Appareil pour le développement des films. La présente invention concerne un appa reil pour le développement des films dans lequel le film guidé par -des poulies -de ren voi passe successivement dans diverses cuves et caractérisé par le fait que les cuves corres pondant aux opérations pendant lesquelles le film est sensible à l'action de la lumière, sont recouvertes par un couvercle étanche à la lu mière, tandis que les autres cuves sont ex posées à la lumière -du jour.
De préférence l'appareil comporte: 10 Une partie servant au tirage -de films vierges .à partir d'un négatif.
20 Une partie formée de cuves pour ef fectuer les opérations de développement, fixage, colorage, etc.
<B>30</B> Une partie formant séchoir, 40 Et une autre partie destinée à l'en roulement -du film .sur une bobine.
A titre d'exemple, on a représenté au dessin annexé un mode de réalisation de la présente invention, ainsi que des variantes de détail.
La fig. 1 est une vue générale de l'ap pareil; La fig. 2 est une coupe .de cet appareil; La fig. 3 est une coupe de l'appareil de contrôle du développement du film; La fig. 4 est une vue montrant la,dispo- sition de deux films placés l'un au-dessus de l'autre; La fig. 5 représente un appareil de con trôle de rupture,de films; La fig. 6 est une vue montrant l'appareil de rattrapage; La fig. 7 est une vue & l'appareil d'aver tissement de commencement et ide fin .de film;
La fig. 8 est une coupe de la cuve de<B>dé-</B> veloppement; La fig. 9 montre les boîtes de charge ment pour un film; La fig. 10 montre les boîtes de charge ment pour deux films; La fig. 11 montre la circulation -du ré vélateur; La fig. 1.2 montre l'emsemble des circula tions de liquide; La fig. 13 montre le dispositif -de sécurité commandant trois robinets des cuves de fixa teur et de révélateur; La fig. 14 montre le tableau de com mande générale;
Enfin., la fig. 15 représente un dispositif pour augmenter le diamètre de certaines poulies.
L'appareil représenté (fig. 2) comporte plusieurs parties: 10 Une partie A servant au tirage de films positifs 1 à partir d'un film négatif 2. 20 Une partie B servant au développe ment, et autres opérations destinées à finir le film positif.
30 Une partie C servant à. enlever l'humi dité en excès du film positif.
40 Une partie D destinée à essuyer et -à enrouler le film fini.
Entre les parties A et B, et le cas échéant entre les parties<I>C et D,</I> il y a. lieu -de pré voir un .dispositif de rattrapage destiné à éviter les à-coups dus à des différences de vitesse entre les parties<I>A</I> et<I>B</I> ou Cet D.
Ce dispositif de rattrapage (fig. 6) con siste en des poulies, les unes, 3, d'axe-fixe, les autres, 4, montées- sur une masse pesante 5, munie de guides pouvant se déplacer dans des glissières 6. La masse 5 doit être d'un poids suffisant pour maintenir la tension du film à une valeur suffisante. _ Si le débit de l'appareil de tirage est su périeur à, celui de la partie B, le poids 5 tend à baisser et l'augmentation de la longueur du film placé sur les poulies 3 et 4 absorbe l'excès @du débit de l'appareil de tirage.
Si, au contraire, le débit de l'appareil de tirage est inférieur à celui de la partie B, -le poids 5 remonte et la diminution de la lon gueur du film placé sur les poulies 3 et 4 permet de maintenir le débit de la partie B. Cette circonstance se produit en particulier quand on ,change de film: La partie A (fig. 2) renferme l'appareil de tirage 7, .dans lequel le film négatif 1 per met d'obtenir un ou plusieurs films posi tifs 2.
La partie B comporte deux divisions: dans la première, 'le film est développé et fixé à l'abri de la lumière, dans la seconde, le film subit diverses opérations destinées à le terminer. Dans les .deux divisions, le film passe dans ,des cuves 8, 9, 10, 11, 12, .13 et 14 contenant chacune des liquides appropriés par :des renvois @de poulies soit entraîneuses 15, soit folles 16. Le nombre de poulies sur lesquelles passe le film dans chaque cuve permet de faire varier le temps d'immersion du film dans chaque bain. Ce temps d'im mersion peut être modifié également par une modification de la vitesse de rotation des poulies 15.
Dans la première division, la partie B comprend une cuve de développement 8, une cuve -de lavage 9 et une cuve de fixage 10. Ces trois cuves sont recouvertes par un cou vercle 17 étanche à la lumière. On a ainsi une .chambre noire qui empêche tout voile ment -du film pendant son développement et son fixage. Une paroi 18 plongeant dans le liquide contenu :dans la cuve 11, laisse sortir le film de la chambre noire sans que le moin dre faisceau lumineux puisse pénétrer dans la cuve @de fixage 10. Un appareil optique 37 (fig. 8), qui sera décrit plus loin permet de se rendre compte de l'état -de développement du film.
La .seconde division de la partie B com prend un nombre indéterminé @de cuves sui vant le nombre .des opérations auxquelles on soumet le film. Ainsi la cuve 11 peut :servir au lavage, -la, cuve 12 au teintage, la cuve 13 au virage, la cuve 14 au lavage. Ces opéra tions se font à la lumière. La cuve 19 ser vira à effectuer- un premier séchage -du film sous l'action :d'un courant d'air filtré envoyé par un ventilateur 20. Des essuyeurs pour raient également compléter un peu ce premier séchage.
Les cuves sont munies de deux portes (fig. 8), l'une supérieure 76, étanche à la lu mière pour faciliter la mise en place du film sur les poulies 15, l'autre inférieure 77, étan che au liquide pour faciliter la mise en place du film sur les poulies 16. Ces portes faci litent également le nettoyage des cuves. La partie C (fig. 2) comprend un séchoir à plusieurs compartiments 21, 22 et 2.3. Cha cun de ces compartiments comporte un thermomètre 24 (fig. 1) à minima et maxima qui règle automatiquement la température du compartiment correspondant. Le compar timent 23 est muni en outre .d'un hygromètre 25, indiquant instantanément le degré d'hu midité 'de l'émulsion du film dans le troi sième compartiment.
Ces trois .compartiments sont parcourus par un courant d'air passant en sens inverse de la marche du film. Cet air est filtré par un filtre 26, mis en mouve ment par un ventilateur 27, au besoin ren forcé par un aspirateur 28 .et chauffé par une résistance électrique 29. Une grille 30 protège le .film contre l'incendie.
Des prises d'air 80 (fig. 1) permettent d'introduire de l'air frais dans .les comparti ments 21 et 22 pour régler leur température.
Dans le premier compartiment 21, on sèche légèrement l'émulsion du film et sa partie lisse. Dans le second compartiment 22, le séchage est poussé un peu plus loin et le film est complètement sec dans le troi sième compartiment 23.
A sa sortie du séchoir, le film peut être trop sec, il est alors nécessaire de lui rendre un peu d'humidité pour éviter le cassage du film pendant son enroulement. A cet effet, le film passe -dâns une chambre 31 (fig. 2) traversée par un courant id'air créé par un ventilateur 32. Un hygromètre â6 (fig. 1) permet de régler automatiquement l'apport d'humidité.
La partie D comporte une machine d'es suyage 33, dans laquelle on a .disposé des es- suyeurs 34, qui -enlèvent les taches -:du film. Celui-ci est alors achevé et il est enroulé sur des bobines<B>M</B>. Il est ainsi prêt à être en voyé aux directeurs de cinématographes pour être projeté.
On peut ainsi avec la machine décrite ci- dessus, obtenir un film prêt à être projeté en partant :d'un film vierge. Un seul opérateur peut surveiller la machine.
Cette machine peut comporter également des dispositifs accessoires destinés à _facili- ter la- surveillance ou à augmenter le débit de l'appareil.
En particulier, on peut citer les suivants: <B>10</B> Dispositif permettant de surveiller l'état du développement du film dans la chambre noire.
20 Circulation générale des solutions.
<B>30</B> Dispositif multiple pour développer plusieurs films simultanément.
40 Commande générale d'entraînement. 50 Tableau de commande.
Le dispositif permettant de surveiller l'état de développement du film dans la chambre noire consiste en un appareil opti- -que37 (fig. 8), appuyé sur le couvercle 17 de la -chambre noire; on a pris soin qu'aucun .rayon lumineux ne puisse passer :dans le jeu se -trouvant entre le couvercle et l'appareil optique. De préférence, l'appareil - peut être réglé à .la vue ile l'opérateur. Au-dessous de l'appareil optique passe le film 2 sortant de la cuve de -développement 8 et s'appuyant sur deux poulies 38 (fig. 3).
Une lampe 39, dis posée dans une boîte 40 étanche -à la lumière et présentant une ouverture fermée par un verre rouge 41, éclaire par transparence le film 2 sans pouvoir le voiler. On observe ainsi très facilement le film avec l'appareil optique 37 placé juste au-dessus. L'appareil optique peut être monté sur -des glissières comme l'indique la fig. 8, qui permettent de surveiller les différents films.
La circulation générale -des liquides dans l'appareil est très importante. Elle permet automatiquement de renouveler et de main tenir dans des ,conditions déterminées les so lutions contenues dans les :différentes cuves.
Un a représenté à la fig. 12. en traits inix. tes le circuit du révélateur, en traits pointil lés le .circuit du fixateur et en traits conti nus la circulation d'eau.
Le circuit,du révélateur représenté à la fig. 11 est commandé automatiquement pal un densimètre 42 à contacts électriques. Le densimètre est préalablement étalonné pour maintenir une densité prédéterminée. @Si la densité de la solution diminue, le mouvement du densimètre provoque la mise en marche de la pompe 43, qui introduit du liquide nou veau par la canalisation 44, débouchant au fond,de la .cuve 8. Une mouvette 45 constam ment en activité égalise la .densité dans toute la masse de la solution.
Le niveau @de la solution est maintenu constant au moyen du trop-plein 46 qui en voie le liquide en excès dans un bac de vi dange 47.
Un thermomètre 48 permet de se rendre compte à chaque instant de la température de la solution. Il est en relation avec un dis positif à maxima et minima 49, qui circuite une résistance ,de chauffage 50 quand la tem pérature s'abaisse par trop ou met en activité un dispositif de refroidissement 51 quand la température croît exagérément. L'action de la mouvette 45 égalise la température dans toute la masse Des tuyauteries de vidange 52 et 53 per mettent .de vider complètement la cuve 8. La cuve comporte également une canali sation d'amenée d'eau pure 57, qui permet de nettoyer la cuve; la vidange s'effectue alors par la tuyauterie -53.
Le circuit de la solution du révélateur est complété par une canalisation d'aspiration 54 de la motopompe 43 qui plonge dans un ré cipient 81, contenant une solution concentrée de révélateur. Ce récipient peut contenir tous appareils permettant,de mesurer la :densité, la température et de les modifier le cas échéant.
Dans la circulation d'ensemble représen tée à la fig. 12, le .circuit :du révélateur com porte encore un autre circuit; une moto pompe 82 disposée à la hauteur du bac de vi dange 47, envoie la solution dans un réser voir .de pression 55. On peut s'il est néces saire faire passer la solution dans un filtre 56 qui arrête les impuretés qui peuvent se trouver dans la solution.
Le circuit du fixateur est sensiblement analogue @à celui du révélateur. Il comporte en effet une motopompe 82, un réservoir de pression 55, un filtre 56 et un bac de vi dange 47.
La cuve du fixateur 10 comporte égale ment des canalisations d'eau. Les autres cuves- comportent simplement un circuit d'alimentation en eau, qui arrive par les canalisations 57, branchées sur une même canalisation d'alimentation 58 et qui est évacuée soit par des trop-pleins 83, soit par des vidanges 53. Toutes les tuyauteries 53 et les trop-pleins 83 débouchent dans un collecteur 59. Certaines cuves comportent des tuyauteries de vidange 60 analogues à 52 qui permettent de recueillir les- solutions con tenues dans les cuves, par exemple dans la cuve -de teintage 12, la cuve de virage 13.
Les circuits de fixateur et de révélateur comportent un dispositif de -sécurité pour 1 < L commande des trois robinets 61, 62, 63 (fig. 13) commandant la canalisation d'amenée d'eau 57, le trop-plein 46 qui mène dans le bac de vidange 47 et la canalisation d'ame née de fixateur ou de révélateur 44. Ces trois robinets sont liés rigidement ensemble,de ma nière à éviter une confusion dans le circuit de l'eau, d'une part, et le circuit de révéla teur ou de fixateur, d'autre part.
Un robinet permet de récupérer le fixa teur épuisé.
Le dispositif multiple permettant de dé velopper plusieurs films simultanément peut être réalisé comme il suit.
Dans une première disposition (fig. 8), les films sont placés ,côte à côte, les poulies 15 motrices sont placées sur un même arbre 64, les roues folles 16 sont indépendantes pour chaque film. Dans l'exemple représenté à la fig. 8, on peut -développer quatre films côte à côte.
Dans une seconde disposition les films sont placés les uns au-dessus des autres. Cette disposition fait l'objet de la fig. 4. Un pre mier film 2 passe sur des roues entraîneuses 15 et des poulies folles 16, un second film 202 passe sur des poulies entraîneuses 215 et des poulies folles 216 et 217. Les poulies en traîneuses sont clavetées sur des arbres qui reçoivent leur mouvement par le dispositif de commande générale décrit ci-dessous. Les roues folles 16 et 216 sont montées folles sur des axes 65 qui sont guidés par des glissières 66.
Ces roues .sont lestées par des masses qui permettent,de donner au film la tension vou lue, les deux films 2 et 202 sont placés de telle sorte que le côté gélatine se trouve à l'extérieur. Des entretoises 84 permettent de maintenir écartés les films 2 et 202.
Le .dispositif -de commande générale d'en traînement comporte un moteur 67 (fig. 1) qui actionne un arbre vertical 68, qui par des renvois convenables commande des arbres horizontaux 69. Ces arbres comportent avan tageusement des manchons d'accouplement permettant d'arrêter une partie de la machine sans arrêter le reste. Ces arbres sont munis de vis hélicoïdales 70, engrenant avec des pi gnons 71 (fig. 8), calés sur les arbres 64 por tant les poulies entraîneuses 15. On est cer tain .d'obtenir une vitesse rigoureusement égale pour toutes les poulies entraîneuses aussi bien dans les cuves que dans le séchoir. Un renvoi approprié permet également d'en traîner les tambours d'enroulement 35.
Des manivelles 7:8 sont calées sur les ar bres 64, pour faciliter<B>la.</B> mise en place du film; elles permettent en effet de donner .au film une tension égale sur tout son parcours. Il suffit à cet effet de débrayer l'arbre 64 de l'arbre de commande générale 69 en enfon çant dans le sens d e la flèche f l'axe 64 mal gré un ressort 79 .qui embraye normalement le pignon 71 sur le manchon 70.
Enfin, un tableau de commande générale représenté à la fig. 14 permet de concentrer sur un espace réduit toutes les indications des appareils de contrôle (densité, tempéra ture, etc.), les divers appareils d'enregistre ment (vitesse, nombre de mètres développés, etc.), les dispositifs de commande (dynamo, etc.), les appareils d'avertissement (commen- eement et fin du film, etc.) et d'une manière générale tout appareil qu'il est nécessaire de surveiller.
L'appareil décrit ci-dessus peut compor ter quelques variantes. Ainsi on va décrire: 1o Un dispositif de chargement avec ap pareil d'avertissement.
20 Un dispositif de contrôle de rupture du film. Au .lieu de tirer les films :dans l'appareil même, l'opération de tirage peut se faire dans un appareil spécial. Dans ce cas les films à .développer sont enroulés sur des bo bines 72, mobiles (fig. 9 et 10). Le film en général présente deux amorces de longueur convenable, chacun<B>à</B> une extrémité de la partie impressionnée. L'amorce en recou vrant la partie impressionnée empêche le voilement de la partie impressionnée enrou lée sur la bobine 7.2:. Dans ce cas, la partie A est remplacée par des boîtes de charge ment 78. Ces boîtes sont groupées deux par deux et chaque groupe de deux est muni d'une chambre intermédiaire 74.
Quand une des boîtes 73 fonctionne, c'est-à-dire quand le film enroulé sur la bobine 72 correspon dante se déroule, on charge l'autre boîte 73. Quand le film arrive à sa fin, on accroche l'amorce formant l'extrémité du film dé roulé à l'amorce formant le début du film encore enroulé. Comme cela il n'y a pas d'arrêt @de la machine, le dispositif de rat trapage alimentant le reste de la machine pendant la durée du chargement. Naturelle ment ces boîtes 73 et la :chambre 74 peuvent être fermées hermétiquement et former cham bre noire pendant le déroulement du film.
Un dispositif de contrôle prévient l'opé rateur de la fin du film. Ce dispositif con siste en: deux contacts 75 (fig. 7) constam ment appuyés sur le film qui font partie d'un circuit qui est fermé par une partie conductrice fixée sur l'amorce du film, et qui ferme ainsi le circuit.
L'appareil comporte avantageusement des appareils ,de contrôle de rupture de film. Ceux-ci consistent en un interrupteur 85 (fig. 5) qui ferme un circuit 86 quand la bobine 16 tombe par suite de la rupture du film. A ce moment l'interrupteur bascule entraîné par le lien 87.
Le temps d'immersion des films dans les cuves peut être modifié des façons suivantes: <B>10</B> Relever le niveau du liquide en fer mant les trop-pleins.
20 Faire varier la vitesse de rotation des poulies entraîneuses 15. <B>30</B> Augmenter le diamètre des poulies entraîneuses 15 en les entourant de coquilles <B>187</B> (fig. 15) .qui sont fixées par des vis 88 sur la poulie.
40 Faire passer le film sur un nombre variable de poulies.