la batterie BS dans le circuit secondaire, ne soit pas suffisant pour faire allumer la lampe L. Cependant, lorsque l'in terrupteur S est fermé de sorte due le fila ment est alimenté de courant de la batterie B, ce filament devient incandescent et émet à son tour des rayons lumineux vers la subs tance lumino-sensible E.
La résistance de celle-ci est alors réduite à tel point que le courant qui passe dans le circuit secondaire à partir de la batterie BS soit d'intensité suf fisante pour allumer la lampe L. Lorsque l'interrupteur S est de nouveau ouvert, le filament H cesse d'éclairer la substance lu- mino-sensible E de sorte due la lampe L s'éteint.
Dans la variante de la fig. 2, le circuit secondaire est alimenté de courant alternatif au lieu d'être alimenté de courant continu comme en fig. 1. Du courant alternatif ve nant d'une source non représentée est admis au primaire d'un transformateur T1, du type élévateur, dont le secondaire est relié à la substance lumino-sensible E du relais R (fil. 1) et au primaire d'un autre transfor mateur T2 du type réducteur. La. lampe L est alimentée de courant à partir du secon- claire du transformateur P.
Les parties sont proportionnée; de telle manière que quand la substance lumino-sensible E n'est pas éclai rée, le courant, s'il y en a, qui est fourni à la lampe L, ne soit pas suffisant pour faire éclairer la lampe, mais que lorsque la subs tance lumino-sensible est éclairée, sa résis tance électrique soit réduite à tel point qu'un courant suffisant puisse être admis à la lampe pour l'obliger à s'allumer.
L'avantage d'employer des transforma teurs élévateur et réducteur T1, T2 est que l'intensité de courant que la substance lu- mino-sensible doit laisser passer est relative ment faible et que néanmoins cette substance est capable de commander l'alimentation d'une relativement grande quantité de cou rant à la lampe L.
Lorsque l'électrode intérieure 10 se pré sente sous la forme d'un conducteur ajouré, tel qu'une grille ou toile métallique, cette électrode ne sera pas en contact électrique avec tous les points à la surface intérieure de la substance lumino-sensible E, de sorte due le rendement de l'appareil ne sera pas un maximum. Si on le désire, le rendement peut être augmenté par l'emploi de la variante de la fig. 3, où un membre tubulaire 15 de ma tière électro-conductrice et semi-perméable à la lumière, telle qu'une mince feuille d'or, est intercalé entre l'électrode 10 et la substance lumino-sensible E.
En effet, ce tube 15, qui peut être appelé, électrode intérieure auxi liaire, mettra l'électrode intérieure principale 10 bien en contact électrique avec sensible ment toute la surface intérieure de la subs tance E et augmentera ainsi l'efficacité de l'appareil.
Dans les fig. 1 et 3, l'électrode intérieure 10 est percée pour assurer la transmission de lumière désirée. Le même résultat peut être accompli en établissant cette électrode en une mince feuille électro-conductrice et transmet trice de lumière (semi-transparente), telle qu'une feuille d'or, cette construction étant représentée en fig. 4, où l'électrode intérieure ainsi établie est indiquée par 10a.
Lorsque certaines substances lumino-sen- sibles sont employées en présence d'air, un changement peut se produire dans la nature de la substance et, par conséquent, dans ses caractéristiques. Un pareil changement peut être évité en faisant fonctionner ces substan ces dans le vide et au sein d'un gaz n'ayant aucun effet sur la substance. La fig. 5 mon tre un dispositif R1 ainsi établi pour permet tre un fonctionnement de la substance lu- mino-sensible dans l'une et l'autre de ces conditions.
Dans cette figure, les deux élec trodes 10, 11 avec la substance lumino-sen- sible E entre elles sont logées à l'intérieur du tube 7 au lieu d'être montées à la surface extérieure de celui-ci comme en fig. 1. Ces membres sont tenus au moyen de boucles de support 16 soudées au tube. Le filament H qui est relié à la pièce de contact 9 passe par l'intérieur de l'électrode 10 et est relié par son extrémité opposée à un fil plus fort 30 qui retourne à l'extérieur de l'électrode exté rieure 11 à la pièce de contact 12. Ce fil 30 avec le filament H est supporté par un fil de suspension 17 soudé au tube.
Le tube 7 peut avoir été évacué à une très faible pres sion ou avoir été rempli d'un gaz inerte n'ayant pas d'effet sur la substance lumino- sensible E, tel que par exemple de l'azote, de l'argon ou du hélium. Dans certains cas, une faible quantité d'oxygène peut être ajou tée à ce gaz pour empêcher une décharge d'oxygène à partir de la substance lumino- sensible E lorsque le dispositif est mis en ser vice pour la première fois.
On comprend qu'en fig. 5, l'électrode in térieure 10 et la substance lumino-sensible E peuvent, si on le désire, être liées plus in timement par une électrode intérieure auxi liaire comme en fig. 3.
Un avantage important des dispositifs représentés aux fig. 1, 3 et 4 est déterminé par la forme tubulaire de la substance lu- mino-sensible E, grâce à quoi cette substance est exposée à une très grande proportion des rayons lumineux émis par le filament H.
Un autre avantage :est donné par l'emploi des deux douilles d'armature 8, 8a solidaires du tube. Le circuit primaire, ou de. com mande, .comprenant le filament H se relie aux doigts-ressorts recevant la douille 8 et . le circuit secondaire ou commandé, qui com prend les électrodes 10, 11, se relie aux doigts- ressorts destinés à recevoir la douille 8a. Cette disposition facilite beaucoup la mise en place et l'enlèvement du tube à substance lumino-sensible. Les deux douilles 8, 8a peuvent être de diamètres différents et les doigts-ressorts aux extrémités de la base pouvant être à des écartements différents cor respondants aux dimensions des douilles, pour empêcher une mauvaise connexion du tube aux circuits.
Bien qu'on n'ait représenté qu'un seul circuit commandé par une unité lumino-sen- sible, on comprend qu'on pourrait prévoir plusieurs circuits commandés et que, d'autre part, un seul filament pourrait aussi agir sur plus d'une unité lumino-sensible.
A la place des deux batteries B, BS de la fig. 1, une seule batterie pourrait suffire dans certains cas.