<Desc/Clms Page number 1>
"Perfectionnement aux métiers à tisser circulaires"
La présente invention concerne un métier à tisser circulaire grande vitesse, plus spécialement prévu pour l'obtention de gâines de tissu, destinées, par exemple, à recouvrir des fils électriques, des tuyaux de caoutchouc, etc.....
Le métier suivant l'invention peut encore fabriquer du lacet, des mèches, du ruban, etc.....
La machine suivant l'invention comporte entre autres dispositifs caractéristiques, un mécanisme sélecteur de fils de chaîne prévu pour imprimer aux fils un déplacement réduit, bien inférieur
<Desc/Clms Page number 2>
EMI2.1
la hauteur des navettes, celles-ci étant munies de cernes d'ecartement qui achèvent le mouvement de montée ou c d38Cc-3l1te fils de chaîne.
La chaîne, de préférence, n'est pas ourdie, vu le petit nombre de fils qu'elle comporte et ceux-ci se déroulent directement de bobines, des freins compensateurs appropries assurant leur tension régulière et constante.-
Les navettes sont commandées par des galets à travers l'une des
EMI2.2
nappes de la, chaîne, et le galet moteur est entr;irn p#;r ui i à i 01) o- sitif à friction, l'effort de contact des frictions étant .fonction de l'effort nécessité pour le déplacement des navettes..
EMI2.3
Les navettes elles-mêmes glissant sur un cnemin muni de fentes radiales pour le passage des fils de (;1>11.1e. :;<;1181.:: com.9 rtent un galet de poussée dispose a. l'arriére Jour recevoir, à travers l'une des nappes de fils de chaîne, 11ictiori du [Blet moteur correspondant. Elles sont encore pourvues d'un autre galet à l'avant, ce galet étant destiné à coopérer avec le galet moteur correspondant à la navette antérieure, lorsque, pour une raison quelconque, la navette tend à aller plus vite que le mécanisme d'entraînement.
EMI2.4
L'invention concerne de plus des moyens mGc-:l1ic'ues, électriques ou autres pour la commande du déplacement é13me itaire èL fils de chaine. Elle a encore pour objet un c,'3.sL,e-fil mécanique adapte : ux navettes. Enfin elle vise une réalisation ,particllli2re du rmtier.
Sur le dessin annexé:
Fig. 1 montre le métier de côté, en coupe par un plan passant par l'axe,
EMI2.5
Fig. 2 est une vue en coupe suivant A-A 3-3 (fig¯ 1) avec supression de certaines parties pour la commodité des explications.
Fig. 3 est une vue générale en des navettes et des bobines de fils de chaîne avec les pièces accessoires.
<Desc/Clms Page number 3>
Fig. 4 montre très schématiquement l'actionnement d'une navette.
Fig. 5 montre en coupe le galet moteur .et sa commande par friction. Cette figure reproduit à grande échelle la portion correspondants des fig, 1 et 2.
Fig. 6 est une vue de détail suivant C-C (fig.. 5) .
Fig. 7 indique schématiquement, l'entraînement des navettes, le rôle des galets portés par celles-ci et le fonctionnement de la sélection des fils de chaîne.
Fig. 8 reproduit à grande échelle une coupe d'une navette sur le chemin de glissement.
Fig. 9 reproduit à grande échelle une vue en plan d'une navette.
Fig. 10 est la vue en élévation correspondante.
Fig. 11 montre un mécanisme auto-sélecteur de chaîne adapté aux navettes.
Fig. 12 indique schématiquement un sélecteur à billes suppose applique en fige 1 et 2.
Fig. 13 reproduit à grf.nde échelle la vue en coupe radiale du mécanisme sélecteur,
Fig. 14 montra le mécanisme vu de côté les pièces étant supposées coupées suivant un cylindre pour laisser voir les billes.
Fig. 15 indique une variante à deux fils de chaîne jointifs.
Fig. 16 montre un dispoitif sélecteur dans lequel une came agit directement sur les fils de chaîne.
Fig. 17 eu est une coupesuivant D-D (fig. 16).
Fig. 18 montre un dispositif sélecteur électrornagnéticiue.
Fig. 1 en est une vue en coupe suivant E-E, montrant également un schéma du mécamisme de contacte
Fig. 20 est une vue en plan d'un carton de comm@nde des contacts.
<Desc/Clms Page number 4>
EMI4.1
Fig. 21 reproduit en plan à g.r.g;nde échelle une bobine de fil de chaîne avec le frein et le compensateur corrdb2oJd8at.
Fig. 22 est une vue en élévation du frein et du compensa- teur .
EMI4.2
Fg. 23 reproduit à gr,,inde échelle la coupe du guide de l'âme et de la partie inférieure de la busette.
Fig. 24 montre schemstiquement le travail du 1l.l.8tier repres ent é.
Fi'g. z5 est une vue de détail en pli:.n et à grande échelle de la portion d'une navette comportant le cab,e-fil et de la portion du chemin de glissement comportant le cliquet commandant le débrayege.
Fig. 26 en est une vue en coupe suivant F-F (fig. 25).
Fig. 27 montre l'actionnement du débrayage par le cliquet.
EMI4.3
Fig. 28 est une vue partielle en plan de la poulie d' entr.î- nement du fil et du râteau, de réglage.
Fig. 29 est une vue de face correspondante destinée à montrer des organes omis en fig. 2.
EMI4.4
fil. 3? indique le travail réalise par une buselte dentelée.
Fig. 31 indique un dispositif de busette pour réaliser un tube tissé.
Fig. 32 montre un dispositif pour réaliser un tisoage sur un tube caoutchouc .
Fig. 33 montre la réalisation d'un ruban de fils parallèles isolés..
EMI4.5
1!'i8. 34 et ;55 montrent un chariot pour la manutention des tambours.
Le métier se compose essentiellement d'un bâti ::or,3 de deux jambes 1 réunies par des entretoises etsupportant, par ].' interné-
EMI4.6
diaire d'une plaque dtassise circulaire êvid::a ;, un carter mono- É1 C 3 qui renferme tout le mécanisme, cette disposition ,<N;..r,--nt
EMI4.7
anse grande rigidité à 1'ensemble.
<Desc/Clms Page number 5>
La poulie de commande 4 (fig. 2) entraîne l'arbre moteur 5 porté par le bâti et entraînant, par un accouplement élastique 6, un arbre 7 du carter, qui porte un engrenage hélicoïdal 8 comma,ndant un engrenage correspondant 9 calé sur la partie mobile 10 servant à l'entraînement des navettes. L'arbre 7 porte encore une vis sans fin 11 entraînant une roue 12 calés sur un arbre 13, dont le rôle sera explique plus loin. L'arbre 7 se prolonge au-delà du c rter 6 et du bâti 1 pour venir porter un volant de manoeuvre à main 14, préférablement muni d'un système de débrayage centrifuge quelconque non représente.
Sur la droite de la fig. 2, on a supposê le plan de coupe décale afin de mieux montrer la poulie 4, l'arbre 5 et l'accouplement 6.
Le carter 3 porte un axe central fixe 15, bloqué à sa base par un emmanchement conique avec écrou et contre-écrou 16 et 17. L'axe 15 porte à sa partie supérieure une pièce circulaire le, bloquée par un écrou cylindrique 19. Cette pièce est en forme de champignon à bord relevé, ledit bord étant muni de fentes radiales permettant le logement de chaque fil de chaîne à la position basse. Cette pièce 18 porte encore à sa partie inférieure une couronne conique 20 destinée à la commande planétaire des frictions comme expliqué plus loin.
La partie mobile 10 servant à l'entraînement des navettes est montée sur l'arbre central fixe 15 par un roulement à billes 21, une bague lisse 22 et une butée à billes 23. Cette partie mobile 10 s'épanouit à son extrémité supérieure pour former un plateau 24 qui reçoit les galets poussoirs des navettes. Le plateau 24 porte sur sa face inférieure un tambour de frein 25. A l'intérieur de ce tambour et sur la face supérieure du carter 3 se trouvent deux mâchoires de frein articulées 26, dont l'écartement est commandé par un mécanisme de type connu quelconque, actionné par un arbre vertical 27.
<Desc/Clms Page number 6>
Le mécanisme général d'entraînement comporte encore un embrayage à friction 28 interposé entre la poulie de commande 4 et l'arbre 5. Cet embrayage est commande par un secteur denté 29, calé sur un arbre actionne par le levier de débrayage 30, oui est sans cesse rappelé à la position débrayée par un ressort 31 etest maintenu à la position embrayée par un mécanisme à cliquet non figuré sur les fig. 1 et 2, mais qui sera décrit ultérieurement en référence aux fig.
25 à 27 -
L'arbre vertical 27 se prolonge au-dessous du carter 3 pour porter un levier 32 auquel est attelée une bielle 33, attellés d'autre part au levier de débrayage 30, de telle sorte eu'en débrayant le métier on actionne en même temps le frein pour arrêter les pièces dont le mouvement tend à se continuer painertie.
Le carter 3 reçoit à sa partie supérieure une couronne 34 portant des fentes radiales pour le logement des fils de chaîne, lesquelles fentes se trouvent bien entendu en regard des fentes correspondantes du bord extérieur de la pièce fixe 18,
Cette couronne 34 porte encore une collerette 35 destinée à supporter le mécanisme sélecteur.
Les navettes (fig. 9 et 10) sont constituées par des secteurs 36 munis sur leurs parties courbées de patins de fibre 37 qui glissent dans des rainures appropriées de la pièce 18 et de la couronne 34. On aperçoit particulièrement bien sur la fige 8 les patins 37 logés dans leurs rainures de guidage. Chaque secteur 36 porte deux galets fous 39 et 40 dont les axes sont disposés suivant des rayons et qui sont destinés à la commande de ls navette à travers la nappe inférieure.
La commande des navettes est assurée par des galets moteurs41, portés par le plateau 24 (fig. 1, 2 et 5). Ces galets sont portés par des arbres 42 munis de cônes de friction 43 qui viennent coopérer avec la couronne conique 20.
<Desc/Clms Page number 7>
Chaque. arbre 43 est porté d'une part par un palier à rotule 44 placé près du galet 41, d'autre part par un dé 45 (fig. 5 et 6) pressé par un ressort 46.
Le galet 41 vient au contact du galet 40 de la navette correspondante , en arrière et au-dessous (fig. 4 et 7). Comme le montre la fig. 4, le galet 41 pousse le galet 40 (et par suite la navette), tout en le faisant tourner. Quand un fil 47 de la nappe inférieure des fils de chaîne se présente, il est pris entre les galets 40 et 41 puis passe au-dessus du galet 41 et retombe, libéré, en arrière de celui-ci. Si la vitesse du galet 41 est bien déterminée, ce galet roule en quelque sorte sous les fils de chaîne sans les déplacer sensiblement dans le sens horizontal. D'autre part le galet40, lancé par le galet moteur 41, garde par inertie une vitesse angulaire sensiblement constante malgré les passages des fils de chaine successifs qui interrompent momentanément le contact des galets.
Pour éviter les vibrations, chaque galet 41 est de préférence muni (fig. 5) d'une jante 48 en acier dur, reposant sur un anneau de caoutchouc 49 disposé sur la périphérie du galet 41.
La disposition d'entraînement décrite présente l'avantage que la pression des frictions est fonction de l'effort moteur nécessaire. En effet (fig. 5 et 7) la réaction du galet 41 sur le galet 40 tend à abaisser le premier et par suite à incliner l'arbre 42 grâce à la rotule du palier 44, ce qui a pour effet d'augmenter la pression du galet conique 43 sur la couronne 20.
Tous les galets 39, 40 et 41 sont à jante arrondie, de façon à n'avoir qu'un point de contact les uns avec les autres, ce qui réduit au minimum l'effort sur les fils de chaîne et supprime les arêtes, causes de rupture fréquente desdits fils.
Le secteur 36 constituant l'ossature de la navette, forme
<Desc/Clms Page number 8>
boitier pour recevoir la canette de trme 50, folle sur un arbre vertical 51. La navette comporte un oeillet de renvoi du fil de trame 52, une plaquette 53 portant un serre fil 54 et l'oeillet terminal 55. Elle est munie d'un casse-fil 56 qui ser' décrit plus en détail ultérieurement. Le fil de trame 57 passe dans l'oeillet 52, dans le serre-fil 54, dans le casse-fil 56 puis dans l'oeillet terminal 55 d'où il se rend au fond du pas.
La navette comporte enfin la came d'écartement 38 formée d'un simple fil d'acier'conforme comme le montre bien la fige 10 et fixé par deux vis 58 à l'ossature 36.
Le fonctionnement de la came d'écartement se comprend sans peine (fig. 7). La position neutre des fils de chaîne se trouve dans le plan passant par les pointes des cames 38. Si l'on abaisse un fil 59 au-dessous de la position neutre d'une quantité très petite, ce fil passe au-dessous de la carne 38 de la première navette qui se présente. Au contraire si l'on élève un fil tel que 60, ce fil passe au-dessus de la came 38 de la première navette qui se présente.
Inversement, bien entendu, l'on pourrait abaisser ou élever d'une quantité très faible la pointe des cames 58.
Partant de ces données, on peutimaginer un grand nombre de dispositifs sélecteurs.
Un dispositif très simple (fig. 11) consiste à articuler à la pointe de la came de chaque navette un bac 61 prolonge par deux queues 63 suffisamment écartées pour laisser à l'ensemble ls possibilité d'osciller d'un augle faible autour (la son pivot 64. Quand un fil de chaîne 65 passe au-dessus du bec 61, il pressa la queue supérieure 63, ce qui a pour effet de relever la pointe du bad, de telle sorte que le fil suivant 66 passera au-dessous du bec, donc au-dessous de la came 38, pressant à son passage la sueue 63 inférieure, ce qui abaisse le bec 61 et insi de suite, en ré lise ainsi
<Desc/Clms Page number 9>
1'armure taffetas telle que montrée en fig. 24.
Le dispositif ne peut convenir ni aux armures plus compliquées, ni d'ailleurs aux grandes vitesses. le dispositif à billes appliqué sur la machine des fig. 1 et 2 se compose d'une couronne périphérique de billes 67, logées dans une rainure circulaire prévue dans la collerette 35 et un couvercle 68 la surmontant (fig. 12, 13 et 14).Ces billes sont entrainées par deux roues à empreintes 69 et 70 à une vitesse appropriée.
D'autre part le couvercle 68 porte des alésages verticaux dans lesquels peuvent coulisser des tiges 71 terminées à leurs parties supérieures bar des barbins 72 dans lesquels passent les fils de chaîne. Ces tiges 71 tendent à être abaissées par des ressorts 73.
On comprend que les billes 67 soulèvent au passage les tiges 71 et les laissent retomber alternativement. On réalise ainsi le déplacement élémentaire nécessaire pour la sélection. Suivant le nombre de billes et leur vitesse on pourra ainsi obtenir un grand nombre d'armures.
La fig. 15 montre une variante dans laquelle la est formée de groupes de deux fils de chaîne logés dans la même échancrure et pourvus chacun d'une tige 71, les deux tiges étant décalées d'une demi-bille, de telle sorte que le tra.vail des deux fils soit inverse.
Dans les deux dispositifs ci-dessus, les fils de chaîne venant des bobines passent dans des barbins fixes 75 qui déterminent le plen neutre à la hauteur des pointes des cames 38. Les roues 69 et 70 sont entraînées de façon très simple: l'une d'elles (la roue 69 par exemple) est calée sur un axe 76 (fig. 3) qui se prolonge pour porter périphériquement une roue de chaîne 77 qu'on entraîne à partir de l'arbre 7 par une chaîne etun pignon de chaîne.Le pignon n'est pas représenté sur la fig. 2, pour ne pas surcharger les dessins. Il se trouverait normalement entre le bâti 1 et la roue 14.
<Desc/Clms Page number 10>
EMI10.1
Bien entendu., Gll lieu d'une ch-ine, on pourrait employer an flexible ou- une transmission par 8lt;r()n'Ái;'::O et arbres intermédiaires.
Dans le dispositif dec fige 16 et 17, lu Hélection ezi #:.sr=1rée par une came dentelée 90 concentrique u métier et f::\.L:,:is.l1t directement sur les fils de chaîne. Cette C;;1Jle repose sur une couronne de billes 91 et elle ext entraînée d'une j"i ÇOll i emi>lii>le à celle des roues 69 et 70. Les barbins 75 sont .:ù;:i.;;;: :u-;¯ed.¯o;,,¯.; du. plan des pointes des cames 38 de telle sorte nue lei fils (le eh:#1#>e passent certainement nu-dessous cleu :1..:v3tte::: l.rcc.'u'ilc ne trouvant en face d'une échsncrure de la csme '7" ';L1 contraire, lororue le fil est soulevé une partie hute de 1- car:ie ';7, il se trouve au-dessus du plan des pointes des cames de navette 58 e"G 9z>sxe au-dessus de la navette qui sa présente alors.
Ce dispositif permet la réalisation dTur\Hltre cociplexes, gerce à la possibilité d'employer des cames de formes o.2pro:fJriées. On peut également réaliser des dessins simples S3 répétant à iiiteriTallei rapprochés.
Le dispositif des fig. 18 et 19 permet d'employer des cartons
EMI10.2
genre Jacquard, réalisant ainsi n'importe qnel dessiii. 1,:'13 fils de chaîne passent dans des barbins 92 solidaires de petites armatures 93 calées à 1'extrémité de ressorts à lame 94. Sous chaque armature
EMI10.3
93 se trouve un élec.t;ro- imaüt 95 recevant son con.r<.ia p,r 1':üter- médiaire d'un contact fixe tel que 96 et d'une clé mobile belle que 97, munie d'un bossage 98.
Toutes les clés 97 correspondant au métier sont placées parallèlement les unes aux autres et sous elles
EMI10.4
se déplace un cartpn perforé tel que 99 zigs 19 et ?) , Quand un bossage 98 rencontre un vide, la clé 97 correspondante s'abaisse, le courant est coupé et le barbin 92 correspondant s'élève, Quand lebossage 98 rencontre un plein, la clé 97 s'élève, le courant est établi et le barbin 92 s'abaisse.
<Desc/Clms Page number 11>
On peut évidemment imaginer encore des mécanismes sélecteurs hydrauliques, pneumatiques, etc.....
Les fils de chaîne 89 ne proviennent. pas d'ensouples, mais de simples bobines 100 portées par des axes 101 fixés au bout de bras 102 disposes radialement autour de la collerette 35. Le fil de chaîne provenant des bobines 100 passe dans un serre-fil 103 dont le détail est Montre fig. 21 et 22 et qui est de construction bien comme, comportant une rondelle fixe 104, une rondelle mobile axialement 105, un ressort de pression lo6 et un écrou moleté de réglage 107. Sous le serre-fil se trouve un ressort 108 dont l'extrémité libre forme un barbin 109. Le fil 89 au sortir du serre-fil 103 passe dans le barbin 109 et de là se rend au barbin fixe 75 précédemment décrit. Le rôle du ressort 108 est d'assurer une tension constante du fil de chaîne nonobstant les mouvements verticaux de la sélection.
Le serrefill03 empêche que la tension ne fasse dérouler la bobine 100 et remplace avantageusement un frein de bobine.
Le travail se fait dans la région centrale du métier.
Le fil 110 à recouvrir provient d'un tambour inférieur 111. Il traverse ensuite un alésage axial prévu dans l'arbre central 15 et débouene par une busette inférieure 113 dont le trou correspond au diamètre du fil traité. Au-dessus de ladite 'busette 113 il reçoit la daine formée par tissage, puis traverse une busette 'supérieure 114 pour passer sur la poulie d'appel 115 d'où il descend pour s'enrouler sur le tambour 116. Comme le montre la fig,, 23, le pas se, ferme exactement à l'entrée de la busette 114; comme le montre 1 la fige 34,'le serrage du fil de trame au fond du pas est déterminé par la tension même des fils de trame.
La busette 114 (fig. 1 et 29) est supportée par un support 117 dont la position est réglable sur une petite colonnette 118 solidaire d'une entra'toise 119 réunissant deux bras recourbés 120 fixés sur l'entretoise cylindrique supérieure 121 du métier. Ladite busette
<Desc/Clms Page number 12>
114 est échanerée à l'avant en 123 pour permettre à l'ouvrder de surveiller facilement le tissu des sa formation.
La poulie d'appel 115 est folle sur l'entretoise 121, mais 'elle est'maintenue latéralement par les bras 120 eux-mêmes. Cette poulie est conique et le fil y fait plusieurs tours, disposes de sorte que l'euroulement tende à se continuer en hélice vers les grands diamètres du cône de la poulie 115 et l'on arrête cette tendance par un petit râteau 124 qui force le fil guipe provenant de la busette 17.4 à s'enrouler toujours à la même hauteur sur le cane.
Ce râteau est règlable latéralement, l'entretoise 125 Qui le porte étant fixée aux oras 120 par deux écrous à oreilles 126 traversant des fenêtres allongeas. On comprend que le réglage ' latérale du râteau 124 permet de faire varier le dismètre sur lequel ''M'effectue 1'enroulement du fil et par suite de régler la vitesse d'appel 'dudit fil.
La poulie ll5 porte une denture 127 qui est entraînée par un pignon 128 cale sur un arbre 129 porté par le bâti. Cet arbre est à son tour commande par un arbre vertical 130 au moyen d'un renvoi conique 131 - 132; l'arore 130 est à' son tour commandé par un arbre horizontal 133 au moyen d'un renvoi conique 134 - 135. Cet arbre
133 est à son tour sommandé par 1' intermédiaire d'un couple d'engre- nages'coniques pa,r un arbre 122 logé dans le carter 3. Cet arbre
122 se trouve parallèle à l'arbre 13 qui, comme décrit plus haut, est directement entraîné par l'arbre moteur 7. Ces deux arbres 13 et 122 sont reliés l'un à l'autre par un harnais d'engrenages, à la façon bien connue.
On aperçoit en 136 (fig. 1) l'engrenage fou reliant les roues respectivement calées sur les abres 13 et 122, cette dernière étant figurée en 137..
On comprend que par le choix approprié des engrenages du harnais, on peut toujours résliser approximativement la vitesse d'appel dési- rée, le réglage précis s'effectuant par le rateau 124 comme indiqué plus haut.
<Desc/Clms Page number 13>
Les tampours 111 et 116 (fig. 2) sont identiques et montés de façon semblable" Chacun d'eux est calé sur un axe 138 et porte deux flasques 139 à moyeu entaillé à demi. L'axe 138 est percé à chaque extrémité.D'autre part les supports de rouleaux sont formes d'un arbre fixe 140 portant suivant son axe une aiguille 141 pressée par un ressort 143 qui l'engage dans le trou de l'axe 138 du tambour. Sur l'axe fixe 140 peut tourner un moyeu 144, également entail' le à demi pour correspondre au moyeu de la flasque 139.
L'axe 140 est muni à son autre extrémité d'une fente dans laquelle passe une goupille 146, fixée à ses extrémités à un manchon de manoeuvre 146 muni de poignée 147 et traversant la queue de l'aiguille 141:
L'axe 138 d'un tambour est maintenu par les deux aiguilles 141 correspondantes et l'entraînement (ou le freinage) est assuré par l'un des moyeux entaillés 144.. Pour dégager un tambour, il suffit de reculer las aiguilles 141 à rencontre des ressorts 143 par les poignées 147. On notera rue si l'on dégage la goupille 145 de la fenêtre ce l'axe 1'2,) et qu'on tourne d'un quart de tour les poignées 147, l'aiguille 141 reste effacée, ce qui permet la manoeuvre facile du tembour.
Le tambour 111 est simplement freiné par une corde 148 passant sur une poulie 149 solidaire d'un des moyeux 144, et tendue par un ressort 150. Le tambour 116 est au contraire entraîné par une corde 151, passant sur une poulie 153 solidaire d'un moyeu 144 et sur une poulie 154 calée sur l'arbre 129.
Pour la manoeuvre facile des tambours on prévoit un chariot 155 (fig. 34 et 35) muni de deux bras 156 pouvant soulever les axes 138 des tarnoours lorsqu'on fait basculer le chariot autour de son essieu unique 157.
Le casse-fil des navettes est disposé comme suit (fig. 25 à 27).
Le levier de débray ge 30 (fig. 2) est calé sur un arbre 158 (fig. 27) muni d'une couronne 159 avec dent de rochet unique 160.
<Desc/Clms Page number 14>
comme on l'a dit plus haut, le levier est Gens com@@ rappelé Comme l'a dit plus haut, levier @ sans cesse rappelé à la position d'arrêt par les ressorts 31 (fig. 1) ; a@is il peut être maintenu par un cliquet 161 (fig. 27) agissant sur la dent
160. Ce cliquet pivoté en 163, est lui-même rappelé à la position d'effacement par un ressort 164; wiiis il peut être maintenu par un doigt 165 porté par un arbre vertical 166 qui, en se prolongeant vers le haut (fig. 26) , aboutit contre la périphérie de 16 couronne
34, entre deux entailles de fils de chaîne.
Cet arbre 166 se ter- mine par une aiguille 167 munie d'une oueue d'ectionnement à main
168. A la position en traits pleins fige 25, le doigt 165 retient , le cliquet et le levier de débrayage est maintenu à la position de marche. A la position en traits mixtes, au contraire, le doigt
165 libère le cliquet 161 et le levier 30, dégage, revient à la position d'arrêt.
Pour la commande automatique de l'aiguille 167, les navettes sont munies (fig. 25) d'une levier coudé double dont le grand bras
56 porte un oeillet pour le passage du fil de trame 57. Ce levier double est rappelé par un léger ressort 169 contre une butée 170, de telle sorte que le petit bras 171 dudit levier se trouve à sa position la plus écartée, dans lequelle il peut, au passage, buter contre l'aiguille 167. Au contraire, le ressort 169 étant très léger, la tension du fil de trame 57 suffit normalement à maintenir le levier à la position pointillée dans laquelle le petit bras 171 est effacé.
Normalement, en embrayant le métier, l'ouvrier tourne l'aiguil- le 167 par la queue 168 pour l'amener à la position en traits pleins, ce qui maintient le levier 30. A la casse d'un fil de trame, la navette correspondante chasse l'aiguille 167, provoquant l'arrêt du métier. Grâce au frein 25, l'arrêt est très brusque et le fil ,cassé n'a pas le temps de se prendre dans le pas.
<Desc/Clms Page number 15>
Sur les fig. 1 et 2, les organes de casse-trame ne sont pas figurés pour ne pas surcharger le dessin. sur la fig. 3 on aperçoit nettement l'aiguille 167.
Comme casée-fil de chaîne, on peut employer tout dispositif connu. En particulier l'on pourrait disposer un contact électrique coopérant avec le barbin 109 (fig: 21) qui, lorsque le fil de chaîne casse, est libéré et obéit au ressort 108.
Le métier décrit sert normalement à recouvrir une âme quelc.on- que, métallique ou autre. Le travail est nettement montré par la fig. 24 qui peut être considérée comme une coupe du fil électrique, par exemple, à l'entrée de la busette 114. On aperçoit l'âme lie, les fils de chaîne 173 et les fils de trame 57. L'armure représentée est l'armure taffetas.
On peut, sur le même métier, fabriquer du tissu avec des chevrons. Il suffit pour cela de denteler la ba.se de la busette 114, comme le montre la fig. 30. Dans ce cas, les fils de trame épousent la forme de la base de la busette, ce qui donne le dessin des chevrons.
On peut encore fabriquer un tissu tubulaire creux pour tous genres d'applications. Pour cela, on munit l'une des busettes d'un mandrin conique 174 (fig. 31) sur lequel le tissu se forme et glisse sous l'action de l'appel. Ce mandrin 174 se visse dans la busette inférieure 113.
Le métier permet encore de faire une gaine autour d'un tuyau souple (fig. 3é). Dans ce cas on introduit dans le tuyau 175 une olive lisse 176. :Les busettes 113 et 114 sent munies de galets 177 entre lesquels l'olive 176 est arrêtée. Si l'on a eu soin de saupoudrer intérieurement le tube 175 de poudre de talc, l'olive glisse régulièrement qu&nd le tube avance, ce qui permet de réaliser la gaîbe tissée comme autour d'un fil plein.
Le métier peut encore faire du ruban avec une busette supérieure
<Desc/Clms Page number 16>
à ouverture en forme de fente. La fig. 33 montre le travail des fils. Contrairement à ce que l'on pourrait supposer à première vue, les fils de chaîne 178 restent régulièrement écartés les uns des autres bien que ceux des bords soient sollicites obliquement par la tension due aux serre-fils 103.
Un cas particulier de cette dernière fabrication consiste 3. employer comme fils.de chaîne des fils métalliques qui se trouvent séparés et isolés par les fils de trme. On rulise ainsi un ruban à plusieurs conducteurs parallèles pour téléphones par exemple.
On peut encore faire des recouvrements à petit nombre de fils de chaîne. On réalise ainsi un travail rapide analogue à l'isolement par couches textiles enroulées, mais beaucoup plus résistant grâce à la présence des fils de chaîne. on peut encore utiliser certaines navettes pour un enrubannage de papier, calicot, etc... les autres navettes travaillant seules pour le tissage. On réalise ainsi directement des conducteurs électriques isolés au papier avec gaine textile de maintien et de protection.
Enfin si l'on supprime l'âme de gainage sans la remplacer par le mandrin conique de la fige 31, on réalise directement des lacets, mèches, etc.....
Pour permettre de très grandes vitesses, on peut concevoir un moyen particulièrement simple de combattre la force centrifuge, tout en assurant l'entraînement général du métier, c'est de provoquer la rotation des navettes par de l'air comprimé arrivant périphériquement par des aubes directrices disposées dans la couronne par exemple et agissant sur des aubes mobiles portées par les navettes.
Dans ce cas évidemment la commande de la poulie 4 devient inutile, le métier tout entier étant entraîné par les navettes dont les galets 29 viennent pousser les galets 40 de la pièce 18, entraînant celle-ci.