Machine rotative. La présente invention a pour objet une machine rotative .à plusieurs cylindres, dont l'ensemble des cylindres et l'ensemble des pitons correspondants sont disposés en cou ronne, l'un desdits ensembles -étant destiné à tourner continuellement et l'autre de manière intermittente, les éléments, cylindres ou pis ton;, de ce dernier ensemble état alternati- vement retenus et accélérés en avant.
Dans la machine établie conformément à l'inven tion, les éléments de l'ensemble à rotation in termittente ,sont commandés par celui à rota tion continue à. l'aide d'un mécanisme posi- t if ne transmettant pas de puissance, de ma nière qu'ils restent stationnaires durant une partie de la période. du mouvement relatif, pen dant laquelle ils sont bloqués indépendamment tic ce mécanisme, .dans les deux directions:
à une partie fixe de la machine, tandis que pendant une autre partie -de cette période ils sont gra duellement accélérés de zéro à une vitesse maximale et ensuite de nouveau retardés à zéro de façon que pendant cette seconde par tie ,de la période leur vitesse moyenne soit le double de la vitesse de l'ensemble tournant continuellement.
Etablie comme moteur, la machine sui vant l'invention réunit les avantages des mo teurs rotatifs notamment la transmission di recte de la force motrice à un arbre moteur rotatif, tout en conservant les avantages du moteur ordinaire à cylindres. La machine peut être non seulement un moteur, une ma chine à vapeur et à air comprimé, mais en^ tore une machine réceptrice, par exemple une pompe et un compresseur.
Le dessin ci-joint représente, à titre d'exemple, trois formes d'exécution de l'objet de l'invention, dans lesquelles ce sont les pis tons qui tournent de manière intermittente. Dans ces exemples, représentant chacun un moteur à combustion, on n'a pas représenté l'arrivée du gaz, l'allumage, la commande des soupapes ni le graissage, étant donné qu'on peut facilement les appliquer au moteur d'une façon quelconque appropriée.
La partie supérieure de la fig. 1 est une coupe suivant<B>J -H</B> de la fig. 2; la partie inférieure de la fig. 1 est une coupe suivant la ligne K-L de la fig. 2; La partie supérieure de la fig. 2 est une coupe suivant la ligne E-F-G-M de la fig. 1; la partie inférieure de la fig. 2 est une coupe suivant la ligne M N de la fig. 1;
La fig. 3 est une coupe suivant la ligne C-D de la fig. 1; La fi-. 4 est une coupe suivant A-B de la fig. 1; La fig. 5 est un schéma représentant la, vitesse des pistons; La fig. 6 est un schéma de la trajectoire du tourillon d'une bielle, et les fig. 7 et 8 représentent deux autres exemples de la machine.
,Sur la. fig. 5 la vitesse des pistons est représentée en fonction du chemin parcouru par les cylindres, ce chemin pour la période du mouvement relatif étant désigné par 2s. La moitié ,de ce parcours est donc s et sera dénommée par la suite la course du moteur par analogie avec ce qui se passe dans un moteur normal avec vilebrequin; pendant toutes les courses s, les cylindres tournent avec une vitesse sensiblement égale v. La vitesse des pistons est égale à zéro pendant la première partie de la période, tandis que pendant la deuxième partie la vitesse passe de zéro à un maximum pour redescendre en suite @de nouveau à zéro.
L'allure de cette courbe des vitesses est choisie de telle façon que le piston parcourt le trajet total 2s, pendant que le cylindre effectue une course s.
L'arbre 4 sur lequel est claveté le dis que 1 solidaire des deux cylindres tourne dans la partie fixe 3 du moteur. Le support de piston 2 solidaire des pistons peut tourner par rapport au disque portant les cylindres. Une came 7 est ménagée sur un bord du moyeu du disque 1 qui porte les cylindres; une came 8 ménagée sur le support du pis ton .2 est disposée concentriquement à la came 7. Les deux extrémités d'un levier de verrouillage 6 peuvent glisser sur les cames 7 et 8. Ce levier peut osciller autour d'un goujon 5 fixé à la. partie fixe 3 .du moteur. La came 7 est construite de telle façon que sa. partie proéminente dirige le levier 6 pen dant le temps moteur de manière à éviter le recul des pistons.
Les pistons sont bloqués dans les deux sens de rotation tant que la partie proéminente .de la came 7 est en ac tion. Pendant ce temps, le mécanisme d'en traînement disposé entre les pistons et les cylindres, est au repos, comme on le mon trera plus loin. Il est évident que toutes les forces qui agissent sur le piston sont absor bées par la partie fixe 3 du moteur. Comme on peut le voir sur le diagramme des vitesses (fig. 5), le levier de blocage 6 ne sert pas au freinage des pistons, car à l'instant en question ces pistons n'ont aucune vitesse.
Le but du levier de verrouillage 6 consiste sim plement à bloquer dans les deux sens de ro tation les pistons immobiles. Ce n'est que lorsque le verrou 6 atteint les creux de la came 7, que prend fin le blocage, sur la came 8, dans le sens de la, rotation et que.les pistons peuvent se mouvoir, sous l'influence du mécanisme -de transmission disposé entre les cylindres et les pistons, conformément à la. courbe .de vitesse de la fig. 5.
Comme exemple de mécanisme remplis sant les conditions exposées ci-dessus, on a représenté sur les fig. 1 à. 4 du dessin un mécanisme de transmission épicyeloïdal com prenant une bielle dont la. longueur est mo difiée au moyen d'une commande positive. Le tourillon 13 de la bielle, relié au disque por tant les cylindres se déplace suivant. une tra jectoire représentée sur la fi-. 6. Cette tra jectoire comprend deux parties, parcourues dans des temps égaux, la, portion de courbe 29, 33 et la. boucle 2;9, 30, 29 (ou 33, 34, 33). Pendant le passage de la boucle, les pistons sont immobiles et sont, comme on l'a déjà -dit plus haut, bloqués par rapport à la par tie fixe du moteur.
Pendant le parcours 29, 33 de la trajec toire, les pistons sont actionnés par le dis- positif dans le même sens que les cylindres, à une vitesse qui est en moyenne le double de la vitesse des cylindres. On se rend compte que l'arrêt des pistons ne se réalise pas tout seul, étant donné .que le parcours de la boucle donne lieu à. un court déplacement alternatif sans qu'il y ait immobilité com plète. Il en résulte qu'il est nécessaire de créer un dispositif qui compense les mouve ments dont il s'agit. Un dispositif de ce genre est décrit ci-après.
Une couronne dentée 9, sur laquelle roule un pignon 10 est fixée au bâti du moteur. Ce pignon est fixé sur un arbre à manivelle 11 qui tourne dans la couronne portant les cylindres 1. La rotation du pignon 10 est transmise au moyen de la manivelle 12 au maneton 13 qui décrit le chemin représenté sur la fig. 6. Le support de pistons 2 porte un tourillon 20. Le maneton 13 et le touril lon 20 sont reliés par une bielle 14 dont une extrémité est supportée par ledit maneton 13 et dont l'autre extrémité porte le dispositif compensateur qui modifie la longueur de bielle. Dans ce but, l'extrémité de la bielle 1.4 qui entoure le tourillon 20, affecte la. forme d'un boîtier rectangulaire.
Une petite crosse 19 embrassant le tourillon 20 peut glisser, dans les deux sens, dans le logement 17 de ce boîtier. Deux traverses 15 solidaires de la bielle 14 s'étendent latéralement sur le logement 17. Une roue dentée 18a pourvue d'un levier 18 ,est articulée sur l'axe 21 dis posée au milieu de l'une des deux traverses 15. Deux excentriques 16, solidaires des roues dentées 22, sont disposés à l'intérieur du logement 1,7 du boîtier, à droite et à gau che de la crosse 19, et sont portés par les traverses 15. Les deux roues dentées 22 en grènent sur la roue dentée 18a. L'extrémité libre du levier 18 de la roue 18a est articulée sur une tige 23 qui est guidée par le support oscillant 24 fixé sur le corps du piston 2.
L'extrémité libre 27 de la tige 23 peut glis ser :dans une coulisse 26. Cette coulisse 2,6 est ménagée dans une pièce saillante 25 fixée .sur la bielle 14. Ladite coulisse 2!6 est construite de telle façon que la, bielle 1.4 ait sa longueur normale lorsque le point 18 parcourt les parties 31, 32 du chemin représenté à la fig. 6, mais la crosse 19 est dirigée, par les excentriques 16, de telle façon que les chan gements de longueurs nécessaires pendant le parcours des boucles soient produits à tous moments.
Les changements de longueur de la bielle commencent<B>déjà</B> au point 28 (ou 32) et s'a chèvent au point 31 (ou 35). Le point 20 est mis en repos dans les sections 2,8, 29 et 32, 33, reste en repas pendant les sections 29, 30, 29 et 33, 34, 33, est mû du repos dans les sections 29, 21 et 33, 35 et se meut avec la vitesse maximale dans la section 31, 32.
Un autre dispositif simple pour comman der le mouvement @du piston est représenté, sur la. fig. 7. Les pistons 40 sont mus en avant par la bielle 41 articulée sur le piston au point 42 L'extrémité 43 de cette bielle se déplace: <B>10</B> En glissant sur la manivelle 44 dont la rotation est provoquée d'une façon quel conque par le mouvement principal du mo teur, par exemple à l'aide d'un pignon denté 50 déroulant sur une roue fixe 51.
20 Sur la rainure courbe 45 fixée aux cylindres et construite de telle manière que les pistons exécutent exactement le mouve ment prescrit.
La fig. 8 représente schématiquement un autre dispositif de commande du mouvement du piston. Le point 42 .du piston est guidé par la rainure courbe 45 qui peut présenter un tracé quelconque approprié et qui tourne avec la roue dentée 48 dont elle est solidaire. On peut donner à la .courbe de vitesse une configuration quelconque, par exemple celle d'une parabole, etc. suivant la forme donnée à la rainure courbe 45. Cette rainure courbe, relativement grande, est appliquée à un pla teau 47 dont la masse fait volant.
Au lieu des deux cylindres représentés sur le dessin, on peut utiliser un nombre quelconque de cylindres. Il n'est pas absolu ment indispensable que tous les pistons soient solidaires les uns des autres. Ils peuvent être mus individuellement ou par groupes.