Procédé et installation pour la dessiccation de matières. La présente invention concerne un pro cédé et une installation pour la dessiccation de matières, en particulier en vue de la ré duction des matières à un état sec et pou dreux, et pouvant par suite s'appliquer î avanta geusement pour amener à .l'état de poudre, en vue de leur conservation, des denrées alimentaires qui existent normale ment en un état plus ou moins liquide, telles que par exemple .le lait,
@la crème, les neufs, les jus de fruits, extraits de .malte etc.
Selon ce procédé, on crée à l'intérieur d'une chambre de dessiccation un courant oy- clonique -d'un fluide gazeux de .dessiccation, tournant autour de l'axe 4'e ladite chambre, ('t ceci .de telle façon que ce fluide se dé place dès son point -de déchargement d'abord en descendant dans la zone externe de ladite chambre, puis en montant dans la zone cen- tra'.le, où il est relativement raréfié, et on in troduit la substance à traiter sous forme divisée, de façon qu'elle soit amenée à tra verser ledit courant cyclonique.
Ce procédé peut être exécuté de façon simple et hygiénique, à. l':aide d'installa tions fonctionnant économiquement et auto- mafquement pour obtenir un produit de qualité supérieure, dans .lesquelles la su#b- stance on le liquide traité n'est pas touché du moment qu'il entre dans .l'appareil jus qu'au déchargement et à. l'emballage de 'la. poudre produite.
Il peut être exécuté de telle façon que le produit sec résultant ne soit pas affecté de manière préjudiciable par l'action de l'agent de séchage, une stérilisation de l'appareillage et une pasteurisation de la. matière qui le traverse pouvant être pro duites automatiquement.
Des substances liquides ont déjà été séchées à l'aide d'une chambre de séchage dans laquelle .le liquide peut être pulvérisé ou atomisé et à travers laquelle on fait pas ser un courant d'air chauffé auquel on im prime un effet cyclonique de façon qu'il sépare les particules solides du liquide pul vérisé:
On a trouvé, toutefois, que -des résultats bièn plus efficaces et plus uniformes peuvent être obtenus en donnant aux cou rants cycloniques chauffés d'air ou d'un autre fluide une direction vers le bas au point de déchargement .dans la chambre -de traitement ou de séchage et en faisant coïn cider l'axe des courants cycloniques avec l'axe ,de la chambre, -d'où résulte un développement rapide du tourbillon d'air -ascen & ant à centre raréfié rencontrant la substance di visée traitée, laquelle participe au moment rotatif,
de façon que l'humidité de l'agent de traitement augmente rapidement lors qu'il se rapproche -du centre et que celle @clé 1 a substance en traitement diminue plus uniformément quand elle s'éloigne -du centre.
L'installation pour l'exécution -de ce procédé est caractérisée par une chambre de dessiccation avec moyens pour y intro duire du fluide gazeux .de séchage, à sa partie supérieure, en donnant à ce fluide un mouvement cyclonique tel qu'il descende d'abord en tournant dans la zone extérieure de la chambre, puis remonte dans sa .zone centrale, des moyens étant prévus pour in troduire la matière à traiter, en 1a_ divi sant, dans ladite zone centrale, ainsi qu'une ouverture de .décharge de la ma tière traitée dans le fond de la chambre, et une ouverture -de refoulement du fluide ga zeux de séchage, à son sommet.
Cette installation peut -avantageusement comporter ides moyens pour maintenir les parois de -la chambre de séchage propres afin -d'empêcher qu'un dépôt ne s'y forme, en particulier dans le cas de matières gluantes ou de matières qui ont .la. tendance de devenir visqueuses à la température à la quelle l'installation fonctionne ordinairement.
En outre, il est avantageusement pré vu un collecteur pour traiter le gaz de des siccation sortant de la chambre de traite ment, avec du liquide à traiter, en vue d'en extraire les rparticules solides entraînées. Pour le traitement du lait, on munit de préférence un tel collecteur -de moyens pour permettre au liquide dans le collecteur de se calmer avant de venir se soumettre à l'in fluence d'une pompe à haute pression qui le délivre à la, pulvérisation.
De préférence, la châmbrë * d- traitement sera de section horizontale circulaire, et au moins dans sa partie inférieure, en forme de cône- renversé.. travailler à nne température<B>-</B>plus élevée qu'il n'a été possible .
jusqu'à présent sans porter préju dice au produit, il est alors 'bon .de prévoir entre les parois convergentes de la chambre de @dëssiccation une zone d'air froid ou autre gaz froid' à la périphérie du courant -cy- clonique chauffé à l'intérieur de la chambre de dessiccation, et ce d'une manière .décrite dans .la suite. L'air form.aut cette zone est sec aussi bien que froid et :a-l'effet de durcir la matière séchée y entrant à la périphérie @du courant cyclonique chauffé.
Les moyens pour produire et établir cette zone froide dans la chambre -de dessiccation peuvent être combinés avec le conduit de décharge s'ouvrant dans 'le fond de la. chambre de dessiccation. Ce conduit se rend par exemple à un désintégrateur. De l'air sec froid peut alors y être insufflé simul tanément avec la formation de la zone froide dans la chambre -de dessiccation.
Des moyens peuvent être prévus pour ré gler l'alimentation en air froid, séparément ou ensemble, @de da chambre -de dessiccation et du conduit -de décharge. Il est également à noter que l'effet d'une telle zone sèche froide d'air -de sécher et de durcir des par- bcules desséchées empêche à un degré con sidérable toute adhérence des particules ux parois de la chambre :de dessiccation, et a a on peut obtenir ainsi en combinaison avec des balayeurs, que les parois soient tou jours propres, ce qui est important @au point de vue hygiénique.
A titre -d'exemple, il est décrit :dans la suite, et représenté au .dessin annexé, une forme d'exécution de l'installation pour la mise en oeuvre idu procédé, particulièrement avantageuse pour la solidification du lait.
Cette installation comporte une chambre de séchage ou -de traitement<B>de</B> forme sensible ment conique et ayant une ouverture de déchargement .dans le fond et une ouver ture de refoulement d'air centrale au som met, des moyens pour délivrer ide façon continue un courant d'air chauffé à la chambre de traitement, ces moyens com- portant un conduit d'air au sommet -de la chambre, sommet autour duquel sont situés, à intervalles, une pluralité d'organes en forme -de tuyères communiquant avec le conduit d'air et débouchant à l'intérieur de la,
chambre de façon qu'un mouvement cy clonique, descendant dans la zone exté rieure, soit imprimé à l'intérieur de la chambre au courant d'air chauffé, et que l'axe du courant cyclonique coïncide .avec l'axe de la chambre, et -des moyens pour in troduire le ,liquide à traiter de manière qu'il soit atomisé uniformément et rapide ment dans le tourbillon, en un endroit écarté des parois latérales de la chambre.
A la chambre de dessiccation est adjoint un collecteur dans lequel est délivrée la substance ou le liquide à sécher de préfé rence à une température de pasteurisation et en connexion avec lequel la substance peut être réchauffée et ensuite délivrée à une pompe à haute pression et ensuite par une tuyère en forme d'un jet vaporisé dans la chambre de séchage dans laquelle, comme sus-4écrit, l'humidité ou le liquide est ex trait.
L'échappement -d'air, ,arrangé centrale- ment dans la chambre -de séchage, com munique tangentiellement avec un collec teur, où .l'air chargé d'humidité est traité et lavé afin de déposer toutes particules ato misées qui pourraient avoir échappé de la chambre de séchage et qui retournent alors automatiquement vers -la substance ou le .li quide s'y trouve de passage, l'air -d'échap pement humide .lavé passant alors par l'é chappement d'air du collecteur à l'atmos phère.
Des moyens appropriés sont ,adjoints au collecteur pour tranquilliser le liquide amené au .collecteur -de façon qu'il soit déli vré au jet pulvérisateur sous forme dense ou compacte.
Des moyens sont également prévus pour décharger automatiquement la poudre venant :de la chambre -de séchage, et au be soin pour la refroidir avant -de la -délivrer automatiquement à des récipients.
Les dimensions de la chambre de sé chage et la quantité -de la matière y intro duite sont calculées de façon que le con tenu en liquide soit pratiquement évaporé en laissant un produit pratiquement sec.
Avec cette installation, les difficultés rencontrées antérieurement dans la dessicca tion de substances liquides sont pratique ment surmontées et on peut obtenir un pro duit qui conserve au plus haut degré toutes ses qualités nourrissantes et conservatrices tout en étant facilement soluble. ' Dans le :dessin annexé: La fig. 1 est une vue générale de l'en semble de l'installation en coupe verticale; La fig. 2 montre une coupe suivant la ligne 2-2 de la fig. 1; La fig. 3 montre une coupe suivant la ligne 3-3 de la fig. 1;
La fig. 4 montre en coupe -des moyens pour régler les ouvertures entre une boîte à vent et la chambre de traitement au de séchage.
Dans l'exemple décrit, A ,désigne<B>l</B>a chambre de traitement ou de séchage et B un collecteur. Le liquide à traiter est d' ajbord introduit dans un récipient d'ali mentation 10 de toute forme appropriée et représenté ici sous forme -de cuve en bois garnie de façon appropriée pour conserver le contenu. Un tuyau d'alimentation 11 venant de cette cuve est relié à une pompe centrifuge 12 qui refoule dans un disposi tif de chauffe 13 dont la construction dépend plus @ou mois de la nature de la sub stance ou du liquide à traiter. Lorsqu'il s'agit, comme dans le présent cas, de trai ter .du lait, ;le dispositif 13 peut être un ap- Pareil de chauffe - et de pasteurisation.
Dans d'autres cas, il pourrait être remplacé par un réfrigérant ou dans certaines condi tions être complètement supprimé. Un tuyau 14 mène de l'appareil de chauffe 18 au réservoir d'.alimentation 10 -de façon qu'une circulation continue est obtenue lors du fonctionnement de l'installation. Un tuyau d'embranchement<B>16</B> relie le tuyau d'alimentation 11 à une pompe centri fuge 15, une soupape,de commande 17 étant prévue dans le tuyau 11.
Le côté de re foulement de la pompe centrifuge 15 se re lie à un tuyau 18 -pourvu d'une soupape manoeuvrable à la main 19 et qui, après de son extrémité supérieure, est relié à un tuyau vertical 20 communiquant par une ex trémité avec la pompe centrifuge 21. L'autre extrémité du tuyau 20 communique en 22 avec une ouverture de @déchargement dans le fond du collecteur B.
La pompe centri fuge 21 est reliée par un -tuyau 23 à un appareil @de chauffe 24 qui est à son. tour relié par un tuyau. 25 à. un tuyau vertical 26 à l'intérieur du collecteur et sur lequel, près .de son extrémité supérieure, est monté de façon à pouvoir tourner, un tuyau hori zontal 27 muni d'une pluralité de tuyères 28 dont le liquide en traitement jaillit en jets.
L'extrémité du. tuyau vertical 26 -est supportée en 29 sur une barre transversale 30 -dans le conduit d'échappement 31 du collecteur B. Un tuyau 32 mène du tuyau 25 au- collecteur en vue de permettre -de régler la proportion du li- qui-de qui passe par le tuyau 26.
L'air d'échappement chargé d'humidité -de la chambre ;de séchage est lavé avant d'être -déchargé parle conduit de :collecteur 31, et toutes les particules sèches s'échappant de la chambre de séchage A sont attrapées et humectées pour - être transportées en bas dans le liquide à l'intérieur du collecteur et être réchauffées sur le chemin vers la chambre de ,chauffage,
en assurant ainsi que rien ne puisse s'échapper sur le chemin -les solides et que l'air humecté s'échappant -du collecteur B ne contienne rien que ,de l'humi dité.
On obtient ainsi automatiquement nu système de circulation et de retour- pour le liquide ou la substance à traiter.
Poux régler .automatiquement l'amenée (le liquide au collecteur B, on a prévu nu flot teur 34 monté sur une douille 35, pouvant coulisser verticalement sur l'extrémité in férieure du tuyau 36 qui forme un guidage pour le flotteur. La douille 35 est pourvue d'un bras 37 qui est relié à la douille par articulation et porte des brides espacées 38 disposées. pour venir en prise, en coulissant, avec un bras 39 dont l'autre extrémité est reliée à une chaîne 40, reliée à son tour à une soupape 41 dans ,le tuyau 18.
Le niveau du liquide dans le collecteur B est automatiquement commandé au moyen du flotteur 34 de façon que lorsque le li quide monte, le flotteur se meut vers le haut avec la douille 35, de manière que la chaîne 40 lâche la soupape 41 qui peut se fermer. Quand le liquide redescend- alors; le flotteur 34 se meut vers le :bas en ten- -dant la chaîne 40 qui ouvre la soupape 41 de façon que l'alimentation du collecteur en liquide peut continuer.
Au collecteur B est fixé un dispositif d'amortissement -ou récipient 42 de toute grandeur et forme appropriée communiquant avec :le collecteur et dans lequel le liquide peut passer du collecteur et se calmer après avoir atteint un certain niveau.
Le récipient communique avec l'extrémité inférieure du collecteur au .moyen :du tuyau 43 qui est pourvu d'une soupape de réglage. Le tuyau 44 reliant le fond du récipient 42 à :la pompe à haute pression 45 est muni .d'une soupape 46 à l'aide de laquelle le dispositif d'amor tissement peut être fermé à volonté et mis hors @de fonction.
Il résulte de la description qui précède que le liquide da.s le réservoir d'alimenta tion 10 est 'd'abord chauffé et pasteurisé au moyen du tuyau d'alimentation 11, de -la pompe centrifuge 12, de l'appareil de chauffe 13 et le tuyau de retour 14, le liquide étant - ensuite refoulé par la pompe centrifuge 15 par le tuyau 18 et le tuyau 20 à la pompe 21;
d'où il est refoulé par l'appareil de chauffe 24 dans le collecteur et dans le tuyau 26 et- le tuyau à tuyères 28, que, ,lorsqu'un -ni veau iprédéterminé est ,atteint par le liquide dans le récipient, le flotteur actionne auto matiquement 1a soupape 41 .pour couper l'a.li- mentation, que le liquide,déjà amené passe soit au dispositif d'amortissement 42 et ensuite par le tuyau 44 vers .la pompe. à haute pres sion 45,.
soit par le tuyau 20 au tuyau 23 et dans le tuyau 47 communiquant avec la pompe- 45.
On . notera également que . le réservoir d'alimentation et les autres :dispositifs ad joints à celui-ci, comme déjà décrit, com prenant l'appareil de chauffe et .les pompes 12, -13 et 15 seront de préférence placés à. un niveau plus :bas que le collecteur, ces dispositifs se trouvant à un étage et le col lecteur, comme indiqué à la fig. 1, .dans un étage C suivant.
En outre, on peut employer un ou plu sieurs réservoirs d'alimentation en augmen tant le nombre des pompes et des .connexions en rapport.
La pompe 45 sert à refouler le liquide chauffé venant par le tuyau 47 -du collec teur<I>B,</I> ou -du collecteur<I>B</I> par le :disposi tif d'amortissement 42, par un tuyau 48 à. la tuyère de pulvérisation 49 disposée een- tralement d'ans la, chambre de séchage A. Dans l'exemple représenté, le tuyau 48 pénètre dans la chambre de séchage par une douille 50 qui s'étend à. travers une partie du conduit d'échappement central 51 de lia chambre ,de séchage, lequel conduit coin tu nique tangentiellement en 52 avec le collec teur B.
De cette sorte, le liquide, & .ns ce cas du lait, est amené à la tuyère de pulvé risation 49 par le tuyau 4:8, commu- niquant avec la pompe à haute pression 45, actionnée p:.ar une source d'énergie appropriée et agencée pour maintenir une pression élevée et uniforme.
Grâce au dispositif de tranquillisation 42. le liquide amené à la pompe 45 aura une plus grande densité que lorsqu'il vient directement -du collecteur, de façon à assu rer -ainsi un fonctionnement plus efficace et plus uniforme :de la pompe 46 grâce à la réduction des bulles d'air ,dans les tuyaux, en éliminant ainsi la nécessité -d'un réser voir à air pour surmonter cette difficulté.
Grâce à la tranquil:lis.ation -du liquide d'ali mentation, la pompe 45 fonctionne de manière efficace et fournit un jet -de pul vérisation uniforme par la tuyère 49 au lieu :d'un jet intermittent.
On comprendra facilement que plus l'ac tion :de la pompe 45 est régulière, plus le jet sera- satisfaisant.
Il est en outre très avantageux que la tuyère, au lieu de s'étendre vers le bas à une distance considérable de la chambre de chauffe, soit établie à: une très petite -dis tance au-dessous du sommet .de la chambre même, afin -de permettre au liquide d'être pulvérisé davantage sous l'influence de l'air tourbillonnant.
La chambre @de séchage A peut être de toute forme et -de tout type convenable et en toute matière -appropriée et a -de préférence une forme conique -ou .d'entonnoir avec une partie supérieure .cylindrique 53 pourvue d'un conduit d'alimentation :d';air 54 (voir fig. 2) qui<U>communique</U> avec une boîte 55 dans laquelle sont disposés -des serpentins de chauffe 56.
Un ventilateur 57 communique avec cette boîte pour y refouler :de l'air sous pression.
La boîte 55 est également pourvue :d'une porte 58 convenablement située par rapport aux serpentins de chauffe et convenablement accessible.
Comme représenté plus particulièrement à la; fig. 2, la partie cylindrique 53 de la chambre de séchage est pourvue l'un con duit d'air 59 disposé autour de la partie cy lindrique et -communiquant avec la boîte 55 de sorte qu'en combinaison .avec le ventila teur 57 et les serpentins de ,chauffe 56, de l'air chaud sous pression est amené au con duit à air 59.
Ce conduit à air est .d'une construction telle qu'il :donne les meilleurs résultats pour la production de courants d'air .de façon qu'on obtienne une dessicca- tion rapide et uniforme -du liquide -ou -de la. substance à traiter.
Cette construction de conduit présente une pluralité de fentes tangentielles es pacées 61, s'étendant verticalement sur toute la hauteur des faces du conduit à air et d'une plus grande largeur à l'admission 62 qu'aux .extrémités d'échappement ou inté rieures 63 communiquant avec la chambre de séchage.
Les fentes @61 sont verticale ment subdivisées par des cloisons ou ailettes superposées espacées., 64, s'étendant tangen tiellement vers l'intérieur et obliquement vers le ,bas à partir des ouvertures d'admission pour former -des organes de ,déchargement d'air individuels superposés en- forme .de tuyère, grâce auxquels un mouvement vers le bas est imprimé simultanément avec un effet cyclonique au courant d'air chauffé qui se,
d\écharge dans la chambre de séchage avec le résultat qu'il se forme un tourbillon dans la .chambre de chauffe, d'abord avec un mouvement uniforme vers le bas, et qui s'élève ensuite rapidement raréfié et refroidi au centre pour rencontrer le jet de la tuyère 49.
Par la force centrifuge, les particules de liquide sont amenées automatiquement à la périphérie plus chaude où il est uniformé ment séché et atomisé presqu'instantanément, la matière séchée. tombant par gravité contre les faces et sur le fond de la chambre de séchage.
L'installation comporte en outre des moyens de réglage pour régler la grandeur des .fentes 61 s'ouvrant -de la boîte à vent vers la chambre .de séchage. Un -exemple de ces moyens est représenté à 1a fig. 4 .où fil'on a prévu,des ailettes mobiles articulées 91 en plus des ailettes ou cloisons fixes 64.
Ces ailettes mobiles 91 peuvent être actionnées sélectivement ou collectivement pour régler la grandeur des fentes 61 et pour régler ainsi la proportion de l'écoulement -de fluide au travers ,de celles-ci depuis la boîte à vent vers la chambre de séchage.
Dans .l'exemple représenté, les ailettes réglables 91, .articulées à leurs extrémités inté rieures en 92 sont articulées à leurs extrémités extérieures, en 98 à une tige 94 .laquelle à son tour est reliée -de manière - appropriée, comme par exemple par un joint universel, en 95, à une tige de commande 96 qui se pro longe au delà de la boîte à vent -et est filetée pour venir se visser dans l'enveloppe. de la boîte à vent en 97.
Cette tige de commande est pourvue d'un écrou -à ailettes 98.
En ce qui ,concerne la zone froide à l'in térieur de la chambre de dessiccation, et les moyens y adjoints pour introduire de l'air sec froid dans les conduits -de déchargement pour la matière séchée provenant de la chambre de dessiccation, -on a prévu des ou vertures ou fentes individuelles 99- espacées circonf érentiellement dans les parois conver- gentes de la chambre de dessiccation.- Ces ouvertures sont prévues en séries superposées et sont,
d!isposées individuellement et de pré- férence en relation étagée les unes par rap port aux autres de façon à former deux rangées horizontales superposées de fentes arrangées verticalement. A ;l'extérieur des parois convergentes et communiquant avec ces séries d'ouvertures, sont,disposés des con duits à :air 100 embrassant circonférentielle- ment les parois de la chambre de dessicca tion.
Ces conduits sont reliés à un conduit à air 101 communiquant -avec une boîte 102 contenant -des tuyaux réfrigérants 103 ser vant à refroidir l'air passant par la boîte de toute manière bien connue. Dans le présent exemple, l'air est refoulé au travers de la boîte au moyen .d'un ventilateur 104,de toute construction .appropriée. Les tuyaux 103 con tiennent une solution réfrigérante ou un autre fluide réfrigérant et il en résulte que l'air venant en contact avec ces tuyaux est refroidi à toute température désirée.
Cette opération a également pour effet de sécher l'air en produisant ainsi une zone .d'air sèche et froide lorsqu'il est introduit circonféren- tiellement dans la chambre de séchage autour ,des parois convergentes de celle-ci. Cet air sec et froid insufflé comme sus-indiqué se mélange au courant -d'air cyclonique dans la chambre -de séchage et est réglé à l'aide de. clefs 105 prévues dans le conduit 101.
En communication avec le conduit 101 est prévu un conduit 106 qui communique à son tour avec le conduit de déchargement venant -de l'ouverture de déchargement 66 dans .le fond :de la chambre :de dessiccation par lequel de .l'air froid et sec est introduit simultanément avec l'établissement d'une zone froide dans la chambre de -dessiccation dans le conduit de déchargement -de la ma tière de façon que la matière est pratique ment surséchée sur son transport au .désin- tégrateur. Autrement :dit, la matière séchée est refroidie et séchée :
dans la chambre et simultanément séchée et refroidie .davantage sur son transport après avoir quitté la chambre. Le conduit 106 est également pourvu d'iin clapet -de réglage 107 pour régler l'écoule ment d'air froid et sec à travers ce conduit, lequel air peut être amené à établir simul tanément une zone froide dans la chambre de dessiccation et au conduit de :décharge ment à l'extérieur -de ladite chambre, -d'où il peut être retourné aux ;ailettes réglables de la boite à vent.
Lorsqu'en fonctionnement la. tige 96 tourne dans une direction, les ailettes 91 se meuvent vers le haut Gamme indiqué en poin tillé à .la fig. 4, pour. limiter les fentes 61 et lorsque la tige 96 tourne dans la direction opposée, les ailettes 91 occuperont .de nou veau leur position normale comme représent & en traits pleins à la fig. 4 en s'appuyant dc près sur les ailettes fixes 64.
Dans les conditions sus-décrites, l'air aussi bien que les substances ou liquides à traiter participent à un mouvement cyclo nique. Par suite du mouvement cycloniqi.e, l'air se rapproche graduellement dû ceritrP, tandis que le jet s'éloigne graduellement du centre de rotation, ce qui a pour effet que le liquide ou la substance à traiter est .déchar gé à la périphérie de façon que l'humidité de l'air est augmentée quand il se ralipro._l:
e du .centre et que celle du liquide ou de la substance à traiter est diminuée lorsqu'il s'éloigne du centre.
En outre, comme le centre du courant d'air effectué cycloniquement et dirigé vers le bas est raréfié par la force centrifuge du tourbillon et est ainsi refroidi et comme la température reste plus élevée à la périphérie, 1e liquide ou la substance pulvérisée est ra pidement soumis à d'action -de l'air qui en ex trait la plus grande quantité d'humidité et il sera par conséquent rapidement réduit à un étai; complètement sec.
Autrement .dit, les zones extérieures de l'air tourbillonnantdans la chambre de séchage sont plus chaudes que la zone centrale, parce qu'en plus de la raré faction de l'air vers le centre, l'air se trouve refroidi par l'évaporation effectuée. Par con séquent, le liquide pulvérisé n'est pas seule ment soumis rapidement à l'action ,d'air à humidité décroissante, mais aussi à l'action d'air à température .croissante, ce qui produit un résultat -de dessiccation encore plus effi cace.
Dans la présente construction, le jet ren contre un tourbillon d'air qui tourne autour de l'axe vertical -de la chambre de séchage avec lequel son axe coïncide et -dans la zone centrale duquel s'établit un mouvement as cendant, l'air dans cette zone étant moins chaud que dans la. zone extérieure, -de façon que le jet est soumis à l'action ,d'air qui est en condition pour en extraire la plus grande partie d'humidité.
La substance à traiter, gai exemple du lait, est :déchargée centralement par la tuyère 49 dans le oourant d'air chaud cyclonique qui est établi .dans la chambre en l'introduisant dans :celle-ci par les fentes tangentielles 61, formant des .organes en forme de tuyère ré trécie vers l'intérieur et .dirigée vers le bas dans la paroi @du conduit à air.
La tuyère de pulvérisation 49 est située comme représenté directement au centre,du courant @d'.air cyclo nique et bien que cela sait justifié par l'ex périence pratique, il va -de soi qu'elle pourrait être située en tout point sensiblement central ou éloigné de la partie- périphérique du cou rant qui -doit être influencé par le courant et emporté dans son mouvement rotatif Par suite de la gravité spécifique des particules atomisées, celles-ci seront obligées, grâce à l'action de la force centrifuge,
de se mouvoir vers l'extérieur pour être finalement arrêtées par les parois d'enveloppe de. la chambre - de traitement, le long desquelles (;lies tombent -dans- la paxtie de décharge 65 au fond ou à l'extrémité inférieure -de la. chambre de séchage A.
Ainsi donc, grâce à la construction de la boîte à vent et la conformation spéciale des fentes -d'air obliques et tarigentiëllèment sub divisées, plus larges à l'admission qu'à l'échappement, un mouvement à vitesse vers le bas relativement grande est imprimé au courant d'air cyclonique simultanément avec l'effet cyclonique en augmentant. ainsi maté riellement la vitesse avec laquelle il atteint l'extrémité inférieure réduite de la chambre A où, en coopérant avec les parois de celle-ci, il montera rapidement sous forme de tourbil lon à zone centrale raréfiée et refroidie pour rencontrer le jet et l'amener vers la péri phérie.
Finalement, l'air chargé d'humidité qui conserve encore l'effet cyclonique et qui est pratiquement exempt de particules solides, sort par le -conduit à air 51, relié tangen tiellement au collecteur B qui agit comme trappe ou chambre de récupération pour des particules solides éventuellement présentes en les retournant simultanément à -la substance ou au liquide en circulation.
En outre, une partie considérable de la chaleur qui est ramenée à cette chambre par le conduit 51, serait autrement perdue si on laissait l'air s'échapper .directement à l'atmos phère.
Tandis que l'air chauffé sous pression pour la chambre de séchage peut avoir à peu près une température :de 125 C, l'air )-aut par le conduit 51 -aura une tem <I>s</I> 'échapl pérature pratiquement de 70 à 80 C et lors qu'il entre dans le :
collecteur B, il vient en contact avec les jets -de liquide sortant du tuyau 27 avec le résultat que la tempéra ture .du liquide en mouvement est élevée, le chauffant ainsi préparamirement avant qu'il sorte sous pression de la tuyère 49 et comme on permet à üe liquide -de se tranquilliser, il n'est pas seulement -préchauffé et partielle ment condensé,- mais i.1 a aussi une densité augmentée ,lorsqu'il atteint ladite tuyère.
L'air d'échappement provenant .de la. chambre -de séchage est ainsi ramené et traité dans le collecteur et l'air .chargé d'humidité est finalement :déchargé par le conduit 31 avec une . température pratiquement infé rieure de 10 à 15 C à la température avec laquelle il= est entré dans le collecteur B, Il est également à noter que l'air délivré de la chambre de séchage A au collecteur B est di rigé vers -le bas comme indiqué en 65 de façon à accélérer le mouvement descendant -des courants dans celui-ci.
La substance poudreuse provenant de la. chambre de séchag ge A est -déchargée par l'ouverture 66 à l'extrémité inférieure,
qui communique avec un désintégrateur -de cou struction connue à commande motrice eori- stitué par des tuyaux disposés en spirales et par un ventilateur 67 -de façon que les plus lourdes des particules atomisées seront projetées sous l'action centrifuge contre la paroi extérieure de la spirale et y sont broyées et l'humidité .libérée, taudis que les particules plus légères seront aspirées depuis les parties intérieures .des spirales et con duites directement vers le haut au conduit de décharge 68.
Ce conduit ti8 mène 'à une trémie 69, communiquant avec une trémie<B>V</B>) munie d'an tuyau ,de décharge ou-sae <B>71.</B> communiquant avec un tamis oscillant à eomm.ande motrice 72, sous lequel se trouve une plate-forme 73 animée d'un mouvement ascendant et descendant et sur laquelle on peut monter un tonneau ou récipient appro prié 74 qui communique à son tour avec le tuyau de décharge 75 venant .du tamis lors que la poudre fine -de première qualité est .déchargée, le rebus du tamis, s'il y en a, pouvant être déchargé par une -décharge sé parée.
La trémie supérieure 69 comporte un tuyau 76 qui va en retour vers l'extrémité inférieure de la chambre de séchage A, en vue d'y retourner toutes les particules so lides qui ne tombent pas des trémies 69 et 70, en servant en même temps d'échappe ment pour les courants d'a-ir.
En plus de la, zone froide qui durcit et sèche automatiquement les particules et em pêche ainsi leur adhérence aux parois de la chambre de séchage, on a prévu des moyens mécaniques en forme d'un balayeur 77 com portant une tige 78 ayant à son extrémité inférieure en 79 une partie coudée et qui est articulée en 80 sur un support à joint uni versel 81 monté dans un coussinet sur une traverse 82.
La tige 78 s'étend obliquement parallèlement à la paroi convergente de la chambre de séchage et est espacée,de celle-ci et recourbée verticalement à son extrémité supérieure en 88, où elle est suspendue par une chaîne 84 reliée à un collet 85 monté dans un palier approprié sur la douille 50.
Une aillette cunéiforme 86 est fixée longi- tudinalement sur cette tige en formant saillie en .direction radiale vers l'extérieur et étant agencée pour être saisie par le tourbillon d'air de façon que tout le balayeur est con- tiuellement maintenu en mouvement tout au tour de la paroi de la chambre de séchage.
Comme représenté particulièrement à la fig. 2, des bouts de chaîne 87 sont reliés à l'ailette 86 afin !de balayer ,ladite paroi de manière plus efficace et pour enlever toute particule qui pourrait y adhérer.
Cette construction comprenant le support à joint universel sur lequel le balayeur est articulé et les moyens de suspension pour la tige du balayeur assure au balayeur un mouvement rapide et uniforme lorsque l'ap pareil est en marche !de façon que le net toyage et la. stérilisation de la chambre de scicha.ge se trouvent facilités, le balayeur pouvant être tourné et courbé dans toutes les directions.
Le tourbillon d'air provoque une rota tion -du balayeur -de façon à traîner les bouts de chaîne le long -des fanes des parois convergentes pour enlever tout dépôt sur celles-ci et :laisser tomber .les dépôts dans la partie de décharge au fond,de la chambre.
Pour l'observation des regards 84 et 89 sont prévus flans les conduits .d'échappement 51 et 31 et à d'autres :buts sert un trou d'homme 90. Des thermomètres enregis- treurs peuvent également être prévus pour relever les températures pendant les diffé rentes périodes de traitement.
l'aide de la description précédente, on comprendra facilement le fonctionne ment efficace,de l'installation de dessiccation pour créer un courant d'air afin de le dé livrer dans un espace limité en forme d'un cyclone avec un mouvement .descendant, et de retour ascendant rapides pour obtenir une poudre comme produit fini d'un liquide ou d'une substance contenant un liquide.