Procédé pour la fabrication de filaments artificiels. Le brevet principal a montré l'avantage que présente, dans la filature à sec de la soie artificielle, l'abaissement de la tempéra- Cure de la région des filières.
Entre autres modes de réalisation de cet abaissement de température, on a indiqué que l'atmosphère de séchage pouvait être introduite en totalité ou en partie par la région des filières, cette atmosphère étant ensuite chauffée ou non dans toute région de la cellule convenable au séchage.
Il était également proposé de recourir, dans le même but, à un refroidissement du fluide à filer, soit avant son arrivée aux filières, soit au voisinage immédiat de celles-ci.
D'autre part, il a été exposé par la de manderesse dans son brevet n 116121 que pour obtenir des filaments ne présentant pas d'effet de scintillement, il fallait réaliser un apport de chaleur aux filières, variable avec les conditions de la filature, ce qui pouvait se faire, en particulier, en chauffant la solution à filer.
II en résulte que l'application du brevet principal consistant à refroidir par des moyens variés la région des filières, conduit, d'une faon générale, à l'obtention de fils présen tant l'effet de scintillement.
La présente addition a pour but de pré parer, par filature à sec de dérivés cellulosiques dans des solvants volatils, des filaments ne présentant pas l'effet de scintillement, et cela tout en introduisant l'atmosphère de séchage froide prés de la région des filières, comme prévu au brevet principal.
Pour cela, concurremment avec cette in troduction d'atmosphère froide dans la région des filières, on chauffe la solution de filature préalablement à son expulsion par les filières.
Par ce procédé, on a à la fois les avan tages inhérents à l'abaissement de la tempé rature dans la zone de naissance des fils, avantages pour la stabilité de la filature et les qualités de résistance des fils obtenus, et on évite et) même temps, de produire des fils scintillants, grâce à l'obtention d'une section à contours arrondis ou étoilés au lieu d'une coupe aplatie. Ce résultat est remarquable, car il pouvait paraître contradictoire de réaliser en même temps ce chauffage et ce refroidissement; mais cette contradiction n'est qu'apparente, et en fait, le chauffage de la solution à filer, d'une part, et le refroidissement de l'atmos phère qui entoure la zone de naissance des fils, d'autre part, sont deux opérations indépen dantes dont les avantages propres jouent chacun pour leur compte et ne s'annulent pas.
Le chauffage de la solution à filer peut se faire selon les règles qui ont été indiquées dans le brevet n 116121; quant à l'atmos phère froide introduite vers les filières, elle circule dans la cellule dans le sens du mou vement des fils, soit qu'elle les accompagne jusqu'au voisinage de leur sortie de la cellule, soit qu'elle soit extraite en une région inter médiaire de la cellule.
La cellule est chauffée à température conve nable pour le séchage, ce chauffage pouvant, en particulier, n'être réalisé qu'à partir d'une certaine distance au delà de la région des filières, comme il est décrit dans le brevet principal.
A titre d'exemple, il est décrit ci-après l'application du procédé au cas d'une cellule d'un type analogue à celle décrite dans le brevet principal, le fluide à filer étant une solution d'acétate de cellulose dans l'acétone; il est bien entendu que cette application n'est donnée qu'à titre d'exemple non limitatif.
Le dessin annexé représente la coupe de la cellule par un plan passant par son axe. 1 est la cellule de filature, 2 une filière à orifices multiples; 3 un dispositif chauffant par lequel passe le collodion à filer avant d'être expulsé par la filière; 4, 4' sont des orifices par lesquels pénètre l'atmosphère admise dans la cellule qui peut être l'atmos phère ambiante de l'atelier, dont la tempéra ture est réglée par exemple à 20 C. Le dessin représente le cas d'un prélèvement direct de l'atmosphère de l'atelier. 5 est une double enveloppe dans laquelle circule un fluide chauffant pour le séchage complet des fils, cette double enveloppe n'entourant la cellule qu'à partir d'une certaine distance au delà des filières.
Bien entendu, les zones chauffées de la cellule sont soigneusement calorifugées pour éviter de chauffer l'atmosphère par rayon nement.
L'atmosphère est évacuée en 6 par exemple au moyen d'un ventilateur non représenté sur le dessin.
Les filaments sortent de la cellule en 7 et par leur orifice de sortie il pénètre dans la cellule une quantité d'atmosphère qui, si on le désire, peut être rendue extrêmement faible par rapport au débit de l'atmosphère qui pénètre par les orifices 4, 4'.
Il est important que les orifices 4, 4' soient placés de telle sorte que l'atmosphère froide pénétrant dans la cellule par ces ori fices sous l'effet de l'aspiration dont il vient d'être parlé, vienne agir effectivement sur la zone de naissance des filaments, ni trop en amont, pour ne pas refroidir inutilement le porte-filière, ni trop en aval, parce qu'elle ne jouerait plus alors intégralement le rôle qui lui est dévolu.
Si on travaille avec des débits gazeux assez élevés, on pourra donner aux orifices 4, 4' d'assez grandes dimensions, par exemple, on pourra répartir sur le pourtour de la cel lule, légèrement au-dessus de la zone de naissance des fils, quatre orifices de 2 à 3 cm de diamètre; le courant gazeux viendra baigner les filaments dès leur naissance et continuera à les accompagner jusqu'à la région où ce courant gazeux sera évacué.