Dispositif électro-thermique. La présente invention a pour objet un dispositif électro-thermique. Le dispositif suivant l'invention comporte au moins un tube de chauffe dont l'isolement présente une structure stratifiée et comprend une première couche isolante assez mince noyant et prpté- geant les spires d'un fil de résistance enroulé sur un noyau, un matelas réfractaire relati vement épais destiné à emmagasiner la cha leur engrendrée dans le fil de résistance, et un manchon isolant en amiante disposé au tour dudit matelas, cet ensemble étant logé dans un fourreau rn2tallique portant les bor nes d'arrivée et de départ du courant.
Dans un tube de chauffe de ce genre, grâce à la structure stratifiée de l'isolement du noyau sur lequel est enroulé le fil de ré sistance, la chaleur qui se développe dans celui-ci sous l'action du passage du courant est emmagasinée particulièrement par l'épais matelas constituant sa couche intermédiaire de sorte que cette chaleur n'est rayonnée que lentement, ce qui permet d'utiliser le tube pour le chauffage pendant un temps nota blement supérieur à la durée du passage du courant électrique dans sa résistance et par conséquent, de l'alimenter de façon intermit tente tout en assurant un rayonnement calo rifique continu.
On peut utiliser ce dispositif chauffant comme chauffe-lit, fer à repasser, chauffe- mains, chauffe-pieds, etc. On peut égale ment conjuguer un certain nombre de ces tu bes de chauffe selon un groupe ramassé for mant radiateur ou selon un groupe éparpillé formant calorifère ou dispositif de chauf- fagè et les commander selon l'intermit tence et la succession requises par un distri buteur automatique, de préférence réglable, comportant par exemple un thermostat, l'ef fet thermique d'un pareil groupement pou vant être complétée par une circulation de gaz ou d'eau formant par exemple thermo siphon ou par une masse fixe ou mobile con venablement répartie d'un agent de réparti tion de la chaleur.
On peut ainsi utiliser un nombre quelconque de ces tubes chauffants reliés à un ou plusieurs distributeurs ou mi nuteries comme fours, fourneaux, poêles, ra diateurs, calorifères, etc. pour le chauffage des locaux ou pour les destinations les plus diverses. L'intermittence du fonctionnement des divers tubes permet d'assurer un chauf fage suffisant avec une consommation d'é nergie uniforme et relativement faible.
Des formes d'exécution de l'objet de l'in vention sont représentées, à titre d'exemple, au dessin annexé, dans lequel: La fig. 1 est un plan d'un dispositif avec un tube chauffant, montrant sa structure stratifiée; La fig. 2 en est l'élévation en partie coupée; La fig. 3 en est le plan par l'extrémité de son fourreau métallique portant les bornes; La fig. 4 montre un plan d'un radiateur formé d'un certain nombre de ces tubes grou pés en batterie dans une même enveloppe. La fig. 5 est le schéma d'un dispositif de chauffage formée d'un certain nombre de ces tubes éparpillés, mais reliés à un distri buteur central commun.
Ire dispositif représenté à la fig. 1 com prend un tube chauffant comportant en pre mier lieu un noyau tubulaire 1 en matière réfractaire sur lequel est enroulé en spirale un fil de résistance 2 (en alliage de nickel- chrome par exemple). Les spires de ce fil 2 sont noyées dans une pâte réfractaire<B>2.</B> sans action chimique sur lui et destinée à isoler lesdites spires les unes des au±res tout en protégeant le fil contre toute usure 'ou oxydation.
Cette pâte réfractaire a avan tage ià être constituée par 6,5 à 85 % de' magnésie pour 35 à 15 % de kaolin liés par du borate de soude de façon à jouir de l'avan tage de ne subir aucun retrait appréciable à des températures pouvant atteindre<B>1000'C.</B> Autour de cette pâte isolante 2. est disposé un matelas tubulaire continu 3 relativement épais (un centimètre environ en pratique) constitué par une pâte réfractaire composée de quantités à peu près égales de kaolin et d'ocre jaune par exemple liés par du borate de soude.
C'est ce matelas épais qui est des tiné à emmagasiner la chaleur engendrée par le passage du courant dans la résistance 2. Autour de ce matelas accumulateur 3 est en roulé un cordon d'amiante 4 dont le rôle est de s'opposer à sa désagrégation et à son fen dillement tout en le protégeant contre les chocs et contre un rayonnement trop rapide.
Cet ensemble est entouré par une gaine formée d'un fourreau métallique cylindrique 5 fermé à une extrémité par une bride 6, sup portant un fond 7 en amiante et à, son autre extrémité par un fond amovible ou fixe 8. Le fond 7 sert de support à deux bornes a et b reliées respectivement aux deux extrémités du fil de résistance 2. Un ou plusieurs trous 10 sont prévus dans le fourreau 5 pour per mettre le dégagement de l'humidité.
La fabrication de tubes chauffants ainsi constitués est effectuée par les procédés or dinaires en prenant soin toutefois de n'appli quer chaque couche composant son enrobage stratifié qu'après que la couche précédente est bien sèche.
Comme le mettent en évidence les fig. 4 et 5, un certain nombre de tubes électriques chauffants analogues à celui qui vient d'être décrit peuvent être montés selon un groupe ment ramassé (fig. 4) ou éparpillé (fig. 5) et desservis par un distributeur commun com portant un mécanisme de commutation auto matique et réglable, grâce auquel le courant est envoyé dans un ou plusieurs des tubes dudit groupement selon une certaine inter mittence de façon à tirer parti de leurs pro priétés accumulatrices de chaleur à tour de rôle pour assurer avec une dépense relative ment faible de courant un chauffage continu pour un passage intermittent du courant dans les tubes respectifs.
L'effet thermique ainsi réalisée peut être complété par l'inter position entre les tubes chauffants et le mi lieu ambiant d'une masse fluide immobile ou circulante. C'est ainsi que dans la fig. 4 les tubes T desservis par une canalisation électrique B sont groupés en deux rangées parallèles dans une enveloppe E qui peut être étudiée pour renfermer par exemple une certaine masse d'eau régularisant le rayon nement de la chaleur. L'interposition d'une masse fluide répar titrice de la chaleur entre les tubes chauf fants et le milieu ambiant à chauffer est également possible dans le cas où ces tubes desservis par des conducteurs c reliés à un distributeur commun D sont éparpillés comme représenté dans la fig. 5.
Cette disposition peut fort bien donner lieu à un chauffage à eau chaude formant thermosiphon et présen tant cet avantage de ne nécessiter qu'une ali mentation intermittente des tubes correspon dants de chaque radiateur pour un rayonne ment néanmoins continu avec un certain équi libre calorifique entre les divers radiateurs en cas de thermosiphon.
Le distributeur D (fig. 5) peut affecter les constructions les plus diverses selon le rôle même qui lui est assigné. Il peut ainsi notamment permettre une commutation à la main des divers tubes ou une commutation (par une minuterie par exemple) fondée sur l'intervention d'un thermostat ou d'un dis positif équivalent coupant le courant quand une température donnée du ou des milieux ambiants a été atteinte. Un réglage peut être prévu en dehors de son automatisme pour mettre tel ou tel tube ou groupe de tu bes hors circuit pendant un temps donné se lon les exigences mêmes du chauffage.
Le dispositif décrit est applicable aux destinations les plus diverses aussi bien do mestiques qu'industrielles que même de la boratoires. En groupant convenablement les tubes, on peut réaliser les appareils de chauf fage ou de cuisson les plus différents.