CH121804A - Procédé de préparation de carbone à partir de combustibles contenant du carbone. - Google Patents

Procédé de préparation de carbone à partir de combustibles contenant du carbone.

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Gerardus Aarts Jacobus
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  Procédé de préparation de carbone à partir de combustibles contenant du carbone.    La présente invention concerne un pro  cédé pour la préparation de carbone à partir  de combustibles contenant du carbone; tels  que par exemple la houille, le lignite, le bois,  la tourbe et leurs déchets, ou à partir de  mélanges de ces matières.  



  Le procédé qui fait l'objet de la présente  invention est caractérisé par le fait qu'on  effectue une gazéification du combustible con  tenant du carbone de faon à amener le  carbone, au moins pour sa plus grande par  tie, à l'état de C0, ce dernier étant ensuite  décomposé de façon à obtenir du carbone  solide amorphe.  



  On peut augmenter la valeur calorifique  du carbone ainsi obtenu en mettant à l'état  d'occlusion dans ce carbone, des gaz tels que  de l'hydrogène, du méthane, des hydrocar  bures à l'état de vapeurs ou des substances  analogues produisant de la chaleur, éventuel  lement des mélanges de ces substances.  



  Le carbone obtenu peut aussi être mé  langé à des hydrocarbures liquides pour for  mer un produit plastique.    Le produit obtenu suivant la présente  invention peut être utilisé d'abord comme  combustible, en particulier après qu'on y a  occlus des gaz ou des vapeurs. Grâce à sa  grande activité et à ses autres propriétés  favorables, ce nouveau produit peut s'utiliser     ,_     avec des résultats très favorables pour ab  sorber et occlure des gaz et des     vapeurs,     nuisibles ou non. On peut également employer  cette nouvelle matière pour durcir et cémen  ter le fer et d'autres métaux, pour décolorer,       filtrer    et épurer des liquides, pour l'isolement,  comme lubrifiant, etc.  



  Le carbone élémentaire obtenu     suivant     la présente invention à l'état moléculaire  par suite du     scindage    de 2 CO en C     -f-    C02  peut être obtenu sous diverses modifications  ayant des propriétés très     différentes,    dépen  dant surtout de la température à laquelle  s'opère la scission moléculaire.  



  On obtient principalement trois modifica  tions qui ont été appelées     dans    la suite pour  faciliter la distinction, carbone     "alpha",    car  bone "bêta". et carbone     "gamma",    mais il  doit être bien entendu qu'il est difficile de      tracer une démarcation entre la première  modification et la seconde et entre la seconde  et la troisième. On peut dire d'une manière  générale que le passage d'une modification à  l'autre se fait progressivement et que les  propriétés spécifiques de chacune des modi  fications augmentent ou décroissent avec la  température qui a présidé à leur naissance.  



  On a supposé ci-après, pour donner plus  de précision aux notions, que le carbone       "alpha"    est la forme la plus active et la  plus noble. Ce     carbone        "alpha",    qui a pris  naissance à la température la plus basse,  est le plus actif et possède le plus fortement  les propriétés physiques et chimiques qui  doivent encore être énumérées en détail. Ces  propriétés diminuent lorsque augmente la  température de formation et par cette aug  mentation de la température on passe pro  gressivement dans la zone du carbone     "bêta"     et finalement dans celle du carbone     "gamma".     Comme on le voit immédiatement, il doit  donc y avoir entre chacune des trois modi  fications une large zone de transition.

   Les  températures données ci-dessous doivent être  considérées eu tenant compte de ces expli  cations; elles ne donnent pas une délimita  tion absolue des trois modifications.  



  Le carbone     "alpha"    est formé à basse  température, de préférence pas au-dessus de       300-350"    et au maximum à     500--6000    C.  Ses propriétés caractéristiques sont les sui  vantes  a.) poids spécifique très faible: 0;2-0,25;  b) grande affinité pour     l'oxygène;    et, par  conséquent,  c) point de combustion peu élevé;  d) grande capillarité, et, par conséquent,  e) grande puissance d'absorption ou d'oc  clusion, par contre,  f) faible puissance spécifique d'adsorption,  c'est-à-dire plus faible capacité de retenir les  matières occluses que par exemple le car  bone ;,bêta";  g) grand pouvoir lubrifiant.  



  Les propriétés b à e peuvent être carac  térisées par le terme collectif     "activité",    b  et c donnant l'indication de l'activité chimi-    que et     d    et e l'indication de l'activité phy  sique.  



  Toutes ces propriétés sans exception font  précisément que cette modification convient  particulièrement comme combustible pour  moteur, et il est important en principe, à ce  propos, que la substance consiste exclusive  ment en l'élément C, obtenu à l'état molé  culaire, c'est-à-dire parfaitement uniforme pour  ce qui concerne les conditions de combustion ;  en présence d'une quantité suffisante d'oxy  gène, la combustion doit être complète. Une  combustion fractionnée, avec séparation, par  scission moléculaire de substances à point de  combustion plus élevé, comme c'est le. cas,  par exemple, pour la benzine, est ici     tout-à-          fait    impossible.

   Le seul produit possible de  la combustion est     CO,,,    sans qu'une combus  tion intermédiaire soit possible en présence  d'une quantité suffisante d'oxygène. Ce qui  est important encore pour le but envisagé,  c'est le grand pouvoir capillaire d'occlusion,  avec une capacité spécifique d'adsorption rela  tivement minime, de sorte que des gaz occlus  sont, par exemple, déjà expulsés rapidement  à nouveau par une élévation de la tempéra  ture; l'hydrogène, par exemple, est déjà mis  en liberté     en-dessous    de 150       C;    ce gaz  libre peut donc être utilisé pour produire un  allumage anticipé.  



  Un fait important consiste en ce que les  gaz ou les vapeurs occlus perdent par occlu  sion leur tension de vapeur et interviennent  donc en quelque sorte comme des liquides,  ce qui est du plus haut intérêt pour la     valeur     calorifique du combustible; 1 kg d'hydrogène  occupe, par exemple, comme gaz un espace  de 14,43 mètres cubes (à 0  et 760     mm;     l'air = 1) et a une puissance calorifique de  34400 calories qui, si le gaz est occlus, est  comprise dans le carbone     "alpha".     



  Cette puissance d'occlusion du carbone  "alpha" par rapport aux gaz et aux vapeurs  signifie donc une très grande accumulation  de calories dans le carbone     "alpha";        c'est     comme si le carbone "alpha" remplissait les  fonctions d'un accumulateur de chaleur très  énergique.      Le carbone "bêta" prend naissance dans  la zone de température comprise au-dessus  de 500-600   C jusqu'à environ 800   C. Sa  structure physique et ses propriétés chimiques  sont     modifiées    considérablement, et cela d'au  tant plus que la température de formation  a été plus élevée.  



  En comparaison des propriétés du carbone       "alpha"    on trouve que  a) le poids spécifique est devenu plus  grand et, par conséquent, la structure plus  dense;  b) l'affinité pour l'oxygène est notable  ment diminuée et, par conséquent       c)    le point de combustion est proportion  nellement plus élevé;  d) la capillarité est diminuée par l'aug  mentation de densité de la structure;  e) le pouvoir capillaire d'absorption et  d'occlusion est réduit et, par contre,  f) le pouvoir spécifique d'adsorption ou  la- capacité de retenue est augmentée, fina  lement  g) le pouvoir lubrifiant est diminué dans  la proportion de l'élévation de la température  de formation.  



  Dans le carbone     "gamma",    qui se forme  à plus haute température encore, les pro  priétés contenues aux paragraphes     a-g    se  perdent de plus en plus et même complète  ment à la fin, avec l'augmentation de la  température de formation. Lorsque cette mo  dification du carbone a pris naissance     au-          dessus    de 800-1000   C et au delà, elle  possède     tout-à-fait    le caractère du graphite  et elle a perdu toute propriété active.

   On- a  par exemple:  a) le poids     spécifique    considérablement  accru     jusqu'au-dessus    de 1 et même     jusqu'au-          dessus    de 1,.5 ;  b) l'affinité pour l'oxygène complètement  perdue ;  c) la matière ne s'enflamme qu'au-dessus  de la température du rouge;  d) la capillarité est à peu prés complète  ment supprimée ;    e) la puissance d'absorption et, par con  séquent, la puissance d'occlusion sont deve  nues pratiquement nulles;  f) la capacité d'adsorption est faible ;  par contre, les substances adsorbées sont  retenues très solidement, et finalement  g) le pouvoir lubrifiant s'est entièrement  perdu et a fait place à des propriétés abra  sives qui peuvent être dangereuses pour le  métal du cylindre.  



  Les deux premières modifications, le car  bone     "alpha"    et le carbone     "bêta",    dont le  premier est de beaucoup le plus intéressant;  sont formés par la décomposition de 2 CO  en C et     C0s    à l'aide de catalyseurs pour  lesquels on peut utiliser, pour les modifica  tions inférieures, des oxydes métalliques et  principalement des oxydes de fer et pour les  modifications supérieures également le fer  métallique. Pour l'obtention du carbone  "gamma" par - décomposition de C0, le  rendement sera très faible, car la formation  de     C02    est à peine possible au-dessus de  <B>8000</B> C et cesse pratiquement     tout-à-fait    à  <B>10000.</B>  



  Le procédé suivant la présente invention  permet donc d'obtenir à partir de la matière  première brute un carbone précieux, avec  l'élimination des constituants incombustibles  et des constituants nuisibles pour certaines  applications, qui étaient présents dans la  matière de départ.  



  Le procédé suivant la présente invention  peut être exécuté soit de façon discontinue,  soit de façon continue. Pour son exécution  de façon continue, on peut se servir de L'ins  tallation qui est représentée schématiquement  au dessin annexé, donné à titre d'exemple.  



  Cette     manière    d'opérer comporte une  période de soufflage et une période de gazéi  fication, cette dernière formant un cycle fermé.  Le procédé peut, par exemple, être réalisé de  la manière suivante:  Le gazogène est, de préférence, un gazo  gène double suivant le schéma -de la     fig.    1.  La forme de gazogène double est plus avan  tageuse, parce qu'on peut produire -par -souf  flage en parallèle deux feux bas - pendant la      période de soufflage, de sorte qu'il est possible  de ne produire par soufflage     qu'exclusivement     du     CO-2.    Pendant la période de gazéification,  les gazogènes sont ensuite de nouveau mis  en série, ce qui donne un état favorable à  la réduction.

   Après chaque période de souf  flage, c'est alternativement le gazogène 1 et  le gazogène 2 qui devient le premier gazogène.  On est parvenu de cette manière à réchauffer  les     gazogènes    en 40 secondes, et les gaz ne  contenaient, même     à,    la fin de la période de       soufflage,        que    2     %        de        CO        et    à     la        fin        de        la     période de     gazéification    (6 à 7 minutes) que  3     o,

  Jo    de     CO2.    Dans chacun des gazogènes 1  et 2 est construite une chambre de distilla  tion 3 et 4 pour transformer en coke la  houille fraîche et, en outre, un régénérateur  5 et 6 servant à accumuler la chaleur des  gaz pendant la période de soufflage.  



  La distillation du charbon est obtenue  par le fait qu'une partie des gaz chauds de  gazogène, pendant la période de gazéification,  est conduite à travers la colonne de     charbon     3 et 4 et par les conduites 7 et 8 et 17  pour     gagner    un dispositif pour la récupération  des sous-produits, ce qui se fait d'une ma  nière connue. Les gaz permanents obtenus  après l'épuration peuvent, ainsi que cela sera  décrit dans la suite, être conduits dans la  chambre de condensation du carbone amorphe,  pour être enfermés à l'état d'occlusion dans  celui-ci.

   Il peut en être de même des     con-          densats        hydrocarburés,    ces derniers pouvant  être envoyés sous la forme de vapeur à  l'occlusion, également dans la chambre de  condensation du carbone amorphe.  



  Le procédé     s'effectue    alors de la manière  suivante, pour ce qui concerne la formation  du carbone élémentaire:  Après que les deux gazogènes 1 et 2 ont  été échauffés par une période de soufflage à une  température supérieure à 1300   C, on introduit  dans l'un des gazogènes, par exemple le gazo  gène 1, de l'acide carbonique. Cet acide car  bonique peut provenir d'un petit gazomètre 9  placé derrière le condenseur à carbone et est  donc tiré du procédé même.    L'acide carbonique gazeux passe dans le  gazogène 1 où la plus grande partie de cet  acide carbonique est réduit en C0; il s'échauffe  ensuite dans les     régénérateurs    b et 6, tandis  que la réduction finale complète s'effectue  dans le     gazogène    2.

   De là, le gaz se rend  par les conduites 10 an refroidisseur 11 et  ensuite dans la chambre à catalyseur 12 oit  il est traité à une température initiale infé  rieure à     .100o        C,    par un catalyseur qui, dans  le cas     oir    l'on désire préparer du carbone       "alpha",    peut consister en de l'oxyde de fer  finement divisé, éventuellement mélangé à du  fer métallique finement divisé ou même tota  lement remplacé par celui-ci, pour autant       qu'on    désire préparer également la modifica  tion supérieure du carbone ,,bêta".  



  Les régénérateurs 5 et 6 sont bâtis autour  des chambres de distillation 3 et 4 afin  d'accumuler la chaleur des gaz pendant la  période de soufflage, et la communication  entre les gazogènes 1 et 2 et les régénéra  teurs y attenants se fait par une canalisation  non représentée au dessin.  



  Le catalyseur peut être rais en     morrve-          rnerit    mécaniquement aussi     énergiquement     que possible et maintenu dispersé de façon  à présenter toujours de grandes surfaces de  contact nouvelles, et le     carbone    qui s'est  séparé est entraîné mécaniquement avec. le  courant du gaz.

   La température régnant  dans l'appareil à catalyse peut être mainte  nue telle que la concentration la plus forte  en CO est traitée à la température la plus  élevée et que celle-ci     s'abaisse    au fur et à  mesure qu'il se forme plus de     CO2.    A une  température inférieure à 400 o C, le CO peut  toujours, sous l'influence d'une catalyse inten  sive, se     transformer    en C et     C02    suivant la  formule 2     C0    = C     +    CO:; lorsque- la tem  pérature s'élève, cette possibilité diminue vu  que la possibilité d'existence de<B>M,</B> aux  températures plus élevées est plus faible.

    L'équilibre chimique entre C, CO et     COL,     aux basses températures est tout à l'avan  tage du     C02    et aux températures plus éle  vées est tout à     l'avantage    du CO jusqu'à ce      que finalement à<B>10000</B> C, il ne puisse plus  y avoir de     C02    en présence de carbone.  



  Pour corriger la concentration de CO du  gaz, ou dans l'intérêt de la précipitation plus  intense du carbone, l'appareil à catalyse peut  être divisé en plusieurs chambres et entre  ces chambres on     petit    opérer une élimination  de     C02    au moyen d'un des agents connus  capables de se combiner à lui, tels que la  chaux, une lessive de soude, une lessive de  potasse, etc. Cet acide carbonique peut être  récupéré séparément au moyen de     ehaleur    et  être envoyé au réservoir 9.

      Après la chambre de catalyse, le gaz  passe par la conduite 13 dans un     conden-          seur    14 où le carbone solide peut être préci  pité d'une manière connue; ceci peut se faire  mécaniquement au moyen de filtres ou bien  par voie électrique, par exemple à l'aide du  système     Cotrell;    la possibilité d'un lavage  par l'eau n'est pas exclue mais elle est moins  indiquée. Suivant la nature des     condensats,     on peut placer plusieurs     condenseurs    l'un       derrière    l'autre.  



  Les gaz et les vapeurs peuvent être  introduits, si on le désire, dans ces     conden-          seurs    pour être soumis à l'occlusion, comme  on l'a indiqué précédemment. Après     la:    cham  bre "de catalyse et le condenseur, le gaz con  siste principalement, si pas totalement, en  acide carbonique qui est recueilli dans le  réservoir 9 et est conduit de nouveau de là  par le tuyau 15 ou 16 dans le gazogène 1  ou 2, jusqu'à ce que     Ie    caractère endother  mique de la réaction 002     +    C = 2 CO ait  fait descendre la température du gazogène  en-dessous de la température critique de  réaction, c'est-à-dire jusque<B>11500</B> C.

   A ce  moment, la période de gazéification doit être  arrêtée et la période de soufflage doit être  mise en marche comme on l'a indiqué pré  cédemment. Il résulte de ce qui précède que  la préparation du<B>00,</B> la précipitation du  carbone et la     réutilisation    du 002 s'effectuent  pendant la période de gazéification suivant  un cycle fermé, le réservoir 9 servant sim  plement de régulateur.    Le procédé continu peut être réalisé sous  différentes formes de la manière suivante  On injecte de l'air dans un     gazogène    et  on obtient de ce fait un gaz de gazogène       contenant-du    C0.

   En vue de séparer ce gaz  au CO de l'azote; on peut .le refroidir     en-          dessous    de 150   C et le faire passer dans  une ou plusieurs chambres qui sont remplies  de fer finement divisé. Si l'on maintient ces  chambres à une température inférieure à       15011    C et supérieure à<B>600</B> C, il se forme  du     pentaferrocarbonyle        (Fe[CO]6)    et l'azote  peut être évacué. En montant plusieurs cham  bres l'une derrière l'autre, la séparation peut.  être poussée jusqu'à un rendement pratique  ment utilisable. La première tour peut être  mise hors du circuit pour qu'on puisse y  faire passer du gaz CO chaud, à une tem  pérature supérieure à<B>1500 C,</B> en vire de  remettre en liberté le C0.

   On peut faire  usage à cet effet de l'échange de chaleur  entre le gaz de gazogène arrivant à l'état       chaud    et le gaz CO froid. Grâce à cette  température élevée, le carbonyle se décompose  en développant du CO et le fer finement  divisé redevient utilisable pour de nouvelles  réactions, ce qui peut se réaliser par un  nouveau changement des connexions des  chambres.  



  Après ces chambres, le traitement peut  se continuer de la même manière que celle  décrite à propos du procédé discontinu, savoir:  par précipitation du carbone à l'aide du cata  lyseur formé par un oxyde métallique fine  ment divisé et à la température indiquée à  cet effet. Après la chambre de catalyse, la  condensation peut de nouveau     s'effectuer.     



  A partir de ce moment; il *y a une diffé  rence dans l'utilisation du gaz final obtenu.  Ce gaz final ne peut pas en     effet    être ren  voyé en totalité dans le gazogène, mais seu  lement pour une partie qui est en corrélation  avec le caractère exothermique de la réac  tion C     -i-    0 = C0. Si, en effet; on insufflait  de l'air, la température s'élèverait toujours,  car cette combustion de 1 kg de C fournit  2470 calories. L'équivalent de ces calories  peut être extrait et récupéré par la réaction           C02        --{-    C = 2 CO par introduction dans le  générateur d'une partie des gaz finals.

   En  faisant varier la quantité introduite, on peut  régler la température maxima dans le gazo  gène de sorte que si on le désire, les scories  peuvent être évacuées à l'état liquide.  



  Si l'on tient compte de la quantité limitée  de     C02    qui peut être réintroduite dans le gazo  gène, il peut être désirable de supprimer la  réaction au carbonyle et de faire passer éga  lement l'azote dans l'appareil de catalyse et  dans le condenseur, tandis que du gaz     final,     on pourrait séparer à l'état. combiné, de la  manière connue, pour la remettre en liberté  dans la suite séparément, une quantité de       C02    correspondant à la quantité d'acide car  bonique qu'on peut envoyer dans le gazogène  en tenant compte de l'équivalent calorifique.  L'acide carbonique peut également être em  prunté à une source étrangère.  



  A la partie supérieure du gazogène  s'opère en cas d'application du procédé dis  continu une distillation provoquée par le  passage d'une partie du gaz chaud à travers  la matière de départ en traitement, ce qui  produit un entraînement des     sous-produits.     Ces sous-produits contiennent le soufre, princi  palement sous la forme de     II2S,    l'ammoniaque,  le goudron et les gaz permanents. Après  avoir épuré les gaz on peut les faire passer  sur le carbone     élémentaire    qui retient à l'état  occlus l'hydrogène, le méthane, le benzol etc.  Cette occlusion ne modifie pas la nature du  carbone élémentaire lui-même, mais elle four  nit un combustible ayant une valeur encore  plus grande.

   L'excès éventuel de gaz     per-          marrents    peut être envoyé au gazogène ce  qui réalise une     économie    de chaleur nullement  négligeable.  



  Les     condensats        goudronneu:c    plus lourds  peuvent par exemple être utilisés pour mettre  le carbone élémentaire sous la forme de pâte.  Les     condensats    plus légers peuvent également  être mis sous la forme de vapeur, pour être  retenus par occlusion dans le carbone élé  mentaire.    On peut donc, suivant la présente inven  tion, en partant de matières brutes contenant  du carbone, séparer les cendres et l'humidité,  éliminer l'ammoniaque et le soufre et on les  récupère éventuellement, tandis que tous les  constituants combustibles peuvent être com  binés sous la forme la plus précieuse.

   On  obtient ainsi un carbone amélioré, ayant les  propriétés qui ont été mentionnées au début  de la description et non pas sous la forme  d'une matière complexe chimique, mais sous  une structure physique élémentaire, constituée  par du carbone pur, tandis que l'hydrogène  combiné et     l'hy        drogéne    qui a pris naissance  à l'état libre peuvent être retenus dans le  carbone élémentaire, non plus chimiquement  mais physiquement,     c'est-à-dire    par adsorption  ou occlusion.  



  L'hydrogène est alors dans le carbone à  l'état comprimé, ce qui supprime en grande  partie ou du moins de façon notable l'incon  vénient qui résulte de l'emploi de     l'hydro-          gène    comme combustible par suite de la  faible puissance calorifique dans le cas de la  forme gazeuse. Il en est de même pour les  autres hydrocarbures     ù    l'état de gaz ou de  vapeur (c'est-à-dire les combinaisons de C,  H, 0), par exemple     CH4,        C6HG.  

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de préparation de carbone < r. par tir de combustibles contenant du carbone, caractérisé par le fait qu'on effectue une gazéification de façon à amener le carbone, au moins pour sa plus grande partie, à l'état de C0, ce dernier étant ensuite décomposé de façon à obtenir du carbone solide amorphe. SOUS-REVE#TDICATION Procédé suivant la revendication, caracté risé en ce que la gazéification est précédée d'une distillation.
CH121804D 1925-01-14 1926-01-06 Procédé de préparation de carbone à partir de combustibles contenant du carbone. CH121804A (fr)

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