CH131192A - Installation motrice à combustion interne. - Google Patents

Installation motrice à combustion interne.

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CH131192A
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Droz Dr Abram
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Droz Dr Abram
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Description


  Installation     motrice        à,        combustion    interne.    Dans les moteurs     a3tuels    à combustion  interne, la puissance maximum développée  par cylindre est d'environ 2,000 à 2,500  chevaux, de sorte que pour réaliser de puis  santes unités il faut multiplier le nombre  des cylindres.  



  Il serait désirable de pouvoir reculer la  limite supérieure de puissance et arriver, par  exemple, à produire 10,000 chevaux par cy  lindre, et davantage. Ceci n'est possible  qu'en augmentant considérablement le rapport  de la course au diamètre du pistou, jusqu'à  la valeur 10 et d'avantage.  



  Il est clair qu'avec un tel rapport la  transmission de     l'effort    du piston à l'arbre  moteur à l'aide d'une bielle et d'une mani  velle devient impossible. II faut recourir à  une nouvelle transmission.  



  Parmi celles utilisables, il en est une qui  a été proposée à maintes reprises. c'est la  transmission hydraulique.  



  Les     transmissions    hydrauliques proposées  j     usqu'â    présent appas tiens eut à deux catégories,    celles à action directe et celles à action in  directe.  



  Dans les transmissions à action directe,  l'eau, en sortant du cylindre, traverse aussi  tôt une turbine. Les vitesses de l'eau à  travers la turbine sont variables en fonction  du temps, tandis que la vitesse de la roue  motrice est constante. II en résulte un mau  vais rendement de la turbine, par suite de  la transmission.  



  Dans les transmissions à action indirecte,  on transforme tout d'abord, en énergie poten  tielle; le travail produit par la combustion,  par exemple en élevant de l'eau d'un niveau  inférieur à un niveau supérieur, ou en refou  lant de l'eau provenant d'un     réservoir    à  basse pression dans un réservoir à haute  pression. Cette énergie potentielle est ensuite  transformée en travail mécanique à l'aide  d'une turbine, l'eau retournant du niveau  supérieur au niveau inférieur ou du réservoir  haute     pression    au réservoir basse pression en  traversant cette dernière.      La turbine est donc alimentée sous chute  constante; elle a un rendement plus élevé  qu'avec l'action directe où la chute est va  riable.

   Toutefois, avec les dispositifs proposés  jusqu'ici, la transformation en énergie poten  tielle donne lieu à     des    difficultés de service,  car ces dispositifs élèvent l'eau à un niveau  supérieur unique ou à une pression supérieure  unique; ils sont à un étage de pression. Avec  un seul étage de pression, la colonne liquide  qui sert de piston doit emmagasiner une  grande quantité d'énergie cinétique; elle ac  quiert des vitesses très élevées qui ont, pour  conséquence des chocs aux organes d'obtu  ration, rendant une marche régulière impos  sible.  



  La quantité d'énergie cinétique à emma  gasiner par le piston liquide est, toutes  choses égales d'ailleurs, d'autant plus élevée  que les pressions de travail, à l'intérieur du  cylindre, sont elles-mêmes plus élevées. Or,  il convient de travailler avec des pressions  aussi élevées que possible, dans le but de  diminuer la consommation de combustible et  d'augmenter la     puissance    spécifique de la  machine. On voit donc que les dispositifs à  un seul étage de pression     n'offrent    aucune  chance de succès.  



  La présente invention a pour objet une  installation motrice à combustion interne et  à transmission hydraulique, à action indirecte,  de l'énergie développée par la combustion,  caractérisée en ce que ladite transmission est  effectuée à plusieurs étages de pression.  L'eau puisée au niveau inférieur n'est plus  élevée à un niveau supérieur unique comme  jusqu'à présent, mais à autant de niveaux  supérieurs ou refoulée dans autant de réser  voirs que le dispositif a d'étages de pression;  il en résulte que le piston n'a plus à em  rnagasiner qu'une faible     quantité    d'énergie  cinétique, bien que les pressions de travail,  à l'intérieur du cylindre, puissent être très  élevées.  



  Plusieurs     "formes    d'exécution de l'objet de  l'invention sont représentées, à titre d'exem  ples, aux dessins annexés:    La     fig.    1 représente une forme d'exécu  tion dans laquelle la transmission     s'effectue     à deux étages de pression;  La     fig.    2, une forme d'exécution partielle,  à trois étages de pression.  



  Dans la     fig.    1, la pression des gaz  s'exerce à l'intérieur du cylindre Z sur la  surface libre d'une colonne d'eau servant de  piston, tandis que l'autre extrémité de cette  colonne est mise successivement en communi  cation avec le réservoir à basse pression B,  avec le réservoir à haute pression H et avec  le réservoir à moyenne pression     M.    Le cy  lindre Z fait l'office de pompe à eau; quand  le piston liquide est en communication avec  le réservoir à basse pression, il se remplit  d'eau provenant de ce réservoir; quand la  colonne liquide est et) communication avec  les réservoirs H et M , le cylindre presse  dans ceux-ci l'eau provenant du réservoir à  basse pression.  



       Quand    la compression et l'expansion ont  lieu avec deux étages de pression, la turbine  est également à deux étages.  



  L'eau provenant du réservoir à haute  pression H traverse tout d'abord l'étage ou  roue à haute pression     Tla    de la turbine; à  la sortie de cette roue, elle se joint à l'eau  provenant du réservoir à moyenne pression  M et traverse alors l'étage ou roue à basse  pression<I>TB</I> de la turbine, d'où elle retourne  au réservoir à basse pression B.  



  D'une façon normale, l'installation est  toujours     polycylindrique,    et, pour des raisons  d'installation, à 4, G, 9 ou 12 cylindres. Le  réservoir à basse pression B et les réservoirs  à haute et moyenne pression H et M sont  communs à tous les cylindres; ces derniers  travaillent en parallèle.  



  L'eau parcourt un circuit fermé, formé  par le réservoir à basse pression, les cylin  dres, les réservoirs à haute et moyenne  pression, la turbine et le réservoir à basse  pression. En même temps qu'une certaine  quantité d'eau passe à travers la turbine de  chacun des réservoirs     H    ou M dans le ré  servoir B, une quantité égale est pompée  par les cylindres de ce     même    réservoir B      pour être envoyée dans les réservoirs H et  <B>31,</B> de sorte que le niveau et la pression de  l'eau se maintiennent     constants    dans chacun  des réservoirs. Les cylindres et la turbine  travaillent en même temps.

   Les réservoirs à  eau ne sont remplis que jusqu'à une certaine  hauteur d'eau ; le reste est de l'air comprimé  pour obtenir la pression ; ils jouent le même  rôle     que    les réservoirs à air des pompes  hydrauliques et à piston, car l'entrée d'eau  dans les réservoirs H et     111    a lieu par pul  sation, alors que la sortie est continue.  



  Les cylindres travaillent l'un après l'autre  à intervalles de temps réguliers, afin que  l'entrée d'eau dans les réservoirs H et H et  la sortie d'eau du réservoir B aient lieu le  plus régulièrement possible.  



  Chaque cylindre est vertical et rectiligne.  Chaque cylindre se compose de deux  parties       11,    de la chambre de combustion, com  prise entre     l'inflammateur    In et le point  mort inférieur c de la surface libre du li  quide;       2     d'une partie toujours remplie d'eau,  qui est comprise entre le point mort c et  l'obturateur inférieur     8s.     



  La surface libre de la colonne liquide se  déplace entre les deux positions extrêmes     eu     et c ; quand elle monte, de     c   <I>en a,</I> la com  pression a lieu; quand elle descend de a en  c, l'expansion a lieu.  



  La machine est à deux temps, avec ba  layage des gaz brûlés au point mort inférieur c.  La colonne liquide qui fait office de pis  ton à une longueur variable au cours de son  ascension ou au cours de la descente; elle  est la plus courte au point mort inférieur c,  la plus longue au point mort supérieur a..  



  Supposons la surface libre au point mort  inférieur c, la chambre de combustion rem  plie. d'une charge explosive fraîche et les  soupapes- d'admission SA ainsi que le tiroir  d'échappement<I>TE</I> fermés.  



  L'ascension de la surface libre, de sa po  sition     inférieure    c à sa position supérieure a.,    a lieu en deux périodes ou étages suc  cessifs.  



  Pendant le premier étage, de c à b, le  cylindre est exclusivement en communication  avec le réservoir à basse pression B. A cet  effet, l'obturateur     Si    s'ouvre quand la surface  libre se trouve en c et se ferme quand elle  atteint dans son mouvement ascensionnel la  position b. Pendant tout ce temps les deux  obturateurs 82 et     Sa    doivent rester fermés.    Quand l'obturateur     Si    s'ouvre, la pression  à l'intérieur de la chambre de combustion  est inférieure à la pression du réservoir B;  nous pouvons admettre que cette dernière  est constante, et la représenterons sur le  diagramme de travail par la droite     d,   <I>e, f</I>  qui est parallèle à l'axe des abscisses.

   (Pour  tenir compte de la variation de poids de la  colonne liquide, lorsque la surface libre de  celle-ci monte, il faudrait substituer cette  droite d, e, f par une autre légèrement in  clinée par rapport à l'axe des abscisses; on  ne l'a pas fait, dans un but de simplifi  cation.) La     différence    de pression entre le  réservoir B et la chambre de combustion  aura pour conséquence d'accélérer de bas en  haut la colonne liquide qui se trouve entre  eux deux.

   L'énergie cinétique de la colonne  liquide et la vitesse de la surface libre, de  nulles au début, vont en augmentant cons  tamment jusqu'à un maximum qui est atteint  en e, c'est-à-dire au moment où la pression  à l'intérieur de la chambre de combustion  est devenue égale, par suite de la compres  sion à la pression du réservoir B: L'énergie  cinétique emmagasinée dans la colonne liquide  au point e est proportionnelle à la surface  de travail e,<I>f,</I>     h.    A partir de e., la com  pression se poursuit au détriment de la force  vive acquise, car, par suite de la compression,  la pression à l'intérieur de la chambre de  combustion devient plus élevée que la pression  du réservoir B.

   L'énergie cinétique de la  colonne liquide et la vitesse de la surface  libre de celle-ci diminuent de plus en plus  et la surface libre s'arrête en     g,    quand toute  l'énergie cinétique a été consommée, c'est-à-      dire quand la surface de travail e,<I>d, g</I> est  égale à la surface e,<I>f,</I>     h.     



  Pendant le second étage de compression,  de b à a, le cylindre est exclusivement en  communication avec le réservoir à haute  pression     H;    l'obturateur 82 doit s'ouvrir       quand    la surface libre en montant atteint la  position b, c'est-à-dire au moment où l'obtu  rateur Si se ferme. Les obturateurs     Si    et     Ss     doivent     rester    fermés.  



  Nous pouvons également admettre la  pression du réservoir à haute pression H  comme constante. Cette pression est repré  sentée sur le diagramme par la droite     k,        7n,          p,        q,        parallèle    à l'axe des abscisses. Au mo  ment où l'obturateur 82 s'ouvre, la pression du  réservoir H est supérieure à la pression à  l'intérieur de la chambre de combustion; la       différence    de pression aura pour     effet    d'accé  lérer de bas en haut la colonne liquide qui  se trouve entre eux deux.

   La vitesse d'ascen  sion de la surface libre deviendra toujours  plus grande, jusqu'à atteindre son maximum  en     i;    elle diminuera ensuite et s'annulera  quand la     surface    de travail<I>i, le, 1</I> sera deve  nue égale à la surface<I>i, in, g.</I> Ceci corres  pond au point mort supérieur a.  



  La charge est enflammée au point mort  supérieur a; l'expansion des gaz brûlés a  lieu et la colonne liquide descend.  



  De même que la compression, l'expansion  est à deux étages de pression. La première  partie<I>1,</I>     -72,   <I>p,</I>     r    est l'expansion à haute  pression, la dernière partie<I>r,</I>     u,   <I>iv</I> l'expan  sion à moyenne pression.  



  Pendant l'expansion à haute pression, le  cylindre est exclusivement en communication  avec le réservoir à haute pression     H.    Les  deux obturateurs<B>Si</B> et<B>83</B> restent fermés  pendant ce temps.  



  Pendant l'expansion à moyenne pression,  le cylindre est exclusivement en communi  cation avec le réservoir à moyenne pression       M    L'obturateur     Ss    est ouvert, les deux  obturateurs     Si    et S2 sont fermés.  



  Nous avons vu que l'obturateur S2 s'ou  vre au point g, au commencement du second  étage de compression; il reste ouvert jusqu'à    la fin de l'expansion à haute pression et ne  se ferme qu'au point     r    du diagramme.     Quand     la surface libre du liquide se trouve au point  mort supérieur te, il n'y a pas d'obturateur  à ouvrir ni à fermer; la colonne liquide est,  par conséquent, parfaitement libre dans ses  mouvements.  



  Pendant l'expansion à haute pression, la  même colonne liquide, qui a servi à réaliser  le second étage de la compression, est accé  lérée de haut en bas,     parce    que la pression  que les gaz exercent sur la surface libre du  liquide au point mort a est supérieure à la  pression du réservoir à haute pression H.  La vitesse du mouvement descendant croit  jusqu'à     un    maximum qui est atteint en     p;     elle décroît ensuite et s'annule de nouveau  en     r,    quand les deux surfaces de travail       )c,   <I>1, ri, p</I> et<I>p, q,</I>     r    sont égales.  



  A ce moment, l'obturateur     S2    se ferme  et en même temps     l'obturateur        Ss    s'ouvre.  La pression à l'intérieur de la chambre de  combustion est maintenant plus élevée que  la pression dans le réservoir à     moyenne-          pression        .M;

      cette dernière est représentée  par la droite a,     (.    La     différence    de pression  accélérera vers le bas la colonne liquide  comprise entre la surface libre et le réservoir  à moyenne     pression.    La vitesse augmentera  jusqu'à     un    maximum, qui sera atteint en     u     et diminuera     ensuite    pour s'annuler au point       2.v,    quand les deux surfaces de travail     r,        u,        u     et     u,        P,        to    sont égales;

   à ce moment l'obtu  rateur<B>Sa</B> se ferme.  



  Le point     iv    du diagramme correspond au  point mort inférieure. L'échappement des  gaz brûlés se fait alors à travers le tiroir  d'échappement<I>TE,</I> puis a lieu le balayage   des gaz     brdlés    et leur substitution par une  nouvelle charge fraîche. -La ligne d'échap  pement est représentée par la verticale     zo,        la.     



  L'obturateur Si s'ouvre ensuite à nouveau  et )e cycle des opérations se répète.  



  Pour réaliser une triple compression et  une triple expansion, on utilise la disposition  représentée sur la     fig.    2 avec quatre réser  voirs et quatre obturateurs et avec trois roues  de turbine.      Pendant l'expansion, l'eau est chassée du  cylindre tout d'abord dans le réservoir à  haute pression H, puis dans le réservoir à  moyenne pression     Mi,    dont la pression est  la plus élevée, et enfin dans le réservoir à  moyenne pression     A112,    dont la pression est  la moins, élevée.  



  L'eau venant du réservoir à haute pres  sion H passe à travers la roue à haute  pression     Th    de la turbine, se joint alors à  l'eau venant du réservoir     Mi    pour traverser  la roue à moyenne pression     T.    de la turbine;  au sortir de cette dernière, elle se joint à  l'eau venant du réservoir     M2    et traverse  enfin la roue à basse pression Pb de la tur  bine, après quoi elle retourne dans le réser  voir à basse pression B.  



  Pendant le premier étage de la compres  sion, le cylindre est alimenté par le réservoir  à basse pression B; pendant le deuxième  étage par le réservoir à moyenne pression  dont la pression est la plus élevée Mi et  pendant le troisième et le dernier étage par  le réservoir à haute pression H.  



  La supériorité de l'expansion multiple sur  l'expansion simple (à un étage de pression)  ressort clairement de l'examen du diagramme  de la     fig.    1. Avec expansion simple, l'énergie  cinétique à emmagasiner par la colonne  liquide est proportionnelle à la surface<I>Y, 1,</I>  <B>14</B><I>y,</I>     r.    (La droite<I>r, y, ô</I> représente l'or  donnée moyenne pendant l'expansion à un  étage de pression, c'est-à-dire les deux sur  faces     r,   <I>1, n, y,</I>     r    et y,<I>ô,</I>     ta,   <I>y</I> sont égales.)  Avec expansion     compound,    l'énergie cinétique  à emmagasiner est proportionnelle à la sur  face<I>a, r,</I>     u,   <I>a.</I> Or,

   la surface     r,   <I>1, n, y,</I>     r     est trois fois plus grande que la surface  <I>a,</I>     r,   <I>2, a.</I>  



  Avec triple expansion, la diminution de  l'énergie cinétique maximum est, encore plus  accentuée.  



  L'obturateur à basse et l'obturateur à  haute pression sont représentés sur les     fig.     6 et 7: l'obturateur à moyenne pression est  construit d'après les mêmes principes que  ceux à haute et basse pression. La     fig.    8    représente une autre forme d'exécution de  l'obturateur à basse pression.  



  Les obturateurs consistent en. un corps  venu de fonte<B>A</B>, vissé à la partie Z en fer  du cylindre. Le corps À possède un certain  nombre de canaux C qui dévient l'eau     radia.-          lement    avec le minimum de résistance; ces  canaux sont séparés par les nervures N.  



  Le corps A est travaillé sur sa partie  extérieure et sur cette surface cylindrique se  déplace     axialement    l'organe d'obturation  proprement dit 4. Ce dernier est pourvu  d'ouvertures rectangulaires qui correspondent  aux canaux C.  



  L'obturateur à 'nasse pression peut être  construit à ouverture simple ou à ouverture  double, comme le montrent les     fig.    6 et 8.  



  Sur la partie fixe 5     qui    entoure l'organe  d'obturation 4 sont fixés les diffuseurs à  moyenne et à haute pression<I>DM</I> et     DH     (obturateurs     S2    et     Ss,    ou les raccords B  (obturateur<B>%</B> basse pression).  



  L'organe 4 est mû directement à l'aide  d'air comprimé. Pour ouvrir l'obturateur, on  admet de l'air sous pression dans l'espace  annulaire 1 et on relie l'espace annulaire 2  à l'échappement. On procède de façon inverse  pour fermer l'obturateur.  



  La distribution d'admission et d'échappe  ment des espaces 1 et 2 est mue par des  organes soumis à l'influence de la vitesse de  la colonne liquide.  



  L'étanchéité en 3 des obturateurs est  réalisée à l'aide d'anneaux 6 (voir     fig.    9) ;  ces derniers sont pressés contre l'organe  d'obturation 4, à l'aide d'air comprimé. L'air  comprimé est pour cela admis dans les espa  ces 7 et agit sur la face dorsale des an  neaux 6.  



  L'étanchéité en 3 n'est réalisée que lors  que l'organe 4 est au repos. Lors des dépla  cements de l'organe 4, la communication  entre les espaces 7 et la conduite d'air .  comprimé est interrompue et ces espaces 7  sont reliés avec l'échappement, ou mieux,  avec un espace où existe un vide partiel;  de cette façon, les anneaux 6 se retirent  légèrement de l'organe 4 et permettent les      mouvements de ce dernier.     Ùnc    fois le     mou-          vement,efiectué,    la communication des espaces  7 avec l'échappement est     interrompue    et  ceux-ci sont reliés à nouveau avec la con  duite à air comprimé.  



  Les     diffuseurs    à     moyenne    pression<I>DM</I>  et à haute pression<B>DE</B> ont pour but de  réduire la perte à la sortie du cylindre; ils  transforment à nouveau en pression une par  tie de l'énergie cinétique que l'eau possède  an passage des obturateurs     Sa    et 82.  



  Sur chacun des obturateurs     S2    et     Ss    sont  fixés autant de     diffuseurs    qu'il y a de canaux  C; tous ces     diffuseurs    travaillent en parallèle.  Comme on le voit sur les     fig.    10, 11 et 12,  la section d'entrée des     diffuseurs    est un  rectangle. La section des     diffuseurs    augmente  peu à peu vers-la sortie et se transforme en  même temps en un cercle, afin de permettre  une liaison commode,, à. l'aide des tuyaux,  avec les réservoirs H et M (voir pour ces  liaisons les     fig.    15 et 16).  



  Sur l'obturateur à basse pression     .9,     sont fixés des raccords     1i'    au lieu de diffu  seurs, voir     fig.    13 et 14.  



  La     fig.    17 montre une installation en  élévation. Les cylindres sont installés à l'air  libre et entretoisés entre eux.     Seule    leur  partie inférieure se trouve à l'intérieur du  bâtiment des réservoirs.  



  La     fig.    18 montre la disposition en plan  d'une installation de six cylindres et la     fig.    19  celle d'une installation de neuf cylindres.  



  Pour protéger la surface libre de la co  lonne liquide contre l'action des gaz chauds  on peut employer, comme le montre la     fig.    3,  de petites sphères S qui couvrent complète  ment la surface et l'accompagnent dans tous  ses mouvements. Ces sphères sont creuses  et sont constituées par un alliage léger.  Si est une coupe d'une de ces sphères.  



  Les organes qui meuvent les distributions  d'admission et d'échappement des     obturateurs     peuvent être     construits    de la manière sui  vante:   Dans 7a partie rectangulaire d'un des       diffuseurs    à haute pression     DE,    d'un des       diffuseurs    à moyenne pression<I>DM</I> et d'un    des raccords     R    est montée une     plaque    rec  tangulaire mobile P     respectivement    Pi (voir  les     fig.    10, 11, 12 et 14).  



  Cette plaque a, en plus petites dimensions,  un profil d'aile d'aéroplane; elle est articulée  autour de l'axe A, A et peut se déplacer  entre les deux positions extrêmes réglables  <I>a., a</I> et     L,    b. Un ressort P tend à la ramener       constamment    dans la position a, a..  



  Le courant liquide ayant la direction in  diquée par la     flèche    et une vitesse     2a    exer  cera     sur        la,    plaque une réaction     RB    qui     croîtra,     avec le carré de la vitesse iv.  



  Il existe     unie    vitesse déterminée pour  laquelle le moment de la réaction     Ra    par  rapport à l'axe A. A équilibrera précisément  le moment du ressort     I'    par rapport à ce       même    axe; cette vitesse est la vitesse criti  que     rvc.    Pour toutes les vitesses     supérieures     <I>à</I>     tva,    la plaque occupera la position<I>b,</I>     b;     pour toutes les vitesses inférieures<I>à</I>     tvc,     la plaque restera dans la position a, a..  



  On utilise le déplacement de la plaque  qui a lieu à la vitesse critique, de la posi  tion     b,        b    dans la position<I>a,</I>     c6    pour mouvoir  la distribution des obturateurs.  



  La plaque ne se meut que     lorsque    le  courant a la direction indiquée par la flèche;  elle rie réagit pas à la direction opposée,  mais reste dans la position<I>a, cc</I> quelle que  soit la vitesse du courant.  



  La vitesse critique est réglée à l'aide de  la tension du ressort F, de manière qu'il y  ait égalité entre le temps qui s'écoule entre  l'instant où le courant possède la vitesse  critique, et celui oh la vitesse du courant  s'annule, et le temps nécessaire à la ferme  ture de l'obturateur.  



  Pour fermer l'obturateur à basse pression  au point g et ouvrir en même temps l'obtu  rateur 82, (à haute pression), une plaque Pi  est montée dans un des raccords     B    (voir       fig.    14). Cette plaque réagit à un courant  dirigé du réservoir à basse pression au cy  lindre. La direction du courant dans la     fig.     14 est opposée à celle de la     fig.    12; le  profil Pi doit donc être l'image du pro  fil P.

        Si la vitesse du courant ,; réservoir à  basse     pression-cylindre    " tombe au-dessous  de la vitesse critique, la plaque Pi provoque  l'ouverture des soupapes d'admission de l'es  pace 2 et des soupapes d'échappement de  l'espace 1 de l'obturateur à basse pression       Si    ; ce dernier se ferme. En même temps la  plaque Pi provoque l'ouverture des soupapes  d'admission de l'espace 1 et des soupapes  d'échappement de l'espace 2 de l'obturateur  à haute pression     S'2,    et celui-ci s'ouvre.  



  Pour fermer le tiroir à haute pression     S2     au point     r,    et ouvrir en même     temps    l'obtu  rateur à     moyenne    pression     .53,    on montera à  l'intérieur d'un des     diffuseurs    à haute pres  sion une plaque qui réagira lorsque le courant       aura    la direction "     cylindre-réservoir    à haute  pression     Il.    Le montage de cette plaque est  identique à celui     représenté    sur la     fig.        1\3.     Pendant le second étage de la compression,

    alors que le courant a la direction " réservoir  à haute     pression-cylindre    ", la plaque ne se  meut pas et rie provoque pas de mouvement  de l'obturateur.  



  Pour fermer l'obturateur à moyenne  pression au point     tc    et ouvrir en même  temps le tiroir d'échappement<I>TE,</I> on utilise  la plaque de la     fig.    12, qui réagit à un cou  rant dirigé du cylindre au réservoir à moyenne  pression.  



  II faut, par conséquent, trois plaques par  cylindre, à chaque obturateur une plaque.  Les plaques peuvent aussi être montées  dans la partie du cylindre comprise entre le  point mort inférieur et le tiroir     Si,    au lieu  d'être montées dans les     diffuseurs    et rac  cords.  



  On peut aussi réaliser la fermeture de  l'obturateur     Si    au point     g    et l'ouverture  simultanée du tiroir     Ss,    de même que la  fermeture du tiroir     Si    au point     r    et l'ouver  ture simultanée du tiroir 82 à l'aide de pistons       manométriques    au lieu de plaques, comme  le montre la     fig.    5.  



  Le dispositif manométrique comprend deux  pistons Pi et     P2    chargés par deux ressorts       Ri    et R2. Un des côtés de ces pistons est    relié à un point     j),    situé entre le point mort  intérieur c et l'obturateur     Si.    L'autre côté  du piston     P    est relié à l'espace rempli  d'air du réservoir à basse pression B, celui  du piston     Pz    â l'espace d'air du réservoir à  haute pression H.

   Sur le piston Pi agit par  conséquent la     différence    de pression qui est  nécessaire à l'accélération de la colonne  liquide comprise entre le point     p    et le réser  voir B; de même, .sur le piston     Pa    agit la  différence<B>(</B>le pression nécessaire à l'accéléra  tion de la colonne liquide comprise entre le  point     p)    et le réservoir<I>H.</I>  



  Quand la différence de pression agissant  sur le piston Pi atteint une valeur corres  pondant à la     différence    de pression     g-d    du  diagramme de la     fig.    1, le piston Pi se  déplace de la position 1 dans la position 2  et provoque la fermeture de l'obturateur     Si     et l'ouverture simultanée de     l'obturateur        S'.a.     



  Quand la différence de pression qui agit  sur le piston P2 atteint une valeur corres  pondant à la     différence    de pression     q--r,    le  piston P2 se déplace de la position 2 dans  la position 1 et provoque la fermeture  du tiroir     S2    et l'ouverture simultanée du ti  roir     S3.     



  Dans les formes d'exécution représentées  sur les     fig.    1 et 2, la surface supérieure de  la colonne liquide est libre. On peut aussi  exécuter l'installation en employant un piston  métallique pour séparer la colonne liquide  des gaz. La     forme    d'exécution correspondante  est représentée sur la     fig.    4. À est la partie  du cylindre où a lieu la combustion, B est  la partie du cylindre qui est remplie d'eau,  P le piston     métallique,        TP    la tige de piston,       Si,    82,     Sa    les obturateurs à basse, haute et  moyenne pression, PE un presse-étoupe.  



  Dans cette forme d'exécution on a substi  tué à la masse de la colonne liquide qui est  comprise dans la     fig.    1, entre le point mort  inférieur c et     l'obturateur        Si,    une masse  solide     l11   <B>-</B>fixée sur la tige du piston     TP.    Les  obturateurs     Si,   <I>82,</I>     S3    peuvent être montés  immédiatement l'un au-dessus de l'autre; la  fonction de pompe de la partie B du cylin  dre apparaît clairement.

Claims (1)

  1. UEVtNbICATlOÏd Installation motrice à combustion interne et à transmission hydraulique, à action indi recte, de l'énergie développée par la combus tion, caractérisée en ce que ladite transmission est effectuée à plusieurs étages de pression. SOUS-REVENDICATIONS 1 Installation motrice à combustion interne suivant la revendication, caractérisée en ce que la compression et l'expansion ont lieu en plusieurs étages de pression à l'intérieur du cylindre de combustion. 2 Installation motrice à combustion interne suivant la revendication, caractérisée par l'emploi de turbines à plusieurs étages de pression.
    4 Installation motrice à combustion interne suivant la revendication, dans laquelle une partie de la masse par laquelle l'énergie développée est transmise, est constituée par une masse solide conformément à la fi <B>g.</B> 4.
CH131192D 1926-09-22 1927-09-19 Installation motrice à combustion interne. CH131192A (fr)

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