<Desc/Clms Page number 1>
"DISJONCTEUR ULTRA...RAPIDE POUR COURANT CONTINU"
L'objet de la présente invention (système A. MONCHAMPS) est un interrupteur ultra-rapide pour courant confina. fonctionnant automatiquement pour un seul sens de passage du courant, celui du courant normal. Cet appareil est également susceptible, moyennant une simple inversion de connexions, de fonctionner comme disjoncteur ultra-rapide à retour de courant.
Il comporte essentiellement une armature mobile légère à laquelle est fixé l'organe mobile de contact opérant l'ouverture et la fermeture du circuit, armature qui se déplace entre les extrémités ouvertes de deux circuits magnétiques juxtaposés et placés à distance fixe l'un de l'autre, chacun de ces circuits
<Desc/Clms Page number 2>
magnétiques comportant une bobine à fil fin alimentée sous ten- sion constante et une bobine à gros fil. Les bobines à fil fin sont connectées en série et les bobines à gros fil sont connec- tées en parallèle, l'ensemble de ces dernières bobines étant tra- versé par la totalité du courant de ligne.
Le sens d'enroulement et l'importance relatifs des bobinages disposés sur chacun des circuits magnétiques, d'une part, le dimensionnement de ces der- niers, d'autre part, sont tels que l'armature mobile se trouve, en présence d'un courant de sens donné n'excédant pas une valeur fixée à l'avance, immobilisée par l'attraction magnétique diffé- rentielle des deux électro-aimants. Tout accroissement notable du courant a pour effet de rompre l'équilibre de cette armature qui cesse d'être attirée par l'un des électro-aimants et subit de la part de l'autre une violente attraction provoquant dans un temps très court le déclenchement de l'appareil.
Sur le dessin schématique ci-annexé auquel on se réfère dans la description qui va suivre : la fig, i représente en élévation l'ensemble du disjonc- teur dans la position enclenchée; la fig. 2 montre les connexions.
Sur ces deux figures les mêmes chiffres de référence dé- signent les mêmes organes.
Dans la position de fermeture du disjoncteur, des pièces conductrices fixes 1 et 2 agencées de toute façon convenable sont reliées électriquement par un contact mobile 3 à l'intérieur d'une botte à feu 4, au voisinage immédiat de laquelle sont pla- cés le circuit magnétique de soufflage 5 et les bobines de souf- flage 6.
Le contact mobile 3, solidaire d'une tige verticale 7 portant une armature mobile légère 8, est sollicité vers le bas par de puissants ressorts 9 destinés, lors de l'ouverture de ltappareil, à donner au contact 3 une accélération extrêmement grande. L'armature mobile 8 est disposée entre les extrémités ouvertes de deux circuits magnétiques 10 et 1.2 juxtaposés, main- tenus à distance invariable l'un de l'autre par des entretoises appropriées, L'ensemble des circuits magnétiques 10 et 12 et de
<Desc/Clms Page number 3>
leurs bobines, décrites ci-après, est mobile et coulisse sur des tiges verticales de gaidage 13 fixées sur des butées 14 et qui sont engagées dans des pattes portées par ces circuits magnétiques.
Les butées supérieures 14 limitent vers le haut le déplacement des circuits magnétiques 10 et 12 quand l'armature mobile 8 est décollée du circuit magnétique 10. Les organes fixes du disjoncteur sont, en dehors des contacts fixes 1 et 2 et des pièces de soufflage, les tiges 13 de guidage et leurs bâtées 14, ainsi que la pièce 15 à laquelle sont accrochés à une de leurs extrémités les ressorts 9 de rappel du contact mobile 3.
L'ensemble des circuits magnétiques 10 et 12 peut être déplacé dans le sens vertical au moyen d'un levier 26,articulé en 16 ; qui peut être mû soit à la main, soit par l'armature 17 d'un électro-aimant 18.
Le circuit magnétique ou électroaimant 10 est pourvu de deux bobines 19 et 20; l'électro-aimant 12 est pourvu de deux bobines .21 et 22. Les bobines 20 et 22, à, fil fin, sont alimentées en série sous la tension de ligne ; les bobines 19 et 21 à gros fil sont connectées en parallèle, suivant le schéma de la fig. 2, et leur ensemble est parcouru par la totalité du courant de ligne.
Les connexions des bobines 19 et 20 sont telles que, lors du passage du courant dans le sens normal, les ampères-tours de ces bobines aient sur le circuit magnétique 10 des actions de sens contraire, et les connexions des bobines 2i et 22 sont telles que les ampères-tours de ces dernières bobines aient sur la circuit magnétique 12 des actions de même sens.
Dès lors, si l'on prévoit sur les bobines 19 et 20 un nombre d'ampères-tours tel que l'action de la bobine à fil fin 20 soit prépondérante quand le courant de ligne atteint sa valeur de pleine charge, on conçoit qu'une augmentation du courant de ligne aura pour effet, en diminuant les ampères-tours résultants appliqués au circuit ma- gnétique 10 et augmentant les ampères-tours résultants appliqués au circuit magnétique 12, d'entraîner le décollage de l'armature
<Desc/Clms Page number 4>
mobile 8 et son déplacement extrêmement rapide vers le bas,sous la double action de l'électro-aimant 12 et de ressorts 9.
Cet effet n'est toutefois pas spécial: au montage en parallèle des bobines à gros fil 19 et 21 réalisé suivant l'invention. On peut, suivant un schéma connu, réunir en série les bobines à gros fil 19 et 2i et obtenir un fonctionnement satisfaisant de l'appareil tant que le taux d'accroissement de l'intensité de ligne n'excède pas certaines limites. Il existe toutefois, dans le cas du montage en série des bobines à gros fil, une valeur de ce taux d'accroissement pour laquelle le flux s'inverse si rapidement dans l'électro-aimant de maintien que l'armature mobile ne peut se décoller à temps et se trouve de nouveau attirée par l'électro de maintien.
Le décollage a lieu sensiblement plus tard sous l'action prépondérante de l'électro- aimant de déclenchement qui produit plus à proprement parler un arrachage de cette armature.
Dans le montage en parallèle des bobines à gros fil 19 et 21 au contraire il est toujours possible, grâce à un dimensionnement approprié des circuits magnétiques, à,un choix judicieux du nombre de spires de chacune de ces bobines, et à un réglage convenable des résistances des deux branches en parallèle, au moyen par exemple d'une résistance en série 25, d'obtenir un déclenchement immédiat de l'appareil quel que soit le taux d'accroissement de l'intensité de ligne car on devient maître de répartir le courant de ligne entre les deux bobines 19 et 21 en fonction de ce taux, c'est-à-dire faire en sorte à mesure que s'élève ce taux de réduire la fraction du courant de ligne qui traverse la bobine 19 et d'accroître la fraction du courant de ligne qui traverse la bobine 21.
On peut déclencher à volonté le disjoncteur une fois enclenché, en mettant en court-circuit la bobine 20, ce qui a pour effet d'accroître simultanément l'action magnétisante de la bobine 22 et, par suite, l'attraction du circuit magnétique 12.
<Desc/Clms Page number 5>
Quand le disjoncteur est déclenché, il suffit, pour l'enclencher, d'abaisser l'ensemble des électro-aimants 10 et 12 en agissantmanuellement sur le levier 16, ou électriquement en excitant la bobine 24 de l'électro-aimant 18 dont l'armature mobile 17 se trouve attirée. À la fin de la course de l'ensemble des électros 10 et 12 vers le bas, l'armature mobile 8 adhère au circuit magnétique 10. Dès lors l'abandon à lui-même du levier 16 entraîne la fermeture du disjoncteur sous l'action de ressorts 11 placés autour des tiges 13 de guidage entre un épaulement de celles-ci et les pattes portées par le circuit magnétique 10.
Le disjoncteur décrit ci-dessus peut fonctionner en ultra-rapide à retour de courant. Il suffit pour cela de prévoir pour les bobines 19, 20, 21 et 22, des connexions telles que les actions magnétisantes des bobines 19 et 20 soient de même sens et celles des bobines 21 et 22 de sens contraires, pour le sens normal de passage du courant de ligne.
Il est naturellement loisible, sans sortir du cadre de l'invention, de réaliser des variantes se comportant pratiquement de la même façon que l'exemple décrit ci-dessus et représenté schématiquement sur les fig. i et 2 du dessin ci-annexé.