Pompe à vide ou à pression rotative à palettes à grande vitesse. La présente invention a trait aux pompes à vide ou à pression rotatives à palettes des tinées à fonctionner à grande vitesse.
On sait que ces pompes sont constituées, d'une manière générale (comme le montre la figure schématique 1 du dessin annexé) par un corps cylindrique ou stator S à l'intérieur duquel tourne un tambour cylindrique ou ro tor R. L'axe du rotor est parallèle à celui du corps S, mais il est excentré par rapport audit axe d'une quantité h de telle manière que le rotor vienne en contact au point A avec la surface intérieure du stator.
Des palettes P sont logées dans des rai nures r pratiquées dans le rotor.
Un appareil ainsi établi fonctionne de la manière suivante: Si on suppose que le ro tor se déplace dans le sens de la flèche f, on remarque qu'en partant du point de tan gence A, le volume compris entre deux pa lettes consécutives croît constamment pendant 180 ; ce volume devient maximum lorsque le compartiment considéré arrive en B. Les compartiments qui sont ainsi à l'aspiration communiquent avec la conduite générale -d'ad mission C. Au contraire, pendant la deuxième demi-révolution, le volume. des comparti ments décroît rapidement jusqu'à ce qu'il de vienne minimum à nouveau au point de tangence A. L_ e fluide est ainsi refoulé par la conduite D.
Dans un tel appareil, le déplacement des palettes vers la périphérie et leur application sur la surface interne du stator sont provo qués par l'action de la force centrifuge qui -prend naissance par la rotation du rotor.
Ces appareils sont d'une simplicité qui les rend très séduisants, mais ils présentent l'inconvénient essentiel suivant: le déplacé- ment :des palettes du centre vers la périphé rie étant produit par l'action de, la force centrifuge, au fur et à mesure de l'augmen tation de la vitesse de rotation, la pression due à cette force, centrifuge augmente; les va riations -de pression étant proportionnelles au carré de la vitesse, la pression atteint rapide- ment une valeur très élevée. Il en résulte un frottement considérable du bord externe des palettes contre la. surface interne du stator, frottement qui nuit au bon rendement mé canique de l'appareil.
Par suite également de cette augmentation de pression, des diffi cultés de graissage apparaissent à partir d'une certaine vitesse; pour une valeur dé terminée de la. pression précitée, l'huile de graissage est même complètement expulsée et une destruction rapide des palettes se pro duit.
L'inventeur a. déjà, proposé, pour remédier à l'inconvénient précité, d'interposer, entre les palettes du rotor et le stator, un tambour ou enveloppe cylindrique creux tournant avec le rotor à la. même vitesse angulaire que ce dernier; cette organisation a pour but d'an nuler les effets de la<B>,</B> force centrifuge grâce au fait que pendant le fonctionnement de l'appareil les palettes ne viennent pas porter sur une surface fixe. Dans une pompe com portant ce perfectionnement, en effet, les palettes ne se déplacent, dans le sens Vircon- férentiel, que d'une quantité égale à l'excen tration du rotor .par rapport au stator.
Il en résulte que le frottement du bord extérieur des palettes se trouve à. peu près complète ment supprimé, ce qui a pour effet. de sup primer également les difficultés de graissage ainsi que les pertes de rendement méca nique.
Pour qu'un tel dispositif conserve son efficacité, il faut que le rotor et l'enveloppe tournent à la même vitesse angulaire. Le rotor et l'enveloppe se .déplaçant dans le même sens, les palettes tendent à eritra.îner ladite enveloppe dans le même sens et à: la même vitesse. On pourrait se contenter de ce pro cédé d'entraînement. Néanmoins pour éviter tout déplacement relatif intempestif des deux organes en question, il est préférable d'établir entre eux une liaison mécanique appropriée. L'inventeur a déjà proposé un moyen .de réaliser une telle liaison à l'aide d'un système d'engrenages.
La présente invention a pour objet une pompe pourvue d'un dispositif particulière- ment simple pour réaliser la liaison en ques tion.
Ce dispositif est fondé sur l'observation suivante (voir fig. ? du dessin annexé) Si l'on considère une circonférence E tour nant autour dit centre 0 et une circonférence e tournant autour du centre o, la distance a des centres 0 et o étant, telle que les .deux circonférences soient tangentes intérieure ment en un point I' de l'axe X-X passant par les centres 0 et o, il est facile de dé montrer que si les deux circonférences tour nent à la même vitesse angulaire, chaque point de la, circonférence intérieure e décrit par rapport à la,
circonférence E une circon férence e' tangente en I' intérieurement aux circonférences E et c et ayant pour rayon la valeur n de l'excentration des circonfé rences E et e.
Il en résulie que pour obtenir l'entraîne ment, à. vitesse angulaire égale, du rotor et de l'enveloppe, il suffit de prévoir des doigts d'entraînement solidaires du rotor et se<B>dé-</B> plaçant dans des évidements circulaires pra tiqués dans l'un des fonds de l'enveloppe.
Le dessin annexé représente d'une ma nière schématique et à. titre d'exemple seule ment, un mode de réalisation de l'objet de l'invention.
La, fig. <B>9)</B> est une coupe transversale de la pompe, coupe faite par III-III de la fig. 4; La. fig. 4 en est uiie# coupe longitudinale faite par IV-IV de la<B>,</B> fig. ; La: fi-. 5, enfin, est. une coupe faite par V-V de la<U>fi-.</U> 4, montrant le détail du dis positif de commande.
Comme on le voit sur co dessin, le rotor 1 est enfermé, conformément à. la: disposition rappelée ci-dessus, dans un tambour cyliit- drique \?\ monté sur deux roulements à billes 3 et 3'. Les palettes 1: sont, guidées dans les rainures radiales 5 ménagées dans le rotor.
L'enveloppe \t est fermée par un fond fi dans l'épaisseur duquel sont pratiqués un certain nombre d'évidements circulaires 7 dis posés en couronne, concentriquement autour de l'axe de ladite enveloppe. Dans le, mode d'exécution figuré à titre d'exemple, on a prévu (fig. 5) six évide ments disposés à. 60 les uns des autres..
D'autre part, sur l'axe 8, 8' du rotor est calée une flasque 9 portant autant .de ga lets tournants 10 que le fond 6 comporte d'évidements circulaires (six dans l'exemple décrit); les galets 10 sont régulièrement es pacés autour du centre de la flasque 9.
La circonférence qui passe parles centres des évidements circulaires 7 pratiqués dans le fond 6 de l'enveloppe 2 a le même dia mètre que la circonférence qui passe par les centres des galets 10, de telle manière que les galets précités soient toujours tangents au bord -des ,évidements circulaires. D'autre part, le rayon desdits .évidements est égal à la somme de la valeur a de l'excentration et du rayon des galets.
La fig. 5 montre que les galets 10 sont bien tangents à la circonférence ,des évide ments 7; il .est évident que cela est vrai quel que soit le déplacement angulaire du rotor. Il en résulte que l'entraînement de l'enveloppe par le rotor se fait, avec ce dis positif, d'une manière parfaitement régulière et silencieuse (grâce à la suppression de tout engrenage) et que cet entraînement donne lieu à une perte de rendement extrêmement faible. D'autre part, le graissage de ce dis positif d'entraînement peut être assuré avec une très grande facilité et avec une efficacité absolue.