Casse-chaîne électrique actionné par les lisses des lames. L'objet de la présente invention est un appareil pour arrêter le métier quand un des fils de chaîne vient de casser sans aug menter la complication, en évitant que la cassure du fil ne laisse une trace dans la toile en travail, ou ne casse d'autres fils en augmentant les dommages si l'ouvrière ne s'en est-;pas aperçue, celle-ci devant dans ce cas défaire le tissu, ce qui occasionne beaucoup d'ennuis et de pertes de temps.
On sait que tous les casse-chaînes connus, mécaniques et électriques sont formés de pe tites planchettes métalliques ou pièces en fils d'acier, les fils passant par le centre de ces petites pièces, et l'ensemble de tout le mécanisme étant placé derrière les lames, à côté de la croix. Quand un des fils de chaîne casse, une des planchettes tombe par son poids ou par la tension, et produit l'ar rêt du métier. Tous ces mécanismes ont l'inconvénient que lors du montage de la pièce pour le tissage, il faut passer chaque fil de chaîne par une petite tôle ou ressort et comme il y a quelques fois mille ou deus mille fils et- plus, c'est un travail très diffi- cile et qui procure des pertes de temps.
En outre chaque fois qu'un fil casse il faut ar rêter pour le casse-chaîne, les lisses et le peigne. Pour cette raison les fabricants et ouvriers n'en ont pas fait beaucoup d'appli cations, car s'il est vrai que le métier s'ar rête quand la chaîne casse, il n'en est pas moins vrai qu'il y a plus de travail pour passer les fils, et que les contremaîtres trou vent plus de complications dans le métier et par conséquent plus d'opérations à exé cuter.
La présente invention supprime tous ces inconvénients en utilisant les lisses mêmes des lames pour établir un contact électri que dans les porte-lisses eux-mêmes ; par conséquent le métier actuel, sans casse-chaîne ne subit aucune complication, attendu que les fils passent seulement par les lisses et le peigne.
Un exemple d'exécution de l'objet de l'in vention est représenté schématiquement au des sin ci-joint, qui ne montre que les pièces les plus nécessaires pour ne pas compliquer le dessin et rendre plus facile son explication. La fig. 1 est un schéma de la façon dont passent les fils de chaîne depuis le porte-fils jusqu'à la poitrinière; La fig. 2 est un schéma indiquant la po sition des lames, des lises et la façon dont est établie la formation du circuit électrique; Les fig. 3 et 4 représentent deux posi tions de la lisse avec fil tendu et avec fil rompu avec la coupe des lames porte-lisses; La fig. 5 est une vue de face d'une par tie de la lame porte-lisse.
Tous les métiers à tisser doivent ou vrir le pas, c'est-à-dire lever certains fils et abaisser les autres pour pouvoir passer la trame entre eux, serrer le pas, et recommen cer à élever ceux qui étaient abaissés et abaisser ceux qui étaient élevés, selon la classe de tissus, passer la trame une autre fois et ainsi successivement pour former le tissu.
Quand les fils 2 (fig. 1) sont obligés de s'abaisser, par les lames 4, toutes les lisses 5 supportent une !pression vers le haut et s'appuient sur la partie inférieure du cadre porte-lisses aux points 7, 8 (fig. 3), mais si un fil se rompt, la lisse 9 (fig. 4) correspon dant au fil cassé 10 ne supporte plus cette pression et par son propre poids re prend la position antérieure en s'appuyant sur la partie supérieure des porte-lisses, comme l'indique la fig. 4 aux points 11 et 12, mais comme ces porte-lisses sont for més de pièces métalliques, une, centrale, de section rectangulaire 13 et une autre en forme d'U, 14,
isolées l'une de l'autre par une matière isolante 15 (fig. 4 et 5), la lisse établit un pont entre les pièces 13, 14, et comme toutes les lisses sont en contact en tre elles par leur proximité, et enfilées par leur anneau 16 sur les pièces 14, 14, il suf fit qu'une ou plusieurs touchent la pièce 13 pour former un bon contact double par les pièces 13, 14 aux peints 11, 12.
Dans la position déjà indiquée, le levier à pédale 17 (fig. 1, 2), se trouve en contact par le levier flexible 18, lui-même isolé du bâti ou masse 19 du métier, en fermant le circuit comme suit Le pôle 21 (fig. 2) est connecté au le vier flexible 18, celui-ci est en contact avec la pièce 23, toutes deux isolées du bâti;
le contact 23, quand la pédale se trouve dans sa position basse, entre en communication avec les extrémités des porte-lisses 13, 13 par un conducteur 25, la lisse 9 qui corres pond au fil cassé, forme pont, sur les mêmes porte-lisses de l'intérieur 13, 13 avec l'exté rieur 14, 14, en communication avec le bâti ou masse du métier au moyen du conducteur 26 et le levier à pédale 17.
Les lames, opérant leur mouvement une fois vers le haut 3 (fig. 1), l'autre fois vers le bas 4, dans la position 3 toutes les lisses de la lame 3 s'appuyant sur la partie su périeure des porte-lisses par la pression des fils et par leur propre poids, formant un bon contact, mais comme le levier à pé dale 27 est soulevé le circuit est ouvert puisqu'il ne touche pas le levier flexible 18, et par conséquent l'électro-aimant ne fonc tionne pas<B>;</B> en cas de rupture d'un fil, le métier ne s'arrêtera pas, mais quand les lames descendront, la lisse correspondante ne changera pas de position et continuera à fermer le pont déjà mentionné et le levier pédale en venant toucher le contact, fermera le circuit arrêtant le métier.
Le courant employé peut provenir d'ac cumulateurs, de piles, ou être du courant de secteur, continu ou alternatif. Mais il faut avoir soin que le pôle neutre soit branché à la masse ou bâti, et que la tension soit la plus basse possible, pour que l'ouvrière ne sente pas le courant quand elle touche les lisses, bien que celles-ci soient mises à la terre par le bâti.
Le casse-chaîne, objet de la présente in vention, peut s'appliquer à tous les métiers, il suffit pour cela d'employer les lisses ob jet de la présente invention avant de pré parer le tissu et de monter celui-ci sur le métier ; aucun autre travail n'est nécessaire, et de faire les connexions et monter l'élec- tro-aimant dans les conditions mentionnées.