Procédé de recuit et four-tunnel pour la mise en #uvre de ce procédé. La présente invention comprend un pro- eédé de recuit, par exemple d'articles de ver rerie, selon lequel on fait passer les articles à recuire dans un four-tunnel, et un four-tun nel pour la mise en #uvre de ce procédé.
On sait que dans le recuit industriel des objets en verre, on fait passer habituellement ces derniers, lesquels sont disposés en rangées longitudinales, côte à côte sur un transpor- teur métalliqùe, à travers un passage chauffé à la température du rouge sombre à l'entrée, et jusqu'à 20 à 25 % de sa longueur, la tem pérature décroissant graduellement vers l'ex- tr6mité de sortie à mesure qu'on s'approche de la température extérieure.
Un tel appareil est connu sous le nom de four-tunnel, ou "tunnel lehr". Dans la pratique usuelle du recuit dans de tels fours la première phase est destinée à égaliser la température dans chaque objet en verre en le réchauffant en viron au rouge sombre, ou tout au moins jus qu'à le rendre suffisamment plastique pour faire disparaître les tensions intérieures. L'objet est ensuite refroidi graduellement à travers le tunnel.
Dans le procédé de recuit selon la pré sente invention, par passage des articles à recuire dans un four-tunnel, on fait circuler un fluide chaud le long d'au moins une paroi du tunnel et on dilue ce fluide chaud, à in tervalles le long de son parcours, avec un fluide de dilution relativement froid par rap port au fluide chaud, en vue de régler à vo lonté l'abaissement de la température dans ledit tunnel.
Le four-tunnel pour la mise en oeuvre du procédé est pourvu, sur une partie au moins de la longueur du tunnel et sur au moins une face de celui-ci, d'au moins un carneau pour le passage du fluide chaud, un dispositif de tirage étant prévu pour obliger le fluide chaud à circuler dans ledit carneau et des moyens étant également prévus pour intro duire à intervalles le long dudit parcours le fluide de dilution dans ledit carneau.
Lors de la mise en oeuvre du procédé, pour obtenir de très bons résultats, on préfère faire circuler également un fluide froid, par exemple de l'air, le long d'au moins une paroi du tunnel, laquelle est opposée à celle contre laquelle le fluide chaud circule, l'effet de re froidissement de ce fluide pouvant être réglé à volonté indépendamment le long de son parcours, de manière à créer des différences dans le refroidissement de ladite paroi du tunnel en des points déterminés et à produire de ce fait et grâce au chauffage de l'autre paroi, des courants transversaux dans le tun nel, ayant pour effet qu'un même article garde sur toute sa surface sensiblement la même température.
Dans ce cas, le four-tunnel peut être cons truit comme suit: Un deuxième carneau est prévu sur une partie au moins de la longueur du tunnel et sur une face opposée à celle du carneau à fluide chaud. Ce deuxième car- neau est parcouru par le fluide froid, est relié en certain point de sa longueur avec le dis positif de tirage et communique par une de ses extrémités avec l'atmosphère, de manière à pouvoir faire varier l'intensité de circula tion du fluide froid et grâce au réglage de la température qui règne dans le carneau par couru par le fluide chaud, régler la réparti tion des différentes températures dans le tunnel.
Le carneau parcouru par le fluide chaud se trouve de préférence contre le sol du tun nel et celui parcouru par le fluide froid con tre le plafond. Chacun de ces carneaux peut être divisé longitudinalement en plusieurs carneaux. Les carneaux inférieurs sont pour vus d'ouvertures en communication avec l'at mosphère extérieure réglées par des registres et disposées en différents points de leur lon gueur.
Lorsque le four est en marche, des gaz chauds passent dans les carneaux inférieurs depuis l'extrémité d'entrée du tunnel jusque vers son extrémité de sortie, de sorte que la température des gaz et par suite la tempéra ture du sol du tunnel dans toute sa longueur est réglée à volonté en ajustant les registres dans lesdits carneaux, afin de diluer le gaz avec plus ou moins d'air extérieur en des points déterminés.
Le fluide froid qui peut être de l'air traverse les carneaux supérieurs dans une direction opposée à celle du cou- rapt de gaz chaud et le refroidissement de l'air est également réglé en vue de contrôler la température du dessus du tunnel dans toute sa longueur, en ajustant des registre dans ces carneaux pour permettre à l'air d'être aspiré par le dispositif de tirage en plus ou moins grande quantité et en des points déterminés.
En ajustant de façon convenable les re gistres à la fois dans les carneaux supérieurs et inférieurs, les températures au-dessous et au-dessus du tunnel peuvent être réglées in dépendamment, de façon à contrôler la circu lation des courants de convexion transversaux dans le tunnel.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemplen un four-tunnel selon la présente invention, destiné spécialement au recuit d'ar ticles de verrerie.
La fig. 1 est une e oupe verticale longitu dinale schématique du four; La fig. ? est une vue à plus grandi, échelle de l'extrémité avant ou d'entrée du four, en partie en coupe verticale Iongitudi- nale -et en partie en élévation latérale; La fig. 3 est une vue analogue d'une par tie du tunnel montrant les ouvertures munies de registres qui règlent la température dans les carneaux de chauffage et de refroidisse ment, et aussi un support antifriction pour le tunnel;
La fig. 4 est une coupe verticale longitu dinale d'une autre partie du tunnel, mon trant plus en détail la construction du tunnel; La. fig. < > est une e oupe verticale lengitu- dina.le de l'extrémité arrière ou de sortie du tunnel, montrant le dispositif aspirateur et le mécanisme de commande du registre pour régler les courants produits; La fig. 6 est une élévation latérale avec arrachement partiel de la table de sortie (les objets et du mécanisme de commande du transporteur;
La fig. 7 est une coupe horizontale sui vant la ligne 7-7 de la fi-. 2 et montrant la construction intérieure du foyer; La fig. 8 est une coupe verticale trans versale suivant la, ligne 8-8 de la fig. \?, et représentant la disposition transversale du tunnel et du foyer; La fig. 9 est une coupe verticale trans versale suivant la ligne 9-9 de la fig. 4, et représentant en coupe la construction des ou- vertures contrôlées par des registres dans les carneaux de chauffage et de refroidissement;
La fig. 10 est une vue analogue à la fig. 9 suivant la ligne 10-10 de la fig. 5 et montrant les carneaux qui établissent la com munication entre les carneaux de chauffage et le dispositif aspirateur; La fig. 11 est une section verticale trans versale suivant la ligne 11-11 de la fig.
G et montrant la construction du mécanisme pour retendre le transporteur sans fin lors qu'il s'est allongé; La fig. 12 est une coupe partielle hori zontale de l'un des joints de dilatation du re vêtement extérieur du tunnel; La fig. 13 est une vue en coupe horizon tale partielle de l'un des joints entre les sec tions adjacentes constituant le mur latéral du tunnel; La fig. 14 est une vue en plan partielle montrant la courroie du transporteur en tissu de fil métallique, et La fig. 15 est une vue schématique mon trant une courroie de transporteur composée de sections tissées alternativement à droite e1; à, gauche.
Le four représenté comprend un tunnel A, un foyer B disposé au-dessous de l'extrémité d'entrée du tunnel; un certain nombre de carneaux de chauffage C en communication avec le foyer et qui s'étendent longitudinale ment au-dessous du tunnel; un certain nom bre de carneaux de refroidissement D, s'éten dant longitudinalement au-dessus du tunnel;
un dispositif produisant le tirage E en l'es pèce un ventilateur d'aspiration, en commu nication avec les carneaux de chauffage et de refroidissement; une table de sortie F disposée à l'extrémité de sortie du tunnel, un transporteur sans fin G constitué par un tissu flexible en fil métallique, le brin qui porte les articles de verrerie traversant le tunnel et la table de sortie et le brin de re- tour revenant vers l'extrémité d'entrée du tunnel au-dessous. du four; et un mécanisme de commande du mouvement du transpor teur H.
Les différentes sections -du tunnel sont disposées bout à bout et reliées ensemble de façon rigide au moyen d'un bàti qui consiste en deux poutres longitudinales en U 1, et des poutres transversales en U 2, qui sont à leur tour supportées par des piédroits ou vérins 3. Le tunnel est légèrement incliné vers le bas depuis l'extrémité chaude ou d'en trée, jusqu'à l'extrémité froide ou de sortie, pour permettre à l'air de circuler dans le tunnel dans une direction opposée à celle du mouvement .des articles.
Ce courant d'air au travers du tunnel est de préférence stricte ment suffisant pour empêcher une rentrée d'air froid à l'extrémité chaude du tunnel sans exercer nécessairement un refroidisse ment important des articles.<B>Un</B> tel refroi dissement par ce courant d'air longitudinal peut être employé si on veut, dans une cer taine mesure, à condition que les. courants de convection transversaux locaux brisent suffi samment ce courant longitudinal afin d'évi ter que l'air forme des couches étagées à dif férentes températures. A ce point de vue les courants de convection locaux se déplaçant transversalement par rapport au courant longitudinal, faciliteront le refroidissement par le courant longitudinal tout en tendant à produire une température uniforme dans toute une zone transversale -du tunnel.
Chaque section du tunnel est de pr6fé- rence en fonte et comprend un fond 4, des côtés 5 et une plaque supérieure B. Les fonds 4 de ces sections sont creux, et formés de plusieurs conduits parallèles longitudi- niaux 7, qui, lorsque les sections sont disposées bout à bout, constituent les carneaux de chauffage C. La longueur des conduits 7 est inférieure à. celle des sections, de façon à lais ser entre ces sections des orifices 7a, qui as surent l'équilibrage des courants des gaz dans tous les carneaux C.
L'extrémité d'entrée du fond 4 de la pre mière section du tunnel est boulonnée de fa- çon rigide comme indiqué en 8 (fig. 2), à l'extrémité arrière d'une boîte 9 qui est bou lonnée à son tour de façon rigide en 10 aux poutres en U 1, du bâti du tunnel et qui cons tituent l'extrémité avant des carneaux de chauffage C. L'extrémité avant du fond 4 de chacune des sections successives du tun nel est boulonnée vers l'extrémité arrière du fond de la section précédente comme indiqué en 11 à la fig. 2. L'extrémité antérieure de chacun des fonds 4 est supportée par des galets 12 qui se meuvent sur des rails 13 montés sur les poutres 1.
L'extrémité posté rieure de la boîte 9 et les extrémités posté rieures de chacun des fonds 4 sont munies de sièges 14, permettant un emboîtement téles copique avec des rebords 15 aux extrémités antérieures de chacun des fonds 4. Les joints ainsi formés entre les différents fonds sont garnis d'un ciment réfractaire approprié de façon à empêcher les fuites des gaz, entre les carneaux de chauffage C et le tunnel, et le dépôt de charbon, dans les parties chaudes, dont. il a été parlé ci-dessus, ainsi qu'à em pêcher les entrées d'air de l'atmosphère exté rieure dans les carneaux de chauffage, ce qui nuirait au réglage de la température dans ces carneaux.
Les côtés 5 des différentes sections du four sont boulonnés au fond 4 correspondant comme indiqué en 16 et leurs arêtes anté rieures sont munies de rebords 17 (fig. 13) qui recouvrent les arêtes postérieures des cô tés correspondants de la section précédente.
Les plaques supérieures 6 de toutes les sections du tunnel sont supportées par les côtés 5 et forment un certain nombre de ner vures longitudinales 18 (fig. 8) constituant le plafond du four et ayant une surface rayonnante relativement étendue par rapport à la largeur du tunnel. L'angle formé par les faces de ces nervures 18 est tel que ces faces réfléchissent la chaleur rayonnante vers le bas dans une direction inclinée.
Sur environ le tiers de la longueur du four, en commençant par l'extrémité d'entrée, les plaques supérieures 6 ont la forme repré- sentée à la. fig. 8, tandis que sur le restant de sa longueur les plaques 6 ont la forme représentée à la fig. 9, c'est-à-dire qu'elles forment plusieurs conduits longitudinaux pa rallèles qui, lorsque les plaques sont dis posées bout à bout, constituent les carneaux de refroidissement D.
Le four est chauffé par un brûleur 20 qui projette une flamme au travers d'une ouverture 21 dans une chambre de combus tion 22 du foyer I3 (fig. 7). La. flamme pro venant du brûleur, lorsqu'elle entre clans la chambre 22, vient d'abord frapper contre une chicane 23, qui la renvoie dans la direction indiquée par les flèches de la fig. 7. De la chambre 22. les produits de la combustion passent par une ouverture 2-1 pratiquée vers l'avant dans un mur 25 et de là. dans une chambre de mélange 26 dans laquelle ils rencontrent une chicane 27, qui les renvoie vers l'arrière pour les distribuer latéralement dans toute la chambre.
L'orifice 28 (fig. 8) fait communiquer l'atmosphère extérieure et la. chambre 26 directement avec l'arrière de la chicane 27 et fait pénétrer de l'air qui se mélange aux produits de combustion lors qu'ils pénètrent dans la chambre 26. La quantité d'air passant au travers de l'orifice 28 peut être réglée par un registre 29 disposé sur le côté du foyer.
La chambre de combustion 22 et la cham bre de mélange 26 sont. toutes deux revêtues de matières réfractaires 30 et d'une couche de briques isolante: à la chaleur 31 entourées d'une matière isolante et pulvérulente 32 telle que du Isieselgur ou autre. Cet ensem ble est maintenu à l'intérieur d'une armature métallique 33 -qui est montée sur des pié droits ou vérins 3-1 de hauteur réglable et qui constituent le support antérieur des pou tres en L1 1.
Les produits de la combustion passent de la chambre 26 par des ouvertures espacées 35, ménagées dans la paroi antérieure de la chambre -26 pour se rendre dans une boîte 36 servant à l'équilibrage des courants, puis se dirigent vers le haut dans une boîte<B>37,</B> et enfin dans la boîte 9 qui forme l'extrémité avant des carneaux de chauffage C. Des tubes 38 permettent l'admission d'air de l'at mosphère extérieure dans la boîte 36.
Ces tubes sont munis de bouchons 39 dans les quels sont pratiquées des ouvertures d'entrée d'air, ces bouchons pouvant être individuelle ment remplacés par d'autres bouchons ayant des ouvertures plus ou moins grandes pour faire varier la quantité d'air admis dans la boîte 36 et obtenir une distribution égale des courants de gaz transversalement aux car- neaux. Les ouvertures de ces bouchons peu vent être également utilisées pour examiner l'état de la combustion dans le foyer. Un registre 40 est disposé dans la boîte 37 afin de régler la quantité de gaz traversant le foyer B et les carneaux C.
Les gaz chauds et l'air de refroidissement sont aspirés dans leurs carneaux respectifs C et B à une pression inférieure à la pression atmosphérique par un dispositif aspirateur commun E, comprenant un ventilateur d'aspi ration 41 (fig. 5 et 10) commandé par un moteur et qui est monté au-dessus du four près de l'extrémité de sortie de celui-ci. Ce ventilateur communique avec un tambour 42, qui, à son tour communique avec deux car- neaux 43 disposés sur chacun des côtés du four.
Ces carneaux communiquent à leur ex trémité inférieure avec un carneau transver sal 44 disposé au-dessous du tunnel, ce car- neau transversal étant en communication avec chacun des carneaux de chauffage C grâce à un carneau 45 disposé axialement et incliné vers le haut (fig. 5). Le carneau 45 est muni d'un registre 46 qui peut être ac tionné conjointement avec le registre 40 pour permettre le contrôle du courant dans les car- neaux de chauffage, au moyen d'une tige 47 qui se visse dans un volant 48.
Le tambour 42 du dispositif de tirage communique également avec les, carneaux de refroidissement D à la partie supérieure du four par l'intermédiaire d'un conduit longi tudinal 49 disposé au-dessus du four et com muniquant en certains points avec l'ensem- blé des carneaux de refroidissement D au moyen de cheminées 50 (fig. 3 -et 4).
Ces cheminées sont munies de registres 51 qui peuvent être actionnés. séparément pour ré gler la quantité d'air de refroidissement tra versant les carneaux de refroidissement et également pour régler les courants indivi duels dans chaque carneau. On voit à la fig. 1 que l'air de refroidissement pénètre dans le carneau D à l'extrémité .de sortie du four et traverse les carneaux D dans la di rection opposée à celle parcourue par les gaz de chauffage dans les carneaux C.
Un registre 52 est également prévu sur la conduite 49 ainsi qu'il est représenté à la fig. 5 et peut être actionné pour régler le passage de l'air de refroidissement dans le carneau au moyen d'une tige 53 qui se visse dans un volant de manoeuvre 54.
Les températures dans. les carneaux C peuvent être réglées en admettant de l'air extérieur dans ces carneaux par un certain nombre de cheminées 55 disposées en certains points sur la longueur de ces carneaux. Des registres 56 montés sur ces cheminées 55 permettent de régler la quantité d'air de di lution admise dans les carneaux de chauf fage et -de régler individuellement l'admis sion de ces quantités d'air additionnelles, de façon à obtenir la chute ou courbe des tem pératures désirée dans ces carneaux. Les re gistres 51 et 56 sont munis de manettes de commande 57 et 58 respectivement,
se dépla çant devant -des secteurs gradués 59 et 60 grâce auxquels l'ouverture de ces registres peut être déterminée avec précision.
Les extrémités arrière des carneaux de chauffage C, sont fermées comme indiqué en 60a à la fig. 5, et, étant donné que. les car- neaux 43 communiquent avec les carneaux C en avant de la dernière cheminée 55 de ces carneaux, l'air de refroidissement traversera les carneaux C vers l'avant sur une petite distance le long de l'extrémité de sortie du four à l'endroit où il y a lieu d'activer le re froidissement des articles de verrerie.
En réglant -de façon convenable les regis tres 51 et 56 dans les cheminées 50 et rës- pectivement 55, on peut obtenir dans les car- neaux C et B les courbes de température voulues ainsi que dans les parties du four voisines de ces carneaux. Autrement dit, la forme des courbes de température obtenues en portant les températures en ordonnées et les longueurs du four en abscisses à la fois dans les carneaux de chauffage et dans les carneaux de refroidissement, est déterminée par le nombre et la disposition des registres qui sont ouverts à l'atmosphère et par le de gré d'ouverture de ces registres.
Par exem ple, plus la quantité d'air de dilution venant de l'atmosphère qui peut pénétrer à l'extré mité avant, c'est-à-dire l'extrémité la plus chaude des carneaux de chauffage C, et venir refroidir les gaz qui y sont contenus, est pe tite, plus la distance sur laquelle la tempéra ture est influencée clans ces carneaux le long du four est grande; plus la quantité d'air de refroidissement pouvant passer des carneaux D au conduit 49 est petite, plus la distance parcourue par l'air de refroidissement dans ces carneaux est grande.
Il en résulte que si on règle la proportion suivant laquelle les gaz sont dilués et refroidis dans les carneaux de chauffage par l'air extérieur, et si on règle la quantité d'air de refroidissement qui s'échappe des carneaux de refroidissement D par les cheminées 50 et enfin si on détermine la position exacte des registres, non seule ment la température résultante, au-dessus et a tu -dessous du tunnel, peut être réglée à vo lonté, mais aussi l'allure de la courbe des températures moyennes selon la longueur du tunnel peut être modifiée à volonté.
En chauffant ainsi le sol du four pour produire des courants de convection se diri geant vers le haut, et en refroidissant le des sus du four pour produire des courants de convection se dirigeant vers le bas et en ré glant indépendamment l'un de l'autre les de grés de chauffage et de refroidissement, les mouvements de convection de ces courants dans le four peuvent être réglés à volonté et l'on assure ainsi la formation -de courants transversaux qui ont pour effet que chaque objet est léché par le même courant dont la température varie peu d'un point à l'autre de l'objet. Il en résulte que l'objet gardera une température sensiblement la, même sur toute sa surface.
La quantité de chaleur rayonnée par la surface du four et des carneaux de chauffage à l'atmosphère est rendue minimum en entou rant le four de matières isolantes à la cha leur 61, sous forme de Iïieselgur ou autres. Cette matière est contenue dans un revête ment extérieur comprenant les parties sui vantes: des plaques horizontales 62 qui sont supportées au-dessous du four par les poutres 1 et 2, des cornières 63 fixées aux côtés des fonds 4 et qui surplombent les rouleaux 12 (fig. 9); des plaques latérales 64 fixées sur leur arête intérieure aux cornières 68 et espa cées des côtés du tunnel par des boulons d'es pacement 65;
et enfin des plaques supérieures 66 horizontales disposées au-dessus du tun nel à une certaine distance de celui-ci et qui sont fixées par leurs arêtes extérieures aux plaques latérales 64. Des ,joints de dilatation sont prévus entre les arêtes verticales des plaques latérales 64, chacun de ces joints comprenant une poutre en<B>U</B> 67 et une four rure 68 fixée à une des plaques 64 sur la quelle peut glisser la portion de plaque laté rale adjacente (fig. 12).
L'épaisseur de l'isola.nt 61 peut être ré duite à mesure qu'on se rapproche de l'extré mité arrière du tunnel, ainsi qu'il est repré senté à la fig. 4, et cet isolant peut même être entièrement supprimé au voisinage de l'extrémité de sortie du tunnel, comme dans le cas de la fig. 5.
La table de sortie<I>F</I> se compose d'un cer tain nombre de barres longitudinales paral lèles 69 (fig. 6 et 11) supportées à leur ex trémité avant par le bâti du four et à leur extrémité arrière par le bâti 70 du méca nisme de commande 11 du transporteur. Des rouleaux 71 sont supportés par les barres 69 et distribués le long de celles-ci, de façon à constituer un support pour le transporteur qui sort du tunnel et porte les articles de verrerie recuits. La table I' a une longueur suffisante pour permettre à plusieurs per sonnes de se tenir côte à côte de part et d'au tre de la table pour examiner les objets re cuits et les enlever du transporteur G pour les emballer.
Le transporteur G et la table F sont suffisamment étroits pour permettre un accès facile de l'un ou l'autre des côtés de la table jusqu'aux objets disposés au centre du transporteur.
Le transporteur G comprend une courroie sans fin flexible et à claire-voie dont le brin qui porte les objets à recuire repose à plat sur les plaques de fond 4 en fonte qui cons tituent le sol du four-tunnel et sur les rou leaux 71 de la table de sortie E. La. fig. 6 montre plus clairement comment le transpor teur à mesure qu'il avance au-dessus de l'ex trémité de la table de sortie F passe sur un rouleau 72 monté dans des paliers du bâti 70 et retourne vers l'avant en passant sur un tambour 73 monté sur un arbre 74 pivotant dans le bâti 70. En quittant le tambour 73, le transporteur passe autour d'un rouleau 75 disposé vers l'arrière et monté à ses extrémi tés dans des paliers 76 glissant dans des cou lisses 77.
Le tambour 73 et le rouleau 75 sont munis d'un garnissage élastique 78 et 79 empêchant le glissement, en caoutchouc ou autre, de façon à assurer la traction de la courroie par un contact efficace. Le rouleau 75 est maintenu en contact avec la courroie G au moyen de vis 80 qui se vissent dans les coulisses 77 et qui portent contre les paliers glissants 76.
Le tambour 73 et le rouleau 75 sont ac tionnés par une roue à chaîne 81 commandée de toute façon appropriée. La roue à chaîne 81 est montée sur un arbre 82 sur lequel est calée une vis sans fin 83 engrenant avec une roue à vis 83a, portée par l'arbre 84. Un pi gnon 85 est également calé sur l'arbre 84 et engrène avec une roue dentée 86 d'un arbre 87. Un pignon 88 est également calé sur l'ar bre 87 et engrène avec une roue dentée 89 portée par le tambour 73. La roue 89 en grène avec une roue dentée 90 fixée au rou leau 75 de sorte que le tambour et le rouleau sont entraînés à la même vitesse périphérique. Le transporteur G après avoir passé au tour du rouleau 75 passe vers l'avant sous un rouleau 91, puis vers le haut et l'arrière sur un rouleau 92.
Le rouleau 92 est monté fou sur un axe 93 muni de roues dentées 94 à chaque extrémité et qui engrènent avec des crémaillères 94a fixées aux poutres 69 (fig. 11). En faisant tourner l'axe 93 au moyen de la manivelle 95, le rouleau 92 peut être déplacé longitudinalement le long de la table F pour tendre la courroie du transporteur.
Du rouleau 92, la courroie passe vers le haut, puis en avant sur un rouleau 96 monté sur les barres 69, puis en avant au-dessous du tunnel où elle est supportée en certains points par des rouleaux 97 montés sur les piédroits 3. A l'extrémité antérieure ou d'en trée du tunnel, le brin inférieur de la cour roie du transporteur passe sur des rouleaux 98 montés au-dessous du foyer B (fig. 2). Après avoir .quitté ces rouleaux, la courroie remonte parallèlement à l'extrémité avant du foyer et passe sur un rouleau 99 adjacent à l'entrée du tunnel. Du rouleau 99 la courroie passe au-dessus de la boîte 9 sous une plaque de garde 100 et de là dans le four-tunnel.
L'extrémité d'entrée du tunnel est munie d'une porte 101 montée dans des glissières 102 destinées à permettre son déplacement vertical. Cette porte peut être soulevée ou abaissée pour fermer la partie supérieure du tunnel en laissant un espace suffisant pour permettre aux objets de passer dessous, ce mouvement étant obtenu au moyen de tiges 103 se vissant dans des volants 104 montés sur le bâti 105. Lorsque la. porte a été pla cée à la hauteur voulue, elle peut être main tenue en position au moyen de vis 106 tra versant les glissières 102.
L'extrémité de sor tie du tunnel est également munie d'une porte 107 qui peut tourner autour de son arête su périeure sur la plaque supérieure 6 de la der nière section du tunnel, et qui est pourvue de faces latérales 108 ayant un bord circulaire pour empêcher l'afflux d'un excès d'air de l'atmosphère extérieure dans le tunnel. La porte peut être suffisamment ouverte pour permettre aux objets de passer au-dessous et elle est maintenue à la hauteur voulue par une barre 109, pouvant être fixée de façon réglable dans un support 110 porté par le socle du dispositif aspirateur E.
Le transporteur G employé dans le pré sent dispositif est de construction légère, à claire-voie, de préférence en un tissu flexible en fil métallique. La quantité de métal rela tivement faible utilisée pour la construction de ce transporteur, en même temps que sa, structure à claire-voie, lui assurent une fai ble capacité calorifique (contrairement à ce qui est le cas avec les transporteurs jusqu'ici connus), une grande surface rayonnante en comparaison de sa masse, un rayonnement de chaleur maximum au travers des ouvertures du transporteur et une surface de contact mini mum, à la fois avec les objets et avec le fond du tunnel.
La flexibilité du transporteur lui permet de porter sur toute sa longueur et toute sa largeur sur le fond plat du tunnel, sous le poids des objets, ce qui évite des gauchisse ments ou autres déformations et constitue une surface d'appui excellente pour les ob jets, qui peuvent y être disposés et être trans portés sans tomber.
Etant donné que la température du sol du tunnel sur toute sa longueur est sensible ment la même que celle des carneaux de chauffage C et étant donné que les tempéra tures dans ces carneaux peuvent être contrô lées à volonté par le réglage approprié des registres 56 dans les cheminées 55, la tem pérature du brin de la courroie du transpor teur sur lequel sont disposés les objets peut être maintenue sensiblement à la tempéra ture du tunnel pendant qu'il traverse celui- ci,
au lieu de se trouver à une tempéra ture inférieure à celle du tunnel à l'extrémité d'entrée et à une température supérieure à celle du tunnel dans la zone de refroidisse ment comme c'était le cas avec les fours-tun- nels employés jusqu'à présent et dans les quels on utilisait des transporteurs massifs ayant une capacité calorifique relativement grande.
Le tissu métallique du transporteur G est construit de préférence avec des fils entre croisés 111 qui forment sensiblement une hélice, comme on le voit clairement à la fig, 1d. Les. hélices adjacentes forment un tissu ayant une surface présentant des côtes ou nervures en diagonale, ce qui tend à faire glisser le transporteur latéralement sur les rouleaux ou autres organes qui le supportent. Pour éviter cet inconvénient, avec un tel transporteur, on construit celui-ci per sec tions alternées 11? et 113 qui sont consti tuées respectivement par des hélices à droite et à gauche (fig. 1.1 et 15 ).
De cette façon, la tendance que présente une section du trans porteur à glisser dans une direction est com pensée par la tendance que présente la sec tion adjacente à glisser dans la direction opposée.
Bien que le transporteur soit représenté comme étant composé d'un tissu de fil métal lique formé d'hélices entrecroisées, il est évi dent que les avantages présentés par un trans porteur léger flexible: et à claire-voie peuvent être obtenus avec un transporteur d'une cons truction différente de celle décrite.
De ce qui précède, on voit que le tunnel représenté est de construction très robuste et durable et qu'il peut être monté très rapide ment et aisément au moyen de plusieurs sec tions semblables et interchangeables. On voit également que par la construction et le mode de circulation * des gaz chauds et de l'air de refroidissement au travers des diffé rents carneaux à une pression inférieure à la pression atmosphérique, les pertes de gaz en tre ces carneaux et le tunnel sont impossibles.
De plus, le fait, de supporter le tunnel sur toute sa. longueur, au moyen de dispositifs antifriction permet d'éliminer les joints de dilatation entre: les différentes. sections du tunnel, lesquels risqueraient de provoquer des fuites, et permet au tunnel de se dilater en bloc dans le sens de sa. longueur.
r1 .u cours d'une opération, les objets à re cuire sont disposés sur le transporteur F et pénètrent dans le tunnel. Pendant la pre- mière partie de leur parcours dans le tunnel, les objets sont amenés à une température uni forme et sont maintenus à cette température un temps suffisant pour que les tensions in térieures disparaissent; après quoi, les objets sont amenés par le transporteur dans un mi lieu où la température décroît graduellement et, finalement, ils sortent du tunnel à l'extré mité de sortie à l'état recuit.
Bien que le verre soit refroidi pendant ce temps il peut arriver qu'il soit encore trop chaud pour être manié à la main et pour remédier à cet incon vénient, les objets sont transportés sur une petite distance, le long de la table F sur la quelle ils sont rapidement refroidis par l'air ambiant. La structure à claire-voie du trans porteur et de la table F permet à la chaleur de se dissiper des objets dans toutes les direc tions par rayonnement et convection. Dès que les objets atteignent une température à laquelle ils peuvent être maniés facilement, ils sont enlevés du transporteur, examinés et emballés par les opérateurs qui se tiennent de chaque côté de la table F.
Le transpor teur, après avoir passé à l'extrémité de la table F, traverse le mécanisme d'entraîne ment H et se .dirige vers l'avant pour retour ner au-dessous du tunnel vers l'extrémité avant.
En réglant de façon convenable les diffé rents registres des carneaux supérieurs et in férieurs, la température du tunnel peut être réglée de façon convenable pour les diffé rents types. d'objets à recuire.
Par exemple, si la quantité (de chaleur contenue par les objets au moment où ils sont introduits dans le tunnel est insuffisante, après avoir été uniformément répartie dans la masse -des objets, pour permettre la sup pression complète des tensions existant dans le verre, il est nécessaire de fournir aux ob jets à recuire de la chaleur provenant d'une source extérieure. Dans ce cas, la tempéra ture dans les carneaux C est maintenue assez élevée sur une partie de leur longueur pour que la température du tunnel sur une dis tance correspondante soit suffisante pour que le verre soit recuit dans un temps suffisam- ment court.
Les carneaux C servent de car- neaux de chauffage dans cette portion parti culière de leur longueur.
Lorsque les objets atteignent cette tem pérature, l'opération de refroidissement peut commencer et la vitesse de refroidissement, à partir de ce moment, peut être déterminée en réglant les différents registres. Il peut ar river .que, par suite de la nature spéciale des objets à recuire, l'opération .de refroidisse ment puisse être accélérée et, dans ce cas, les carneaux C peuvent être utilisés sur tout le restant de leur longueur comme des carneaux de refroidissement, en réglant les registres 56 de façon -que la température dans ces car neaux soit inférieure à la température des objets.
Dans d'autres cas, les objets ont une tem pérature initiale suffisante pour permettre la suppression des tensions intérieures, dès que la chaleur se sera uniformément distribuée à l'intérieur des objets. Dans ces conditions, il est inutile de fournir aux objets une quantité de chaleur additionnelle et la température dans les carneaux C petit, par conséquent, être maintenue inférieure à celle des objets de sorte que ces carneaux peuvent servir de carneaux de refroidissement sur toute leur longueur.
Dans ce cas, la température dans les carneaux C, tout en étant inférieure à celle des objets, est maintenue suffisamment élevée pour que le refroidissement se fasse à la vi tesse voulue.
Les registres 56 des carneaux C permet tent un contrôle très souple -de la tempéra ture dans ces carneaux, étant donné que le fond du tunnel, de construction métallique, suit de très près les variations de tempéra ture dans ces carneaux. Par suite, en réglant de façon convenable les registres. 56 des car- neaux C, l'échange de chaleur entre les ob jets et le fond métallique du tunnel peut également être contrôlé de façon très précise.
A mesure que les articles passent dans les zones successives du tunnel, ils suivent la chute progressive -de température de ces zones, et toutes les, parties de chacun des- ar ticles passant dans l'une quelconque de ces zones se mettent sensiblement à la tempéra ture de cette zone, avec une uniformité suf fisante pour obtenir pratiquement le recuit.
Grâce à la présente invention, des articles de verrerie de dimension moyenne peuvent être recuits en très peu de temps, dans certains cas moins d'une heure pour le recuit et le refroidissement total, alors que le temps ha bituellement nécessité dans les meilleurs fours utilisés industriellement jusqu'à pré sent était de deux heures et demie à cinq heures. Il en résulte une grande économie de combustible.
En outre, du fait que les fluides chauds et froids se trouvent dans les carneaux à une pression inférieure à la pression atmosphéri que, ces fluides n'auront pas tendance à s'é chapper de ces carneaux et, par conséquent, ne risqueront pas de déposer sur les objet traités des produits de combustion et de dé truire la bonne marche du four.
Malgré ce qui vient d'être décrit, de nom breuses modifications peuvent être apportées à la disposition et à la construction des dif férents organes du four et au procédé de re froidissement des articles à recuire. Dans certains cas, comme par exemple le traitement d'articles de verrerie du même type, on pourra se dispenser de certains dispositifs qui sont nécessaires lorsque les articles à recuire sont de types très variés.