Procédé pour la décoration de panneaux. On utilise actuellement pour obtenir, sur (les panneaux de bois contreplaqué, des imi tations de bois précieux ou de marqueterie, des procédés de décalcomanie dont les opéra- lions essentielles sont les suivantes: 1. Par l'un des procédés connus de l'im pression en couleurs, on applique sur un pa pier convenablement, préparé les couleurs dont l'ensemble doit être reporté sur le pan neau; le papier ainsi préparé est appelé cli ché; 2. On prépare la surface du panneau pour qu'elle soit apte à retenir ces couleurs; 3.
On applique le cliché de papier sur le panneau en évitant d'emprisonner des bulles (l'air qui formeraient des cloques là où le contact des deux surfaces ne se ferait pas, et on soumet le panneau à la pression et à la chaleur dans une presse chauffante, 4. On détache le papier (lu panneau, les couleurs restant fixées sur ce dernier.
Dans tous les procédés connus de ce 0'enre, la préparation du panneau est fonction de la, matière dont est constitué ce panneau, car la couleur est mise en contact direct avec cette matière, de sorte que le procédé doit être modifié pour chaque matière de support; les couleurs doivent. aussi être choisies en fonction de cette matière de support. avec la quelle elles sont mises en contact, et celles qui conviennent à une matière peuvent ne pas convenir à une autre.
Le papier étant humide, en raison de sa nature très hygrométrique et par suite de l'humidité des couleurs fraîchement appli quées sur lui, on éprouve de grandes difficul tés à l'appliquer sur le panneau sans former de cloques lorsque le- cliché est de grandes di mensions, et même dans les cas où ce résul tat est obtenu, il se forme souvent des clo ques lors du passage du panneau dans la presse chauffante par suite de la vaporisa tion de cette humidité s'effectuant entre le papier et le panneau.
L'invention décrite ci-dessous a pour ob jet un procédé de décalcomanie pour la déco- ration des panneaux qui évite ces inconvé nients.
Ce procédé est caractérisé par le fait que le support et le cliché en papier destiné à recevoir et à reporter sur le support l'im pression en couleurs sont tous deux préala blement recouverts (le papier, avant l'applica tion des couleurs) de couches de vernis trans parent, séchant rapidement, et pouvant se souder entre elles par pression et chaleur.
Par ce procédé, les couleurs sont, après terminaison du panneau, enfermées entre deux couches de vernis et protégées du con tact de l'air et du support. Ce procédé est par suite applicable à tout support ayant une surface plane ou cintrée de bonne con sistance sans rugosités ni pores de trop grande dimension, par exemple, bois contreplaqué, aggloméré (par exemple aggloméré de sciure, de liège), métal, sans qu'il y ait lieu d'em ployer des méthodes particulières pour la préparation de chaque surface, ni -de choisir des encres de couleur appropriées à la nature de ces surfaces.
L'inventeur a trouvé que tous les vernis cellulosiques convenaient en général pour cette application, car on peut sans difficulté les choisir tels qu'ils adhèrent aux surfaces les plus variées et qu'ils soient sans réaction chimique sur les encres de couleur habituelle ment employées dans l'impression.
Pour que ces encres de couleur adhèrent fortement sur ces vernis, il sera bon en géné ral d'incorporer à -ces encres une petite quan tité, 2 % à 5 % d'acétine.
Ce procédé a en outre l'avantage que le papier enduit de vernis cellulosique et re couvert de couleur ne contient pas d'humi- dit6 et a une certaine rigidité, de sorte qu'on peut l'appliquer sans précautions, spéciales sur le support, même en grandes dimensions, et le mettre dans la presse chauffante sans avoir à craindre la formation de cloques.
Voici quel est en détail le mode d'exécu tion de ce procédé qui a donné les meilleurs résultats. Un support en bois contreplaqué, en trois épaisseurs, reçoit sur la face choi sie, sans préparation spéciale autre qu'un bon polissage, une couche de vernis cellulosique appliquée au pistolet à pression d'air.
De même le papier enduit comme les pa piers de décalcomanie habituels d'une cou che soluble, de dextrine, par exemple, reçoit une couche du même vernis, appliquée de la même façon, puis on y reporte, par un des procédés habituels de l'impression en cou leurs, les couleurs préparées comme il a été dit ci-dessus.
Ce cliché de papier est. posé, sans précau tions. spéciales, sur le support, puis mis à la presse chauffante. Les deux couches de ver nis, emprisonnant entre elles les couleurs adhèrent fortement l'une à l'autre et au sup port, et forment bloc avec ce dernier.
Après un certain temps assez court de séchage, on mouille le papier, et, la couche de dextrine -se dissolvant, on peut l'enlever faci lement.
La préparation est terminée en appli quant une couche de vernis transparent, par exemple au pistolet, et en lui donnant un beau poli, soit par polissage, soit par vernis sage au tampon.
On obtient ainsi une surface absolument lisse et brillante donnant sur les supports les plus variés des imitations parfaites de bois précieux, de marqueterie, de marbres, etc.