Dispositif de contact à. curseur pour appareils électriques, notamment pour résistances variables pour T. S. F. L'invention a pour objet un dispositif de contact à curseur pour appareils électriques, tels qu'un rhéostat ou un potentiomètre ou une autre résistance électrique réglable, ou un commutateur, etc..., et elle a pour but de supprimer les frottements qui s'établissent entre les organes de contact mobiles et figes. En particulier, dans les installations de T. S. F. il est important de supprimer ces frottements, par exemple dans les potentio mètres ou résistances variables du montage, parce que, si l'on effectue la manaeuvre pendant le fonctionnement de l'appareil de T. S.
F., cela donne lieu à des crachements ou crissements très gênants pour la récep tion.
L'objet de l'invention est caractérisé par le fait que, entre le curseur ou organe mo bile et la ou les pièces de contact fixes sur lesquelles il doit se déplacer, est prévue une pièce métallique intermédiaire qui peut être appliquée en un point variable de sa ]on- gueur sur les pièces de contact figes par l'action du curseur, en s'appliquant contre lesdites pièces figes sans glissement sur elles, le glissement ne s'effectuant qu'entre le cur seur mobile et la lamelle métallique.
Cette disposition réalise: 1 La suppression d'un contact frottant pour le retour du courant depuis le curseur et les inconvénients (varia tions subites de résistance du circuit, crisse ments ou crachements) résultant du contact mauvais et variable entre les pièces frot- tantes (l'axe et son coussinet par exemple) ; 2 la suppression des variations de contact qui se produisent dans les rhéostats et po tentiomètres connus entre la résistance et le curseur frottant directement sur elle, et qui donnent lieu aux mêmes inconvénients.
L'invention peut s'appliquer à tout genre de résistance, métallique ou non, bobinée ou non, ainsi qu'à tout appareil nécessitant la connexion électrique entre une partie fixe et une partie mobile, par exemple entre un centre et des plots successifs isolés et con nectés, ete-, pour établir une succession de circuits différents.
La lamelle métallique interposée entre le curseur et les pièces de contact fixes peut être suivant le cas une -lamelle rectiligne ou courbe ou une rondelle et elle peut être rigide ou déformable ; elle peut être appli quée contre les pièces de contact fixes par le doigt du curseur agissant sur, l'autre face de la lamelle métallique vis-à-vis du point d'application, ou, par exemple dans le cas d'un commutateur ou d'un rhéostat circulaire avec curseur rotatif, elle peut avoir la forme d'âne rondelle, rigide montée à rotule sur un support fixe et être basculée par le doigt du curseur agissant au point diamétralement opposé à celui d'application sur les pièces fixes de contact.
Le dessin ci-joint représente, à seul titre d'exemple, trois formes d'exécution de l'objet de l'invention appliquées à des rhéostats ou résistances réglables pour T. S. F.
Dans les fig. 1 à 3, la lamelle interposée est déformable; la fig. 1 est une vue de face; la fig. 2 est une vue de côté et la fig. 3 une vue en plan.
Dans-les fig. 4 à 7, la rondelle est rigide: les fig. 4 et 5 sont des vues en élévation et - en coupe axiale d'une seconde forme d'exécution dans laquelle la rondelle rigide est montée sur son moyeu fixe par des bras flexibles, le curseur agis sant sur elle vis-à-vis du point d'application contre les spires de l'enroulement de la ré sistance ; les fig. 6 et 7 montrent une troi sième forme d'exécution dans laquelle la rondelle rigide est montée à rotule et est basculée par un curseur agissant sur elle au point' diamétralement opposé au point d'ap plication.
Dans les fig. 1 à 3, le bobinage 1 est établi en anneaux et porté par un support isolant circulaire 2 ; le doigt ou curseur 3 est porté par un axe 4 qui tourne dans une douille mécanique - 5 fixé coaxialement au support 2 et qui est commandé par le bouton de manaeuvre extérieur 6. 7 et 8 représentent les deux bornes d'extrémités de l'enroulement. Au lieu que le doigt rotatif 3 tourne en s'appuyant et en glissant directement sur la tranche l' de l'enroulement annulaire, une mince rondelle 9 en métal flexible (acier, laiton, etc...) est montée sur 1a douille 5, fixe par conséquent en rotation par rapport à l'enroulement 1, et à quelque distance de la tranche - l'.
Le doigt 3 s'appuie sur cette rondelle 9 et la déforme pour en appliquer le point sur lequel il presse, en contact avec la tranche l' des spires de l'enroulement. Lorsqu'on tourne le bouton 6, le doigt 3 circule à la surface de la rondelle 9 en va riant par déformation ce point d'application contre l'enroulement, mais le frottement existe seulement entre le doigt 3 -et la ron delle, et nullement entre celui-ci et les spires.
On évite ainsi l'usure de la tranche l' des spires et surtout les crissements du doigt sur ces spires séparées, qui donnaient lieu à des crachements désagréables en T. S. F. En outre, par suite du contact de la ron delle 9 avec l'enroulement, une partie de la chaleur développée au voisinage du contact passe dans la rondelle.
On pourrait prévoir plusieurs enroulements annulaires concentriques, en parallèle ou en série, avec autant de rondelles et de doigts d'application. La forme au lieu d'être circu laire pourrait être rectiligne ou -autre, de .même qu'au lieu d'être plane elle pourrait être cylindrique ou autre.
Dans les fig. 4 et 5, le curseur 3 est monté sur l'arbre tournant 4 commandé par le bouton 6. La rondelle rigide 91, est reliée par des bras flexibles 10 à son moyeu 5, par exemple par sertissage. Quand on fait tourner le curseur 3 avec le bouton 6, celui-ci glisse le long de la face externe de la rondelle de contact intermédiaire 91, qui subit ainsi un mouvement de nutation et s'applique contre les spires successives de l'enroulement 1 par des points variables de sa face interne. Le glissement existe seule ment entre le curseur et la rondelle 9', mais nullement entre celle-ci et l'enroulement 1, puisque tous deux sont fixes en rotation par rapport à l'axe.
Dans les fig. 6 et 7, la rondelle de cou tact intermédiaire 9b est montée par une rotule 13 sur la douille 5 qui laisse passer l'arbre 4 de manière à pouvoir s'incliner dans les différentes directions. Le bras 3' du curseur 3 est courbé et passe autour du bord de la rondelle 9b et le curseur 3 lui- même agit par traction sur cette rondelle pour t'écarter de l'enroulement 1 ; ceci a pour résultat de faire basculer la rondelle autour de sa rotule jusqu'à ce que le point diamétralement opposé à celui où agit le doigt 3 s'applique contre les spires de l'en roulement 1.
Le résultat est le même que précédemment, mais comme le doigt 3 glisse sur la face de contact de la rondelle et non plus sur la face opposée, on peut en profiter pour employer le doigt comme frotteur pour nettoyer la face interne, c'est-à-dire la face de contact de la rondelle intermédiaire 9b.
Bien entendu, ces dispositifs ne sont donnés qu'à titre d'exemples et peuvent varier de multiples manières sans sortir du cadre de l'invention ; en particulier, le doigt agissant sur la face interne de la rondelle de contact pourra être combiné avec un mon tage de cette rondelle sur bras flexibles, de même que la disposition du curseur de la fig. 4 pourra être combinée avec la rondelle à rotule de la fig. 6.
En outre des avantages déjà signalés, le dispositif suivant l'invention offre encore, dans le cas de résistances réglables du genre décrit, l'effet technique que, comme tout frottement sur les spires dans le sens du mouvement du curseur est évité, aucun dé placement des spires sur leur support n'est à craindre, non plus qu'aucun court-circuit entre spires qui pourrait résulter d'un tel déplacement.