Procédé et installation pour l'obtention de pectine blanche et purifiée. La présente invention concerne un pro cédé pour l'obtention de pectine blanche et purifiée qui sert à remplacer les jus pecti ques dans toutes leurs applications par le fait qu'elle ne modifie ni la couleur, ni le goût ou parfum des produits dans lesquels elle sera incorporée, ainsi qu'une installation pour la mise en exécution de ce procédé. Se lon ce dernier, on traite en vase clos et sous une faible dépression des solutions pectiques par l'acétone de façon à former un gel, que l'on dessèche à relativement basse tempéra ture.
L'invention utilise donc la propriété de la pectine en solution aqueuse d'être gélifiée par l'acétone, ce gel étant fibreux lorsque la proportion d'acétone employée est suffisante.
L'installation pour l'exécution -de ce pro cédé comprend un appareil de précipitation de la pectine, suivi d'une presse continue pour séparer le gel du liquide, en communi cation avec au moins un dispositif de lavage comprenant un laveur et une presse continue, puis un séchoir continu en communication avec un broyeur-pulvérisateur servant à ob- tenir un produit en poudre, ainsi qu'un dis positif de distillation et récupération -de l'a cétone ayant servi à la gélification.
Le procédé peut être exécuté par exemple comme suit: Une solution pectique aussi pure que pos sible est additionnée d'acétone à la dose de deux volumes pour trois volumes de solution pectique. On obtient ainsi un gel qui peut être légèrement pressé de manière à ne plus avoir qu'un volume de 30 % à 50 % du vo lume de la solution pectique employée. Ce tourteau est ensuite soumis à nouveau à l'action de l'acétone dans des diffuseurs par exemple. Ainsi le liquide de ce gel est fortement enrichi en acétone, ce qui amène un blanchiment, une rétraction de la masse gélifiée dont les fibres deviennent plus so lides.
Ce gel est ensuite soumis à une forte pression de façon à occuper, ainsi comprimé, un volume de 6 % à 9 % du volume de solu tion mise en oeuvre. Le tourteau obtenu est desséché dans des étuves à plaques chauf fantes à basse température. Les vapeurs sont recueillies pour en récupérer l'acétone. Il ne reste .dans l'étuve que de la pectine séchée qui peut ensuite être finement pulvérisée en vue de sa vente.
L'acétone qui a servi à ces opérations est distillée de manière à la séparer de l'eau et des impuretés qu'elle a entraînées.
Le dessin annexé montre, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'installation pour ce procédé.
La fig. 1 est une vue d'ensemble; Les fig. 2 à 7 montrent des détails.
Le jus pectique refroidi, en réserve dans le bac 1, passe à, l'appareil à précipitation de la pectine 2 par l'intermédiaire du bac à flot teur 3 et de l'éprouvette de réglage 4 (fig. 1, 2 et 3).
Par l'intermédiaire des appareils simi laires 5 et .6, le jus acétoné du bac 7, d'une richesse d'environ 80 %, venant par exemple de la dernière pression et dont on peut, au besoin, renforcer le degré de pureté par de l'acétone pure venant du bac 8, est acheminé vers l'appareil de précipitation 2.
A l'extrémité de l'appareil 2, par une goulotte 9, le gel et le jus acétoné exsudé par le gel tombent dans une presse continue hori zontale 10 dans laquelle la première pression est obtenue par une vis sans fin (fig. 1; et 6).
Le gel pressé tombe ensuite par une gou- lotte 11 dans le laveur 12, tandis que l'acé tone usée passe -dans le bac, 13, d'où elle est em menée par une pompe vers les appareils de distillation récupérateurs de l'acétone.
Le laveur 12 (fig. 4 et 5) est composé d'un cylindre dans lequel la masse avance vers la goulotte 14, tandis que dans le sens inverse du gel circule un courant d'acétone pure pro venant du bac 8, par l'intermédiaire du bac à flotteur 15 et de l'éprouvette de réglage 16 (fig. 1 et 4).
La cloison extrême du laveur 12, côté entrée de l'acétone, étant plus haute que les autres, interdit l'écoulement d'un li quide fluide tel que l'acétone par la sortie 14; l'acétone s'écoulera, par .conséquent, par débordements successifs par la partie supé rieure de toutes les cloisons dans des augets du laveur 12 pour en définitive s'écouler par le tuyau représenté à la droite du laveur 12 et à sa partie inférieure (fig. 1). Pendant toute cette marche de l'acétone, le gel solide entrant par la goulotte 11 (fig. 4) se trouve transporté vers la goulotte 14 par les palettes 49 (fig. 5).
Le gel lavé par l'acétone, composé d'une masse fibreuse dans un,liquide acétoné, passe alors à la presse pour la deuxième pression 17, semblable à celle pour la première pres sion 10.
Le jus d'épuisement qui passe au bac 18 est aspiré par une pompe qui l'emmène au bac 7, où il servira à la précipitation -de la pectine; le gel, par la tuyère 19, tombe dans un séchoir horizontal 20 chauffé par une double enveloppe 21, et dans lequel l'avance ment du gel s'effectue par des peignes et des palettes qui ont l'avantage de diviser le gel pendant le séchage.
Le gel séché tombe alors dans un broyeur d'un type approprié 22 permettant l'obten tion d'une poudre.
Les vapeurs d'acétone sont aspirées et re foulées au condenseur 23 et de là, au réfri gérant 24. L'acétone ainsi récupérée tombe dans le bac 1.3 pour aller ensuite aux appa reils distillatoires.
Tous les appareils ci-dessus travaillent en vase clos sous une faible dépression de fa çon à éviter toute déperdition d'acétone. On peut, avant le séchage, multiplier les étages 12 et 14 (laveur et presse) de façon à obte nir un certain degré de purification de la pectine.
Les appareils particuliers utilisés dans l'installation sont: Un gélificateur, des presses, un laveur, un séchoir, décrits en détail ci-après.
Dans le gélificateur indiqué en fig. 2, en coupe longitudinale et en fig. 3 en coupe transversale, la solution pectique est géli fiée par l'acétone. L'appareil est constitué par un cylindre 2 ayant une extrémité coni que 25, fixé par des supports 26, et des pattes, de fixation 27. A l'intérieu.r se meut un mé canisme de brassage et d'avancement de la masse. La solution pectique entre par l'ajutage 28 et l'acétone par l'ajutage 29.
D'ès que les deux liquides sont en contact, la pectine se coagule. Le gélificateur est muni des chica nes étagées 30 qui retiennent le liquide inter bel et le gel, qui est brassé par une série de mécanismes d'agitation constitués chacun par quatre bras radiaux 31 (fig. 3), dont trois se terminent par des peignes 32, le quatrième par une palette d'entraînement 33 qui em mène le gel de chicane en chicane. Des lu nettes 34 permettent de surveiller l'appareil pendant la marche du travail. L'arbre qui porte les bras 31 est actionné par une pou lie 35.
La presse de la première pression (fig. 6) est constituée par une chambre de pression 10 dans laquelle se meut une vis( de pression 3'6 à pas spécial. A une extrémité se trouve la tuyère d'entrée du gel 37, au centre la chambre -d'é gouttage 38, constituée par une enveloppe en métal approprié 39 et une toile perforée 40 séparant la chambre de pression de la Cham bre d'égouttage. La vis est terminée par un bout d'arbre 41 muni d'un cône de réglage de la pression 42.
Le tourteau de pression tombe par une goulotte 11 dans le laveur 12. Une lunette 43 permet de contrôler la marche de l'opération.
La presse est soutenue par deux supports en fonte 44. L'entraînement .de la vis s'effec tue par la poulie 45, et le réglage de la pres- Sion par la vis 46 commandant l'avance ou le recul du cône 42.
La pression du gel venant du gélificateur s'opère de la façon suivante: Le gel est en traîné par l'hélice dans la chambre de pres sion; il vient se presser contre le cône de pression que l'on rapproche plus ou moins de la chambre suivant la pression à obtenir. Le jus de pression tendant à aller toujours vers le gel le moins pressé, rétrograde ainsi vers la chambre d'égouttage .3'8.
Un ensemble de bras déchiqueteurs 47 se trouve monté à la hauteur de l'entrée du gel arrivant par la goulotte 11, lequel mécanisme permet la division du gel de la première pres sion. Le gel est ensuite brassé par des pei- gnes 48 et palette d'entraînement 49 sem blables à ceux existant dans le gélificateur et décrits plus haut.
L'ensemble du laveur est supporté par des pieds 50 et le mécanisme de lavage est ac tionné par une poulie 51.
La masse lavée tombe par la goulotte 14 dans la presse .de la deuxième pression sem blable à celle de la première pression indiquée en fig. 6.
Le gel venant de la presse pour la deuxième pression tombe ensuite dans le sé choir continu (fig. 7) par, la tuyère d'alimen tation 19.
Le séchoir est constitué par un cylindre 20 en métal approprié chauffé, par exemple, par une circulation de vapeur dans l'enve loppe 21. La vapeur entre par la vanne 52 et les eaux de condensation sont évacuées par la purge 53. Les accessoires d'usage comme, par exemple, un manomètre 54 et soupape de sûreté 55 sont montés sur l'en veloppe chauffante.
Les vapeurs .d'acétone sont aspirées par la tuyauterie 56 récupérant par dépression la totalité des vapeurs d'acétone contenues dans l'ensemble des appareils.
A l'intérieur du séchoir se trouve un mé canisme ayant pour but de déchiqueter le gel, puis de le brasser et de le faire avancer len tement vers la tuyère -de sortie 5,7, qui est terminée par une tubulure de verre 58 per- mettant de se rendre compte de la marche de l'opération, et une vanne de sortie à passage direct 59.
Le mécanisme de déchiquetage, brassage et avancement du gel est monté sur un arbre 60 mû par une poulie 61. L'arbre 60 porte vers l'entrée du séchoir des peignes de dé chiquetage 6'2, et ensuite des palettes 63 qui brassent la masse et la font avancer lente ment vers la tuyère de sortie par laquelle elle va au broyage.