Procédé de transmission d'images à distance, par télévision. Cette invention a trait à. un procédé de transmission à. distance d'images par télévi sion, procédé dans lequel une image est pro jetée sur un écran ayant des propriétés élec triques qui sont influencées par le caractère et (ou) l'intensité des rayons lumineux et qui lire parti de ces propriétés pour transmettre l'image d'une vue, d'un tableau ou de figures distance par des dispositifs électriques.
Il existe un appareil de ce type général dans lequel l'image à transmettre est projetée sur un écran photoélectrique qui est scruté par un rayon cathodique.
A cet effet, on a produit le rayon catho dique sous forme d'un faisceau filiforme <B>v</B> étroit qu'on faisait dévier, par exemple à l'aide d'électro-aimants ou de plaques élec trostatiques, de telle manière qu'il scrute la surface de l'écran photoélectrique. La. va leur électrique qu'il possède lorsqu'il traverse l'écran ou est. réfléchi par lui dépend alors de l'intensité de la lumière aux divers points de l'écran et cette valeur électrique variable peut être transmise d'une manière bien con nue à un appareil récepteur distant pour y être transformée en valeur de lumière en vue de la reproduction de l'image qui a été pro jetée<B>à</B> la station de transmission.
Le procédé suivant la présente invention se distingue du procédé utilisé jusqu'à pré sent en ce que, au poste transmetteur, on produit un faisceau cathodique à partir d'une surface photoélectrique influencée par pro jection de l'image à transmettre, et cela de telle façon qu'en chaque point de la section tranversale du faisceau cathodique l'intensité du courant électronique en ce point soit une fonction de l'intensité du rayon lumineux ve nant frapper le point correspondant de la surface photoélectrique, et en ce que l'on fait se mouvoir le faisceau cathodique de façon à.
ce que chaque élément de surface de sa sec tion vienne sucessivement agir sur un. con ducteur pour engendrer dans un circuit ex terne un courant dont l'intensité varie en fonction de l'intensité du courant électroni- que régnant à chacun desdits éléments de surface.
Le courant variable ainsi produit peut être amplifié de l'une quelconque des maniè res bien connues et transmis à une station réceptrice distante par fil ou par T. S. F.
A la station de réception, les impulsion variables ainsi transmises peuvent être appli quées à la commande du courant d'un cir cuit local faisant partie d'un appareil ampli ficateur qui peut-être établi de toute manière appropriée et qui comprend en général une électrode agencée pour décharger un courant d'électrons variant selon les impulsions suc cessives reçues de façon à constituer une dé charge luminescente qu'on peut concentrer par des électro-aimants, plaques électrosta tiques ou autres moyens convenables et faire osciller ou autrement mouvoir en synchro nisme avec le déplacement du faisceau catho dique à la station de transmission.
Le procédé suivant l'invention peut être appliqué @de façons très diverses ainsi qu'on le verra au cours de la description donnée ci- après en se référant aux schémas du dessin annexé dont les fig. 1 à 7 représentent diver ses façons de réaliser le procédé selon l'in vention à la station de transmission et les fig. 8 à 11 à la station de réception, étant bien entendu que ces dispositifs sont donnés expressément à titre d'exemple.
La fig. 1 représente schématiquement une disposition générale d'un appareil de trans mission; la fi-. 2 représente un tube T ren fermant une cathode K faite ou revêtue d'une matière photoélectrique qui est telle qu'un courant d'électrons, passant de cette ca thode à. l'anode A varie d'intensité selon l'in tensité de rayons lumineux venant frapper toute unité de surface donnée de l'écran photoélectrique.
Si l'on suppose que des rayons lumineux émanant d'une image qu'il s'agit de projeter soient projetés sur cette surface photoélectrique à travers une lentille L, le courant d'électrons passant de la ca- i:hode K @à l'anode A variera en conformité avec les valeurs de la lumière projetée sur les diverses unités de surface de la cathode. L'anode présente une petite ouverture a per mettant le passage d'un mince faisceau de rayons cathodiques, et ce faisceau vient frapper une électrode C reliée directement à un circuit externe de tout genre approprié, qui peut faire partie d'un appareil d'amplifi cation et de distribution local.
Des aimants ou plaques électrostatiques in, in, placés en des points convenables par rapport au courant d'électrons, sont reliés à, un circuit oscillant 0 convenablement dis posé et agencé pour agir sur le courant d'é lectrons, de façon à le faire osciller ou mou voir de quelque autre manière appropriée et telle que chacune des unités de surface de sa section transversale agit successivement à. l'ouverture a sur l'électrode C.
L'électrode C peut être connectée de toute manière commode, comme par exemple à la grille d'une valve thermionique faisant par tie d'un appareil d'amplification et de dis tribution tel que celui représenté schémati quement en D dans la fig. 1. Par ce moyen, l'énergie d'un courant engendré localement est contrôlée d'une façon qui est exactement conforme à l'intensité variable des unités de surface du courant d'électrons agissant sur l'électrode C.
L'électrode C peut être située à .l'arrière de l'anode A, comme représenté dans la fig. 2, ou bien, si on le désire, elle peut être constituée par un fil métallique mince qui pénètre ou fait saillie à, travers l'ouverture ;lle-même, comme représenté dans la fig. 3.
Il n'est pas nécessaire qu'on ait accès à l'électrode C .à travers la face de l'anode A. Celle-ci peut être située en tout point tel que celui représenté en A1 ou A2, fig. 4, et un écran S présentant une ouverture S" peut protéger l'électrode C.
Chacune des disposition décrites permet aux rayons lumineux d'être projetés à travers une ou plusieurs ouvertures de l'anode ou écran, comme représenté dans la fig. 5, et ceci peut présenter l'avantage d'éviter la dé formation de l'image.
Après son passage à travers l'anode ou écran, le courant électronique variable peut pénétrer dans une chambre à remplissage de gaz G (fig. 6) à travers une fenêtre g qui peut être construite en quelque matière con venable telle que l'aluminium. Dans er,4tue chambre, l'énergie sera amplifiée par l'iori- sation du gaz avant d'être recueillie par les électrodes C.
Comme représenté dans la fig. î, la pla que photoélectrique ou cathode peut être montée pour tourner sur un axe ra et être dis posée de telle sorte que seule une partie de sa surface rotative travaille .à tout instant, les autres parties passant successivement dans le champ d'action pendant la rotation de cette surface dans le but d'assurer une ac tion plus uniforme de la cathode. Pour la faire tourner, on utilisera de préférence les ailettes métalliques bien connues dont une des faces est noire et qui sont mis en rota tion par l'effet d'une source lumineuse dont les rayons sont dirigés sur les palettes, par exemple au moyen de la lentille I.
La cathode peut être faite d'une seule ma tière photoélectrique ou dé plusieurs matiè res différentes.
On peut effectuer simultanément plu sieurs projections de l'image sur une ou plu sieurs surfaces photoélectriques faites de: mêmes ou de différentes matières photo électriques. Ces projections peuvent. être ef fectuées à travers des filtres différemment colorés et (ou) des lentilles, comme on le fait, ainsi qu'il est bien connu, dans la production d'images colorées.
Ces projections peuvent aussi être super posées ou projetées sur l'écran photoélectri que suivant toute disposition commode, par exemple les unes à côté des autres.
A la station de réception, les impulsions sont reçues de toute manière connue par un appareil redresseur et amplificateur dans le quel elles commandent des courants engej - drés localement, de façon .à reproduire les va riations du courant d'électrons au transmet teur. .
En combinaison avec cet appareil redres seur et amplificateur, on prévoit un tube B (fig. 9) comportant un conducteur Cz par l'intermédiaire duquel les impulsions varia bles sont distribuées sur la face d'une élec trode K2. Une décharge luminescente passe entre cette électrode et un écran ou grille en fil métallique 82, et l'on fait en sorte, par des moyens connus, que la lueur ou lumines cence ait lieu dans une zone légèrement éloi gné du plan de l'une quelconque ou de cha cune des électrodes. On peut se servir soit de la lueur positive, soit de la lueur négative, soit des deux à. la fois.
Autour de la périphérie du courant d'é lectrons sont placés deux ou plus de deux électro-aimants ou plaques électrostatiques ma disposés de façon @à diriger le courant d'électrons vers la ligne centrale joignant les deux électrodes et dont l'action est telle que le courant d'électrons reçoit une forme telle que celle représentée dans la fig. 9. En d'au tres termes, le courant est concentré sous forme d'un pinceau ou point étroit et lu minescent tel que r.
L'effet des électro- aimants ou plaques peut être variable et tel que cette zone de concentration ou point lu minescent r du courant d'électrons oscille ou se meuve autrement de toute manière dési rée, et si l'on assure le synchronisme de la variation des aimants ou de l'énergie ëlectro- statique avec le mouvement du courant d'électrons à travers l'ouverture a du trans metteur, le point ou spot brillant r de la dé charge luminescente tracera des mouvements similaires et, par ces mouvements, reproduira. l'image projetée.
L'image ainsi produite peut être exami née directement ou .à travers une ou plusieurs lentilles ou projetée sur un écran de tout genre approprié. On peut aussi l'examiner à travers un liquide conducteur tel que l'acide sulfurique, et l'on peut se servir à cet effet d'un instrument tel que celui représenté dans la fig. 10, dans lequel le liquide renfermé dans la chambre H obturée par un couvercle de verre h\ est substitué à, l'une des électro des.
Si on le désire, on peut placer les deux électrodes à. l'extérieur du tube, comme re présenté dans la fig. 11.