Lampe électronique. La présente invention due à MM. Ricq, Nénot et de l'Harpe, se rapporte à une lampe électronique, caractérisée en ce que la cathode est construite de fagon à pouvoir travailler sous une tension aux bornes infé rieure à 0,7 volts, la longueur du filament entre supports étant supérieure à 5 mm.
Cette lampe substituée aux la npes de types connus sur les appareils radio-r6cep- teurs dont le chauffage est assuré par cou rant alternatif d'un réseau, améliore consi dérablement le fonctionnement desdits récep teurs, par la disparition pratiquement com plète de tout ronflement<B>dû.</B> à la nature du courant de chauffage.
L'efficacité de cette lampe est telle que les dispositifs de connexions des appareils peuvent être considérablement simplifiés, et qu'en particulier on peut se borner, à l'ex clusion de toute autre complication des cir cuits, à effectuer le retour des circuits des autres électrodes à la cathode, au point mé dian de celle-ci, ou en un point de son cir- cuit extérieur équipotentiel à ce point mé dian.
II a déjà été proposé, en vue de l'ali mentation directe par courants alternatifs, des appareils à lampes triodes, d'effectuer le retour des circuits de grille et de plaque au milieu du filament cathodique, ou en un point du circuit de cathode équipotentiel à ce point milieu (par exemple milieu de l'en roulement secondaire du transformateur d'alimentation, ou milieu d'une résistance potentiométrique connectée aux bornes de la cathode).
Cependant cet artifice employé seul ne s'est pas montré dans sa simplicité suffisamment efficace pour le but proposé; il est patent qu'à l'heure actuelle aucun appareil radiorécepteur à lampes fonction nant sur courant alternatif ne le comporte purement et simplement : on doit ajouter dans le montage soit des piles de polarisa tion de grille, soit la détection par galène, soit des couplages plus ou moins compliqués entre les circuits de chaque lampe introdui- "saut des tensions àe compensation, cté., et, en fait, malgré ces complications, la -solu tion du problème n'a été jusqu'ici que très imparfaite,
notamment en ce qui concerne la lampe détectrice qui s'accomode le moins bien de l'alimentation. en alternatif, les ap pareils en question laissent toujours entendre un résidu de ronflement par suite duquel l'audition qu'ils procurent n'est pas de bonne qualité.
Il résulte des recherches de la brevetée qu'une condition capitale à observer pour atteindre le but sus-indiqué est de limiter la tension introduite dans la lampe - pour le chauffage; à une valeur faible, infé rieure à 0,7 volts; ces recherches ont éga lement montré que cette limitation de la tension ne peut pas pratiquement être obte nue par le raccourcissement pur et- simple du filament (par exemple à section donnée), ou par l'augmentation de la section (à lon gueur donnée) comme semblerait l'indiquer une simple application des principes géné raux de l'électricité.
Dans le premier cas (raccourcissement) on serait trop rapidement limité par le refroidissement dit à la con duction thermique des supports, et l'émission disparaîtrait avant que ne soit atteinte la limite supérieure de tension indiquée. Dans le second cas (augmentation de la section), on serait trop rapidement limité par l'ac croissement de l'intensité, qui devient vite excessive pour une lampe de réception, au point d'être incompatible avec la conduc tance des supports habituels de ce genre de lampes. La solution pratique du problème a été trouvée, selon l'invention, en donnant au filament une longueur, entre supports, supérieure à 5 mm.
En outre, il a été constaté qu'il est pré férable que la cathode soit constituée de matériaux de haut pouvoir émissif à basse température; par exemple on pourra employer des filaments émettant les électrons à des températures- inférieures à 14000, par execn- ple ceux du type dit à recouvrement d'oxy des (de baryum, de strontium, etc.). II est d'ailleurs recommandé, pour obtenir une émission d'électrons sufûsante, de constituer une telle cathode par la, mise en parallèle de plusieurs filaments répondant aux condi tions énoncées.
L'invention s'applique, bien entendu, à tous types de lampe à cathode émettrice chauffée par effet Joule, quel que soit le nombre, la disposition et la fonction de ses autres électrodes. Elle s'applique en parti culier aux lampes dites à deux grilles, ou tétrodes.
Elle permet la réalisation de postes ra diorécepteurs dans lesquels toutes les fonc tions habituelles : amplification à haute fré quence, avec ou sans rétroaction, amplifica tion à basse fréquence, détection, hétéro dynes, changement de fréquence, sont rem plies par des lampes dont le chauffage est assuré directement par le courant alternatif, le nombre d'étages que comporte le poste étant quelconque. De préférence, cette ca thode est composée de tronçons (6 à 10, par exemple), faits, par exemple, en ni- chrome recouvert d'oxyde de -magnésium, le diamètre du fil employé étant de 60 mil lièmes de millimètre et la longueur de chaque tronçon étant de 8 mm.
Les tron çons sont fixés, de préférence, par soudure, sur deux tiges supports.