Aspirateur statique. La présente invention a pour objet un aspirateur statique ,destiné par exemple à l'aération d'ateliers, d'habitations, de galeries de mines, à l'évacuation de fumées, à l'aéra tion de véhicules tels que wagons de che mins de fer. Il peut aussi par exemple être adapté sur une conduite munie d'une tur bine à vent.
Cet aspirateur comporte au moins un corps cylindrique disposé verticalement et destiné à être soumis à l'action de courants @d'air de manière à créer une dépression qui est utilisée pour provo quer une aspiration dans au moins une con duite, des plans étant prévus . dans le sens horizontal pour limiter la zone de -dépression de façon telle qu'elle soit alimentée exclu sivement par les gaz à évacuer et dans le sens vertical pour concentrer l'air sur le corps cylindrique et le tout étant .disposé symétriquement par rapport à un axe. ver tical.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une coupe transversale schématique d'un aspirateur connu; La fig. 2 est une vue. schématique -des tinée à l'explication du principe sur lequel repose l'objet de l'invention; Les fig. 3 et 4 sont respectivement une coupe verticale et une coupe transversale suivant la ligne A-A de la fig. 3 d'une première forme d'exécution;
La fig. 5 est une vue montrant à échelle réduite cet aspirateur disposé sur un bâti ment, La fig. 6 le montre sur une cheminée, La fig. 7 le montre sur une cheminée d'usine; La fig. 8 est une vue de détail; Les fig. 9 et 10 montrent en plan res pectivement en élévation une deuxième forme d'exécution; Les fig. 11 et 12 sont des vues analogues d'une troisième forme d'exécution; La fig. 13 montre l'aspirateur utilisé pour actionner un moteur à vent;
Les fig. 14 et 15 sont respectivement une coupe verticale et une section transversale suivant la ligne B-B de la fig. 14 d'une quatrième forme, d'exécution; Les fig. 16 et 17 sont des vues analo gues d'une cinquième forme d'exécution; Les fig. 18 et 19 sont des vues -de détails; Les fig. 20 et 21 sont des vues analogues aux fig. 14 et 15 d'une sixième forme d'exé cution.
On connaît déjà des aspirateurs statiques tels que celui représenté schématiquement à la fig. 1. Il est constitué par une enveloppe métallique placée par exemple sur la partie supérieure d'une conduite d'aération ou d'une cheminée. et qui présente latéralement sept ajutages 1, lesquels sont convergents pour les gaz à évacuer et divergents pour le vent qui les rencontre et dont la direction est in diquée par une flèche. Ces ajutages devant servir aussi bien à- la sortie des gaz qu'à l'entrée du vent on est tenu de leur con server une certaine section. Si l'on appelles l'air d'un tel ajutage, et v la vitesse du vent, l'examen de la fig. 1 montre que l'ap pareil débite avec les fumées 'un volume minimum de vent égal à 2 v s, ce qui est un inconvénient.
D'autre part, le vent, qui ne pénètre pas dans les ajutages, rencontre des surfaces concaves 2, sur lesquelles il exerce en pure perte un effet tendant à renverser l'appareil et qui oblige à donner à. celui-ci une soli dité excessive. Au contact de ces surfaces concaves, une partie du vent est d'ailleurs déviée perpendiculairement à sa direction initiale, et vient amortir la vitesse du vent avoisinant l'appareil, ce qui réduit notable ment la dépression intérieure.
L'aspirateur faisant l'objet de la présente invention utilise la dépression créée par le vent au voisinage d'un cylindre qu'il rencon tre (fig. 2). Cette dépression étant d'ailleurs fonction .de la vitesse du vent, il est évident qu'en disposant de part et d'autre d'un cy lindre vertical 3 deux plans 4 et 5 inclinés sur la -direction du vent figurée par la flèche 6, on obtient sur ce cylindre -une concentra tion de vent qui se traduit par un accrois- sement -de la vitesse de ce dernier, et une augmentation de la. dépression.
Si la, zone de dépression ainsi créée est limitée dans le sens de la hauteur par deux plans, inférieur et supérieur perpendicu laires au cylindre, on pourra l'utiliser pour produire une aspiration dans des orifices convenablement disposés entre ces deux plans horizontaux.
Dans la première forme d'exécution repré sentée aux fig. 3 et 4, l'aspirateur comporte un cylindre vertical 7 surmontant la con duite d'aération d'une cheminée, -des cloi sons convergentes 8, qui -dirigent les courants d'air sur le cylindre quelle que soit leur di rection et deux plans horizontaux inférieur et supérieur limitant la, zone de .dépres sion. Le cylindre communique avec la, zone de dépression par des ajutages 9 convergents vers l'extérieur et dont la. -direction à la sor tie est sensiblement perpendiculaire à celle du vent.
Ce dispositif permet aux gaz à évacuer, de sortir librement à l'abri du cylindre dans la zone de dépression, et rend très difficile l'entrée du vent dans la cheminée. Cette en trée est d'ailleurs contrariée par la pré sence -de collerettes coniques 10 qui impriment au vent qui les frappe une -déviation défavo rable à son entrée dans l'ajutage.
Le cylindre 7 est constitué en majeure partie par un ensemble de corps présentant chacun une partie médiane cylindrique sur montée d'une partie évasée et reliée en bas à la, base d'une partie tronconique, cette der nière étant destinée à pénétrer dans la, partie évasée d'un élément voisin en laissant un es pace annulaire libre.
Les corps. formant le cylindre 7 sont re liés les uns aux autres au moyen de brides 11. La fig. 5 représente un aspirateur de cette forme d'exécution installé sur un bâtiment. Il convient également (fig. 6) sous de petites dimensions pour les cheminées d'habi tations dont il assure le tirage, même par vent plongeant. D'autre part, on peut en munir les che minées d'usines, sans compromettre leur stabilité (fig. 7).
Pour éviter l'entrée de gouttes de pluie dans la cheminée, on peut employer.pour les parties formant le cylindre 7 le dispositif re présenté à la fig. 8.
Pour l'aération de véhicules tels que voi tures de chemins -de fer, tramways, autobus, etc., on a prévu une forme d'exécution spé ciale .de l'aspirateur (fig. 9 et 10). Comme dans ces cas le courant d'air ne peut nor malement -agir sur le cylindre que -de deux directions opposées, c'est-à-dire les directions de marche du véhicule, il n'a été prévu que deux guides latéraux et deux guides respec tivement inférieur et supérieur pour amener le courant d'air sur le cylindre.
Une forme d'exécution particulièrement appropriée pour voitures de chemins -de fer est représentée aux fig. 11 et 12. D'ans cette, forme, l'aspirateur constitue une rampe d'as piration présentant une multitude de guides verticaux disposés entre deux guides infé rieur et supérieur. Entre chaque paire de guides verticaux est disposé un corps cylin drique creux relié à une conduite principale. Cette forme .d'exécution peut aussi être pla cée sur des véhicules à toiture bombée.
En construisant un aspirateur de gran des dimensions (fig. 13) et en terminant la cheminée centrale par un pavillon d'admis sion d'air 12 convergeant vers une turbine à vent 13 on obtient un appareil capable d'actionner une -dynamo 14, une pompe éléva toire etc. La vitesse de la turbine peut être rendue constante en montant sur son arbre un régulateur centrifuge, actionnant une vanne d'admission d'air intercalée entre la turbine et l'aspirateur.
Pour des aspirateurs de petites dimen sions destinés à être placés sur des cheminées d'habitations où ils risquent un encrasse ment par des dépôts @de suie on utilise de préférence les formes .d'exécution décrites ci- après.
La fig. 14 représente en coupe verticale et la fig. 15 en coupe horizontale suivant B-B de la fig. 14 un appareil de tirage pour cheminées. La fumée sort de celles-ci par un orifice unique 15, au centre de cet orifice est disposé un cylindre. fermé 16. sur lequel le vent est concentré par des cloisons verticales 8 convergeant vers l'axe de l'ap pareil. Ce cylindre, donne naissance à l'opposé du vent, à une zone de dépression limitée en haut par la partie supérieure de l'appareil et communiquant par le bas avec la cheminée. La fumée est aspirée dans cette zone de dépression et évacuée par le vent.
Si cet appareil ne comportait que des cloisons verticales, les vents plongeants pourraient contrarier son fonctionnement. Des cloisons 17 sont prévues qui redressent ces vents de façon telle qu'ils passent horizon talement au-dessus de l'orifice -de la. cheminée. Le vent ainsi rendu horizontal, loin de con trarier la sortie de la fumée, la favorise. En effet, les espaces compris entre les cloisons 8 et 17 constituent autant d'ajutages con vergents et divergents, qui transforment un courant d'air -de direction quelconque en un faisceau convergent-divergent dont la partie contractée coiffe entièrement l'orifice de la cheminée. On sait que de tels dispositifs produisent une dépression au droit de la sec tion contractée.
La dépression produite d'ans l'orifice, grâce aux cloisons, assure donc à elle seule un certain débit qui vient s'ajouter à celui de la zone de dépression .du cylindre.
Lorsqu'il s'agit d'aération et en vue de capter le vent sur une plus grande surface, on ménage dans l'appareil (fig. 16 et 17) des conduites 18 dans lesquelles passent les. gaz venant de la cheminée principale 15. Ces conduites 18 alimentent des récipients super posés 19 en forme de lentilles ou d'ellipsoïdes applatis qui sont percés en leur centre d'un orifice 20.
L'aspirateur comporte, également un cy lindre central 16 et fonctionne comme pré cédemment. On peut accroître sa puissance en vue de l'aération des mines par exemple, soit en augmentant son diamètre et sa. hau teur, soit en l'entourant d'un tambour col- lecteur tel que représenté aux fi-.<B>18</B> et<B>19</B> et comportant un même, nombre de cloisons verticales qui viennent en prolongement des siennes.
Pour l'aération par exemple de voitures de chemin de fer et autres véhicules, on peut utiliser avantageusement la forme -d'exécu tion représentée aux fig. 20 et 21.
La cheminée principale 15 débouche dans une boîte 26 qui répartit l'air à évacuer en tre deux cheminées secondaires 27 et 28 de forme fuselée, présentant vers le centre de l'appareil deux fentes verticales 29 et 30 séparées par une colonnette cylindrique 32 qui imprime à l'air venant du conduit princi pal une déviation favorable à son évacua tion.
Quel que soit le sens de la marche, les fentes 29 et 30 sont toujours dans une zone de dépression située entre les deux cheminées secondaires. Cette, dépression étant limitée en haut et en bas ne peut être alimentée que par de l'air venant du conduit principal. Ales sont d'ailleurs intensifiées par la con centration du vent entre les parois des che minées secondaires et les parois latérales de l'appareil. Ces parois constituent en quelque sorte deux ajutages convergents-divergents dont les régions contractées encadrent le vide compris entre les deux cheminées secon daires. Les fentes sont fermées à leur par tie inférieure par des barrettes 32 qui em pêchent la pénétration .de l'eau de pluie dans le véhicule.