Extincteur à fonctionnement automatique. La présente invention a pour objet un extincteur à fonctionnement automatique et est particulièrement étudié pour la sécurité des automobiles et des avions. Cet extinc teur est caractérisé par le fait qu'un corps en matière inflammable, maintenant en équi libre tout le système de déclenchement, est disposé directement et concentriquement au tour d'une pomme d'arrosage, ce qui permet d'obtenir une extinction instantanée de l'incendie.
L'invention est représentée au dessin annexé à titre d'exemple et schématique ment.
Les fig. 1 et 2 sont des vue en coupe de l'appareil prêt à fonctionner; La fig. 3 est une vue en coupe de la partie inférieure dudit appareil montrant le déplacement des organes après l'inflamma tion de la capsule et la projection du liquide extincteur sous la poussée du gaz propulseur; La fig. 4 est une vue en coupe de la partie supérieure de l'appareil montrant la percussion de la cartouche de pression par le percuteur, opération simultanée à la dis parition (inflammation) de la capsule dont la fig. 3 montre le mécanisme inférieur libéré; La fig. 5 montre, à plus grande échelle, une variante.
L'appareil comporte un réservoir 1 fermé à sa partie supérieure par un couvercle 23 vissé; il peut également être serti, soudé, etc. A sa partie inférieure le réservoir se termine par un siège 19 pour un clapet d'obturation 6 lequel fait corps avec le pointeau 5 qui tient le mécanisme armé (fig. 1 et 2).
Le mécanisme de percussion se compose de trois pièces 4-15-16 coulissant l'une dans l'autre. La pièce 15 soutient tout le mécanisme et est maintenue dans le réser voir par deux tiges 21 fixées au cou vercle 23. La pièce 15 est le logement du ressort de percussion 10 et en même temps la pièce de fixation pour deux corbeaux 14 ayant place dans l'échancrure du percuteur 4 où leur pression s'exerce pour bander le ressort de percussion 10 et maintenir ledit percuteur éloigné de la cartouche de pres sion. La pièce 15 est maintenue dans la pièce 16 par deux ergots coulissant dans une lumière 17 formant butée.
La pièce 4 et le percuteur (présenté armé sur la fig. 1) est maintenue par les deux corbeaux comme dit ci-dessus et ne joue son rôle actif que sous l'action du res sort de percussion 10 comme l'indique la fig. 4.
Tout ce mécanisme est tenu à l'état de repos par le pointeau 5 lequel est porté par la capsule inflammable 8. C'est donc bien cette capsule qui tient armé tout le mécanisme et sitôt sa disparition (inflamma tion) l'appareil fonctionne.
Le pointeau 5 comme déjà dit supporte un clapet d'obturation 6 lequel fermant her métiquement le siège 19 du réservoir, évite toutes fuites du liquide extincteur.
Dans le fonctionnement de l'appareil, un ressort de déblocage 13 recule le poin teau, mais vu la pression exercée à l'in térieur à ce moment, son rôle est plutôt de secours.
Une pomme d'arrosage 7 perforée à sa partie inférieure pour la projection du liquide est montée à baïonnette sur l'embase du réservoir 1; son maintien en position est assuré (malgré les trépidations du moteur de l'automobile ou dé l'avion) à l'aide des dents formées à sa partie supérieure laquelle comprime, lors du montage dans les tenons 12, la rondelle du type grower 20.
Pour éviter la libération du mécanisme à la moindre détérioration de la capsule 8, celle-ci est armée d'une petite bande métal lique qui tiendra le mécanisme, jusqu'à coin- bustion totale de la capsule, laquelle est plus épaisse (donc de combustion plus lente) à sa partie de fixation. De cette façon l'ap pareil fonctionnant, la pomme de pulvérisa tion se trouve complètement mise à jour. La capsule 8 englobant parfaitement la pomme 7 a pour deuxième rôle, d'éviter que des corps étrangers obturent celle-ci lorsque l'appareil est appelé à fonctionner.
La pression est exercée par la percus sion d'une cartouche 3 de gaz carbonique; cette cartouche logée à la partie supérieure du couvercle est fixée en place par un bou chon de forme, lequel repose sur un joint 9 évitant ainsi toute perte de gaz par la partie supérieure de l'appareil.
L'appareil étant armé comme expliqué ci-dessus et les divers organes dans la position représentée à la fig. I, à la première flamme on doit attendre de l'appareil un fonctionnement immédiat et sûr.
La capsule 8, léchée par la flamme, flambe.
Après sa combustion totale, le pointeau 5 se trouve libéré et recule dans la position indiquée à la fig. 3. Le liquide extincteur peut alors s'échapper par le siège 19 qui se trouve libre, le pointeau étant plus étroit dans sa partie médiane.
Simultanément le mécanisme interne fonc tionne alors sous l'action du ressort de per cussion 10 comme montré en fig. 4. Le per cuteur 5 a joué son rôle, le clapet 11 de la cartouche de pression repoussée par le percuteur laisse passer le gaz propulseur. Le gaz agissant sur la surface du liquide l'oblige à s'échapper avec force et le liquide remplit son rôle extincteur après pulvérisa tion au travers de la pomme 7.
L'appareil ayant fonctionné, le moteur se trouve noyé dans un brouillard épais et aucun retour offensif du feu n'est à craindre.
Il faut remarquer que le liquide n'est jamais sous pression, donc aucune dé perdition de liquide ou de force propul sive.
De par sa conception, il n'échappe à personne que l'appareil même bosselé dans un choc peut fonctionner et cela dans toutes les positions, verticale, horizontale ou autres. Une voiture prenant feu dans un capotage, l'appareil joue son rôle. Pour recharger l'appareil, on opère de la façon suivante: a) Remettre une nouvelle capsule 8, etc. qui, en se vissant, repousse le mécanisme dans la position armée; b) Faire le plein de l'appareil.
c) Remplacer la cartouche de pression et la fixer par son bouchon de forme. L'appareil fixé dans sa bride-support se trouve de nouveau prêt à fonctionner.
La variante (fig. 5) se différencie de celle qui précède en ce que, d'une part, on dispose la cartouche de gaz comprimés de façon que le dégagement de ces derniers, après perforation, se produise au-dessus du niveau du liquide que renferme l'appareil, d'autre part, on combine l'obturateur in flammable de façon qu'il verrouille le poin teau jusqu'à ce que sa combustion soit complète.
Dans cette variante, l'extincteur com porte un corps 1 avec goulot inférieur l' que ferme une toile. Dans cette toile est formé centralement le siège 19 pour le clapet obturateur que possède le pointeau vertical de commande 5. Le fond su périeur 23, qui est serti sur le bord du corps 1, possède, centralement, une tubulure taraudée 25, sur laquelle est assujetti un étrier 26 qui pend à l'intérieur du corps 1. Cet étrier 26 forme, à sa partie inférieure, une douille 15 avec oreilles latérales, portant les axes d'articulation de corbeaux pivotants 14. Les becs de ces corbeaux 14 sont logés dans l'ouverture d'une masse 4' soumise à l'ac tion de poussée verticale d'un ressort 10. Cette masse 4' peut coulisser dans la douille 15.
Le ressort 10 prend appui sur une gou pille 18 qui traverse horizontalement la douille 15 et dont les extrémités, saillantes extérieurement, s'engagent pour la guider, dans des mortaises verticales 17 prévues dans la paroi d'un dé 16. Ce dé coiffe la douille 15, repose par son fond sur l'extré mité supérieure du pointeau 5 et possède des oreilles supportant les corbeaux 14. Entre les branches de l'étrier 26 et re posant sur la masse 4' est placée verticale ment la cartouche 3 de gaz comprimés. L'extrémité du col de cette dernière se présente ainsi devant une pointe de percussion 4, disposée verticalement au centre d'un bou chon 27 qui se visse dans le taraudage de la tubulure 25 du fond supérieur 2.
Ce bou chon 27 est creux de sorte qu'il forme au- dessus du col de la cartouche 3, entre sa paroi interne et le niveau du liquide que renferme l'appareil, une cloche à gaz 28.
A la partie inférieure du corps 1 et sur le filetage du goulot l' se monte une pomme d'arrosage 7, de forme hémisphérique. Cette pomme 7 comporte un orifice permet tant le passage de l'extrémité inférieure du pointeau 3 qui repose au milieu d'un sys tème de verrouillage tel qu'un ressort à lame 29, en forme d'arc. Les extrémités de cet arc 29 sont conformées de manière à constituer des griffes de fixation 30. Sur la partie externe filetée de la pomme 7 se monte une bague 31. Cette bague 31 pos sède un talon circulaire inférieur 32 et une gorge annulaire 33 sur son rebord supérieur.
Cette gorge 33 permet l'engagement d'un anneau inflammable 34 qui, d'autre part, s'engage avec les griffes de fixation 30 de la bande métallique élastique 29 et main tient ces dernières accrochées sur le talon circulaire, cette bande 29 étant de ce fait sous tension. L'anneau inflammable 34 porte une calotte 8 en matière combustible qui recouvre et protège la pomme d'arrosage 7, l'extrémité du pointeau 5 et son ressort d'immobilisation 29. En position d'attente, les divers organes occupent les positions relatives que montre le dessin.
Le fonctionnement est le suivant Au premier contact de la flamme, la calotte protectrice 8 flambe et provoque la rupture de l'anneau inflammable de ver rouillage 34. De ce fait, les extrémités du ressort 29 sont libérées et celui-ci se détend. Les griffes de fixation<B>80</B> se dégagent du talon d'accrochage 32 et la bande élastique 29 cesse d'agir sur le pointeau d'armement 5. Le clapet 6 ouvre donc le passage du liquide vers l'extérieur.
Simultanément, l'abaissement du pointeau 5 produit celui du dé 16, par rapport à la douille 15. Les oreilles de ce dé 16 cessent d'immobiliser les corbeaux 14, le ressort 10 pousse sur la masse 4' qui soulève la car touche à gaz 3, en même temps que les corbeaux 14 sont déplacés angulairement. Ces derniers agissent alors en poussée sur le dé 16 et sur le pointeau 5 pour ouvrir complè tement le passage du liquide.
En même temps, la cartouche 3 heurte le percuteur 4. Le gaz se répand dans la cloche 28 formée par le bouchon 27 et refoule devant lui le liquide extincteur au travers du siège 19. Ce liquide est donc pro pulsé avec violence et est pulvérisé sous forme d'un brouillard épais au travers des perforations de la pomme d'arrosage 7.
La percussion de la cartouche 3 et l'ou verture du passage 19 pour le liquide constituent donc deux opérations qui se produisent simultanément et qui ne peuvent s'effectuer l'une sans l'autre.
L'appareil décrit se place de préférence à proximité du carburateur et lors d'un échauffement intempestif, d'un retour de flammes, etc. provoquant son inflammation, il agit automatiquement (sans le secours du chauffeur ou de l'aviateur) en assurant ins tantanément l'extinction du commencement d'incendie; le feu ne peut ainsi se propager jusqu'au réservoir d'essence; une explosion, d'où découle l'incendie de la voiture ou de l'avion, n'est donc pas à craindre.
Cet extincteur automatique peut égale ment s'employer sur tous les appareils, toutes les machines et en tous lieux où la naissance d'une flamme pourrait, en se com muniquant à des réservoirs, citernes, dépôts, etc. provoquer un sinistre.