Installation motrice à, combustion interne. Dans les moteurs a3tuels à combustion interne, la puissance maximum développée par cylindre est d'environ 2,000 à 2,500 chevaux, de sorte que pour réaliser de puis santes unités il faut multiplier le nombre des cylindres.
Il serait désirable de pouvoir reculer la limite supérieure de puissance et arriver, par exemple, à produire 10,000 chevaux par cy lindre, et davantage. Ceci n'est possible qu'en augmentant considérablement le rapport de la course au diamètre du pistou, jusqu'à la valeur 10 et d'avantage.
Il est clair qu'avec un tel rapport la transmission de l'effort du piston à l'arbre moteur à l'aide d'une bielle et d'une mani velle devient impossible. II faut recourir à une nouvelle transmission.
Parmi celles utilisables, il en est une qui a été proposée à maintes reprises. c'est la transmission hydraulique.
Les transmissions hydrauliques proposées j usqu'â présent appas tiens eut à deux catégories, celles à action directe et celles à action in directe.
Dans les transmissions à action directe, l'eau, en sortant du cylindre, traverse aussi tôt une turbine. Les vitesses de l'eau à travers la turbine sont variables en fonction du temps, tandis que la vitesse de la roue motrice est constante. II en résulte un mau vais rendement de la turbine, par suite de la transmission.
Dans les transmissions à action indirecte, on transforme tout d'abord, en énergie poten tielle; le travail produit par la combustion, par exemple en élevant de l'eau d'un niveau inférieur à un niveau supérieur, ou en refou lant de l'eau provenant d'un réservoir à basse pression dans un réservoir à haute pression. Cette énergie potentielle est ensuite transformée en travail mécanique à l'aide d'une turbine, l'eau retournant du niveau supérieur au niveau inférieur ou du réservoir haute pression au réservoir basse pression en traversant cette dernière. La turbine est donc alimentée sous chute constante; elle a un rendement plus élevé qu'avec l'action directe où la chute est va riable.
Toutefois, avec les dispositifs proposés jusqu'ici, la transformation en énergie poten tielle donne lieu à des difficultés de service, car ces dispositifs élèvent l'eau à un niveau supérieur unique ou à une pression supérieure unique; ils sont à un étage de pression. Avec un seul étage de pression, la colonne liquide qui sert de piston doit emmagasiner une grande quantité d'énergie cinétique; elle ac quiert des vitesses très élevées qui ont, pour conséquence des chocs aux organes d'obtu ration, rendant une marche régulière impos sible.
La quantité d'énergie cinétique à emma gasiner par le piston liquide est, toutes choses égales d'ailleurs, d'autant plus élevée que les pressions de travail, à l'intérieur du cylindre, sont elles-mêmes plus élevées. Or, il convient de travailler avec des pressions aussi élevées que possible, dans le but de diminuer la consommation de combustible et d'augmenter la puissance spécifique de la machine. On voit donc que les dispositifs à un seul étage de pression n'offrent aucune chance de succès.
La présente invention a pour objet une installation motrice à combustion interne et à transmission hydraulique, à action indirecte, de l'énergie développée par la combustion, caractérisée en ce que ladite transmission est effectuée à plusieurs étages de pression. L'eau puisée au niveau inférieur n'est plus élevée à un niveau supérieur unique comme jusqu'à présent, mais à autant de niveaux supérieurs ou refoulée dans autant de réser voirs que le dispositif a d'étages de pression; il en résulte que le piston n'a plus à em rnagasiner qu'une faible quantité d'énergie cinétique, bien que les pressions de travail, à l'intérieur du cylindre, puissent être très élevées.
Plusieurs "formes d'exécution de l'objet de l'invention sont représentées, à titre d'exem ples, aux dessins annexés: La fig. 1 représente une forme d'exécu tion dans laquelle la transmission s'effectue à deux étages de pression; La fig. 2, une forme d'exécution partielle, à trois étages de pression.
Dans la fig. 1, la pression des gaz s'exerce à l'intérieur du cylindre Z sur la surface libre d'une colonne d'eau servant de piston, tandis que l'autre extrémité de cette colonne est mise successivement en communi cation avec le réservoir à basse pression B, avec le réservoir à haute pression H et avec le réservoir à moyenne pression M. Le cy lindre Z fait l'office de pompe à eau; quand le piston liquide est en communication avec le réservoir à basse pression, il se remplit d'eau provenant de ce réservoir; quand la colonne liquide est et) communication avec les réservoirs H et M , le cylindre presse dans ceux-ci l'eau provenant du réservoir à basse pression.
Quand la compression et l'expansion ont lieu avec deux étages de pression, la turbine est également à deux étages.
L'eau provenant du réservoir à haute pression H traverse tout d'abord l'étage ou roue à haute pression Tla de la turbine; à la sortie de cette roue, elle se joint à l'eau provenant du réservoir à moyenne pression M et traverse alors l'étage ou roue à basse pression<I>TB</I> de la turbine, d'où elle retourne au réservoir à basse pression B.
D'une façon normale, l'installation est toujours polycylindrique, et, pour des raisons d'installation, à 4, G, 9 ou 12 cylindres. Le réservoir à basse pression B et les réservoirs à haute et moyenne pression H et M sont communs à tous les cylindres; ces derniers travaillent en parallèle.
L'eau parcourt un circuit fermé, formé par le réservoir à basse pression, les cylin dres, les réservoirs à haute et moyenne pression, la turbine et le réservoir à basse pression. En même temps qu'une certaine quantité d'eau passe à travers la turbine de chacun des réservoirs H ou M dans le ré servoir B, une quantité égale est pompée par les cylindres de ce même réservoir B pour être envoyée dans les réservoirs H et <B>31,</B> de sorte que le niveau et la pression de l'eau se maintiennent constants dans chacun des réservoirs. Les cylindres et la turbine travaillent en même temps.
Les réservoirs à eau ne sont remplis que jusqu'à une certaine hauteur d'eau ; le reste est de l'air comprimé pour obtenir la pression ; ils jouent le même rôle que les réservoirs à air des pompes hydrauliques et à piston, car l'entrée d'eau dans les réservoirs H et 111 a lieu par pul sation, alors que la sortie est continue.
Les cylindres travaillent l'un après l'autre à intervalles de temps réguliers, afin que l'entrée d'eau dans les réservoirs H et H et la sortie d'eau du réservoir B aient lieu le plus régulièrement possible.
Chaque cylindre est vertical et rectiligne. Chaque cylindre se compose de deux parties 11, de la chambre de combustion, com prise entre l'inflammateur In et le point mort inférieur c de la surface libre du li quide; 2 d'une partie toujours remplie d'eau, qui est comprise entre le point mort c et l'obturateur inférieur 8s.
La surface libre de la colonne liquide se déplace entre les deux positions extrêmes eu et c ; quand elle monte, de c <I>en a,</I> la com pression a lieu; quand elle descend de a en c, l'expansion a lieu.
La machine est à deux temps, avec ba layage des gaz brûlés au point mort inférieur c. La colonne liquide qui fait office de pis ton à une longueur variable au cours de son ascension ou au cours de la descente; elle est la plus courte au point mort inférieur c, la plus longue au point mort supérieur a..
Supposons la surface libre au point mort inférieur c, la chambre de combustion rem plie. d'une charge explosive fraîche et les soupapes- d'admission SA ainsi que le tiroir d'échappement<I>TE</I> fermés.
L'ascension de la surface libre, de sa po sition inférieure c à sa position supérieure a., a lieu en deux périodes ou étages suc cessifs.
Pendant le premier étage, de c à b, le cylindre est exclusivement en communication avec le réservoir à basse pression B. A cet effet, l'obturateur Si s'ouvre quand la surface libre se trouve en c et se ferme quand elle atteint dans son mouvement ascensionnel la position b. Pendant tout ce temps les deux obturateurs 82 et Sa doivent rester fermés. Quand l'obturateur Si s'ouvre, la pression à l'intérieur de la chambre de combustion est inférieure à la pression du réservoir B; nous pouvons admettre que cette dernière est constante, et la représenterons sur le diagramme de travail par la droite d, <I>e, f</I> qui est parallèle à l'axe des abscisses.
(Pour tenir compte de la variation de poids de la colonne liquide, lorsque la surface libre de celle-ci monte, il faudrait substituer cette droite d, e, f par une autre légèrement in clinée par rapport à l'axe des abscisses; on ne l'a pas fait, dans un but de simplifi cation.) La différence de pression entre le réservoir B et la chambre de combustion aura pour conséquence d'accélérer de bas en haut la colonne liquide qui se trouve entre eux deux.
L'énergie cinétique de la colonne liquide et la vitesse de la surface libre, de nulles au début, vont en augmentant cons tamment jusqu'à un maximum qui est atteint en e, c'est-à-dire au moment où la pression à l'intérieur de la chambre de combustion est devenue égale, par suite de la compres sion à la pression du réservoir B: L'énergie cinétique emmagasinée dans la colonne liquide au point e est proportionnelle à la surface de travail e,<I>f,</I> h. A partir de e., la com pression se poursuit au détriment de la force vive acquise, car, par suite de la compression, la pression à l'intérieur de la chambre de combustion devient plus élevée que la pression du réservoir B.
L'énergie cinétique de la colonne liquide et la vitesse de la surface libre de celle-ci diminuent de plus en plus et la surface libre s'arrête en g, quand toute l'énergie cinétique a été consommée, c'est-à- dire quand la surface de travail e,<I>d, g</I> est égale à la surface e,<I>f,</I> h.
Pendant le second étage de compression, de b à a, le cylindre est exclusivement en communication avec le réservoir à haute pression H; l'obturateur 82 doit s'ouvrir quand la surface libre en montant atteint la position b, c'est-à-dire au moment où l'obtu rateur Si se ferme. Les obturateurs Si et Ss doivent rester fermés.
Nous pouvons également admettre la pression du réservoir à haute pression H comme constante. Cette pression est repré sentée sur le diagramme par la droite k, 7n, p, q, parallèle à l'axe des abscisses. Au mo ment où l'obturateur 82 s'ouvre, la pression du réservoir H est supérieure à la pression à l'intérieur de la chambre de combustion; la différence de pression aura pour effet d'accé lérer de bas en haut la colonne liquide qui se trouve entre eux deux.
La vitesse d'ascen sion de la surface libre deviendra toujours plus grande, jusqu'à atteindre son maximum en i; elle diminuera ensuite et s'annulera quand la surface de travail<I>i, le, 1</I> sera deve nue égale à la surface<I>i, in, g.</I> Ceci corres pond au point mort supérieur a.
La charge est enflammée au point mort supérieur a; l'expansion des gaz brûlés a lieu et la colonne liquide descend.
De même que la compression, l'expansion est à deux étages de pression. La première partie<I>1,</I> -72, <I>p,</I> r est l'expansion à haute pression, la dernière partie<I>r,</I> u, <I>iv</I> l'expan sion à moyenne pression.
Pendant l'expansion à haute pression, le cylindre est exclusivement en communication avec le réservoir à haute pression H. Les deux obturateurs<B>Si</B> et<B>83</B> restent fermés pendant ce temps.
Pendant l'expansion à moyenne pression, le cylindre est exclusivement en communi cation avec le réservoir à moyenne pression M L'obturateur Ss est ouvert, les deux obturateurs Si et S2 sont fermés.
Nous avons vu que l'obturateur S2 s'ou vre au point g, au commencement du second étage de compression; il reste ouvert jusqu'à la fin de l'expansion à haute pression et ne se ferme qu'au point r du diagramme. Quand la surface libre du liquide se trouve au point mort supérieur te, il n'y a pas d'obturateur à ouvrir ni à fermer; la colonne liquide est, par conséquent, parfaitement libre dans ses mouvements.
Pendant l'expansion à haute pression, la même colonne liquide, qui a servi à réaliser le second étage de la compression, est accé lérée de haut en bas, parce que la pression que les gaz exercent sur la surface libre du liquide au point mort a est supérieure à la pression du réservoir à haute pression H. La vitesse du mouvement descendant croit jusqu'à un maximum qui est atteint en p; elle décroît ensuite et s'annule de nouveau en r, quand les deux surfaces de travail )c, <I>1, ri, p</I> et<I>p, q,</I> r sont égales.
A ce moment, l'obturateur S2 se ferme et en même temps l'obturateur Ss s'ouvre. La pression à l'intérieur de la chambre de combustion est maintenant plus élevée que la pression dans le réservoir à moyenne- pression .M;
cette dernière est représentée par la droite a, (. La différence de pression accélérera vers le bas la colonne liquide comprise entre la surface libre et le réservoir à moyenne pression. La vitesse augmentera jusqu'à un maximum, qui sera atteint en u et diminuera ensuite pour s'annuler au point 2.v, quand les deux surfaces de travail r, u, u et u, P, to sont égales;
à ce moment l'obtu rateur<B>Sa</B> se ferme.
Le point iv du diagramme correspond au point mort inférieure. L'échappement des gaz brûlés se fait alors à travers le tiroir d'échappement<I>TE,</I> puis a lieu le balayage des gaz brdlés et leur substitution par une nouvelle charge fraîche. -La ligne d'échap pement est représentée par la verticale zo, la.
L'obturateur Si s'ouvre ensuite à nouveau et )e cycle des opérations se répète.
Pour réaliser une triple compression et une triple expansion, on utilise la disposition représentée sur la fig. 2 avec quatre réser voirs et quatre obturateurs et avec trois roues de turbine. Pendant l'expansion, l'eau est chassée du cylindre tout d'abord dans le réservoir à haute pression H, puis dans le réservoir à moyenne pression Mi, dont la pression est la plus élevée, et enfin dans le réservoir à moyenne pression A112, dont la pression est la moins, élevée.
L'eau venant du réservoir à haute pres sion H passe à travers la roue à haute pression Th de la turbine, se joint alors à l'eau venant du réservoir Mi pour traverser la roue à moyenne pression T. de la turbine; au sortir de cette dernière, elle se joint à l'eau venant du réservoir M2 et traverse enfin la roue à basse pression Pb de la tur bine, après quoi elle retourne dans le réser voir à basse pression B.
Pendant le premier étage de la compres sion, le cylindre est alimenté par le réservoir à basse pression B; pendant le deuxième étage par le réservoir à moyenne pression dont la pression est la plus élevée Mi et pendant le troisième et le dernier étage par le réservoir à haute pression H.
La supériorité de l'expansion multiple sur l'expansion simple (à un étage de pression) ressort clairement de l'examen du diagramme de la fig. 1. Avec expansion simple, l'énergie cinétique à emmagasiner par la colonne liquide est proportionnelle à la surface<I>Y, 1,</I> <B>14</B><I>y,</I> r. (La droite<I>r, y, ô</I> représente l'or donnée moyenne pendant l'expansion à un étage de pression, c'est-à-dire les deux sur faces r, <I>1, n, y,</I> r et y,<I>ô,</I> ta, <I>y</I> sont égales.) Avec expansion compound, l'énergie cinétique à emmagasiner est proportionnelle à la sur face<I>a, r,</I> u, <I>a.</I> Or,
la surface r, <I>1, n, y,</I> r est trois fois plus grande que la surface <I>a,</I> r, <I>2, a.</I>
Avec triple expansion, la diminution de l'énergie cinétique maximum est, encore plus accentuée.
L'obturateur à basse et l'obturateur à haute pression sont représentés sur les fig. 6 et 7: l'obturateur à moyenne pression est construit d'après les mêmes principes que ceux à haute et basse pression. La fig. 8 représente une autre forme d'exécution de l'obturateur à basse pression.
Les obturateurs consistent en. un corps venu de fonte<B>A</B>, vissé à la partie Z en fer du cylindre. Le corps À possède un certain nombre de canaux C qui dévient l'eau radia.- lement avec le minimum de résistance; ces canaux sont séparés par les nervures N.
Le corps A est travaillé sur sa partie extérieure et sur cette surface cylindrique se déplace axialement l'organe d'obturation proprement dit 4. Ce dernier est pourvu d'ouvertures rectangulaires qui correspondent aux canaux C.
L'obturateur à 'nasse pression peut être construit à ouverture simple ou à ouverture double, comme le montrent les fig. 6 et 8.
Sur la partie fixe 5 qui entoure l'organe d'obturation 4 sont fixés les diffuseurs à moyenne et à haute pression<I>DM</I> et DH (obturateurs S2 et Ss, ou les raccords B (obturateur<B>%</B> basse pression).
L'organe 4 est mû directement à l'aide d'air comprimé. Pour ouvrir l'obturateur, on admet de l'air sous pression dans l'espace annulaire 1 et on relie l'espace annulaire 2 à l'échappement. On procède de façon inverse pour fermer l'obturateur.
La distribution d'admission et d'échappe ment des espaces 1 et 2 est mue par des organes soumis à l'influence de la vitesse de la colonne liquide.
L'étanchéité en 3 des obturateurs est réalisée à l'aide d'anneaux 6 (voir fig. 9) ; ces derniers sont pressés contre l'organe d'obturation 4, à l'aide d'air comprimé. L'air comprimé est pour cela admis dans les espa ces 7 et agit sur la face dorsale des an neaux 6.
L'étanchéité en 3 n'est réalisée que lors que l'organe 4 est au repos. Lors des dépla cements de l'organe 4, la communication entre les espaces 7 et la conduite d'air . comprimé est interrompue et ces espaces 7 sont reliés avec l'échappement, ou mieux, avec un espace où existe un vide partiel; de cette façon, les anneaux 6 se retirent légèrement de l'organe 4 et permettent les mouvements de ce dernier. Ùnc fois le mou- vement,efiectué, la communication des espaces 7 avec l'échappement est interrompue et ceux-ci sont reliés à nouveau avec la con duite à air comprimé.
Les diffuseurs à moyenne pression<I>DM</I> et à haute pression<B>DE</B> ont pour but de réduire la perte à la sortie du cylindre; ils transforment à nouveau en pression une par tie de l'énergie cinétique que l'eau possède an passage des obturateurs Sa et 82.
Sur chacun des obturateurs S2 et Ss sont fixés autant de diffuseurs qu'il y a de canaux C; tous ces diffuseurs travaillent en parallèle. Comme on le voit sur les fig. 10, 11 et 12, la section d'entrée des diffuseurs est un rectangle. La section des diffuseurs augmente peu à peu vers-la sortie et se transforme en même temps en un cercle, afin de permettre une liaison commode,, à. l'aide des tuyaux, avec les réservoirs H et M (voir pour ces liaisons les fig. 15 et 16).
Sur l'obturateur à basse pression .9, sont fixés des raccords 1i' au lieu de diffu seurs, voir fig. 13 et 14.
La fig. 17 montre une installation en élévation. Les cylindres sont installés à l'air libre et entretoisés entre eux. Seule leur partie inférieure se trouve à l'intérieur du bâtiment des réservoirs.
La fig. 18 montre la disposition en plan d'une installation de six cylindres et la fig. 19 celle d'une installation de neuf cylindres.
Pour protéger la surface libre de la co lonne liquide contre l'action des gaz chauds on peut employer, comme le montre la fig. 3, de petites sphères S qui couvrent complète ment la surface et l'accompagnent dans tous ses mouvements. Ces sphères sont creuses et sont constituées par un alliage léger. Si est une coupe d'une de ces sphères.
Les organes qui meuvent les distributions d'admission et d'échappement des obturateurs peuvent être construits de la manière sui vante: Dans 7a partie rectangulaire d'un des diffuseurs à haute pression DE, d'un des diffuseurs à moyenne pression<I>DM</I> et d'un des raccords R est montée une plaque rec tangulaire mobile P respectivement Pi (voir les fig. 10, 11, 12 et 14).
Cette plaque a, en plus petites dimensions, un profil d'aile d'aéroplane; elle est articulée autour de l'axe A, A et peut se déplacer entre les deux positions extrêmes réglables <I>a., a</I> et L, b. Un ressort P tend à la ramener constamment dans la position a, a..
Le courant liquide ayant la direction in diquée par la flèche et une vitesse 2a exer cera sur la, plaque une réaction RB qui croîtra, avec le carré de la vitesse iv.
Il existe unie vitesse déterminée pour laquelle le moment de la réaction Ra par rapport à l'axe A. A équilibrera précisément le moment du ressort I' par rapport à ce même axe; cette vitesse est la vitesse criti que rvc. Pour toutes les vitesses supérieures <I>à</I> tva, la plaque occupera la position<I>b,</I> b; pour toutes les vitesses inférieures<I>à</I> tvc, la plaque restera dans la position a, a..
On utilise le déplacement de la plaque qui a lieu à la vitesse critique, de la posi tion b, b dans la position<I>a,</I> c6 pour mouvoir la distribution des obturateurs.
La plaque ne se meut que lorsque le courant a la direction indiquée par la flèche; elle rie réagit pas à la direction opposée, mais reste dans la position<I>a, cc</I> quelle que soit la vitesse du courant.
La vitesse critique est réglée à l'aide de la tension du ressort F, de manière qu'il y ait égalité entre le temps qui s'écoule entre l'instant où le courant possède la vitesse critique, et celui oh la vitesse du courant s'annule, et le temps nécessaire à la ferme ture de l'obturateur.
Pour fermer l'obturateur à basse pression au point g et ouvrir en même temps l'obtu rateur 82, (à haute pression), une plaque Pi est montée dans un des raccords B (voir fig. 14). Cette plaque réagit à un courant dirigé du réservoir à basse pression au cy lindre. La direction du courant dans la fig. 14 est opposée à celle de la fig. 12; le profil Pi doit donc être l'image du pro fil P.
Si la vitesse du courant ,; réservoir à basse pression-cylindre " tombe au-dessous de la vitesse critique, la plaque Pi provoque l'ouverture des soupapes d'admission de l'es pace 2 et des soupapes d'échappement de l'espace 1 de l'obturateur à basse pression Si ; ce dernier se ferme. En même temps la plaque Pi provoque l'ouverture des soupapes d'admission de l'espace 1 et des soupapes d'échappement de l'espace 2 de l'obturateur à haute pression S'2, et celui-ci s'ouvre.
Pour fermer le tiroir à haute pression S2 au point r, et ouvrir en même temps l'obtu rateur à moyenne pression .53, on montera à l'intérieur d'un des diffuseurs à haute pres sion une plaque qui réagira lorsque le courant aura la direction " cylindre-réservoir à haute pression Il. Le montage de cette plaque est identique à celui représenté sur la fig. 1\3. Pendant le second étage de la compression,
alors que le courant a la direction " réservoir à haute pression-cylindre ", la plaque ne se meut pas et rie provoque pas de mouvement de l'obturateur.
Pour fermer l'obturateur à moyenne pression au point tc et ouvrir en même temps le tiroir d'échappement<I>TE,</I> on utilise la plaque de la fig. 12, qui réagit à un cou rant dirigé du cylindre au réservoir à moyenne pression.
II faut, par conséquent, trois plaques par cylindre, à chaque obturateur une plaque. Les plaques peuvent aussi être montées dans la partie du cylindre comprise entre le point mort inférieur et le tiroir Si, au lieu d'être montées dans les diffuseurs et rac cords.
On peut aussi réaliser la fermeture de l'obturateur Si au point g et l'ouverture simultanée du tiroir Ss, de même que la fermeture du tiroir Si au point r et l'ouver ture simultanée du tiroir 82 à l'aide de pistons manométriques au lieu de plaques, comme le montre la fig. 5.
Le dispositif manométrique comprend deux pistons Pi et P2 chargés par deux ressorts Ri et R2. Un des côtés de ces pistons est relié à un point j), situé entre le point mort intérieur c et l'obturateur Si. L'autre côté du piston P est relié à l'espace rempli d'air du réservoir à basse pression B, celui du piston Pz â l'espace d'air du réservoir à haute pression H.
Sur le piston Pi agit par conséquent la différence de pression qui est nécessaire à l'accélération de la colonne liquide comprise entre le point p et le réser voir B; de même, .sur le piston Pa agit la différence<B>(</B>le pression nécessaire à l'accéléra tion de la colonne liquide comprise entre le point p) et le réservoir<I>H.</I>
Quand la différence de pression agissant sur le piston Pi atteint une valeur corres pondant à la différence de pression g-d du diagramme de la fig. 1, le piston Pi se déplace de la position 1 dans la position 2 et provoque la fermeture de l'obturateur Si et l'ouverture simultanée de l'obturateur S'.a.
Quand la différence de pression qui agit sur le piston P2 atteint une valeur corres pondant à la différence de pression q--r, le piston P2 se déplace de la position 2 dans la position 1 et provoque la fermeture du tiroir S2 et l'ouverture simultanée du ti roir S3.
Dans les formes d'exécution représentées sur les fig. 1 et 2, la surface supérieure de la colonne liquide est libre. On peut aussi exécuter l'installation en employant un piston métallique pour séparer la colonne liquide des gaz. La forme d'exécution correspondante est représentée sur la fig. 4. À est la partie du cylindre où a lieu la combustion, B est la partie du cylindre qui est remplie d'eau, P le piston métallique, TP la tige de piston, Si, 82, Sa les obturateurs à basse, haute et moyenne pression, PE un presse-étoupe.
Dans cette forme d'exécution on a substi tué à la masse de la colonne liquide qui est comprise dans la fig. 1, entre le point mort inférieur c et l'obturateur Si, une masse solide l11 <B>-</B>fixée sur la tige du piston TP. Les obturateurs Si, <I>82,</I> S3 peuvent être montés immédiatement l'un au-dessus de l'autre; la fonction de pompe de la partie B du cylin dre apparaît clairement.