CH138137A - Tube à rayons corpusculaires, notamment à rayons cathodiques. - Google Patents

Tube à rayons corpusculaires, notamment à rayons cathodiques.

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  Tube à rayons corpusculaires, notamment à rayons cathodiques.    La présente invention concerne un tube  à rayons corpusculaires, notamment à rayons  cathodiques, établi pour projeter les rayons  corpusculaires vers l'extérieur, c'est-à-dire à  travers les parois des tubes dans l'air am  biant, par exemple pour provoquer des réac  tions chimiques ou des effets     germicides    ou  de stérilisation.  



  Jusqu'à présent, les tubes à, rayons ca  thodiques ont été établis avec des fenêtres  métalliques pour la projection d'un flux  d'électrons dans l'air. Déjà en 1894, Lenard  a     pourvu    un tube à vide d'une petite fe  nêtre en feuille d'aluminium extrêmement  mince contre laquelle les rayons cathodiques  furent projetés avec une vitesse suffisante  pour la traverser complètement et pour en  gendrer à. une distance de quelques milli  mètres une phosphorescence dans l'air. A  cause de la vélocité insuffisante des élec  trons et de la faible quantité que ce tube  permettait     di'en    obtenir, son emploi resta 1i-    mité aux laboratoires.

   Plus récemment tou  tefois, des perfectionnement ont été apportés  au tube à rayons cathodiques par 0.     Disen-          hut    (Dissertations de Heidelberg, Mai 1921),  Kruger et     Utesch        (Ann.    d.     Phys.,   <B>1925,</B>     pp.          113-156)    et W. D Coolidge (brevet anglais       n     251635) .et d'autres.

   Dans le brevet qu'on  vient de citer en     dernier    lieu, on a décrit  un tube à rayons cathodiques du type à, ca  thode chaude muni d'une fenêtre métalli  que, mais pouvant travailler avec quelques  cent mille volts de façon que la force de péné  tration des rayons cathodiques se trouve de  beaucoup multipliée.  



  D'une manière générale, il faut que la  fenêtre métallique par laquelle les rayons  cathodiques sont projetés dans ces tubes, soit  excessivement mince.     Coolidge    mentionne  dans ledit brevet anglais une feuille de mo  lybdène     d'une    épaisseur de 0,0075 mm et Le  nard employa une fenêtre de feuille d'alumi  nium d'une épaisseur de 0,0025 mm seule-      ment.

   Une feuille de métal de cette épaisseur  est extrêmement fragile et si elle a une sur  face     quelque    peu appréciable, il faut qu'elle  soit supportée par une     monture    métallique  plus solide dans laquelle il faux fixer la  feuille d'une manière étanche et qui doit être  fixée à son     tour    dans la partie en verre de  l'enveloppe également de manière étanche.  



  On a éprouvé des difficultés considérables  en produisant des fenêtre métalliques de cette       nature    et leur procédé de fabrication est  coûteux et compliqué, ce qui a rendu ces  appareils trop chers et a retardé leur em  ploi dans bien des cas où l'effet favorable  des rayons cathodiques pourrait être utilisé.  Par suite de la grande masse de métal dont  l'anode est formée, une     dégazéification    com  plète du     tube    est extrêmement difficile et  il était nécessaire de conserver une     connexion     de pompage pour l'appareil ou de prévoir un  tube à absorption contenant du charbon de  bois, lequel est immergé pendant le fonc  tionnement dans de l'air liquide.  



  D'après la présente     invention,    le tube à  rayons corpusculaires comporte     une    fenêtre  consistant en une matière vitreuse d'une  épaisseur ne dépassant pas quelques milliè  mes de centimètre.  



  La perte d'énergie de rayons cathodiques  en passant à travers une matière croît en  proportion de la racine carrée de la densité de  la matière et de la racine carrée de son  épaisseur. Afin d'obtenir une fenêtre aussi  mince que nécessaire avec une résistance mé  canique suffisante pour résister à la diffé  rence de pression entre l'intérieur et l'exté  rieur de l'enveloppe, il a été jugé nécessaire  jusqu'à présent d'employer des fenêtres mé  talliques. On a considéré le molybdène comme  le métal se prêtant le mieux à cet emploi  grâce à sa ductilité et à sa limite d'élasticité  élevée.

   La densité du molybdène est toute  fois assez élevée de façon que l'énergie per  due par suite du passage des rayons catho  diques à travers la fenêtre est relativement  grande.     L'aluminium    a une densité beau  coup moins     grande    et la perte d'énergie dans    celui-ci est de beaucoup inférieure à celle  dans le molybdène, mais la solidité de l'alu  minium est faible et il est nécessaire d'em  ployer des feuilles plus épaisses. En outre,  l'aluminium ne se joint pas facilement au  verre ou à d'autres métaux et augmente la  difficulté de produire des conditions d'étan  chéité dans le tube.  



  On a cependant trouvé que les rayons ca  thodiques peuvent être transmis directe  ment à travers la paroi en verre du tube. Le  verre ordinaire employé pour l'enveloppe de  tubes à haute tension, tels que des tubes à  rayons X, a ordinairement une épaisseur  d'environ 1 mm, afin d'obtenir la solidité  nécessaire pour résister à la manipulation et  pour supporter la monture lourde des élec  trodes. Au voltage ordinairement employé  dans les tubes à rayons X, à savoir un vol  tage allant jusqu'à quelques cent mille  volts, un verre de     cette    épaisseur est opaque  aux rayons cathodiques.  



  La présente invention est basée sur la dé  couverte que certaines parties de l'enveloppe  peuvent être faites d'une épaisseur extrême  ment mince, de l'ordre de 0,00625 mm, si  elles sont convenablement formées et proté  gées, tout en conservant une solidité suffi  sante pour résister à la pression atmosphéri  que. De petites fenêtres peuvent être faites  avec une épaisseur de 0,0025 mm. Une fe  nêtre de cette épaisseur transmettra des  rayons cathodiques avec une très faible     perte     d'énergie, par ce que, à un voltage donné,  les rayons cathodiques pénètrent à travers  un verre d'une épaisseur environ trois fois  plus grande que l'épaisseur de molybdène  par suite de la différence de densité.  



       L'absorption    d'énergie par l'enveloppe ou  la fenêtre du tube varie avec le voltage et di  minue avec une augmentation du voltage.  Ainsi par exemple avec une fenêtre en verre  d'une épaisseur d'environ 0,00625 mm, il  faut un potentiel d'environ 26.000 volts entre  l'anode et la cathode pour obliger la     plupart     des rayons cathodiques à pénétrer à     travers     la fenêtre. A ce voltage, toute l'énergie des  électrons est absorbée par le verre, lequel           s"échauffe        en.    conséquence rapidement. Lors  que toutefois le voltage appliqué entre les  électrodes     augmente,    la perte d'énergie dans  la fenêtre en verre diminue très rapidement.

    Avec     une    vélocité des électrons correspon  dant à 60.000 volts, la fenêtre de 0,00625  mm d'épaisseur transmettra les électrons  avec une vélocité émergente correspondant à  54.000 volts, la perte dans la fenêtre cor  respondant donc seulement à environ 6.000  volts.     Ainsi,    par- exemple, un verre de la  même épaisseur n'absorbera qu'environ 3.000  volts avec un     potentiel    imprimé de 100.000  volts.

       Cette        réduction    en perte d'énergie dans  le verre à des voltages supérieurs provoque  une     réduction    correspondante de l'effet de  chauffage du verre et contrairement au ré  sultat auquel il faudrait s'attendre, il est  possible de soumettre cette fenêtre continuel  lement à des rayons cathodiques à ces volta  ges plus élevés pendant des périodes de temps  considérables sans destruction du verre.  



  Afin de maintenir l'effet de chauffage  des rayons cathodiques sur leur passage à  travers le verre à une faible valeur, il est  important qu'ils frappent le verre sensible  ment perpendiculairement à sa surface,     c'est-          à-dire    à un angle ne dépassant pas 30 de  grés par     rapport    à l'incidence perpendicu  laire,     attendu    que la mesure d'absorption  d'énergie du verre augmente rapidement avec  l'épaisseur de celui-ci; par exemple, avec une  épaisseur de 0,025 mm, le voltage critique  nécessaire pour traverser tout justement le  verre est d'environ de 52.000 volts.  



  Comme la perte d'énergie dans le verre  diminue aux voltages plus élevés, il est pos  sible d'employer des fenêtres plus épaisses  dans les tubes à voltage plus élevé sans  augmenter matériellement la perte d'énergie  dans le verre. Ainsi, pour une épaisseur de  0,025 mm, l'absorption d'énergie dans le  verre à des potentiels de 100.000 volts entre  les électrodes correspond à une     diminution     d'environ 16.000 volts entre les électrodes, et  à 200.000 volts, il n'y a qu'une perte d'é  nergie correspondant à une     diminution    d'en  viron 8.000 volts entre les électrodes.

      La fenêtre servant de passage aux rayons  cathodiques peut être établie en ramenant  vers l'intérieur ou en soufflant vers l'exté  rieur une     portion    restreinte de l'enveloppe  pour former une partie en bulbe. La fenêtre  obtenue par     ramenage    vers l'intérieur peut  être faite plus mince, pour la même solidité,  que la fenêtre obtenue par soufflage vers  l'extérieur, attendu que dans le premier cas,  la pression atmosphérique exerce un effet  de tension au lieu d'un effet de fléchisse  ment. Le bulbe obtenu par     ramenage    vers  l'intérieur a cet autre avantage d'être protégé  par la     partie    solide     entourante    de l'enveloppe.

    L'avantage principal de la fenêtre obtenue  par soufflage vers l'extérieur est qu'elle peut  être amenée plus près de la matière qui doit  être traitée.  



  Les rayons     cathodiques    peuvent être tirés  de la cathode par une anode maintenue à  un potentiel élevé et ayant une ouverture par  laquelle les électrons passent avec une vélo  cité élevée. Cette ouverture est disposée en  face de la fenêtre bulbeuse, de telle manière  et devrait avoir une grandeur telle que les  électrons qui en émanent heurtent la fenêtre  sensiblement perpendiculairement à sa sur  face.  



  Si on le désire, la surface intérieure de la     fe-          nêtrepeut    être recouverte d'une pellicule métal  lique excessivement mince reliée électrique  ment à l'anode de façon à empêcher l'accu  mulation d'une charge négative sur la fe  nêtre et le danger de décharges entre la fe  nêtre en verre et l'anode à charge positive  élevée. Ceci n'est cependant pas     nécessaire     dans la plupart des cas,     attendu    que l'ioni  sation intense produite par les rayons permet  à cette charge de s'écouler.  



  Après avoir traversé la fenêtre, le flux  cathodique est dispersé par le choc avec les  molécules de gaz dans l'air. Ces électrons  déviés peuvent bombarder la surface exté  rieure de la fenêtre bulbeuse, dans le cas  d'une fenêtre obtenue par     ramenage    vers  l'intérieur, en provoquant un échauffement  indésirable et un danger de destruction de la  fenêtre si le fonctionnement du tube dure      longtemps. Cet échauffement peut être ré  duit en recouvrant l'extérieur des parois la  térales de la fenêtre bulbeuse     d'une    matière  protectrice d'une épaisseur telle que les  électrons 'n'y pénètrent pas facilement jus  qu'au verre. Dans ce but on peut appliquer       -une    couche -de     ,gomme-laque    au verre.

   Cette  couche protectrice sert aussi à renforcer mé  caniquement le bulbe de verre extrêmement  mince.  



  Des formes d'exécution de l'objet de l'in  vention sont représentées, à titre d'exemple,  au dessin annexé, dans lequel:  La     fig.    1 montre en     élévation,    partie en  coupe, une première forme d'exécution d'un  tube à rayons cathodiques;  La     fig.    2 est une vue fragmentaire simi  laire à - la     fig.    1     d'une    autre forme d'exécu  tion avec une variante d'anode;  La     fig.    3 est une coupe d'une autre forme       d'exécution    de fenêtre.  



  Le tube représenté à la     fig.    1 comporte  une enveloppe en verre 1 ayant une paroi  relativement épaisse et contenant une ca  thode     filamentaire    2 et une anode 3. L'extré  mité de cathode 4 du tube a une tige de  verre rentrante 5 se terminant en un socle  6 dans lequel sont scellés par fusion les fils  d'amenée 7 de la cathode.  



  L'enveloppe peut être composée de tout  verre approprié, tel que du verre pyrex ou  à chaux, mais de préférence d'un verre plus  opaque aux rayons X qui peuvent être en  gendTés dans le tube, tel que du verre de  plomb ou du verre de borosilicate connu  dans le commerce sous la désignation 702-P.  Les fils d'amenée, lorsqu'on emploie du verre  702-P, peuvent être en tungstène ou en     mo-          lybdène.     



  La cathode 2 peut être établie en toute       matière    appropriée     émettrice    d'électrons, mais  est faite de     préférence    en tungstène ou en  tantale, en forme d'une bobine montée dans  une coupe à foyer 8, comme il est d'usage  dans les tubes à rayons X.  



  Un tube-écran protecteur électrostatique  9 entoure la cathode et protège l'endroit de  scellement contre des percements. Il empê-         che    aussi l'émission par points de la ca  thode. Ce tube protecteur peut être établi  en forme d'un tube métallique fendu, en  nickel, métal     monel,    ferrochrome ou autre  métal, et est maintenu en place par frotte  ment sur la tige rentrante 5. Il va de soi  que d'autres méthodes pour le supporter peu  vent être employées.  



  L'anode consiste en un tube 10, de pré  férence en cuivre, et est pourvue d'un fil  d'amenée 11 scellé de façon étanche en 12  dans la paroi de l'enveloppe. Elle est sup  portée dans l'enveloppe par un collier fendu  13 en ferrochrome ou autre métal appro  prié, qui est emmanché dans l'enveloppe de  verre et est fixé à- l'anode de toute manière  appropriée, par exemple par des chevilles,  par des     vis,    par frottement ou par soudure.  L'axe du tube anodique 10 est en alignement  avec l'axe du flux d'électrons émanant de la  cathode de façon que les électrons tirés par  l'anode la traversent et soient projetés con  tre la fenêtre 14. L'anode tubulaire sert  aussi d'écran protecteur pour empêcher les  électrons de venir heurter des portions indé  sirables de l'enveloppe.

   A cet effet, l'extré  mité 15 du tube anodique 10 est évasée.  



  Le diamètre de la partie 16 de l'enveloppe  1 près de l'anode est réduit à l'endroit où la  fenêtre est formée. De préférence, la fenêtre  est formée dans l'extrémité fermée     d'une    pe  tite portion de tube rentrante qui est fixée  par fusion à la partie 16 de l'enveloppe. En  formant la fenêtre, on n'a qu'à chauffer  l'extrémité fermée de ladite portion de tube,  par exemple au chalumeau, et de provoquer  une aspiration à l'intérieur de l'enveloppe  de façon que le verre plastique soit attiré  vers l'intérieur, l'aspiration et le chauffage  étant     continués    jusqu'à ce qu'on ait obtenu  la grandeur et l'épaisseur nécessaires de la  partie en bulbe.  



  Comme la partie centrale de l'extrémité  fermé du tube est chauffée à la tempéra  ture la plus élevée, elle devient la partie  la plus mince du bulbe, l'épaisseur des pa  rois de celle-ci augmentant graduellement à  partir de cette partie centrale vers le bord      extérieur de la portion en bulbe où il y a  le joint avec l'extrémité de la partie tubu  laire 16 de l'enveloppe. L'extrémité bulbeuse  de l'enveloppe se trouve ainsi renforcée, tan  dis que la partie centrale, par laquelle  passent les rayons cathodiques, peut être très  faible.  



  La fenêtre du bulbe peut être réduite  en outre à l'épaisseur désirée par corrosion  avec une faible     solution    d'acide fluorhydri  que. Une méthode commode pour déterminer  l'épaisseur de la fenêtre est celle qui est  basée sur l'emploi du voltage nécessaire pour  faire passer les rayons cathodiques par la  fenêtre en verre.

   Ainsi, si la fenêtre est     re-          couverte    d'un côté d'une matière qui de  vient fluorescente par des rayons cathodi  ques et que son côté opposé soit placé en  face de la fenêtre d'un tube à rayons     cathodi-          quE    s, le voltage requis entre les électrodes  du     tube    pour provoquer la fluorescence du  revêtement de la fenêtre donne une mesure  pour l'épaisseur du verre.  



  L'extrémité extérieure 17 de l'enveloppe  peut être élargie afin de s'adapter à l'éten  due de la portion bulbeuse 14 qui est d'un  diamètre un peu plus grand que     l'ouverture     18 de l'anode tubulaire 3 de façon que  toutes les parties de la fenêtre en face de  l'ouverture 18 soient situées sensiblement  perpendiculairement à la direction de passage  des rayons cathodiques et que par consé  quent l'épaisseur du verre traversée par les  électrons soit sensiblement uniforme.

   Si les  électrons pouvaient heurter le verre     oblique-          ment    à la surface de la partie bulbeuse, la  perte d'énergie se produisant dans l'épais  seur plus grande du verre provoquerait un  échauffement indésirable avec risque de des  truction de la fenêtre ou limiterait la pé  riode de travail du tube.  



  La fenêtre 14 devrait être composée     d'un     verre solide résistant à la chaleur et ayant  une faible densité,.tel que du verre pyrex,  bien qu'on puisse utiliser d'autres verres, du  quartz ou de la porcelaine non poreuse ou  une autre matière quelconque de ce genre    étant englobée dans la désignation de  ma  tière vitreuse .  



  Dans la forme d'exécution suivant la       fig.    2, l'anode tubulaire 3 est rem  placée par une anode en forme de coupe  19 avec une ouverture 20 par laquelle passent  les rayons cathodiques. L'anode est supportée  par une douille 21 s'engageant dans la pa  roi intérieure de l'enveloppe. La surface in  térieure de la fenêtre 14 peut être revêtue  d'une pellicule excessivement mince de ma  tière conductrice 22 qui est reliée électrique  ment à l'anode 19 de façon qu'une accumu  lation de charge     négative    sur la fenêtre par  suite de choc d'électrons sur elle soit em  pêchée. Si une. pareille charge négative pou  vait s'y accumuler, elle pourrait provoquer  une décharge vers l'anode et par consé  quent une destruction de la fenêtre.  



  L'extérieur de la partie bulbeuse 14, à  l'exception de l'extrémité intérieure par la  quelle passent les électrons, est recouvert  d'une matière de renforcement et de protec  tion 23 pour empêcher tout échauffement  inadmissible du verre par des électrons de  dispersion déviés contre cette partie.  



  Dans la     fig.    3, la fenêtre bulbeuse 24 est  formée vers l'extérieur des parois latérales  de l'enveloppe. Cette forme, bien qu'elle ne  soit pas aussi solide que la fenêtre ramenée  vers l'intérieur, est satisfaisante pour des  tubes à haute tension dans lesquels on peut  employer des fenêtres plus épaisses. Elle  présente l'avantage que la fenêtre peut être  rapprochée davantage de la matière à trai  ter et être soumise à un bombardement plus  faible par déviation d'électrons dans l'air.  



  Un manchon protecteur 25 entoure la fe  nêtre bulbeuse et la protège contre des chocs  mécaniques. Ce protecteur peut être com  posé de verre ou d'une autre matière appro  priée, telle que du métal, de la fibre, de la  bakélite, etc.  



  Les électrodes devraient être complète  ment dégazées ou libérées de gaz comme c'est  en général le cas dans la pratique des     tubes     à rayons X. Cette expulsion de gaz peut  être réalisée en chauffant les parties métal-           liques    des électrodes jusqu'au rouge dans un  four à vide avant leur assemblage dans l'en  veloppe en vue d'effectuer l'expulsion de la  majeure partie des gaz enfermés dans les  électrodes.  



  Après l'assemblage, les électrodes et par  ties associées sont fixées dans le     tube    par  fusion, un     vide    élevé est créé dans celui-ci  au moyen d'une pompe à     vide    et une expul  sion finale de gaz hors des électrodes est  effectuée par un bombardement électronique  et un chauffage par induction à haute fré  quence, pendant que le tube est     raccordt@    à  la pompe vide. Après cette expulsion de gaz  finale, le tube peut être détaché de la pompe  par fusionnement et grâce à la masse de  métal relativement faible dans celui-ci,  le vide y est conservé sans l'emploi de ma  tière d'absorption de gaz dans le tube et  sans l'emploi d'air liquide.  



  Si on le désire, un gaz monoatomique  d'une faible pression de 1 à 10 microns, tel  que du néon, peut être-introduit dans l'en  veloppe.  



  L'invention a été décrite en particulier  en connexion avec un tube à rayons cathodi  ques ou à ions négatifs, mais il va de soi  que l'invention s'applique également à un  tube à ions positifs.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Tube à rayons corpusculaires no tamment à rayons cathodiques établi pour projeter les rayons corpusculaires vers l'extérieur, caractérisé par une fenêtre consistant en une matière vitreuse d'une épaisseur ne dépassant pas quelques mil lièmes de centimètre, à travers laquelle peu vent passer les rayons corpusculaires à une vitesse élevée. SOUS-REVENDICATIONS: 1 Tube suivant la revendication, caractérisé en ce que la fenêtre est constituée par la portion bombée centrale d'une partie con formée en bulbe de l'enveloppe du tube.
    2 Tube suivant la revendication et la sous- revendication 1, caractérisée par un pro tecteur pour protéger la fenêtre contre des chocs mécaniques. 3 Tube suivant la revendication et la sous- revendication 1, caractérisé en ce que la partie en bulbe de l'enveloppe est du type rentrant. 4 Tube suivant la revendication, caractérisé par une mince couche conductrice prévue sur la surface intérieure de la fenêtre et reliée électriquement à l'anode. 5 Tube suivant la revendication, caractérisé par des moyens de protection à l'extérieur de la fenêtre pour la protéger contre des électrons de dispersion.
CH138137D 1928-04-23 1929-04-22 Tube à rayons corpusculaires, notamment à rayons cathodiques. CH138137A (fr)

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