Appareil pour délivrer des filets de fluide homogène provenant de plusieurs dispositifs propulseurs, en particulier de pompes à viscose. L'objet de l'invention est un appareil pour délivrer des filets de fluide homogène prove nant de plusieurs dispositifs propulseurs, en particulier de pompes à viscose; cet appareil comporte un conduit formant un circuit fermé sur lui-même, alimenté par une tubulure d'alimentation, et sur lequel sont branchés de façon similaire les dispositifs propulseurs;
on prévoit encore des moyens pour faire circuler continuellement ce fluide dans ce circuit afin de 1c- rendre bien homogène, et enfin des moyens pour régler la consistance du fluide.
La circulation du fluide dans le circuit fermé a lieu de préférence à une vitesse plus grande que celle qui serait produite unique ment par l'écoulement du fluide des ouver tures d'écoulement, dans le but d'obtenir un mélange parfait.
L'invention est applicable en particulier à la fabrication de la soie artificielle, fabrication dans laquelle une solution de viscose est gi clée au travers d'une filière. Un nombre con sidérable de filières sont généralement dis posées en groupes et alimentées par une tubu- lure commune; comme ces filières comportent des orifices très petits, la vitesse d'écoulement de la viscose par cette tubulure d'alimenta tion est faible. La nature de la viscose change avec le temps, et le résultat de ce vieillissement est qu'une filière qui est près de la tubulure d'alimentation débite de la vis cose qui est moins mûre qu'une filière qui en est éloignée, ce qui est désavantageux.
La présente invention, appliquée à la fabrication de la soie artificielle, a pour but d'assurer que le produit débité par une série de filières soit sensiblement uniforme, qu'elle que soit la distance de chaque filière à la tubulure d'alimentation. Cette uniformité peut en ou tre être maintenue par un réglage de la tem pérature de la solution de viscose grâce au quel on peut en régler la vitesse de matura tion.
La circulation rapide, autour d'un circuit fermé, du liquide alimentant les filières, as sure également l'homogénité du produit dans d'autres cas, par exemple lors de l'introduc tion de nouvelles charges de matière qui pour- raient n'être pas absolument identiques aux charges précédentes. En inélanbeant intime ment les deux liquides, le produit résultant est rendu plus uniforme en qualité que cela, ne serait le cas autrement.
Le dessin annexé représente une forme d'exécution de la présente invention, donnée à titre d'exemple.
Fig. 1 est une coupe longitudinale par tielle d'une série de pompes qui fournissent la<B>,</B> viscose aux filières d'une machine à filer la soie artificielle, ces pompes étant celles dé crites dans le brevet no<B>119297.</B> D'autres dis positifs applicables à l'invention sont en ou tre décrits et représentés dans les brevets nl 119544 et<B>1</B>20602; Fig. 2 est une coupe suivant la ligne ?-? de la. fig. 1, mais à. plus grande échelle; Fi-. 3 est une coupe suivant la. ligne 3-3 de la fig. 1, également à plus grande échelle;
Fig. 4 est une coupe suivant la ligne 1--1 de la. fig. 1, également à plus grande échelle; Fi-. 5 est une élévation schématique en coupe montrant des dispositifs pour régler la température.
Les mêmes signes de références indiquent les mêmes parties dans tous les dessins.
En référence à, la fig. 1,<B>10,</B> 11, 12 indi quent schématiquement un groupe de trois pompes disposées bout à bout, actionnées par une came et communiquant avec un réservoir 14 sous pression hydraulique. Ces pompes sont alimentées en solution de viscose par une tubulure 15 reliée à un conduit 16 s'étendant sur toute la longueur du groupe de pompes; ce conduit est constitué par une perforation rectiligne s'étendant longitudinalement à tra vers le corps de chaque pompe et disposé en alignement avec la perforation de la pompe adjacente. Les corps de pompes sont bloqués les uns contre les autres longitudinalement, un ,joint plastique étant introduit entre eux, si on le désire, en vue d'établir une tubulure continue 16 étanche.
Une tubulure analogue 17 est prévue dans la partie supérieure des corps de pompes; elle constitue une tubulure de retour, comme dé 2rit ci-après. Les tubulures 16 et 17 sont reliées ensem ble à. leurs extrémités cri vue de former un circuit fermé, par deux organes séparés 18 et 19, l'un à chaque extréniiié de la. série: de pompes. L'organe 18, comme représenté à la fig. .1, est constitué par un corps venu de fonte, dans lequel débouche la tubulure d'ali mentation 15 et qu'un passage 211 fait. com muniquer avec. le canal 16. Un passage trans versal analogue 21 communique avec le canal 17, et les deux passages 21) et 21 sont reliés par un passage vertical 22.
Dans ce passage,, on a prévu un propulseur à vis fonctionnant comme une pompe pour transporter le liquide entre les tubulures 16 et 17. Comme repré senté, ce dispositif est constitué par un arbre rotatif 23 portant une lame hélicoïdale 24 qui occupe le passage 22; l'arbre 23 est pourvu d'une poulie d'entraînement disposée à l'extérieur du corps 18.
Les différents passages dans cette partie 18 sont constitués par (les perforations recti lignes dont les extrémités sont. fermées par des bouchons amo @ ibles permettant le net toyage de tout le dispositif. Le propulseur à. vis et avantageux en ce sens qu'il ne consti tue pas par lui-niêin(# une fermeture pour le passa;e ?2, de sorte que du liquide peut pas ser à travers ce passage même si le dispositif propulseur ne fonctionne pas.
A l'autre extrémité du groupe de pompes 10, 11, 12 les canaux 16, 17 sont reliés l'un à l'autre par des passages formés dans l'or gane 19. Ces passages sont indiqués en 26, <B><U>27</U></B> , 28 et le passage 2 7 se prolonge en 29 de manière à s'ouvrir à l'atmosphère.
Un robi net 30 placé à la jouction des passages 27, 28, 29 met en communication les passages 27 et 28 en fermant le passage 29, ou les passages 7 et<B><U>)70</U></B> en fermant. les passages 28 et ?9, ou encore les passages 29 et 28 en fermant 7 et<B>9-70.</B> Il permet enfin de faire communi quer partiellement entre eux les passages 127, <B>'</B> -)'L et 270,
'29 étant fermé. oit les passages Zn 27, 28 et 29, le passage 270 étant fermé. Le fonctionnement est le suivant: La viscose provient de la tubulure d'ali mentation 15. Elle passe à travers le passage 20 dans la tubulure 16 et la remplit en chas sant l'air quelle contient, le robinet 30 ayant été tourné de telle manière que le passage 270 communique avec elle pour permettre l'échap- penient de l'air.
Lorsque le canal 16 est rempli, le liquide monte dans le passage 27 ut s'écoule en<B>270</B> après avoir chassé l'air de vant lui. Lorsque le passage 27 est rempli de liquide, on tourne le robinet de manière à mettre en communication les passages 28 et 29 et fermer les passages 2 7 et<B>270.</B> La pres sion fait. alors monter le liquide dans le pas sage 22 et le fait passer dans le canal 17 et de là. dans le canal 28, chassant l'air par 29. Le remplissage des passages 21, 22, 17 et 28 est terminé lorsque le liquide s'écoule en 29. On tourne alors le robinet de façon que -les passages 27 et 28 communiquent et les pas sages 29 et 270 soient fermés.
Comme l'ou verture 29 est située à un niveau plus élevé que toute autre partie du circuit 20, 16, 27, 28, 17, 21, 22, tout l'air est chassé du circuit. Le robinet 30 étant tourné de manière à fer mer le passage 29 et à établir la communica tion seulement entre les passages 2 7 et 28, un circuit complet est établi comme désiré; lors que le dispositif propulseur 23 est mis en mouvement, le liquide circule donc dans ce circuit à une vitesse dépendant de la vitesse d'actionnement du dispositif propulseur.
Si le dispositif propulseur est d'un genre ne permettant pas à l'air de passer à travers l'ouverture 22 lorsque le dispositif ne fonc tionne pas, ce dispositif doit être mis en marche dès que le robinet 30 a été tourné de façon à relier les passages 28 et 29.
On voit que la possibilité de relier et de couper les différentes cômmunications de la partie 18 au moyen du robinet 30 de la ma nière décrite permet de s'assurer que l'air est complètement expulsé du circuit.
Les filières sont alimentées par les pom pes 10, 11, 12 d'une manière qu'il n'est pas nécessaire de décrire en détail, l'alimentation pour chaque filière étant prise du canal 16 par un orifice latéral 31 (fig. 1 et 3); la vi tesse de circulation du liquide autour du cir cuit fermé est de préférence sensiblement plus grande qu'elle ne le serait par le simple écou lement du liquide le long du canal 16 vers les passages d'écoulement 31.
La fig. 3 est une coupe d'une des pompes décrites dans le brevet no 119297 et cette vue montre en plus des conduites d'alimentation et de retour 16 et 17 deux pistons de pompes 32, 33 avec le tiroir 34. Le fonctionnement de ces parties n'a. pas besoin d'être décrit, car il l'a été dans la description du brevet pré cité, mais l'attention est attirée sur le passage 35 par lequel la solution à filer est débitée de ces pompes. Ce passage est commandé par un tiroir 36 comportant un corps cylindrique pourvu d'une ouverture 37 le traversant et le quel, par un déplacement longitudinal du corps, peut mettre en communication le pas sage 35 avec un orifice d'échappement 38 au quel la filière est reliée ou à un passage 39 communiquant avec le canal de retour 17.
Pour arrêter la fourniture à la filière de l'une des pompes seulement, il suffit de placer le tiroir 36 de telle manière que le liquide dé bité par les pompes 32, 33 soit envoyé par le passage 39 dans le canal 17 ou il prend part à la circulation générale qui y a lieu.
I1 y a lieu de prévoir encore des disposi tifs pour régler la température de la solution à filer. La solution est préparée dans des chambres, généralement dans des caves sou terraines, dans lesquelles la température peut être exactement réglée et elle est amenée de celles-ci aux filières par des tubulures telles que 40 (fig. 5). Ces tubulures sont immer gées dans une chemise 41 contenant n'importe quel liquide dont la température peut être réglée. Si on désire travailler à une tem pérature particulièrement basse, de la sau mure peut être utilisée, par exemple, lorsqu'on désirera refroidir la solution jus qu'à un point auquel la maturation s'arrête pratiquement, comme cela est -par exemple désirable lors de la fermeture d'une usine à la fin d'une semaine.
La solution est envoyée à, travers la tu bulure 40 des pompes ou dispositifs ana-lo- bues représentés schématiquement en 4?.
Ces dispositifs sont montés dans un bain 43 et immergés dans un liquide dont la tem pérature peut être réglée. On emploie de pré férence une solution alcaline, par exemple à 1 % de soude caustique ou à 1. % de carbonate de soude, car une telle solution empêche également la corrosion du fer ou de l'acier, métaux entrant dans la construction des pompes.
La. température du liquide dans le bain 43 est réglée au moyen de tubulures 44 dans lesquelles circule un fluide réfrigérant ou un fluide chaud, conformément aux exigences de chaque cas particulier. Une tubulure indiquée en 45 sert à. alimenter le bain avec du liquide et un dispositif de purge est prévu comme re présenté en 46.
On voit qu'en prévoyant un réglage de la température de la. solution à filer à partir du moment ou elle quitte la chambre de matu ration jusqu'au moment ou elle arrive au dis positif qui alimente individuellement les fi lières, c'est-à-dire au moyen des bains 41 et 43, le réglage de la nature de la. solution est complet et peut, en combinaison avec des dis positifs pour la circulation du liquide comme d#--rit ci-dessus, assurer une parfaite homo généité du liquide débité aux filières.
En plus, n'importe quelles difficultés qui peuvent survenir ensuite de l'arrêt de l'installation peuvent être évitées en s'arrangeant de ma nière que la température de la solution à filer soit réduite d'une quantité telle que la matu ration cesse pratiquement; les opérations de filage peuvent recommencer après l'interrup tion dès que la température de la solution à. filer a été ramenée à la température normale.
Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée à la. forme décrite ci-dessus ni même à. des formes dans lesquelles le circuit fermé sur lui-même est constitué par des pas sages prévus dans les corps de pompes, car il peut également être prévu sous forme de tu bulure séparée.