Métier à tisser circulaire. L'invention a. pour objet un métier à tis ser circulaire, à fils die chaîne disposés sen siblement suivant des rayons d'un même cercle, et plus spécialement prévu pour l'ob tention de gaines de tissu.
Il est caractérisé par un mécanisme sé lecteur de fils de chaîne prévu pour imprimer aux fils un déplacement réduit, bien infé rieur à la hauteur des navettes, celles-ci :étant munies de cames d'écartement qui achèvent le mouvement de montée ou de descente des fils, de chaîne.
Le dessin ci-joint montre, à titre d'exem ple, plusieurs formes -d'exécution de ce mé tier.
Fig. 1 montre un métier, de côté, en coupe par un plan passant par l'axe; Fig. 2 est une vue en coupe suivant A--A, B-B, fig. 1, avec .suppression de cer taines parties pour la commodité des expli- cations; F'.ig. â est une vue générale en plan des navettes et des bobines de fils de chaine avec les pièces accessoires;
Fig. 4 montre très schématiquement l'a.c- tionnement d'une navette; Fig. 5 montre en coupe un galet moteur et sa commande par friction. Cette figure reproduit à grande échelle la portion corres pondante de fig. 1; ri ig. 6 est une vue de détail suivant C-C, fig. 5;
Fig. 7 indique schématiquement l'entra.î- nement des navettes, le rôle de -galets portés par celles-ci et le fonctionnement de la sé lection des fils de chaîne; Fig. 8 reproduit à plus grande échelle une coupe d'une navette sur un chemin de glissement; Fig. 9 reproduit à grande échelle une vue en plan d'une navette; Fig. 14 est la vue en élévation corres pondante;
Fig. 11 montre un mécanisme auto-sélec- teur de chaîne adapté aux navettes; F'ig. 12 indique schématiquement un sé lecteur à billes supposé appliqué en fig. 1 et 2; Fig. 13 reproduit à grande échelle la vue en coupe radiale du mécanisme sélecteur; Fig. 14 montre le mécanisme vu de côté, les pièces étant supposées coupées suivant un cylindre pour laisser voir les billes;
Fig. 15 indique une variante à deux fils de chaîne :jointifs; Fig. 16 montre un dispositif sélecteur clans lequel une came agit directement sur les fils de chaîne; Fig. 17 en est une coupe suivant D-D, fig. 16; Fig. 18 montre- un dispositif sélecteur électromagnétique; Fig. 19 en est une vue en coupe suivant E-E montrant également un schéma -du mé canisme de @conta,et; Fig. 20 est une vue en plan d'un carton de commande des contacts;
Fie: 21 reproduit en plan à grande échelle une bobine de fil de chaîne avec un frein et un compensateur correspondants; Fig. 22 est une vue en élévation du frein et du compensateur; Fig. 23 reproduit à grande échelle la coupe d'un guide et de la partie inférieure d'une busette; Fig. 24 montre schématiquement le tra vail du métier représenté; Fig. 25 est une vue de détail en plan et ,à grande échelle de la portion d'une na- vette-comportant; un casse-fil et de la portion d'un chemin de glissement comportant un cli quet commandant un débrayage;
Fit-Z. 26 en est une vue en coupe suivant F-F, fig. 25; Fig. 27 montre l'actionnement du dé brayage par le cliquet; Fig. 28 est une vue partielle en plan d'une poulie d'entraînement du fil et d'un râteau de réglage; Fig. 29 est une vue clé face correspon dante destinée à montre des organes omis en fig. 2; Fig, 30 indique le travail réalisé par une busette dentelée; Fig. 31 indique un dispositif de busette pour réaliser un tube tissé;
Fig. 32 montre un dispositif pour réaliser un tissage sur un tube caoutchouc; Fig. 33 montre la réalisation d'un ruban de fils parallèles isolés; Fig. 34 et 35 montrent un chariot pour la manutention de tambours.
Le métier comporte un bâti formé de deux jambes 1 réunies par des entretoises et supportant, par l'intermédiaire d'une pla que d'assise 2 comportant un évidement cir culaire, un carter monobloc 3 qui renferme tout le mécanisme, cette disposition assurant une grande rigidité à l'ensemble.
La poulie de commande 4, fig. 2, entraîne l'arbre moteur 5 porté par le bâti et entraî nant, par un accouplement élastique 6, un arbre 7 du carter, qui porte un engrenage hélicoïdal 8 commandant un engrenage 9 correspondant calé sur une partie mobile 10 servant à l'entraînement des navettes. L'arbre 7 porte encore une vis sans fin 11 entraînant une roue 12 calée sur un arbre 13 dont le rôle sera expliqué plus loin. L'arbre 7 se prolonge au delà du carter 3 et du bâti 1 pour venir porter un volant 11- de ma- noeuvre à main, muni d'un mécanisme de dé brayage centrifuge quelconque non repré senté.
Le carter 3 porte un axe central 15 fixe, bloqué à sa base par un emmanchement co nique avec écrou 16 et contre-écrou 17. L'axe 15 porte à sa partie supérieure une pièce 18 circulaire, bloquée par un écrou cy lindrique 19. Cette pièce 18 est en forme de champignon à bord relevé, ledit bord com portant des fentes radiales permettant le lo gement de chaque fil de chaîne à la posi tion basse. Cette pièce 18 porte encore à sa partie inférieure une ;couronne 20 conique destinée à la commande des arbres portant les galets 41 comme expliqué plus loin. La partie mobile 10 servant à l'entraîne ment des navettes est montée sur l'arbre cen tral fixe 15 par un roulement à billes 21, une bague 22 lisse et une butée à billes 23.
Cette partie 10 s'épanouit à son extrémité supérieure pour former un plateau 24 qui porte les galets 41 d'actionriement des na vettes. Le plateau 24 porte sur sa face infé rieure un tambour de frein 25. A l'intérieur de ce tambour et sur la face supérieure du carter 3 se trouvent deux mâchoires de frein 26 articulées, dont l'écartement est commandé par un mécanisme de genre connu quelcon que, actionné par un arbre 27 vertical.
Le mécanisme général d'entraînement comporte encore un embrayage à friction 28 interposé entre la poulie clé commande 4 et l'arbre 5. Cet embrayage est commandé par un secteur denté 29 calé sur un arbre ac tionné par un levier 30 de débrayage, qui est sans cesse rappelé à. la position débrayée par un ressort 31 et est maintenu à la posi tion embrayée par un mécanisme à cliquet non figuré sur les fig. 1 et 2, mais qui sera décrit ultérieurement en référence aux fig. 25 à 27.
L'arbre 27 se prolonge au-dessous du carter 3 pour porter un levier 32 auquel est attelée une bielle 33 attelée, d'autre part, au levier de débrayage 30, de telle sorte qu'en débrayant '_e métier, on actionne en même temps le frein pour arrêter les pièces dont le mouvement tend à, se continuer par inertie.
Le carter 3 reçoit à sa partie supérieure une couronne 34 pourvue de fentes radiales pour le logement des fils de chaîne, lesquelles fentes sont en regard des fentes correspon dantes du bord extérieur clé la pièce 18 fixe.
Cette couronne 34 porte une collerette 35 destinée à supporter le mécanisme sélec teur.
Les navettes, fig. 9 et 10, sont constituées par des secteurs 36 munis sur leurs parties courbées de patins de fibre 37 qui glissent dans des rainures appropriées de la pièce 18 et de la couronne 34. On aperçoit parti culièrement bien sur la fig. 8 les patins 37 logés dans leurs rainures de guidage. Cha que secteur 36 porte deux galets 39 et 40 tournant librement, dont les axes sont dis posés suivant clés rayons d'un même cer cle et qui sont destinés à la commande de la navette à travers la nappe inférieure.
La commande des navettes est assurée par des galets moteurs 41, portés par le pla teau 24, fig. 1 et 5. Ces galets sont portés par des arbres 42 munis de cônes de friction 43 qui viennent coopérer avec la couronne 20 conique.
Chaque arbre 42 est porté, d'une part, par un palier à rotule 44 placé près du galet 41, d'autre part, par un dé 45, fig. 5 et 6, pressé par un ressort 46.
Le galet 41 vient au contact du galet 40 de la navette correspondante, en arrière et au-dessous, fig 4 et 7. Comme le montre la fig. 4, le galet 41 pousse le galet 40, et, par suite, la navette, tout en le faisant tourner. Quand un fil 47 de la nappe inférieure des fils de chaîne se présente, il est pris entre les galets 40 et 41, puis passe au-dessus du galet 41 et retombe, libéré, en arrière de ce lui-ci. Si la vitesse du galet 41 est bien dé terminée, ce galet roule en quelque sorte sous les fils de chaîne sans les déplacer sen siblement dans le sens horizontal. D'autre .
part, le galet 40, lancé par le galet moteur 41, garde par inertie une vitesse angulaire sensiblement constante malgré les passages des fils de chaîne successifs qui interrom pent momentanément le contact des galets.
Pour éviter les vibrations, chaque galet 41 est muni d'une jante 48 en ,acier dur, re posant sur un anneau en caoutchouc 49 dis posé sur la périphérie du galet 41.
La disposition d'entraînement décrite présente l'avantage que la pression des fric tions est fonction de l'effort moteur néces saire. En effet, fig. 5 et 7, la réaction du ga let 40 sur le galet 41 tend à abaisser celui- ci et par suite à incliner l'arbre 42 grâce à la rotule du palier 44, ce qui a pour effet d'augmenter la pression du galet conique 43 sur la couronne 20. Tous les galets 39, 40 et 41 sont à jante arrondie, de façon à n'avoir qu'un point de contact les uns avec les autres, ce qui ré duit au minimum l'effort sur les fils de chaîne et supprime les arêtes, causes de rupture fréquente desdits fils.
Le secteur 36 constituant l'ossature de la ?navette, forme un boîtier pour recevoir la ca nette de trame 50, montée librement sur un arbre 51 vertical. La navette comporte un oeillet 52 de renvoi du fil de trame, une pla quette 53 portant un serre-fil 54 et un ceillet terminal 55. Elle est munie d'un casse-fil 56 qui sera décrit plus en détail ultérieurement. Le fil de trame 57 passe dans l'ceillet 52 dans le serre-fil 54, dans le casse-fil 56, puis dans l'#illet terminal 55 d'où il se rend au fond du pas.
La navette comporte enfin une came d'Pcartement 38 formée d'un simple fil d'a cier conformé comme le montre bien la fig. 10, et fixé par deux vis à - l'ossa ture 36.
La position neutre des fils de chaîne se trouve dans le plan passant par les points des cames 38. 'Si l'on .abaisse un fil 59 au- dessous de la position neutre d'une quanti -LA très petite, ce fil passe au-dessous de la came 38 de la première navette qui se présente. Au contraire, si l'on élève un fil tel que 60, ce fil passe au-dessus de la came 38 @de la pre mière navette qui se présente. Inversement Pou pourrait abaisser ou élever d'une quan tité très faible la pointe des cames<B>38.</B>
Le dispositif sélecteur à billes appliqué au métier, fig. 1 et 2, se compose d'une cou ronne périphérique de billes 67, logées dans une rainure circulaire prévue dans la colle rette 35 et un couvercle 6,8 la surmontant, fi-. 12, 13 et 14. Ces billes sont entraînées par deux roues à. empreintes 69 et 70 à une vitesse appropriée. D'autre part, le couvercle 68 comporte .des alésages verticaux,dans les quels sont susceptibles de coulisser des tiges 71 terminées à. leurs parties supérieures par dus barbins 72 dans lesquels passent les fils de chaîne. Ces tiges 71 tendent à être abais sées par des ressorts 73. Les billes 67 soulè- vent au passage les tiges 71 et les laissent retomber alternativement.
On réalise ainsi le déplacement élémentaire nécessaire pour la sélection. Suivant le nombre ;d'e billes et leur vitesse on pourra ainsi obtenir un ;grand nom bre d'armures.
Les fils de chaîne venant,des ,bobines pas sent dans des barbins fixes 75 qui -détermi nent le plan neutre à la hauteur des pointes des cames 38. Les roues 69 et 70 sont entraî nées d e façon très simple: l'une d'elles, la. roue 69, est calée sur un axe 76, fig. 3, qui se prolonge pour porter périphériquement une roue de chaîne 7 7 qu'on entraîne à partir de l'ir'are 7 par une chaîne et un pignon de chaîne.
Le pignon n'est pas représenté sur la fig. 2 pour .ne pas surcharger le dessin.<B>Il</B> ce trouverait normalement entre le bâti 1 et la roue 14.
Les fils de -chaîne 89 ne proviennent pas d'ensouples, mais -de simples bobines 100 por tées par des axes 101 fixés au bout de bras 102 disposés radialement .autour de la col lerette 35. Le fil de chaîne provenant des bo bines 100 passe dans un serre-fil 103 dont le détail est montré fig. 21 et 2,2 et qui est de construction bien connue, comportant une rondelle 104 fixe, une rondelle 105 mobile axialement,
un ressort 106 @de pression et un écrou moleté 107 ,de réglage. 8ous le serre- fil -est un ressort 108 dont l'extrémité libre forme un barbin 109. Le fil 89. au sortir du serre-fil 103, passe dans le barbin 109 et de là se rend au barbin 75 fixe. Le rôle du ressort 108 est d'assurer une tension constante du fil de chaîne nonobstant les mouvements - verti caux de la sélection. Le serre-fil 103 empêche que la tension ne fasse ,dérouler la bobine<B>100</B> et remplace avantageusement un frein de bo bine.
Le travail se fait dans la région -centrale du métier.
Un fil 1.10 à recouvrir provient d'un tam bour inférieur 111. T1 traverse ensuite un ale sage .axial prévu -dans l'arbre 15 central et dlébouche par une burette inférieure 113 dont le trou correspond .au .diamètre -du fil traité.
Au-dessus de ladite burette 113 i1 reçoit la gaine formée par tissage, puis traverse une busette 114 supérieure pour passer sur une poulie 115 d'appel d'où il descend pour s'en rouler sur un tambour 116. Comme le montre la fig. 23, le pas se ferme exactement à l'en trée de :la busette 114; -comme le montre 1a fig. 24, le serrage du fil de trame au fond du pas est ,déterminé par la tension même des fils -de trame.
La Ibusette 11.4, fi:g. 1 et 29, est suppor tée par un support 117 dont la. -position est réglable sur une petite colonnette 118 soli daire d'une entretoise 119 réunissant .deux bras recourbés 120 fixés sur l'entretoise cy lindrique 121 supérieure @du métier. Ladite busette 114 est échancrée à l'avant en<B>123</B> pour permettre à l'ouvrier de surveiller facile ment :le tissu -dès sa formation.
La poulie 115 d'appel tourne librement sur une entretoise 121, mais elle est mainte nue latéralement par les bras 120 eux- mêmes. Cette poulie est conique et :le fil y fait plusieurs tours, disposés die telle sorte que l'enroulement tende à se continuer en hé lice vers les grands diamètres du cône .de la poulie<B>115</B> et. l'on arrête cette tendance -par un petit râteau 124 -qui force le fil guipé provenant de la busette 114 à s'enrouler tou jours à la même hauteur sur le .cône.
Ce râ teau est réglable latéralement. L'entretoise 1.95 qui le porte est en effet fixée aux bras 1..20 par deux écrous à oreilles 1-26 traversant ,des fenêtres :allongées. Le réglage latéral du râteau 124 permet -de faire varier le diamètre sur lequel s'effectue l'enroulement du fil et, par suite, de régler la vitesse d'appel dudit fil.
La poulie 115 porte une denture 127 qui est entraînée par un pignon l2'8 calé sur un arbre 129 porté par le bâti. Cet arbre est à son tour .commandé par un arbre 130 vertical, au moyen d'un renvoi conique 131-L32; l'ar bre 130 est à son tour commandé par un arbre 133 horizontal, au moyen :d'un renvoi @coni- que 134-135. Cet arbre 133 est à son tour commandé par l'intermédiaire d'un .couple d'engrenages coniques par un arbre 122 logé dans le carter 3.
Cet arbre 122 est parallèle à l'arbre 13 qui est directement entraîné par l'arbre moteur 7. Ces -deux .arbres 13 et 12'2 sont reliés l'un à l'autre par un harnais d'en grenages, à la faQon bien connue. On :aper çoit en<B>136,</B> fig. 1, l'engrenage tournant li brement et reliant les roues respectivement ealées sur les arbres 13 et 12.2, cette dernière étant figurée en 137.
Par le @choix approprié des engrenages du harnais,,on peut toujours réaliser approxima- tivement la vitesse d'appel @désirée, le ré glage précis s'effectuant par le râteau 124, comme indiqué plus haut.
Les tambours 111 et 116, fig. 2, sont iden tiques et montés de façon semblable. Chacun d'eux est calé sur un axe 138 et parte deux fiasques 139 à moyeu entaillé à .demi. L'axe 13ô est percé à chaque extrémité. D'autre part, les supports @de rouleaux sont formés -d'un arbre 140 fixe, portant suivant un ;axe une aiguille 141 pressée par un ressort 143 qui l'engage dans le trou de l'axe 138 -du tam bour.
Sur l'axe 140 fixe, est susceptible de tourner un moyeur 144 également entaillé à demi pour correspondre au moyeu cde la flas que 139. L'axe 140 comporte à son .autre ex trémité une fente dans laquelle passe une goupille 145 fixée à ses extrémités à un man- @chon 146 de manoeuvre, muni de poignées 147 et traversant la queue -de l'aiguille 141.
L'axe 138 d'un tambour est maintenu par les .deux aiguilles 141 ,correspondantes et l'entraînement, au bien le freinage, est assuré par l'un des moyeux entaillés 144. Pour dé gager un tambour, il suffit de reculer les ai guilles 141 à l'encontre .des ressorts 143 par les poignées 147. Si .l'on dégage la goupille 145 de La .fenêtre ,de l'axe 140 et qu'on tourne d'un quart de tour les poignées 147 l'aiguille 141 reste effacée, ce qui permet la manoeuvre facile .du tambour.
Le tambour 111 est simplement freiné par unN carde 148 passant sur une poulie 149 so lidaire d'un des moyeux 144, et tendue par un ressort 150. Le tambour 116 est .au con traire entraîné par une @cord@e <B>151</B> passant sur une poulie 1.53 solidaire d'un moyeu 144 et sur une poulie 154 calée sur l'arbre 129: Pour la manoeuvre facile des tambours, on prévoit un chariot 155, fig. 34 et 35, muni de .deux bras 156 pouvant soulever les axes 13'8 des tambours lorsqu'on fait basculer le chariot autour de son essieu unique<B>157.</B>
Le casse-fil -des navettes est disposé comme suit, fig. 2@5 à 27: Le levier -de .débrayage 30, fig. 2, est calé sur un arbre 158, fig. 27, muni @d'une eou- ranne 159 avec dent de rochet unique<B>160.</B>
Le levier est sans cesse rappelé à aa position d'arrêt par les ressorts 31, fig. 2, mais il est susceptible d'être maintenu par un cliquet 161, fig. 27, .agissant sur la dent 1.60. Ce cliquet pivoté en 163, est lui-même rappelé à la position d'effacement par un ressort 164, mais il est susceptible d'être maintenu par un doigt 165 porté par un -ar bre 166 vertical qui, en se prolongeant vers le haut, fig. 26, ,aboutit contre la périphérie de -la couronne 34 entre deux entailles -de fils de chaîne.
Cet .arbre 166 se termine par une aiguille 1!67 -munie -d'une queue d'actionne- ment à main, en 168. A .la position en traits continus fig. 25, le doigt 165 retient le cliquet et le levier de débrayage est maintenu à la. position ode marche. A la position en traits mixtes, au contraire, le doiggt 165 libère le cliquet 161 et le levier<B>30</B> dégagé revient à. la position d'arrêt.
Pour la commande automatique de l'ai guille 1,67, les navettes sont munies, fig. 2'5, d'un levier coudé dont le grand bras 56 porte un oeillet pour le passage @du fil de trame 57. Ce levier est rappelé par un léger ressort 169 contre une butée 170, de telle sorte que le petit bras 171 @du,dit levier se trouve â sa. position la plus écartée dans laquelle il peut, au passage, buter contre 167.
Au contraire, le ressort 169 étant très léger, l2. tensio:n du fil de trame 57 suffit normale ment à maintenir 'e levier à la position indi quée en traits interrompus, .dans laquelle le petit bras 171 est, effacé.
Normalement, en embrayant le métier, l'ouvrier tourne l'aiguille 167 par la queue 168 pour l'amener à la position en traits eon- tinus, ce qui maintient le levier 30. A la casse d'un fil -de trame, la navette correspondante chasse l'aiguille 167, provoquant l'arrêt -du métier. Grâce au frein 25, l'arrêt est très brus que et le fil cassé n'a pas le temps de se prendre .dans le pas.
!Sur les fig. 1 et 2, les .organes -de -casse- trame ne sont pas figurés pour ne pas sur charger le dessin. iSur la fig. 3, on aperçoit nettement l'aiguille 167.
Comme @casse-fil de -chaîne, on dispose un contact électrique coopérant avec le barbin 109, fig. 21, qui, lorsque le fil de chaîne casse, est libéré et obéit au ressort 108. On pourrait d'ailleurs employer tout dispositif connu.
Le .dispositif sélecteur montré fig. 11 comporte, articulé à la pointe de la came de chaque navette, un .bec 61 prolongé par :deux queues 63 suffisamment écartées pour laisser à l'ensemble la possibilité d'osciller d'un an gle faible autour de son pivot 64. Quand un fil .de chaîne 65 passe au-dessus du bec 61, il presse la queue supérieure 63, te quia pour effet .de relever la pointe du bec, de telle sorte que le fil suivant 66 passera. au-dessous -du bec, :donc au-dessous de la. .came 38, pres sant à son passage la, queue 63 inférieure. ce qui -abaisse le bec 61 et ainsi de suite.
On réa:ise ainsi l'armure taffetas telle que mon trée en fia. 24. Le dispositif ne peut conve nir ni aux armures plus compliquées, ni d'ailleurs aux grandes vitesses.
La fi.g. 15 montre une variante du -dispo sitif sélecteur, fig. 12, 13, 14, dians laquelle la chaîne est formée de deux groupes,dedeux fils,de chaîne logés dans la même échancrure et pourvus chacun d'une tige 71, les .deux ti ges étant décalées d'une demi-bille, de telle sorte que le travail,des deux fils soit inverse.
Dans le dispositif des fig. 16 et 17, la sélection est assurée par une came dentelée 90 concentrique au métier et .agissant direc tement sur les fils -de chaîne. Cette ,came re pose sur une couronne de bill-es 67 et elle est entraînée d'une façon semblable à celle des roues 69 et 70. Les ba.rbins 75 sont abaissés au-dessous du plan des pointes des cames 38 de telle sorte que les fils de chaîne passent certainement au-dessous des navettes lors qu'ils se trouvent en face d'une échancrure de la came 90.
Au contraire, lorsque le fil est soulevé par une partie haute de la came 90, il se trouve au-dessus du plan .des pointes des cames de navettes 38 et passe au-dessus de la navette qui se présente alors.
Ce dispositif permet la réalisation -d'ar mures complexes, grâce à la possibilité d'em ployer des cames de forme apropriées. On peut également réaliser des -dessins simples se répétant à intervalles rapprochés.
Le dispositif des fig. 18 et 19 permet d'employer des cartons genre Jacquard, réali sant ainsi n'importe quel dessin. Les fils de chaîne passent dans des barbins 92 solidaires de petites armatures 93 calées à l'extrémité de ressorts à lame 94. 'Sous chaque ;armature 93 se trouve un électro-aimant 95 recevant son courant par l'intermédiaire d'un conta-et fixe tel que 96 et d'une clé mobile telle que 97 munie d'un bossage 98.
Toutes les .clés 97 correspondant au métier sont placées parallè lement les unes aux autres et sous elles se<B>dé-</B> place un carton perforé tel que 99, fig. 19 et 20. Quand un bossage 98 rencontre un vide, la olé 97 correspondante s'abaisse, le courant est coupé et le barbiii 92 correspondant s'é lève. Quand le bossage 98 rencontre un plein, la clé 97 s'élève, le courant est établi et le barbin s'abaisse.
On pourrait évidemment imaginer en core des mécanismes sélecteurs hydrauliques pneumatiques, etc.
Le métier décrit sert normalement à re couvrir une âme quelconque, métallique ou autre. Le travail est nettement montré par la fig. 24 qui peut être considérée comme une coupe -du fil électrique, par exemple, à l'en trée de la burette 114. On aperçoit l'âme 110, les fils de chaîne 173 et les fils de trame 57. L'.a.rmure représentée est l'armure taffetas.
On peut, sur le même métier, fabriquer du tissu avec des chevrons. Il suffit pour cela de -denteler la base,de la, bu cette 114, comme le montre la fig. 30. Dans -ce .cas, les fils de trame épousent la forme de la base de la bu- sette, ce qui donne le dessin des. chevrons. On peut encore fabriquer un tissu tübu- laire pour tous genres d'applications. Pour cela, on munit l'une des burettes -d'un man drin conique 174, fig. 31, sur .lequel le tissu se forme et glisse sous l'action de l'appel.. Ce mandrin 174 se visse dans la burette in férieure 113.
te métier permet encore de faire une gaine autour d'un tuyau souple, fig. 32. Dans ce cas, -on introduit dans le tuyau 175 une olive '.isse 176. Les burettes 113 et 114 sont munies de galets 177 entre 'lesquels l'olive 176 et arrêtée. -Si l'on a eu soin de saupou drer intérieurement le tube 175 de poudre de talc, l'olive glisse régulièrement quand le tube avance, ce qui permet de réaliser la gaine tissée autour -d'un fil plein.
Le métier peut encore faire @du ruban avec une burette supérieure à .ouverture en forme de fente. La fig. 33 montre le travail des fils. Contrairement à ce que l'on pourrait suppo ser à première vue, les fils de .chaîne 178 restent régulièrement écartés les uns -des .au tres bien que ceux des bords soient sollicités obliquement par la tension due aux serre fils 103.
Un cas particulier -de cette dernière fa brication consiste à employer comme fils de chaîne des fils métalliques qui se trouvent séparés et isolés par les fils .de trame. On réa lise ainsi un ruban à plusieurs conducteurs parallèles pour téléphones, par exemple.
On peut encore faire des recouvrements à petit nombre de fils -de chaîne. On réalise ainsi un travail rapide analogue à l'isolement par couches textiles enroulées, mais beaucoup plus résistant grâce à la présence des fils de chaîne.
On peut encore utiliser certaines navettes pour un enrubanna,ge de papier, calicot, etc., les autres navettes travaillent seules pour le Lisage. On réalise .ainsi directement des con ducteurs électriques isolés au papier .avec ;aine textile de maintien et ,de protection.
Enfin, si l'on supprime -l'âme .de gainage sans la remplacer par le mandrin conique de la fig. 31, on réalise directement des la cets, mèches, etc. Pour permettre de très grandes vitesses, on peut concevoir un moyen particulièrement simple de combattre la force centrifuge, tout en assurant l'entraînement général ,du métier, c'est de provoquer la rotation des navettes par .de l'air :comprimé arrivant périphérique ment par ides aubes collectrices :disposées -dans la, couronne, par exemple, et agissant sur des aubes mobiles portées par les navettes.
Dans ce cas évidemment, la commande @de la pou lie 4 devient inutile, le métier tout entier étant entraîné par les navettes dont les galets 40 viennent pousser les galets 41 du plateau. "4 entraînant .celui-ci.