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"Perfectionnements aux lampes électroniques et à leurs applica- tiens "
La présente invention, système Ricq, Nénot et de l'Harpe, se rapporte aux lampes électroniques, du type à cathode filamen- taire chauffée par effet Joule.
Elle consiste à établir de façon telle les cathodes des lampes en question, que ces lampes substituées aux lampes de ty- pes connus sur les appareils radio-récepteurs dont le chauffage . est assuré par courant alternatif, améliorent considérablement le fonctionnement desdits récepteurs, par la disparition prati quement complète de tout ronflement dû à la nature du courant de chauffage.
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L'efficacité des nouvelles lampes est telle que les dispo- sitifs de connexions des appareils peuvent être considérablement simplifiés, et qu'en particulier on peut se borner, à l'exclu- sion de toutes autres complications des circuits, à effectuer le retour des circuits des autres électrodes à la cathode, au point médian de celle-ci, ou en un point de son circuit extérieur équipotentiel à ce point médian.
Il a été, en effet, proposé depuis longtemps, en vue de l' alimentation directe par courants alternatifs, des appareils à lampes triodes, d'effectuer le retour des circuits de grille et de plaque au milieu du filament cathodique, ou en un point du circuit de cathode équipotentiel à ce point milieu (par exemple milieu de l'enroulement secondaire du transformateur dtalimenta- tion, ou milieu d'une résistance potentiométrique connectée aux bornes de la cathode).
Cependant cet artifice employé seul ne s'est pas montré dans sa simplicité suffisamment efficace pour le but proposé, il est patent qu'à l'heure actuelle aucun appa- reil radio-récepteur à lampes fonctionnant sur courant alterna- tif ne le comporte purement et simplement :on doit ajouter dans dans le montage soit des piles de polarisation de grille ,soit la détection par galène, soit des couplages plus ou moins com- pliqués entre les circuits de chaque lampe introduisant des ten- sions de compensations etc...
En fait, malgré ces complications la solution du problème n'a été jusqu'ici que très imparfaite, notamment en ce qui concerne la lampe détectrice qui s'accomode le moins bien de l'alimentation en alternatif, les appareils en question laissent entendre un résidu de ronflement par suite du-- quel l'audition qu'ils procurent n'est pas de bonne qualité.
Il résulte des recherches de la demanderesse qu'une con- dition capitale à observer pour atteindre le but visé est de limitera tension introduite dans la lampe pour le chauffage à une valeur faible, inférieure à 0,7 volt ; ces recherches ont
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également montré que cette limitation de la tension ne peut pas pratiquement être obtenue avec un filament de nature quelconque, par le raccourcissement pur et simple du filament (à section donnée), ou par l'augmentation de la section ( à longueur donnée), comme semblerait l'indiquer une simple application des princi- pes généraux de l'électricité.
Dans le premier cas (raccourcis- sement) on est très rapidement limité par le refroidissement dû à la conduction thermique des supports, et l'émission disparaît avant que ne soit atteinte la limite supérieure de tension in- diquée. Dans le second cas (augmentation de la section) on est très rapidement limité par l'accroissement de l'intensité, qui devient vite excessive pour une lampe de réception, au point d'être incompatible avec la conductance des supports habituels de ce genre de lampes. La solution pratique du problème a été trouvée, selon l'invention, en faisant appel aux propriétés des corps émettant à des températures aussi basses que possible, et en tout cas inférieurs à 1400 K.
Conformément à l'invention, on établit des lampes dont la cathode fonctionne sous une tension aux bornes inférieures à 0,7 volt, la longueur de filament entre supports étant supérieu- re à 5 mm. Des cathodes de ce genre peuvent être obtenues par l'emploi de filaments émettant à des temperatures inférieures à 1400 K, par exemple ceux du type dit à recouvrement d'oxydes (de baryum, de strontium, etc...). Il est d'ailleurs recommandé, pour obtenir une émission d'électrons suffisante, de constituer une telle cathode par la mise en parallèle de plusieurs fila- ments répondant aux conditions énoncées. l'invention s'applique à tous types de lampes à cathode, émettrice chauffée par effet Joule, quel que soit le nombre, la disposition et la fonction de ses autres électrodes.
Elle s'ap- plique en particulier aux lampes dites à deux grilles, ou tétrocbs
Elle permet la réalisation de postes radiorécepteurs dans
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lesquels toutes les fonctions habituelles : amplification à hau- te fréquence, avec ou sans rétroaction, amplification à basse fréquence, détection, hétérodynes, changement de fréquence, sont remplies par des lampes dont le chauffage est assuré directement par le courant alternatif, le nombre d'étages que comporte le poste étant quelconque.
REVENDICATIONS.- --------------------------------
1.- Lampe électronique fonctionnant sans ronflement appré- ciable avec chauffage direct par le courant alternatif du réseau ,caractérisée en ce que la cathode travaille sous une tension aux bornes inférieures à 0,7 volts, et que la longueur du filament entre supports est supérieure à 5 mm.
2.- Lampe électronique suivant 1, caractérisée en ce que la cathode est constituée de matériaux de haut pouvoir émissif à température basse.
3.- Lampe électronique suivant 1 et 2, caractérisée en ce que le filament cathodique est reliée en plusieurs tronçons re- couverts de préférence d'oxyde, montée en parallèle.
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