Boîte métallique à toriserves. L'objet de l'invention est une boîte uré- tallique à conserves, caractérisée par un cou vercle appliqué; avec interposition d'un joint en une matière élastique, sur le bord supé rieur, qui est rabattu, du corps de la boîte, et par des agrafes prenant appui par l'une de leurs extrémités qui est recourbée, sous ledit rebord rabattu du corps de la boîte, et dont on rabat de haut en bas sur le cou vercle l'autre extrémité, pour assurer la fer meture hermétique de la boîte.
On connait déjà des boîtes à conserves dont le corps comporte une collerette, rappor tée ou non, sous laquelle on force le talon d'agrafes à pression prenant appui sur le couvercle de la boîte et servant à assurer la fermeture hermétique de ce dernier sur le corps de la boîte, une rondelle d'étanchéité en caoutchouc ou autre étant disposée soit sur le bord supérieur du corps de la boîte, soit dans la collerette elle-même.
Dans la boîte selon l'invention, on a cher ché à suppriizier la collerette en question, en donnant pour points d'appui aux agrafes qui se rabattent alors sur le couvercle et non sur le bord de la boîte, non pas le couvercle comme précédemment, mais le bord supérieur du corps de la boîte convenablement aménagé à cet effet.
Le couvercle de la boîte s'applique sur le bord supérieur du corps de cette dernière avec interposition d'un joint par exemple en caoutchouc ou autre matière élastique appro priée, et des agrafes en nombre approprié serrent le couvercle sur le joint de caout chouc ou autre, de manière à assurer une parfaite étanchéité de la boîte.
Le bord supérieur du corps de la boîte peut être légèrement rabattu ou complètement roulé sur lui-même, avec ou sans renfor cement intérieur à l'aide d'un fil métallique rond ou profilé ou autre pièce appropriée. Ce bord supérieur rabattu peut d'ailleurs affecter une forme quelconque.
Les agrafes à pression de fermeture pren rrent appui par leur extrémité recourbée sur ce bord rabattu ou roulé du corps de la boîte, et, rabattues par dessus le couvercle contre lequel elles viennent s'appuyer avec ou sans l'aide d'un talon dont elles peuvent être munies, elles serrent de plus en plus le cou vercle contre le joint de caoutchouc ou autre, au fur et à mesure, qu'on les rabat de haut en bat sur le couvercle.
Ces agrafes à pression peuvent être rigi des, et dans ce cas, l'élasticité de la ferme ture est assurée uniquement par le joint de caoutchouc.
Elles peuvent encore être élastiques et, dans ce cas, la fermeture est assurée non seulement par le joint de caoutchouc, mais encore par l'élasticité des agrafes elles-mêmes; la forme de l'agrafe peut alors différer et notamment ne pas comporter de talon.
Au dessin ci-joint, on a représenté, à titre d'exemples six formes d'exécution de l'objet de l'invention; les fig. 1 à 4 et 6 et 7 en sont la coupe verticale et la fig. 5 en est un plan.
Dans ces différents exemples, A. est le corps de la boîte à conserves: en B est le couvercle et C un joint de caoutchouc ou autre matière élastique, disposé entre le re bord du couvercle et le bord supérieur du corps A de la boîte.
Dans les exemples selon les fig. 1 et 2, le bord supérieur D du corps de la boîte est rabattu, et le joint de caoutchonc ou autre C repose sur la partie arrondie de ce bord rabattu.
Dans l'exemple selon la fig. 3, le bord supérieur D du corps de la boîte est encore rabattu, mais en plus renforcé par dessous à l'aide d'une bande de métal .D, de forme appropriée.
Dans les exemples selon les fig. 4 et 6, le bord supérieur du corps de la boîte est roulé sur lui-même en<I>D';</I> un fil de fer I' (fig. 6) ou toute autre pièce appropriée. peut être disposé à l'intérieur de ce bord roulé pour en assurer le renforcement si on le juge nécessaire.
Dans ces différents exemples le couvercle <I>B</I> est assujetti sur le corps<I>A</I> de la boîte à l'aide d'agrafes métalliques G en nombre approprié. Ces agrafes de fermeture prennent appui par l'une de leurs extrémités G' recour bée contre le dessous du bord rabattu ou roulé D ou D' du corps de la boîte, et pivo tent autour de ce point d'appui lorsqu'on les rabat.
Dans l'exemple selon fig. 1, elles présen tent un talon G" qu'on force dans une gorge B' du couvercle.
Dans les autres exemples on a figuré des agrafes travaillant surtout par leur propre élasticité, ce qui permet de supprimer ledit talon G".
On peut ménager de place en place sous le bord roulé D' du corps de la boîte des encoches peu profondes D" (fig. 4 et 5) des tinées à assurer un point d'appui convenable et permanent aux agrafes G.
On voit qu'en rabattant les agrafes G, qui prennent appui sous le bord, rabattu ou roulé de la boîte, dans le sens de la flèche de fig. 1, le couvercle se trouve d'autant plus énergiquement serré contre le joint de caout chouc C que l'on incline davantage l'agrafe vers le bas, ce qui aosure une fermeture absolument étanche de la boîte.
Dans l'exemple selon fig. 7, le corps de la boîte présente intérieurement,<I>en H,</I> un léger renfoncement annulaire dans lequel on force, lors de sa mise en place, le rebord B" du couvercle, en appuyant sur le fond légè rement élastique de ce dernier. Lors de la cuisson, et sous l'effet de la pression s'exer- cant à l'intérieur de la boîte contre le cou vercle dans le sens de la flèche 1, ce dernier se redresse et vient appliquer très fortement son bourrelet<I>B"</I> contre le renfoncement FZ dans le sens de la flèche 2, coopérant ainsi à l'herméticité de la fermeture de la boîte.