Installation comportant un relais électromabnétique. L'objet de l'invention est une installation comportant un relais électromagnétique ou vrant et fermant un circuit électrique auxi liaire pour deux valeurs voisines d'un cou rant à régler. Le relais de cette installation comporte un solénoïde de mesure, alimenté par un circuit électrique et possédant un noyau mobile et un levier qui porte un in terrupteur du circuit auxiliaire; ce levier est disposé au-dessous du noyau mobile -de façon que le poids de celui-ci provoque l'ouverture de l'interrupteur dès que le courant du solé noïde diminue au-dessous d'une première va leur fixée -d'avance, réglable à volonté;
l'ac tion du solénoïde sur le noyau permet enfin au levier de reprendre sa position de ferme ture de l'interrupteur pour une seconde va leur .du courant un peu plus élevée, l'écart en tre ces deux valeurs étant réglable.
Le dessin annexé représente, schématique ment et partiellement, une forme d'exécution de l'objet -de l'invention donnée à titre d'exemple.
1 est un solénoïde de mesure comportant un noyau fixe 2 et un noyau mobile 3. Lors- qu'il n'est pas suffisamment attiré, le noyau mobile 8 repose sur le bras gauche .d'un le vier 4; ce levier pivote en 5 et porte à son extrémité droite 8 un contact électrique 9, tandis que son extrémité gauche porte un contrepoids 11, que l'on règle de façon que le moment dû au contact 9 soit quelque peu supérieur à celui qui est -dû au contre poids 11. En parallèle avec le solénoïde 1 est bran chée une bobine de réactance 12 à noyau ré-. glable 13.
Le circuit comprenant les deux bobines 1 et 12, ainsi qu'un ampèremètre 14, est parcouru par un courant de mesure ou par un courant proportionnel à celui-ci, fourni par un transformateur -de courant 15 monté sur 1a ligne 16 dont on désire régler le .débit.
Les contacts 9 et 10 appartiennent à un circuit électrique auxiliaire 19 alimenté par un transformateur 17 à une tension appro priée et sur lequel est branché un dispositif électrique non figuré.
L'installation décrite fonctionne de la ma nière suivante; Lorsque le courant circulant dans la bo bine 1 atteint une valeur déterminée @d'a- vance, dépendant des constantes de ladite bo bine, le noyau mobile 3 est attiré de bas en haut et va appuyer contre le- noyau rixe 2. Le levier 4 étant alors allégé .du poids du noyau mobile 3, tourne autour de son pivot 5 et, fermant en 9-10 le circuit auxiliaire 19, met en marche les appareils de réglage.
Lorsque, par l'effet du réglage de ceux-ci ou d'une autre cause quelconque, le courant de la bobine 1 s'abaisse à une certaine valeur en dessous de la première, le noyau mobile 3 s'éloigne du noyau fixe 2 et vient de nou veau appuyer sur le levier 4, déterminant une rotation de ce dernier en sens opposé au pré cédent et ouvrant le circuit 19 en 9-10.
La sensibilité,du relais, c'est-à-dire la dif férence entre les deux valeurs du courant qui le parcourt pour lesquelles se produisent l'at traction et la chute du noyau mobile, varie avec la course de celui-ci; on peut la régler à une valeur désirée au moyen d'une vis de réglage 6 qui agit sur le levier 4 et limite sa course et par suite celle du noyau 3 vers le bas.
Une autre vis de réglage 7 sert à limiter dans l'autre sens la course du levier 4 de ma nière à l'empêcher - tout en permettant la fermeture .des contacts 9-10 supposés à res sorts - -de suivre le noyau 3 jusqu'à sa posi tion supérieure et à obtenir entre le levier et le noyau 3, un écartement qui empêche les vibrations du noyau 3 de .se communiquer au levier et aux contacts 9-10; ces vibrations seraient évidemment ,gênantes.
On voit donc que, le courant de la bobine 1, les noyaux 2 et 3, le levier 4 et les vis 6 et 7 étant réglés convenablement, l'attraction et la chute -du noyau mobile 3, et par consé quent la fermeture et l'ouverture du circuit auxiliaire 19 en 9-10, se produisent pour deux valeurs déterminées du courant à con trôler.
La bobine 12, placée en dérivation sur la bobine 1, sert à permettre d'utiliser celle-ci pour différentes valeurs -du courant à con trôler. Ce courant se divise en effet entre les deux bobines en raison inverse de leur réac tance; en faisant varier celle -de la bobine 12 par déplacement de son noyau 13, on fait agir le relais pour différentes valeurs du courant à contrôler, ces valeurs étant comprises en tre deux limites qui, ,dépendent -des caractéris tiques électriques et magnétiques des bobines.
Pour éloigner encore ces limites, on a prévu un transformateur 15 à deux .sensibi lités, c'est-à-dire à deux rapports de trans formation; le relais étant branché sur l'un ou l'autre des circuits au moyen d'un commuta teur 18.
La bobine 12 à noyau mobile pourrait être remplacée par une résistance ohmique ou par une résistance mixte réglable, ohmique et in ductive.
Le transformateur -de courant 15 pourrait comporter plus de -deux prises. Il va de soi d'ailleurs que la forme, la disposition et le mode -de groupement des diverses parties du relais sont susceptibles d'être variés suivant les cas.
L'enroulement. 1 pourrait par exemple comporter un enroulement voltmétrique, pour agir selon la différence -de potentiel entre deux points d'une ligne, ou encore un enrou lement ampèremétrique et un enroulement voltmétrique pour agir proportionnellement à la somme vectorielle d'actions voltmétriqùe et ampèremétrique.
Le relais décrit peut, par exemple, être appliqué ,au réglage @du courant absorbé par une chaudière électrique à -électrodes, le cir cuit auxiliaire 19 commandant soit une pompe à .eau, soit une vanne -de décharge, de façon à maintenir le niveau d'eau dans la chaudière, c'est-à-dire la surface immergée ,des électrodes, à une valeur correspondant à la charge déterminée que l'on désire mainte nir constante; même pendant le fonctionne ment de la chaudière, cette charge peut être portée à une valeur quelconque désirée en dé plaçant le noyau mobile 13 -de la bobine 12.
Le circuit auxiliaire 19 peut alimenter, par exemple, un moteur ou autre dispositif servant à déplacer des éléments mobiles de réglage. Le relais peut encore être inséré sur un ré seau de distribution électrique pour augmen ter la charge ou le courant absorbé par une chaudière électrique de façon à compenser une .diminution de la charge ou du courant débité par ledit réseau; autrement dit, on peut faire absorber par ladite chaudière la charce ou le courant qui, à un moment .donné, devient disponible sur un réseau, l'effet in verse étant obtenu à la main.