Dispositif d'appel du fil dans les moulins à tordre la soie et autres textiles. L'invention a pour objet un dispositif d'appel du fil dans les moulins à tordre la soie et autres textiles.
Ces moulins comportent des broches qui tournent à grande vitesse pour tordre un textile, et des bobines destinées à recueillir ce textile tordu.
Il est essentiel que la vitesse linéaire du fil soit exactement adaptée à la vitesse angu laire de la broche, puisque la torsion dépend du rapport de ces deux vitesses. Ceci a été obtenu précédemment en entraînant toutes les broches d'une même rangée par une seule courroie frictionnant avec elles, et toutes les bobines par des cylindres de friction clavetés sur un même arbre, les vitesses relatives de ces deux commandes étant réglées par des engrenages ou autres organes.
Cette disposition présente deux inconvé nients: 1 A supposer la réalisation mécanique parfaite, la torsion est la même pour tous les éléments d'un même moulin. Ce fait peut présenter de graves dés agréments A. Si l'industriel doit tordre seulement une petite quantité de fils à une torsion qui n'est pas celle habituelle, il doit avec les moulins existants immobiliser un métier pour travailler par exemple avec la moitié ou le tiers des broches seulement.
Pour fixer les idées, s'il a 50 bobines à préparer et que son moulin comporte 100 broches, il devra travailler avec 50 broches vides qu'il ne pourra utiliser pour un autre travail.
B. Quand un travail. arrive à sa fin, le même désagrément se produit. Ainsi sur une commande de 550 bobines, s'il en reste en core 50 à préparer, la situation est la même que celle indiquée ci-dessus.
2 Pour que la torsion obtenue soit bien constante, il faut que l'entraînement des broches se fasse sans patinage, ce qui est, mécaniquement, très difficile à obtenir avec des commandes à friction même très bien entretenues. Il suffit d'un excès d'huile, d'une usure irrégulière d'un palier, d'un balourd dans la bobine portée par la broche, pour que le nombre de tours de celle-ci s'abaisse 'considérablement. Quant à commander la broche par une multiplication à engrenages, on n'y peut guère songer pratiquement.
On évite ces deux inconvénients au moyen du dispositif objet de l'invention, qui est caractérisé en ce que chaque bobine d'appel est commandée individuellement par la broche correspondante au moyen d'une démultipli cation. Le dessin ci-joint montre, schématique ment et à titre d'exemple, une forme d'exé cution de ce dispositif.
La broche 1 qui porte la bobine 2 est entraînée par la courroie sans fin 3 usuelle, le fil 4 est enroulé sur une bobine 5 en traînée par un cylindre de friction 6 qui, agissant sur la masse du fil elle-même, as sure une vitesse linéaire égale à sa propre vitesse périphérique.
Le cylindre 6 est entraîné par la broche elle-même. Celle-ci porte dans ce but une vis sans fin 7 agissant sur une roue 8 qui est solidaire d'un pignon 9 commandant une roue 10 qui entraîne à son tour une poulie 11. Celle-ci, par le ruban sans fin 12, com mande une poulie 13 solidaire du cylindre 6. Un tendeur 14 assure une tension suffisante du ruban 12. Le réglage de la torsion s'obtient en changeant le pignon 9. Pour permettre cette dernière opération, l'axe 15 de la roue 10 est fixé et est réglable en position dans une rainure 16 d'un bras 17 solidaire d'un carter 18 dans lequel est enfermée la vis sans fin.
La torsion est rigoureusement indépen dante des variations de vitesse accidentelles de la broche.
Le mouvement du guide-fil 19 reste, de préférence, commandé par le mécanisme unique usuel. Mais il est entendu què les formes d'exécution du dispositif décrit pour raient varier, ainsi l'on pourrait utiliser d'autres organes de démultiplication et d'au tres faqons de faire varier le rapport des vitesses.
Dans tous les cas, si le dispositif objet de l'invention n'empêche pas que des varia tions de vitesse de la broche puissent se produire, ces variations sont sans inconvé nient, car la bobine d'appel étant solidaire de la broche, subit des variations de vitesse proportionnelles. Ainsi si une broche doit tourner normalement à 12,000 tours et ne tourne qu'à 6000 par suite du patinage, avec un moulin connu, la bobine d'appel continue à tourner à la même vitesse, la torsion est réduite de moitié; avec le dispositif objet de l'invention, la bobine tourne deux fois moins vite quand la broche ralentit de 12,000 à 6000 tours, de telle sorte que la torsion reste la même.