CH121191A - Disjoncteur électrique à rupture de l'arc. - Google Patents

Disjoncteur électrique à rupture de l'arc.

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CH121191A
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Inventor
Company Westingh Manufacturing
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Westinghouse Electric Corp
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Description


      Disjoncteur        électrique    à rupture de l'arc.    La présente invention a pour objet un dis  joncteur électrique à rupture -de l'arc, notam  ment -pour courant alternatif, établi en vue  de pouvoir interrompre des courants à haute  tension et de grande     intensité        sans    risque de       reamorçage        d    e l'arc et avec un minimum de  perturbation sur la ligne.  



  Dans les disjoncteurs à huile qui ont été  jusqu'à présent utilisés exclusivement pour  interrompre des circuits de     grande        puissance,     l'interruption du courant est effectuée en  tirant un arc dans l'huile afin de prévenir  un     reamorçage    de l'arc après que la valeur  du courant alternatif dans l'arc a 'passé par  zéro.  



  Les disjoncteurs à huile actuels qui sont  les seuls moyens qu'on a trouvés appropriés  jusqu'à présent pour interrompre les circuits  des     installations    de distribution à courant  alternatif modernes capables de concentra  tions     d'énergie    de l'ordre de un million de       KVA,    présentent de grand inconvénients.  L'énergie de l'arc d'un     violent    court-circuit  passant dans     l'huile    lors de l'ouverture des         contacts    produisant l'arc est susceptible de  décomposer l'huile et de produire des gaz  capables de donner lieu à des explosions.

    Pour résister aux pressions formidables -dé  veloppées par les gaz ainsi produits, on a  enfermé les disjoncteurs à     huile    dans des ré  cipients à huile énormes de construction mas  sive.  



  Par suite des difficultés     sus-énoncées,    la  construction rationnelle des disjoncteurs pour  des installations de distribution     d'énërgié     électrique est devenue tout aussi importante  que la construction de l'équipement généra  teur fournissant le courant, et le coût de  l'équipement interrupteur atteint souvent  celui de l'équipement générateur.  



  Un autre grand désavantage des disjonc  teurs à huile est le risque     'd'incendie    et le  danger pour le     personnel        qui    .est chargé de  les surveiller. Les gaz développés dans ces  disjoncteurs à huile forment     Vides        mélanges     explosifs et, dans bien des cas, les récipients  à haute pression sont démolis par les explo  sions y     résultant,    qui produisent l'inflam-           mation    de l'huile et mettent en danger l'ins  tallation environnante et la vie du person  nel.  



  Suivant l'invention, le disjoncteur com  porte au moins une chambre à arc à travers  laquelle est tiré l'arc électrique et des élé  ments de     désionisation    électriquement     con-          ductifs    disposés pour subdiviser ladite cham  bre en petits espaces et supportés de façon  qu'ils soient sensiblement incapables de con  duire du courant d'arc.  



  Des formes d'exécution. de l'objet de l'in  vention sont représentées, à     titre    d'exemple,  au dessin annexé, dans lequel:  La     fig.    1 est une élévation latérale d'une  première forme     ,d'exécution    du disjoncteur,  une partie d'une chambre à arc étant repré  sentée en coupe;  La     fig.    2 montre la chambre à arc du  disjoncteur en coupe suivant la ligne     II---II     de la     fig.    1;  La     fig.    3 est une vue de dessus de la  chambre à arc et d'un électro-aimant de  soufflage du disjoncteur;  La     fig.    4 est un schéma des connexions  du disjoncteur;

    Les     fig.    5 et 6 donnent schématiquement  une illustration de la     désionisation    de l'es  pace à arc entre les deux     électrodes    à arc;  Les     fig.    7 et 8 sont des vues similaires  aux     fig.    5 et 6 et illustrent les conditions  de progression de la     désionisation    lorsque  des grilles sont placées dans l'espace entre  les électrodes;  La     fig.    9 est un diagramme illustrant le  phénomène se produisant après l'ouverture  du disjoncteur;  La     fig.    10     montre    une vue schématique  des organes et circuits d'une seconde forme  d'exécution;

    Les     fig.    11 à 29 se rapportent à     d'autres     formes d'exécution.  



  Les     fig.    1 à 3 montrent un disjoncteur  à air comprenant deux membres de contact       principaux    1 et 2 montés sur des manchons  isolants 3 et 4     fixés,    l'un au-dessus ide l'au  tre, sur un bâti de support métallique 5.    Les membres de contact 1 et 2 comportent  des tiges de bornes 6 et 7 s'étendant vers le  côté     arrière    du bâti de support en passant  par des perforations centrales des manchons  isolants 3 et 4.  



  Le manchon isolant inférieur 4 et un iso  lateur 11 en dessous de celui-ci supportent  conjointement le support principal 12 du  disjoncteur, qui porte un arbre ou pivot 13  sur lequel sont montés de façon à     pouvoir     tourner un bras de contact principal 14 et un  bras de contact à arc 15 s'étendant vers le  haut. Le bras de contact principal 14 main  tient un balai de contact principal 17, cons  titué de lames de cuivre, contre les membres  de contact principaux 1 et 2.  



  Le bras de     contact    à arc 15 s'étendant  vers le haut du disjoncteur porte un sabot  de contact arqué mobile 19 s'engageant avec  un membre de contact à are stationnaire 20,  pour effectuer l'interruption finale     idu    cir  cuit. Le membre de contact à are stationnaire  possède un léger mouvement culbutant, ce  membre étant pressé vers le bas, contre le  sabot de contact 19, à l'aide d'un ressort.

   Le  membre de contact stationnaire 20 est con  necté, au moyen d'un conducteur flexible 22,  avec une borne 23 d'une bobine     électro-          magnétique    de soufflage 24, l'autre borne,  25, de cette bobine étant connectée électri  quement avec un cadre de support     métallique     26 qui est en relation de conductibilité élec  trique avec le membre de contact principal  supérieur 1. Le sabot de contact à arc mo  bile 19 est connecté électriquement avec le  bras oscillant 15 lequel, à son tour, est con  necté avec le membre de contact principal  inférieur 2 par une dérivation flexible 27 ad  jacente au pivot 13.  



  Les bras interrupteurs 14 et 15 sont ac  tionnés par un mécanisme à genouillère com  portant un levier coudé 28 qui est pivoté en  29 dans le support d'interrupteur 12. A l'ex  trémité intérieure du levier coudé sont arti  culées deux biellettes 30 et 31 qui sont con  nectées aux deux bras interrupteurs 14 et 15  respectivement. Le bras interrupteur 15 est      tiré vers sa position d'ouverture par un res  sort 32 et la biellette de genouillère 31 qui  y est reliée, est disposée au-dessus de la  ligne des centres de la. 'genouillère de façon  à verrouiller l'interrupteur en position de  fermeture. Le disjoncteur est     déclanché    en  déplaçant l'extrémité extérieure du levier  coulé 28 vers le haut, ce qui débloque le  mécanisme à genouillère.  



  Lorsque l'interrupteur est déclenché, le  sabot à arc mobile 19, qui est de forme ar  quée, ne rompt le contact avec le membre de  contact stationnaire 20 qu'après que les mem  bres de contact principaux 1 et 2 ont été  dégagés du balai de contact principal 17.  On a prévu également une paire de mem  bres de contact auxiliaires 33 et 34 pour  soustraire     les    membres de contact princi  paux aux arcs se produisant incidemment lors  du     transfert    du courant des membres de con  tact     principaux    au circuit de dérivation in  ductif comprenant les membres de contact  19 et 20 de rupture finale du courant et la  bobine de soufflage 24.

   Comme représenté  à la     fig.    1, le membre de contact auxiliaire  stationnaire 33 est monté sur le cadre 26  qui est en contact électrique avec le membre  de contact principal supérieur 1, et le mem  bre de contact auxiliaire mobile 34 est  monté au     somet    du balai de contact prin  cipal 17 qui est en contact électrique avec  le membre de contact principal inférieur 2 par  le bras interrupteur 14. Le membre de con  tact auxiliaire mobile 34 est pivoté en 35 et  est pressé contre le membre de contact station  naire à l'aide d'un ressort 36 afin d'assurer  un mouvement de roulement et     -de    culbute  lors de l'engagement ou du dégagement du  membre de contact auxiliaire stationnaire  33.  



  Pour     l'extinction        @de    l'arc     tiré    entre les  membres de contact à arc 19 et 20 on a pré  vu des moyens     décrits    ci-après. Une chambre  à arc 40 est prévue au-dessus des membres  de contact à arc 19 et 20;

   La partie infé  rieure de la chambre se" termine en deux         plaques    à arc 41 et 42, en forme de corne,  la plaque 41 étant en relation de connexion  électrique avec le membre de contact à arc  stationnaire- 20, et     la.plaque    42 étant pour  vue de doigts     élastiques    43 qui s'engagent  avec le     sabot    de contact à arc mobile 19 lors  que ce dernier est dans -sa position d'ouver  ture finale, de façon que l'arc est transféré  des membres de contact à arc 19 et 20 aux  plaques en forme de corne 41 et 42 condui  sant à la chambre à arc 40.  



  La chambre 40 est composée de quatre  plaques conductrices     verticalés    espacées 44,  45, 46 et 47, devisant l'espace entre les ex  trémités supérieures des plaques ,à arc en  forme de corne 41 et 42 en trois chambres à  arc séparées, connectées en série, 48, 49 et 50,  les deux plaques extérieures 44 et 47 étant en  connexion électrique avec les plaques à arc  41 et 42, respectivement. Chaque chambre  à arc est subdivisée en un grand nombre de  petits espaces au moyen de feuilles ou gril  les conductrices 51 disposées parallèlement  aux plaques à arc terminales 44 à 47. Les  feuilles conductrices 51 sont réticulées comme  il sera     expliqué    ci-après.

   Dans la forme d'exé  cution représentée à .la     fig.    1, ces feuilles  consistent en des grilles de fil -de laiton.  



  L'espace entre les plaques à arc en corne  41 et 42 est enfermé sur les côtés par de  grands écrans isolants 52 s'engageant avec  les bords des     plaques.    La, chambre à arc 40  est enfermée de façon analogue par des pla  ques isolantes 53 s'engageant avec les bords  des plaques 44 à 47.  



  L'arc électrique est forcé de passer dans  les chambres à arc 48, 49 et 50 au moyen de  la     bobine    de soufflage 24 qui est pourvue  d'un noyau de fer feuilleté en fer à cheval  54 se terminant par des plaques polaires 55  et 56, les plaques 56 étant plus larges et  étant disposées en engagement avec les parois  isolantes 52 et 53, comme représenté à la       fig.    2.

   La fonction de la     bobine    de souf  flage 24 est d'obliger le courant d'arc à se  déplacer latéralement dans l'espace     traversé     par les     feïiilles-grilles    51, pendant un inter-           valle    de temps qui est court en comparaison  de la     demi-période    du courant alternatif du  circuit auquel le disjoncteur est connecté, le  courant d'arc se répartissant ainsi à travers  ou entre les     feuilles-grilles    lorsque la valeur  du courant passe pour la première fois par  zéro après la production de l'arc.  



  Les feuilles-grilles 51     s'étendent    à tra  vers toute la largeur des chambres à arc, en  tre les parois isolantes 53, et sont isolées en  tre elles par des bandes isolantes 57 en mica  ou autre matière résistant à la chaleur,  comme représenté à la     fig.    2, en laissant un  passage d'air sensiblement non obstrué entre  les plaques d'électrodes à arc opposées au  milieu de chaque chambre.  



  Les feuilles-grilles ajourées 51 sont éta  blies de préférence de façon à permettre  l'établissement d'un arc continu entre les  électrodes à arc et à affecter aussi peu que  possible le jeu ou répartition de l'arc. Ce  pendant, lorsque la valeur du courant de  l'arc passe par zéro au commencement de la  période suivante, les feuilles-grilles occu  pant l'espace entre les électrodes à arc exer  cent une énorme action de     désionisation,     comme il sera décrit plus loin, en rétablis  sant rapidement la condition isolante primi  tive de l'espace d'air dans une ou plusieurs  des chambres à arc et en empêchant le     ré-          amorçage    de l'arc après l'augmentation de  la tension aux bornes qui suit l'extinction  de l'arc dans ces chambres.  



  La     chambre    à grilles 40- est     @de        grandeur-          suffisante,    en comparaison de la vitesse du  mouvement de l'arc dans celle-ci, pour as  surer que l'interruption finale de l'arc soit  accomplie à l'intérieur de la chambre. Le  mouvement de l'arc à l'intérieur de la cham  bre est rendu assez rapide pour empêcher une  fusion des grilles ou une destruction de  l'isolation près de l'arc dans des conditions  de décharge ordinaires.  



  Afin de pouvoir comprendre l'action de       désionisation    des grilles utilisées dans les  chambres à arc ou de     désionisation    du dis-         joncteur,    il sera utile de discuter brièvement  les phénomènes qui se produisent dans des  décharges à arc de courant alternatif.  



  Dans des conditions ordinaires, l'air et  d'autres gaz sont d'excellents isolateurs. Ce  pendant, lorsqu'on applique un potentiel  suffisamment élevé à deux électrodes sépa  rées par un espace d'air, l'état isolant nor  mal     @de    l'air se trouve     subitement    changé en  un état conducteur. Ce changement, connu  comme décharge à étincelles, s'explique comme  suit: L'air a normalement un degré d'ionisa  tion très petit dû à la radiation d'éléments  radioactifs dans la terre. Sous l'influence de  petites augmentations de potentiel .électrique,  cette ionisation provoque une légère     conduc-          tibilité    qui ne peut être détectée que par les  instruments les plus sensibles.

   Sous l'in  fluence de grands     gradients-de    potentiel élec  trique, ces quelques ions se meuvent très ra  pidement et leur collision avec des molécules  neutres peut être tellement énergique qu'ils  peuvent en scinder ou rompre quelques-unes  en parties à charge positive et à charge né  gative. De cette façon il se forme de nou  veaux ions et électrons.  



  Supposons par exemple qu'il y ait un seul  électron libre entre deux électrodes auxquel  les une tension excédant une valeur de limite  critique est appliquée. Cet électron se meut  rapidement vers l'anode, et on supposera que  parmi son grand nombre de collisions avec  des molécules neutres, 1000 soient suffisam  ment énergiques pour en produire la rup  ture. On aura donc alors 1000 ions positifs  nouveaux et 1000 ions négatifs nouveaux.  Les 1000 ions positifs se mettent en mouve  ment vers la cathode. Les ions positifs qui  ont une masse .bien plus grande, sont beau  coup moins efficaces que les électrons pour  produire une ionisation par choc.

   Supposons  encore que ces ions positifs, dans leur mou  vement vers la cathode, produisent seulement  deux électrons nouveaux près de la cathode,  Ces deux électrons se mouvant vers l'anode  produiront alors 2000 paires d'ions nou  veaux. Les 2000 ions positifs se mouvant      vers la cathode produiront quatre électrons       nouveaux;    ces quatre électrons produiront  4000 ions positifs, et     ainsi    de suite jusqu'à  ce qu'une grande     conductibilité    soit établie.  



  Le nombre de paires d'ions positifs et né  gatifs produites par choc par un électron,  par     centimètre    dans la direction du champ  électrique, augmentera rapidement en     fonc-          tion-    du gradient -de tension électrique.  



  Aussitôt qu'une décharge a été amorcée  par l'opération d'ionisation par choc, comme       susdécrit,    le champ électrique subit une  distorsion. Un fort gradient de tension est  développé dans une couche mince, connue  comme espace obscur de cathode, adjacente à  la cathode. La chute de tension dans cette  couche mince, ou la chute de tension à la  cathode, est de l'ordre de grandeur de     300    volts  pour les électrodes ordinaires dans de l'air.  



  Si les électrodes sont froides lorsque la  décharge a lieu et que la densité île courant  n'est pas trop élevée, la décharge affecte  la forme d'une décharge luminescente, dans  laquelle les ions positifs, et dans une  plus petite mesure les électrons et les  ions négatifs, se mouvant à travers le  champ de     gradient    élevé de la chute de  tension cathodique vers la cathode et l'a  node, respectivement, continuent de produire  ,de nouveaux électrons et ions par collision  avec les molécules d'air     .dans    la couche mince  dans laquelle se produit la chute de tension  cathodique en fournissant de cette manière  suffisamment. d'électrons et d'ions pour pro  duire un état de conductibilité élevée, ou un  faible gradient de voltage, dans le reste de  l'espace.  



  Si l'énergie est suffisante en un point  près de la cathode pour élever sa tempéra  ture à un degré -tel qu'elle     commence    à émet-,       tre    des électrons par voie     thermionique,    ou  pour chauffer une couche de gaz tout près  de cet endroit à une température telle qu'il  s'y produit une ionisation thermique,     le-cou-          rani    se concentrera à cet endroit. Ceci est  appelé décharge à arc.

   La chute de tension à  la cathode     devient--alors    beaucoup plus     pe=            tite    que dans la décharge     luminescente,    parce  que la conduction nécessaire est     produite     par une émission d'électrons     thermioniquë,     ou par une ionisation thermique de gaz tout  près- de la cathode plutôt que par     ionisa-          tion    par choc.

   Il. est nécessaire, toutefois,  que la chute de     tension    ans la mince couche  voisine de la cathode soit suffisamment éle  vée, afin que l'énergie fournie disponible  puisse maintenir la cathode ou le gaz adja  cent à une température produisant l'émis  sion     thermionique    ou ionisation thermique       requise.    Il est, en général, également néces  saire que la chute de     tension    dans la mince  couche voisine de la cathode soit suffisam  ment élevée pour y produire des électrons  par ionisation pour -neutraliser la charge  d'espace .des électrons.

   Pour des     matières     d'électrodes ordinaires, une tension de vingt  volts est suffisante pour les buts     qui    vien  nent     d'être    mentionnés.  



  En plus de la chute de tension à la ca  thode, il y a une chute de tension de dix  volts environ près de l'anode de l'arc. Des  ions     positifs    sont produits dans le champ de  la chute mentionnée en dernier lieu, par col  lision des     électrons    se mouvant rapidement  émanant de la cathode. Une température éle  vée à l'anode n'est pas essentielle pour le  maintien de l'arc.  



  L'augmentation de tension dans la     partie     principale de l'arc, entre les régions immé  diatement adjacentes à la cathode et à l'a  node, est très     petite.    Il n'est d'habitude pas  suffisant de produire une ionisation par choc  sensible. Les ions positifs nécessaires pour  neutraliser la charge d'espace des électrons  dans la partie principale du -parcours de  l'arc résultent probablement de l'ionisation       thermique,du    gaz.   Ainsi, dans un arc     électrique,    -la plus  grande partie du courant est portée par les       électrons    animés d'un mouvement rapide qui  se meuvent de la cathode et tendent vers  l'anode.

   L'espace- entre la cathode et l'anode  est rempli d'ions positifs-     neutralisant    - la  charge d'espace     des-électrons    et rendant l'arc      hautement conductible. Les ions positifs sont  produits par choc dans les espaces près de  la cathode et de l'anode, et dans le reste  du parcours de l'arc par ionisation thermique.  



  Dans un arc -de courant alternatif, le cou  rant d'arc passe périodiquement par zéro.  L'électrode qui était une cathode dans la  période précédente devient une anode;     l'a..          node    -de cette période devient une cathode  pour la période suivante.  



  Au moment exact où le courant devient  zéro, l'espace entre les électrodes est encore  fortement ionisé. Le gradient de la tension  est presque zéro à travers tout l'espace d'arc  de façon qu'il n'y a     point    d'ionisation par  choc. L'électrode qui est sur le point de deve  nir une cathode, est à une température trop  basse pour émettre des électrons par voie       thermionique.    Une production thermique  d'ions dans le gaz est rapidement réduite  par le refroidissement du gaz. Très peu  après que le courant est à zéro, la production  d'ions nouveaux a pratiquement cessé.  



  En même temps, l'espace entre les élec  trodes est rapidement     désionisé.    Une cer  taine proportion des électrons viendra suf  fisamment près d'ions positifs pour se réunir  de nouveau avec ceux-ci, neutralisant ainsi  leurs charges. L'importance de cette recom  binaison est proportionnelle à la densité des  ions positifs et négatifs dans l'espace. S'il  n'y a pas de nouvelle alimentation en ions,  la recombinaison réduira la densité d'ionisa  tion inversement avec le temps. L'espace  perd ainsi sa     conductibilité    et; si la forma  tion d'ions nouveaux peut être empêchée,  l'arc ne se rallumera. pas.  



  En se référant à la     fig.    5, les signes     -I-          et    - représentent les ions dans une dé  charge à arc dans l'air, entre une électrode  79 qui est sur le point de devenir une ca  thode, et une électrode 80 qui est sur le  point de devenir une anode, au moment où la  tension et le courant sont à zéro. I1 se pro  duit une     recombinaison,    de façon qu'à la       fig.    6, qui représente l'état de choses s'éta-         blissant    un peu plus tard, la densité d'ioni  sation est réduite.

   Pendant le temps s'écou  lant entre les conditions représentées aux       fig.    5 et 6, la tension s'est élevée en produi  sant un gradient de tension qui fait éloigner  les électrons de la cathode 79 et qui fait  mouvoir les ions positifs vers la cathode 79.  



  De cette manière, il s'est formé une ré  gion 81 près de la cathode qui est presque  dénuée d'ions, et il n'y a que peu d'ions po  sitifs en mouvement lent dans ladite région,  sur leur chemin à la cathode. L'espace 81  adjacent à la. cathode aura ainsi une résis  tivité beaucoup plus élevée que le reste de  l'espace et, par conséquent, la plus grande  partie de la tension appliquée aux électrodes  apparaîtra dans ledit espace près de la ca  thode, en y engendrant un champ électrique  de gradient élevé. Après quelque temps, les  électrons seront repoussés encore davantage  de la cathode et l'étendue en épaisseur de la  région à haute résistance augmentera encore.  



  Un écran similaire     désionisé    82 apparaî  tra également près de l'anode. Par suite de  la mobilité relativement élevée des élec  trons, le gradient dans cet écran sera beau  coup plus petit que celui à la cathode; on  n'en tiendra plus compte dans la suite.  



  Ainsi, comme résultat de l'action du  champ électrique; deux régions de différentes  caractéristiques seront produites. Dans la  région 82 adjacente aux anodes, le gradient  électrique est très faible et la perte d'ions  se produit principalement par l'opération de       recombinaison    précédemment décrite. La ré  gion 81 adjacente à la cathode est presque  complètement     désionisée    par suite de la. ré  pulsion entre la cathode et les électrons. La  limite entre la région 81 et les espaces ioni  sés continue à s'éloigner -de la cathode à. me  sure que la     désionisation    progresse.  



  Pendant que la région     désionisée    81 près  de la cathode croît ainsi en épaisseur, la  tension appliquée augmente également. Si la.  valeur de l'augmentation de tension est telle  ment élevée qu'elle communique à l'écran à  haute résistance un gradient de voltage suf-           fisant    pour mouvoir le     relativement    petit  nombre d'ions positifs restant dans ledit  écran avec une vitesse à laquelle     ils-produi-          ront    une ionisation thermique ou ionisation  par choc, cette région perdra sa résistance  élevée.  



  La tension qui serait autrement absorbée  par l'écran à la cathode, est alors transférée  à la masse de gaz encore hautement ionisée  et hautement     conductible,    un puissant cou  rant se produit et l'arc se rallume.  



  Si toutefois la     désionisation    progresse  tellement vite que l'épaisseur de     l'écran    -à la  cathode     désionisé    croît dans une mesure  telle que le gradient de voltage dans cette ré  gion n'atteint jamais une valeur .à laquelle  une ionisation par choc se produit, et l'éner  gie fournie n'est pas suffisante pour pro  duire une ionisation thermique, l'espace en  tier entre les électrodes devient graduellement  isolant et l'arc ne se rallume pas. Le circuit  est par suite interrompu.  



  Une analyse des phénomènes se produi  sant à la suite de l'ouverture des contacts  à arc d'un disjoncteur à courant alternatif,  de la manière décrite ci-dessus, indique la  mesure admissible d'augmentation de ten  sion à laquelle il ne se produirait point de       rallumage    de d'arc entre des contacts tels  qu'on les utilise ordinairement.

   On a trouvé  qu'avec un disjoncteur ordinaire opérant à  l'air, la mesure admissible d'augmentation  de tension est tellement basse qu'il n'est pas  faisable d'établir des disjoncteurs industriels  à grande intensité pour toutes tensions     au-          dessus    de /valeurs relativement basses, en rai  son des     limitations    physiques imposées par  la matière des contacts, l'écartement des élec  trodes et les constantes du circuit qui doit  être interrompu.

       Ainsi,    pour une paire d'élec  trodes de cuivre avec un écartement de  25 mm, par exemple, la mesure de     désioni-          sation    est telle qu'il faut limiter la mesure  de l'accroissement de tension à moins de  1     X    106 volts par seconde, si un     rallumage     doit être empêché.    Si 'le courant alternatif devant être inter  rompu est en phase avec la tension,     c'est-à-          dire    si le facteur de puissance est égal à un,  la mesure de l'accroissement de tension est  celle de l'anode de la tension alternante.

   Les  circuits et conditions ordinaires, pour les  quelles les disjoncteurs doivent travailler en       pratique,    demandent cependant l'interrup  tion de courants ayant un facteur de puis  sance considérablement différent de l'unité.  Dans ce cas, la mesure     maximum    d'accroisse  ment de tension aux bornes du disjoncteur  dépend     principalement    des constantes du  circuit. Ainsi, dans un circuit inductif, l'ac  croissement de tension aux bornes ouvertes  est presque instantané.  



  L'accroissement de tension dans ces con  ditions peut, toutefois, être réduit à des va  leurs plus     petites    en connectant une résis  tance appropriée en parallèle avec les bornes  de contact ouvertes. Pour limiter la mesure  d'accroissement de tension à moins .de 1     X        10s     volts par seconde, dans le cas     susénoncé    d'un  écartement des contacts de 25 mm et d'un  circuit à 2200 volts et à 60     périodes/sec.,    il  faudrait des résistances en dérivation de  grandeur et de prix considérables.

   Des     colis.-          tructions    de ce genre     n'entrent    pas en ligne  de compte pour des     disjoncteurs    industriels.  



  Avec la disposition représentée aux     fig.     1 à 4, on obtient en première ligne une aug  mentation artificielle de la mesure de     dés-          ionisation    de l'espace de l'arc résultant du  déclenchement du disjoncteur,. immédiate  ment après le passage du courant d'arc par  zéro, en introduisant un grand nombre de ce  qu'on peut appeler cathodes     _    "artificielles"  dans l'espace d'arc, multipliant ainsi l'action       désionisante    de la cathode principale et ré  duisant le temps de     désionisation    à une  fraction de la valeur qui serait autrement  nécessaire.  



  Les résistances en dérivation, si l'on en  emploie, seront proportionnées de façon , à  éviter un gradient de voltage auquel se     pro-          durait    une ionisation par choc.      Dans le disjoncteur représenté aux     fig.    1  à 4, les cathodes artificielles sont établies en  forme de grilles de fil 51 disposées à travers  le chemin de l'arc et assemblées en une struc  ture unitaire. Lorsque le bras de contact "à  arc 15 s'ouvre et tire l'arc, celui-ci est souf  flé vers le haut entre les     grilles    par le champ  de la bobine de soufflage. L'arc est fendu ou  scindé en trois sections d'arc en série l'une  avec l'autre pour des raisons expliquées  plus loin.

   Dans chaque section d'arc, un flux  d'arc s'étend entre les plaques terminales à  arc 44 à 47, respectivement, jouant libre  ment à travers les ajours dans les grilles.  



  Les ions qui se déchargent aux grilles  de fil- sont probablement peu     nombreux    en  comparaison du nombre d'ions constituant  le flux de l'arc. Mais, au moment où la va  leur du courant de l'arc passe par zéro,       l'ionisation    par choc a cessé et le gaz de  vient trop froid pour une ionisation ther  mique; il se produit une recombinaison ré  duisant la     densité    des ions, et, à ce moment,  la décharge d'ions vers les fils de grille ré  duit radicalement la     conductibilité    de l'es  pace autour des grilles. Les parties métal  liques des grilles agissent ainsi, dans une  certaine mesure, comme cathodes formant  des centres de     désionisation,    comme il sera  décrit plus loin.  



  A la     fig.    7, les fils de grille 51 sont dis  posés dans l'espace entre les électrodes 44 et  45 de la     fig.    1, à un moment .qui se pré  sente bientôt après que la première est de  venue une cathode et la dernière une anode  comme dans le cas de la     fig.    6. Un peu  avant, lorsque la valeur du courant passait  par zéro, l'espace autour des grilles avait  été fortement ionisé de part en part, rempli  d'électrons et d'ions positifs, comme indi  qué à la     fig.    5.  



  Au moment choisi pour la     fig.    7, les  lignes de force du champ     électrique        crois-          sont,    entrant dans les fils de grille d'un côté  et les quittant de l'autre côté, ont pour  effet que les côtés de fils en face de la ca  thode agissent comme anodes et que les côtés    en face de l'anode agissent comme cathodes.  Un écran 83 est formé sur le côté cathode  de chaque fil, semblable à l'écran 81 à la       fig.    6.

   Sous l'influence de la tension crois  sante, les écrans 83 autour de tous les fils  croissent en prenant la forme représentée -à  la     fig.    7, jusqu'à ce que les écrans indivi  duels se fondent en un seul écran 84 par des  sus toute la surface d'une grille 51, comme  représenté à la     fig.    8, semblable, sous tous  les rapports, à l'écran 81 près de la ca  thode.  



  De la manière qui vient d'être décrite,  la     désionisation    progresse rapidement à par  tir d'un grand nombre d'écrans ou     noyaux          désionisants    84 agissant comme autant d'é  crans de cathode. La tension croissante est  maintenant répartie sur un grand nombre de  régions     désionisées    à haute résistance, de  façon que le gradient de tension est suffi  samment réduit pour empêcher une ionisa  tion par choc dans     l'espace    entre les élec  trodes.  



  La mesure à laquelle les ajours dans  les grilles sont     désionisés,    de façon que la  grille entière commence à agir comme une  seule surface     désionisante    similaire à la ca  thode, dépend de la grandeur de ces ajours.  On a trouvé que, si les ajours dans les grilles  sont suffisamment petits, la mesure de l'élé  vation de tension peut être de 5     X    106 volts  par seconde par grille, sans danger d'ionisa  tion et de     rallumage    de l'arc.  



  Ainsi, en interposant neuf grilles du ca  ractère susmentionné à travers le chemin de  l'arc dans l'espace entre les électrodes écar  tées de 25 mm, comme dans le cas précé  demment considéré, la mesure admissible de  l'élévation de tension sera augmentée de  moins de 1     X    10s à environ 50     X    106 volts  par seconde.

   Dans un circuit à 2200 volts,  60 périodes par seconde, les résistances de       dérivation    n'auraient à supporter qu'un peu  plus de 2     6/o    "du courant interrompu afin  d'empêcher un     rallumage.    En choisissant un  nombre approprié de     grilles        désionisantes,    la  mesure de     désionisation    peut être réglée très      exactement et des disjoncteurs à air indus  triels peuvent être construits pour fonction  ner dans des conditions que l'on croyait jus  qu'à présent     tout-à-fait    au delà :de l'étendue  de fonctionnement possible de ces appareils.  



  Si le disjoncteur     fonctionnait    dans un  circuit sans résistance composé d'une source  de courant alternatif et d'une inductance  connectées en série et si le circuit était inter  rompu lorsque le courant est à zéro, la ten  sion aux bornes d'interruption s'élèverait  instantanément à la tension de crête de la  source; c'est-à-dire -que la mesure de l'élé  vation de tension serait infinie.  



  Dans tout circuit d'usage pratique, ce  pendant, l'élévation de tension n'est pas ins  tantané par suite de la capacité et des     fuites     inhérentes, mais elle est     d'habitude    très  rapide. Lorsque le disjoncteur décrit est uti  lisé dans tout circuit d'usage pratique con  duisant un courant suffisamment faible, la  mesure     @de    l'élévation de tension, dans les li  mites imposées par le circuit, sera plus petite  que celle qui est nécessaire pour rallumer  l'arc qui est     désionisé    à l'aide de l'ensem  ble de grilles     susdécrit.    Si toutefois les cou  rants sont très élevés, la mesure de l'éléva  tion de tension, dans les limites imposées  par le circuit,

   peut être plus grande que celle  qui est nécessaire pour empêcher le     rallu-          mage    de l'arc, comme .expliqué ci-dessus.  



  Afin d'assurer un déclenchement certain  du disjoncteur, indépendamment de l'ampli  tude du courant qui doit être interrompu  et indépendamment des constantes du circuit,  le disjoncteur représenté aux     fig.    1 et 4 est  disposé pour réduire d'abord le courant qui  doit être interrompu à une fraction de sa  valeur maximum de court-circuit, avant d'in  terrompre finalement le circuit.

   Dans ce but,  l'arc tiré par les contacts à arc du disjonc  teur est fendu -en trois sections comme pré  cédemment expliqué, chaque section d'arc  jouant dans une chambre séparée; la 'pre  mière chambre à arc 48 est shuntée par une  résistance 85, comme représenté au schéma  clé     la,        fig.    4, la secondé     chambïe    à arc 49    étant shuntée par une résistance     beaucoup     plus grande 86, et la dernière     chambre-à    arc  50 étant sans     shuntage.     



  Au fonctionnement, lorsque le bras de  contact à arc 15 est ouvert, l'arc qui est tiré  entre les membres de contact 19, 20 est souf  flé dans les trois chambres du     .disjoncteur,     les trois sections d'arc étant en série. Les  conditions     électriques    dans le circuit, sont  représentées à la     fig.    9, dans laquelle la  courbe sinusoïdale 87 représente la tension  de l'alternateur par rapport au temps, la  courbe en pointillé gras 88 le courant de  ligne, la courbe en pointillé mince 89 la ten  sion aux bornes de la première chambre à  .arc 48, et la courbe en traits mixtes 90 la  tension aux bornes des deux autres chambres  à. arc 49 et 50 en série.  



  Les conditions représentées à la     fig.    9  correspondent à celles existant dans un cir  cuit inductif qui impose le devoir le plus dur  à la capacité     d'interruption    du disjoncteur.  Le courant est représenté comme étant dé  calé de presque 90   par rapport à la tension.

    Lorsque la valeur du     courant    passe par zéro  en 91, la tension aux bornes du disjoncteur  s'élève presque instantanément à approxima  tivement la valeur totale dé la tension de  l'alternateur et entraînerait un     rallumage.     dans toutes les trois sections<B>de</B> la chambre  à arc, mais par le fait que l'élévation de  tension oblige un courant à passer par la ré  sistance     relativement    faible 85,     fig.    4; il se  produit une mise en parallèle de la première  section 48 de la chambre à arc.

   La mesure  de l'élévation de tension aux bornes de cette  section de la     chambre    à -arc est ainsi abois=       sée;    comme représenté par la     partie    raide 89'  de la courbe en pointillé     mince    89.  



  Avec de fortes     intensités.'-les    mesures dé  l'élévation de tension dans la grande résis  tance     ën    dérivation 86 de la seconde' section  49 de -la chambre à arc 40 et dans la sec=       Lion        non-shuntée    50 de la'     chambrè    à arc       serbnt    tellement élevées que l'arc peut se ral  lumer dans ces sections pendant la     demi-pé-          riode    suivante, comme indiqué par la 'der-           nière        demi-période    de la courbe de courant  représentée en 88 à la     fig.    9.

   Toutefois, le  déphasage du courant par rapport à la ten  sion sera fortement modifié par le fait que  la résistance 85 :est maintenant en série avec  le circuit, de façon que le courant qui ali  mente maintenant l'arc dans les deux cham  bres à arc 49 et 50, sera presque en phase  avec la tension et passera par zéro lorsque  la tension est égale à zéro. En même temps,  la résistance 85 réduira le courant passant  par le disjoncteur à une fraction de sa valeur  originale. A la prochaine inversion du cou  rant, lorsque le courant passe par zéro, la  mesure de l'élévation de tension sera pra  tiquement celle d'une onde de 60 périodes  et ne sera pas suffisante pour provoquer un       rallumage    de l'arc dans la seconde et la  troisième section de la chambre à arc.  



  Lors de l'interruption de courants de  grande intensité, comme dans le cas considéré  ci-dessus, la première section 48 de la cham  bre     désionisante    40 est usuellement suffi  sante pour réduire le courant interrompu  à une fraction de sa valeur primitive et pour  améliorer son facteur de puissance de façon  que la. section     non-shuntée    50 du disjoncteur  est suffisante alors pour ouvrir complète  ment le circuit. Dans ces cas, la seconde sec  tion à arc du disjoncteur n'a aucune fonc  tion à remplir.  



  Lorsque toutefois le courant interrompu  est d'intensité faible et d'un facteur de puis  sance bas, tel que le courant magnétisant  de transformateurs reliés à la. ligne, la résis  tance 85 shuntant la première section 48 de  la chambre de     @désionisation    est d'habitude  tellement petite en comparaison de la réac  tance du circuit qu'elle est pratiquement sans  influence sur l'amplitude et le facteur de  puissance du courant de ligne; dans ce cas,  toutefois, la seconde section 49 de la cham  bre de     désionisation    s'ouvre ensemble avec  la première. section 48 à la première valeur  de zéro     kdu    courant.

   La résistance relative  ment grande 86 shuntant la seconde section  de ladite chambre est suffisante pour ré-    luire sensiblement le petit courant magné  tisant et pour améliorer son facteur de puis  sance de façon que la section non-shuntée 50  du disjoncteur est capable d'interrompre le  courant résiduel avant la période suivante.  



  Ainsi, -dans le cas de courants relative  ment puissants, avec un petit facteur de  puissance, la première section de la chambre  de     désionisation    rompt le courant à la pre  mière valeur de zéro du courant, la seconde  et la troisième section rompant le courant  ensemble à la seconde valeur de zéro du  courant. Dans le cas de courants     relative-          ments    faibles avec un petit facteur de puis  sance, la première et la seconde section rom  pent le courant à la fois à la première pé  riode du courant, tandis que la troisième,  non shuntée, rompt le courant à la seconde  période. Des courants à facteur de puissance  élevé, d'intensité quelconque, sont d'habi  tude interrompus par toutes les trois sections  à la première valeur de zéro du courant.  



  Dans un disjoncteur typique construit  pour 8600 volts, comme représenté à la     fig.     1, trois sections de     désionisation    48, 49 et  50 sont employées, chaque section mesurant  par exemple 100 mm     entre    les bornes à arc,  avec 16 grilles sur 25 mm. Les-grilles peu  vent être en gaze de laiton d'une épaisseur  de fil de 0,8 mm et avec des ajours d'une  grandeur de 0,8 mm. Le disjoncteur est  établi pour interrompre des courants de  l'ordre 20.000 ampères. La résistance 85  shuntant la première section du dispositif de       désionisation    utilisé dans ce disjoncteur peut  être de 8 ohms et la résistance shuntant la  seconde section de 160 ohms.

   La chute à  arc aura une hauteur de 600 mm et la vi  tesse du mouvement de l'arc sera approxi  mativement de 30 m par seconde.  



  La     fig.    10 montre une autre forme d'exé  cution dans laquelle les     trois    sections d'arc  du disjoncteur sont combinées en unités sé  parées 91, 92, 93, chaque section ayant ses  propres bornes à arc 94, 95 et 96 et des  bornes auxiliaires séparées de transfert d'arc      97, 98 et 99, avec les bobines de soufflage  séparées 100, 101- et 102 connectées en série  avec les différentes unités d'arc.

   La pre  mière section à arc 91 est shuntée par une  impédance en forme d'un condensateur 103  réduisant le courant d'arc à une fraction de  sa valeur; la seconde section 92 est shuntée  par un condensateur 104 ayant une impé  dance beaucoup plus élevée pour réduire en  core davantage lé courant d'arc; et la der  nière section 93 est     non-shuntée.    Les bo  bines de soufflage 100 à 102 coopérant avec  les sections à arc individuelles ont un nom  bre de spires croissant graduellement afin  de fournir l'action -de soufflage nécessaire,  les courants d'arc allant en. diminuant de sec  tion en section.  



  La séparation mécanique des différents  contacts auxiliaires ou de transfert d'arc du  disjoncteur de la     fig.    10 est -de préférence  établie de façon que-les ouvertures des con  tacts de transfert d'arc 97, 98 et 99 respec  tivement se suivent l'une l'autre dans des  intervalles d'une     demi-période    ou davantage  de manière que l'arc est d'abord     interrompu     seulement dans la première section 91 en ré  duisant le courant de ligne passant par l'im  pédance en série 103. La section 92 rompt  alors le courant en réduisant davantage le  courant résiduel au moyen de l'impédance  104. La dernière section 93     rompt    finalement  le courant pour     interrompre    complètement  le circuit.  



  A la place des shunts à condensateur  103, 104 représentés à la     fig_    10, on peut uti  liser une résistance de     shuntage,    comme re  présenté à- la     fig.    4, ou une impédance de       shuntage    plus complexe.  



  Pour la construction du 'dispositif de       désionisation    utilisé dans le disjoncteur, il  est avantageux d'observer les     points    suivants.  Avant tout, il est jugé désirable de. faire les  grilles avec des ajours suffisamment larges  pour     permettre    à l'arc dé jouer à travers  eux, comme s'il n'y avait pas d'obstruction  dans l'espace entre les surfaces *d'électrodes    opposées entre lesquelles s'établit l'arc. Il  est désirable que l'arc joue librement à tra  vers les orifices -des grilles     sans    se fendre en  beaucoup de petits arcs indépendants connec  tés en série.

   Avec les vitesses d'arc pouvant  être obtenues dans une chambre de longueur  modérée et avec des courants de 10.000 am  pères et davantage, il se formerait autrement  des taches chaudes à la cathode fondant le  métal des grilles et les vapeurs chauffées ré  duiraient la mesure de     désionisation.     



  D'autre part, il est désirable -de faire les  orifices dans les grilles aussi petits que pos  sible, afin d'augmenter la mesure de     désioni-          sation    qui est d'autant plus grande que le  métal des feuilles de     désionisation    est ré  pandu plus uniformément à travers l'espace  d'arc. Ainsi, la construction pratique des  grilles est un compromis entre, d'une part,  l'exigence -de larges ajours dans le chemin  de l'arc afin d'empêcher l'arc de se fendre  en beaucoup de petits arcs et, d'autre part,  l'exigence de petits ajours de grilles afin  d'assurer une grande mesure d'élévation de  la tension de     rallumage.     



  La mesure-limite d'élévation de tension  qui peut être appliquée sans     rallumage    de  l'arc paraît être une fonction de la grandeur  des ajours des grilles, de l'épaisseur des gril  les, de la distance entre les     grilles    et du     nom-          bre.des    grilles. En général, la     mesure-limite     de     ,l'élévation    de tension par grille est aug  mentée en réduisant la distance des     grilles,    en  réduisant la grandeur des ajours des grilles  et en     augmentant    l'épaisseur des- grilles.  



  Par exemple, avec des grilles<B>de</B> gaze de  laiton tissées de fils d'un diamètre de 0,8 mm  environ et avec 0,8 mm de distance entre  les fils, la mesure-limite de l'élévation de       tension    a été trouvée de 3,3     X    10s volts par  seconde par grille quand les grilles étaient  distantes de 2,1 mm l'une de- l'autre, et de  5,1     X        10s    volts par seconde par grille,  quand leur écartement était de 0,75 mm, ce  qui montre l'avantage de petites distances  entre les grilles.

        En outre, avec des grilles en plaques  de cuivre d'une épaisseur de 1,6 mm avec  des ajours circulaires d'un diamètre de  2 mm, et un écartement de 2,5 mm, la me  sure-limite de l'élévation de tension a été  trouvée comme étant clé 2     X    106 volts par  seconde par grille.  



  Avec la même épaisseur de plaque, et le  même écartement des grilles, mais avec des  ajours de 1 mm, la mesure-limite de l'élé  vation de tension fut trouvée de 3,7     X    106  volts par seconde par grille, ce qui montre  l'avantage d'ajours plus petits.  



  Avec des grilles similaires d'une épais  seur de 1,5 mm et un écartement de 0,75 mm,  avec un diamètre des ajours de 2 mm, la  limite de la mesure de     l'élévation    de tension  fut trouvée de 3,4     X    106 volts par seconde  par grille, tandis que pour des grilles d'une  épaisseur de 2,3 mm, un écartement de  0,78 mm et un diamètre des ajours de 2 mm,  la limite de la mesure de l'élévation de ten  sion fut trouvée de 6     X    106 volts par se  conde par grille. Cela montre l'avantage des  grilles plus épaisses.  



  Les chiffres donnés ci-dessus montrent  que l'écartement des grilles et la grandeur  des ajours de ces dernières devraient être  aussi petits qu'il est compatible avec les exi  gences mécaniques de la. construction et le  risque de fusion par suite d'arcs séparés.  



  De très bons résultats ont été obtenus  avec -des grilles espacées de 0,78 mm l'une  de     l'autre.    Une réduction de l'écartement       clés    grilles provoque des difficultés par suite  du     déjettement    naturel de la matière des  grilles quia pour effet qu'elles viennent se  toucher, et par suite de la difficulté méca  nique de prévoir un agent isolant appro  prié de l'épaisseur nécessaire.  



  Comme il a été mentionné précédemment,  il y a, tendance, lors d'une réduction de la  grandeur des ajours des grilles, de fendre  l'arc en plusieurs arcs courts séparés. Avec  une vitesse du mouvement de l'arc telle  qu'elle peut être obtenue dans une chambre    à arc de longueur modérée, les bornes d'arc  sur les     grilles    amèneront leur fusion et un  décroissement de l'action     idésionisante.    On  a. trouvé que cette action des grilles a lieu  lorsque la tension d'arc devient plus grande  que 25 volts     ;environ    par grille. On a trouvé  en outre qu'il faut un champ magnétique  d'une force beaucoup plus grande; pour ame  ner l'arc à se mouvoir dans les grilles sans  qu'il ne les fonde lorsque la grandeur des  ajours de la grille est réduite.  



  Il est     évidemment    désirable, pour réaliser  avec succès l'action     désionisante,    que     l'é1é-          vation    de tension aux bornes de l'arc lorsque  le courant devient zéro, soit répartie unifor  mément entre les grilles interposées entre  les bornes de l'arc afin d'empêcher une ten  sion excessive entre chaque paire de grilles.

    Pour des applications de     haute-tension,    où le  nombre de grilles en série est relativement  grand, il peut arriver que, par suite de la ca  pacité des grilles par     rapport    à la terre et  par suite de la différence des charges ac  quises pendant l'établissement de l'arc précé  dant la valeur zéro du courant, la tension ne  soit pas répartie uniformément entre les gril  les de façon que quelques-unes en deviennent  surchargées et provoquent un     rallumage    de  l'arc.  



  Afin d'assurer une distribution uniforme  de la tension sur toutes les grilles de la.  chambre de     désionisation,    on peut prévoir  une résistance compensatrice de haute impé  dance shuntant les différentes grilles. Ainsi,  comme représenté à la.     fig.    11, une cham  bre à rupture d'arc unique peut avoir une  pluralité de grilles 105 montées entre des  électrodes à arc 106 et 107. Les grilles in  dividuelles ont des bornes     .108    s'étendant à  l'extérieur de la chambre à arc et une résis  tance élevée 109 est connectée en dérivation  sur les différentes grilles.

   L'impédance de  la résistance -de     shuntage    109 est tellement  élevée que le courant y passant est sensible  ment négligeable, la fonction principale de  la résistance étant de maintenir un     gradient     de tension uniforme entre les grilles.      Comme mentionné ci-dessus, la relation  entre l'épaisseur des grilles et la grandeur de  leurs ajoure influence l'opération du disjonc  teur de deux manières. D'abord, jusqu'à un  certain point, plus le fil des grilles est épais,  pour une grandeur donnée des ajoure des  grilles, plus la mesure     admissible    de l'éléva  tion de tension sans     rallumage    est élevée.

    D'autre part, un     accroissement    de l'épaisseur  des grilles augmente la tension d'arc par  grille pour la période avant l'extinction de  l'arc, provoquant un     scindage    de l'arc et un  échauffement excessif des     grilles,    avec -dé  croissement de l'action de     désionisation.     



  La valeur du courant passant directement  au métal des grilles dans un arc est une  fonction de la tension d'arc par grille et est  négligeable pour moins de 20 volts par grille.  Un accroissement de la tension d'arc par  grille à<B>plus</B> de 30 volts produit cependant  d'habitude un courant de grille excessif et  les grilles commencent à fonctionner comme  électrodes à arc, d'où résulte une fusion des  grilles.  



  Comme représenté à la     fig.    12, les avan  tages des grilles épaisses par rapport à la  mesure élevée admissible de l'élévation de  voltage peuvent être combinés avec les avan  tages de grilles minces par rapport aux  petites tensions d'arc par grille en connec  tant des grilles de fil mince ensemble par  paires par des résistances 110. Lorsque l'arc  y joue, il n'y a pas de courant appréciable  dans les résistances 110 entre les grilles de       chaque    paire, les ajoure des grilles étant as  sez grands pour permettre un     libre    jeu de  l'arc shuntant lesdites résistances.

   Lorsque  le courant d'arc atteint la valeur zéro, les  grilles formant une paire sont -de même po  tentiel par suite des. connexions) de résis  tance entre elles, et     désionisent    l'espace à  arc comme une grille épaisse.  



  La vitesse avec laquelle l'action     -désioni-          sante    a lieu dans un dispositif de     désionisa-          tion    donné     dépend    de la vitesse avec laquelle  les ions positifs se meuvent à travers l'es-    puce à arc sous l'action du champ     électrique.     La vitesse     que.les    ions acquièrent sous l'ac  tion d'un champ de l'unité d'intensité est une  mesure de la     mobilité    des ions et varie dans  des gaz en proportion inverse de leur poids  moléculaire. Ainsi, les ions positifs se meu  vent dans de l'hydrogène sept ou huit fois  plus vite que les ions positifs dans de l'air.

    Par conséquent, si une chambre     désionisante     est entourée d'une     atmophère    d'hydrogène,  les ajoure dans les grilles peuvent être sept  fois plus grands qu'ils ne doivent être dans  de l'air pour donner le même degré de     dés-          ionisation.     



  A la     fig.    13, on a représenté une variante  dans laquelle     un.    dispositif de     désionisation     111 est enfermé dans une chambre 112 qui  est remplie d'hydrogène introduit par des ou  vertures 113 en venant d'un générateur d'hy  drogène ou réservoir 114. Le dispositif de       désionisation    comprend deux bornes à parc  119 et une rangée de grilles disposées entre  elles. L'arc est amorcé par le fonctionne  ment d'un mécanisme de commande approprié  121 pour interrompre la connexion entre les  bornes à arc 119 "du circuit.  



  Le degré de     désionisation    de l'espace à  arc peut également être augmenté en rédui  sant la     pression    de l'agent gazeux dans le  quel l'arc -est tiré, comme représenté sché  matiquement à la     fig.    14, dans laquelle un  dispositif de     désionisation    122 tel que celui  représenté à la     fig.        13,    est entouré d'une  chambre 123 dans laquelle est maintenue  une pression réduite à l'aide d'une pompe à  vide 124. Comme la vitesse des ions, acquise  sous l'action d'un champ électrique donné,   croît avec un décroissement de la pression,  l'action     désionisante    est fortement amé  liorée par l'opération dans ces conditions.

    Ainsi, si la pression est réduite à     '/,a    de la  pression atmosphérique, des grilles ayant des  ajoure d'une -largeur de 12,5 mm donneront  le même degré<B>dé</B>     désionisation    que des gril  les ayant des ajoure de 1,25 mm de largeur  à la pression atmosphérique.      Afin d'obtenir le plein effet de     désioni-          sation    de l'ensemble des grilles, il est évidem  ment     important    que l'arc tiré entre les con  tacts à arc soit amené dans les grilles avant  que le courant ne passe par la prochaine  valeur zéro. Il faut une force relativement  grande pour amener l'arc dans l'ensemble  des grilles.

   Par conséquent, il faut que les  moyens de soufflage magnétiques, comme  représenté aux     fig.    1 à 3, produisent un puis  sant champ magnétique à travers l'espace où  l'arc est tiré, afin d'empêcher l'arc de rester  accroché aux bords d'entrée des grilles et de  les fondre.

   Lorsque toutefois l'arc est arrivé  dans le dispositif à grilles, il n'est pas dési  rable de le faire mouvoir trop vite, parce  qu'il est difficile de maintenir toutes les par  ties de l'arc à la même vitesse et que l'arc a  la tendance de se rompre en plusieurs arcs  séparés.     L'électro-aimant    de soufflage repré  senté aux     fig.    1 à 3 est établi de façon à ré  duire l'intensité du champ magnétique dans  la partie supérieure de la chute à arc, les  pièces polaires 55 se terminant au milieu de  la chute à arc et la moitié supérieure des  plaques polaires 56 étant d'épaisseur réduite.  



  A la     fig.    15, on a représenté un disposi  tif de chambre à arc     désionisante    simple 150  dans lequel le champ magnétique à l'inté  rieur de l'ensemble de grilles est réduit en  core davantage, en prévoyant des plaques  polaires 151 disposées de chaque     côté,    des  brilles avec de grandes perforations 152  augmentant fortement la réluctance de cette  partie du circuit magnétique avec un décrois  sement résultant de l'intensité du champ.  



  La     fig.    16 montre une chambre à arc si  milaire à celle de la     fig.    15, dans laquelle  le champ magnétique à l'intérieur de l'en  semble de grilles est réduit encore davan  tage en prévoyant des plaques     non-magné-          tiques    et fortement     conductives    161 des deux  côtés de l'ensemble de grilles adjacentes aux  plaques polaires 162.

   Cette construction as  sure une diminution rapide du champ ma  gnétique lorsque l'arc entre dans l'ensemble    de grilles, attendu que les courants de Fou  cault dans les     plaques    non-magnétiques et  fortement conductibles<B>161</B> exercent un effet  de protection empêchant le flux induit par  les pièces polaires 162 d'entrer dans la par  tie supérieure du dispositif de     désionisation.     



  Il peut être désirable d'empêcher un mou  vement de l'arc vers le haut, à l'extérieur des  grilles. Dans ce but, un électro-aimant de  soufflage 163 peut être monté des deux côtés  de la partie supérieure de la structure de  grilles 164 de la chambre de     désionisation.     L'électro-aimant de soufflage 163 est excité  de façon appropriée pour exercer sur l'arc  une force dirigée vers le bas.  



  La     fig.    17 montre une autre construction  avantageuse qui assure le décroissement dé  siré du champ magnétique du dispositif à  grilles. Les pièces polaires 171 sont dépla  cées l'une par rapport à l'autre et le champ  qu'elles produisent de cette façon a la ten  dance de chasser l'arc vers un côté du che  min libre 173 dans les grilles de la chute  à arc. Ce mouvement de l'arc favorise la con  tinuité de l'arc et empêche le fendage de  celui-ci. Les plaques hautement conductibles       non-magnétiques    174 s'étendent au-dessus  des pièces polaires 171 pour empêcher que  le flux induit par les pièces polaires entre  dans la structure de grilles.

   L'arc se meut  dans la chambre principalement par suite  des courants de convection des gaz     entou-          rants,    comme dans le cas de la corne d'arc  bien connue dans les parafoudres à cornes.  



  En se référant de nouveau à la     fig.    1, il  faut remarquer -que, lorsque l'arc passe dans  le dispositif à grilles, une .couche de gaz  chauds ionisés adhère d'habitude aux parois  isolantes 52 des deux côtés des cornes à arc  41 et 42. Comme les plaques conductrices  ou cornes 41 et 42 dans cet espace sont à une  distance mutuelle très grande, la     désionisa-          tion    de cette couche de gaz chauds peut se  faire très lentement et provoquer un     rallu-          mage    après que la tension commence à s'é  lever dans la prochaine période.

        Afin de - surmonter cette -difficulté dans  la forme d'exécution représentée à la     fig.    17,  les parois isolantes 178 fermant les- côtés de  la chambre -à arc 179 en- forme de corne peu  vent être garnies d'une pluralité de corps  métalliques isolés juxtaposés constituant des  grilles     désionisantes    en miniature des deux  côtés de la chambre à arc en forme de corne.  Ainsi, à la     fig.    17, des feuilles de grilles  177 sont disposées des deux côtés de la cham  bre à arc 179. Les grilles individuelles sont  isolées à l'aide de pièces     d'entretoisement    en  mica 180.  



  La     fig.    18 montre une chambre de     dès-          ionisation        dans    laquelle l'arc est amené dans  la chute à arc 181 à l'aide d'un jet d'air.  L'arc est tiré. entre deux électrodes en forme  de cornes 182 à l'aide d'un contact à arc 183.  Une tuyère à air 184 qui est alimentée par  une source d'air à haute pression à l'aide d'un  tuyau 185, dirige un jet d'air sur l'arc qui  est tiré entre les électrodes à arc 182. Grâce  au passage relativement étroit pour l'air à la  partie inférieure des électrodes à .arc 182, la  vitesse de l'air est très grande et provoque  un mouvement de l'arc dans les grilles  comme il est nécessaire pour un fonctionne  ment satisfaisant.

   La section transversale de  la chambre à arc 181 est toutefois beaucoup  plus grande que l'ouverture à la partie infé  rieure de la corne à arc 182. La vitesse du  jet d'air est par suite fortement réduite et  le mouvement de l'arc est ralenti à une va  leur nécessaire pour un fonctionnement sa  tisfaisant du disjoncteur.  



  Pour     désioniser    les couches de gaz près  des parois isolantes (non représentées) des  deux côtés des plaques à arc en forme de cor  nes 182, les grilles 186 de la chambre -de     dés-          ionisation    ont des prolongements 187 s'éten  dant vers le bas près des parois isolantes lais  sant un espace libre au milieu pour le mou  vement du bras de contact à arc 183.  



  Les difficultés qui se présentent     poixr     tirer l'arc entre les électrodes en dehors de  l'ensemble de. grilles et le souffler ensuite  dans l'ensemble de grilles, peuvent être évi-         tées    en tirant l'arc à travers les ouvertures  dans l'ensemble -de grilles     lui- même.    Une  construction de ce genre est représentée à la       fig.    19, dans laquelle les     grilles    191 dans la  chute à arc 192 sont pourvues d'une perfo  ration longitudinale 193 à -travers laquelle  le membre de contact à arc .l94 est mû à  l'aide d'un bras de contact ,à arc 195 simi  laire au bras de contact à arc 15 à la     fig.    1.

    Le.membre de contact à arc 194 -qui tire  l'arc. a de préférence une section transversale  rectangulaire, de petite largeur et d'une  hauteur relativement grande, de façon que la  ,perforation dans les grilles a une     làrgeur     telle que la     désionisation    de l'espace d'arc  est assurée au cas. où des arcs de petite in  tensité continueraient à jouer dans la perfora  tion<B>193</B> sans passer- dans les grilles.  



  Une construction pour assurer que l'arc  soit tiré dans l'ensemble de grilles est re  présentée à la     fig.    20, dans laquelle l'élec  trode à arc mobile 207 établit un contact avec  les grilles 202 au fond de la chambre de       désionisation    203. Une extrémité -du membre  de contact à arc 207 est couverte d'un bloc  de matière isolante 204 qui est à fleur avec  la surface du membre de contact à arc 207  de façon qu'il glisse au-dessous des grilles  derrière la surface conductrice du membre  de contact. L'arc est tiré par le membre de  contact mobile 207 et est forcé de passer dans  l'ensemble de grilles par le bloc isolant 2.04.  



  Dans les explications précédentes, on a.  décrit des dispositifs avec des grilles éta  blies en gaze métallique. Il va de soi qu'on  peut utiliser toute autre construction qui sub  divise l'espace entre les électrodes à arc en  un grand nombre de petits espaces, tous les  espaces étant pourvus de centres ou noyaux       conductifs    pour exercer une action     désioni-          saute    à travers l'espace entier entre les élec  trodes à arc.  



  Dans les     fig.    21 et 22     (fig.    22 étant une  coupe suivant     XXII-XXII    de     fig.    21)., les  grilles sont représentées en forme de feuil  les métalliques 210 ayant des perforations      211 présentant un     chemin    libre pour le jeu  de l'arc entre les électrodes .à arc 212.     Dans     le type particulier de grilles représenté  dans cette figure, les perforations sont éta  blies de façon à former un double peigne en  face des deux côtés d'une lame d'interrup  teur à arc 213. Les feuilles de grilles sont  établies en matière élastique, telle que du  bronze de phosphore.

   L'espace entre les ex  trémités des dents de peigne 214 est plus  étroit que la largeur de la lame d'interrup  teur<B>213</B> de façon que lorsque celle-ci est  clans sa position de fermeture représentée au  dessin, les dents des peignes     désionisants     sont recourbées vers l'extérieur, prêtes à re  bondir et à former une fente étroite immé  diatement après le retrait de la lame d'in  terrupteur.

   Cette construction assure une  forte action     désionisante    après le déclen  chement du disjoncteur, parce que l'arc tiré  par la lame d'interrupteur 213 dans l'es  pace entre les dents 214 des grilles 210 est  entouré dans toutes ses parties d'un membre       désionisant    conducteur qui assurera un ré  tablissement rapide de l'état primitif     non-          conducteur    de l'espace d'arc, sans nécessité  d'un mouvement d'arc ultérieur.  



  Pour actionner le disjoncteur     susdécrit,     la partie à droite 215 de l'ensemble de gril  les en forme de peignes peut être déplacée  un peu vers la droite de façon à créer une  ouverture suffisamment large pour insérer  la lame d'interrupteur 213. Le dispositif à  peignes est ensuite ramené dans la position  de travail normale dans laquelle les dents  de peigne des grilles sont courbées par la  lame d'interrupteur, comme représenté au  dessin. Le disjoncteur peut également être  construit de façon que la lame d'interrup  teur soit insérée dans l'ensemble en forme  de peignes -d'un côté et retiré de celui-ci de  l'autre côté, comme indiqué par la flèche 216  à la     fig.    22.

   Un dispositif de grilles addi  tionnel 217 peut être placé au-dessus de l'en  semble en forme de peignes pour recevoir  l'arc tiré entre les grilles en forme de peignes  si l'arc devait se mouvoir vers le haut.    Dans les     fig.    23 et 24     (fig.    24 étant une  coupe suivant     YXIV-XXIV    de     fig.    23),  on a représenté une chambre de     -désionisa-          tion    qui assure l'effet de la disposition en  forme de peignes représentée aux     fig.    21 et  22, avec une construction utilisant des gril  les en gaze métallique.

   La chambre de     dés-          ionisation    est divisée en une partie infé  rieure 231 et une partie supérieure 232  pressant des deux côtés sur une lame d'in  terrupteur d'arc 233, les grilles étant éta  blies en matière élastique et les fentes pour  la lame d'interrupteur étant un peu plus  étroites que la largeur de l'interrupteur, .de  façon que les extrémités des grilles en face  de la lame d'interrupteur rebondissent après  que la lame a été retirée de l'ensemble de  grilles, dans la direction représentée par la  flèche 234.  



       Lin    mécanisme très simple pour élimi  ner le risque de     rallumage    par suite du fait  que l'arc manque de passer dans le dispositif  de     désionisation    à grilles est représenté à la       fig.    25. L'une des électrodes à arc est re  présentée en forme d'une cuve conductrice  251- contenant du mercure 252, l'autre élec  trode étant établie en forme d'une plaque  métallique 253 qui est mobile vers le bas  jusqu'à ce qu'elle fait contact avec le mer  cure. La plaque métallique 253 porte une  boîte isolante 254 dans laquelle est montée  une rangée de grilles 255 disposées horizon  talement.

   Les grilles 255 sont situées     au-          dessous    de l'électrode mobile 253 et sont en  tièrement immergées lorsque l'électrode mo  bile est en contact avec le mercure. Lors  que l'électrode 253 est élevée à- sa position       déclanchée    représentée au dessin, l'arc est  tiré entre la surface d'électrode et le mer  cure et est limité sur l'espace occupé par-les  grilles 255, ce qui assure une - prompte ac  tion de     désionisation.     



  Un autre     mécanisme    pour tirer l'arc par  les grilles de     désionisation    à l'aide de mer  cure est représenté à la     fig.    26, dans laquelle  un récipient 260, de     matière.    isolante, est  monté à pivot de façon à pouvoir se mouvoir      de la position horizontale représentée au  dessin à une position verticale.

   Le récipient  260 a deux compartiments élargis 261 et  262,à ses extrémités, et l'espace entre les  deux compartiments est rempli d'une rangée  de grilles 263 d'une     construction    similaire  à celle décrite en     connexion    avec les. autres  dispositifs     désionisants.    Des électrodes 264 et  265 pénètrent dans les compartiments 261 et  262, respectivement, les deux électrodes cons  tituant des bornes à arc du disjoncteur. Le  récipient 260 contient une     quantité    de mer  cure qui remplit sa partie inférieure en éta  blissant ainsi une connexion électrique entre  les électrodes 264 et 265.  



  En tournant le récipient 260 à la     position     verticale, le mercure rompt le     contact    avec  l'électrode 264     .-qui    est mue vers le haut, -et  le mercure qui revient tire un arc à travers  les grilles, -dans lesquelles l'arc est subsé  quemment     désionisé.     



  Pour la construction de la chambre de       désionisation,    -il faut avoir 'soin d'éviter une  détérioration des feuilles de grille par 'l'arc  tiré entre les plaques à arc principales. Dans  ce but, il est désirable d'assurer un mouve  ment de l'arc dans la chambre à arc afin  d'empêcher que l'arc ne     devienne    station  naire et ne joue seulement dans une portion  particulière de l'ensemble de grilles. On .a  trouvé toutefois que le jet de vapeurs éma  nant des bornes à arc sur les plaques des  deux côtés de l'ensemble de grilles peut dans  certaines conditions exercer un effet nuisible  sur les grilles.  



  L'échauffement des grilles     désionisantes     clans la chambre à arc a lieu de deux ma  nières, premièrement par radiation et     con-          duction    thermique à     partir    des gaz chauds  de l'arc, et deuxièmement par production  directe de chaleur à la surface de la matière  de grille par les courants circulant dans les  grilles. On a trouvé que lorsqu'un fil est  dans un arc près d'une borne à arc et qu'un  potentiel lui est appliqué, un courant con  sidérable passe par le fil.

   Si le fil est loin    de la borne à arc, le courant dans le fil de  vient     négligeable.    Ainsi dans le cas d'un. arc       clé    50 ampères, un fil placé à une distance  de 1,55 mm de chaque électrode et main  tenu à 30 volts négatifs par rapport à l'arc  conduisait un courant élevé, tandis que le  même fil placé à une     distance    de 12,5 mm  de la borne à arc et maintenu à 140 volts  négatifs par rapport à l'arc ne conduisait  qu'un courant très faible.  



  On croît que le changement de la valeur  <B>du</B> courant passant par le fil en fonction de  la distance entre celui-ci et les électrodes est  dû au fait que les électrodes     @    à arc dégagent  de considérables     quantités    de vapeurs de mé  tal. Ces vapeurs ont un potentiel d'ionisa  tion beaucoup plus faible que l'air et  sont, par conséquent,     sujettes    à une ioni  sation thermique à une température bien  plus basse que l'air. Par     conséquent,    un fil  qui est très proche de l'une des électrodes  à arc, sera entouré de vapeurs de métal et  un potentiel relativement bas suffira pour  produire un courant élevé dans le fil.

   Lors  que le fil est. toutefois plus loin de l'élec  trode, il est entouré d'air et le courant y  sera négligeable, même si le potentiel ap  pliqué est relativement .élevé.  



  La fg. 27 montre une chambre de dès  ionisation dans laquelle les feuilles de grille  270 sont protégées contre l'effet du jet de  vapeurs 271     émanant    des bornes à arc 272  sur les électrodes, en recourbant les plaques  de     bornée    273 dans     une        direction    s'éloi  gnant de la structure de grilles et en leur       donnant    une forme de corne. . Comme l'are  275 est mû vers le haut dans l'ensemble de  grilles, les bornés à arc se meuvent vers l'ex  térieur sur les plaques de bornes 273 et le  jet de vapeurs 271 est dirigé de façon à  s'éloigner des grilles au     lieu:    d'y entrer,  comme dans le cas où les plaques de borne  sont parallèles aux feuilles de grille.  



  Bien d'autres constructions peuvent être  utilisées pour protéger les feuilles de grille  contre l'action directe du jet de vapeurs  émanant des électrodes à arc.      Ainsi, à la     fig.    28, la chambre à arc 280,  similaire à celle à la     fig.    11, est munie de  barrières isolantes 281 obstruant le chemin  direct entre les plaques de borne 282 et les  feuilles     désionisantes    283, l'arc entre les  deux plaques de borne 282 passant ainsi  par un chemin sinueux à travers les ouver  tures déplacées     28.1    dans les barrières iso  lantes:

    La     fig.    29 montre une autre variante  dans laquelle les feuilles de grille 290 sont  maintenues entre des plaques isolantes 291  qui sont pourvues, au milieu, d'ouvertures  292 pour l'arc. Les plaques de bornes, en  tre lesquelles est soufflé l'arc tiré par les  bornes d'interruption, sont placées à l'exté  rieur des plaques isolantes 2.91 et sont dis  posées de façon que le soufflage d'arc 294  émanant des bornes à arc soit dirigé dans  un sens s'éloignant des ouvertures à arc 292  dans les plaques isolantes 291 des deux côtés  des grilles.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Disjoncteur électrique à. rupture de l'arc, notamment pour courant alternatif, comportant au moins une chambre à arc à travers laquelle est tiré l'arc électrique et clés éléments de désionisation électriquement conductifs disposés pour subdiviser ladite chambre en petits espaces et supportés de façon qu'ils soient sensiblement incapables de conduire du courant d'arc. SOUS-REVENDICATIONS 1 Disjoncteur suivant la revendication, ca ractérisé en ce que la chambre à arc est pourvue -de membres formant bornes pour l'arc. 2 Disjoncteur suivant la revendication, ca ractérisé en ce que la chambre à arc con tient un gaz de poids moléculaire faible.
    Disjoncteur suivant la revendication, ca ractérisé en ce que la chambre à arc con tient un fluide gazeux à une pression ré duite. 4 Disjoncteur suivant la revendication, ca ractérisé en ce que les éléments de dés- ionisation sont constitués par une plura lité de pièces transversales ajourées en grilles s'étendant en travers du chemin de l'arc électrique et qui sont espacées entre elles par le moyen d'entretoises iso lantes.
    5 Disjoncteur suivant la revendication et la sous-revendication l, caractérisé en ce qu'un élément d'impédance est connecté aux membres-bornes à arc de la chambre à arc pour limiter la valeur de l'élévation de tension entre lesdits ,membres-bornes. 6 Disjoncteur suivant la revendication, ca ractérisé en ce qu'il comporte une plura lité de chambres à arc établies de façon que l'arc soit fendu ou subdivisé en un nombre d'arcs en série.
    7 Disjoncteur suivant la revendication et la sous-revendication 6, pour courant alter natif, caractérisé par des moyens pour ré duire le courant d'arc successivement dans. les différents arcs de subdivision pendant des demi-périodes successives, ces moyens comprenant des impédances connectées en parallèle avec quelques-uns de ces ares de subdivision pour empêcher le rallumage et pour réduire l'arc résiduel pendant la demi-période suivante. 8 Disjoncteur suivant la revendication, ca ractérisé en ce que des moyens sont pré vus pour obliger l'are à se déplacer à tra vers les éléments de désionisation afin d'empêcher la fusion de ces éléments.
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