Procédé et dispositif<B>de</B> labourage. Parmi les divers procédés connus de la bourage mécanique de la terre, les uns se ramènent<B>à</B> l'utilisation d'appareils plus ou moins perfectionnés et puissants, travaillant de la même manière que la charrue, coupant, soulevant et retournant la terre; les autres tendent<B>à</B> ameublir la terre en l'effritant an moyen de véritables fraises dont l'axe, placé horizontalement, pi-ogresse parallèlement<B>à</B> lui-même dans la direction du sillon.
La présente invention a pour objet un procédé<B>de</B> labourage consistant<B>à</B> diviser la terre sur une certaine épaisseur<B>à</B> partir de la surface du sol, élever cette terre divisée, la déverser sur une surface de tamisage placée<B>à</B> une certaine hauteur au-dessus du sol, la tainiser en laissant retomber sur le sol attaqué la terre tamisée et en rejetant sur la surface de la partie labourée les refus de tamisage et mélanger un engrais<B>à</B> la terre divisée avant qu'elle ne soit retombée sur le sol, toutes ces opérations étant effec tuées de suite.
Par ce procédé, touten les parcelles de la terre labourée sont mises en contact avec l'air, les racines et les mauvaises herbes sont laissées hors de terre et le sol, mélangé intimement avec la quantité convenable d'engrais, est immédiatement mis en état de recevoir les semences dans de bonnes cou- ditions.
L'invention a aussi pour objet un dispo sitif particulièrement agencé pour la mise en #uvre de ce procédé et comportant<B>à</B> cet effet, sur un même châssis roulant, plu sieurs fraises hélicoïdales ayant chacune son axe de rotation dans Lin plan vertical paral lèle<B>à</B> la direction de roulement du châssis, un organe de tamisage disposé pour recevoir la terre divisée et élevée par lesdites fraises, et un distributeur d'engrais. Le dessin représente schématiquement,<B>à</B> titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif suivant l'invention.
La fig. <B>1</B> est une élévation de côté, par tiellement, en coupe<B>;</B> La fig: 2 en est une élévation d'arrière; La fig. <B>3</B> est un plan de dessus.
Un châssis rigide<B>1</B> monté sur des roues 2, 2' porte un chariot<B>3</B> pouvant se déplacer parallèlement<B>à</B> lui-même entre des glis sières 4 faisant corps avec le châssis<B>1</B> ou rigidement fixées sur lui. Au dessin ces glis sières sont représentées verticales pour plus de simplicité, mais il doit être dès mainte nant bien entendu qu'on peut aussi leur donner une position oblique, montant vers l'arrière, comme il sera expliqué plus loin.
Le chariot<B>3</B> porte un moteur<B>5</B> qui peut être de préférence, mais non nécessairement, un moteur électrique, lequel, par l'intermé diaire d'organes de transmission de mouve ment appropriés, par exemple d'une vis sans fin <B>6</B> engrenant dans une roue hélicoïdale<B>7</B> clavetée elle-même sur un arbre transversal<B>8</B> tournant dans des paliers solidaires du cha riot et pourvu de parties filetées<B>9</B> engrenant avec des roues hélicoïdales<B>10,
</B> fait tourner nu nombre pair de fraises<B>11</B> en foi-me de vis dArchimède dont les axes sont situés <B>à</B> l'intersection d'un plan transversal paral lèle<B>à</B> la direction des glissières 4 et d'au tant de plans verticaux parallèles<B>à</B> l'axe longitudinal de la machine. Dans l'exemple représenté, les glissières étant supposées verticales, les fraises<B>Il</B> ont donc leur axe vertical; cet axe est susceptible de recevoir, dans sa propre direction, un mouvement de translation solidairement avec le déplacement parallèle du chariot<B>3</B> dans ses glissières 4.
Pour produire ce déplacement parallèle, cha cune des deux têtes du chariot<B>3</B> foi-me, dans sa glissière respective, écrou mobile pour Une vis robuste<B>13</B> montée dans l#axe de ladite glissière tourillonnée dans les tra verses supérieure et inférieure de cette même glissière, et les deux vis peuvent être ma- nceuvrées solidairement, pour accomplir des déplacements égaux,<B>à</B> l'aide de tout m6ca- nisme approprié, représenté ici par un arbre commun 14 actionné par un volant<B>à</B> main ou une manivelle (non figuré au dessin),
cet arbre portant deux vis sans fin attaquant chacune une roue hélicoïdale<B>15,</B> clavetée <B>à</B> l'extrémité supérieure de la vis correspon dante<B>13.</B>
L'hélice de chacune des fraises<B>Il</B> est prolongée<B>à</B> sa partie supérieure par une palette 12, de préférence inclinée. en sens inverse de l'hélice, en vue de permettre l'évacuation facile des terres, et<B>à</B> leur partie inférieure les fraises sont munies d'organes (non représentés) renforçant leur bord d'at taque, pour permettre à'effriter plus facile ment la terre, ces organes étant facilement détachables en vue de leur remplacement. Le pas des fraises sera de préférence dext- rorsum pour toutes les fraises situées du môme côté de l'axe longitudinal de la ma chine, et sinistroi-simi pour toutes celles de l'autre côté de cet axe, afin d'équilibrer les efforts sur le châssis.
Les fi-aises tournent, d'autre part, dans des logements prévus dans un caisson divisé en deux parties<B>16</B> et<B>17,</B> suivant un plan passant par l'axe desdites fi-aises. Les deux demi-caissons épousent d'assez près le cylin dre enveloppe<B>de</B> chacune, des hélices, ils sont représentés<B>à</B> la fig. <B>1</B> coupés par un plan passant par la ligne a-a de la fig. <B>3</B> pour permettre de voir l'hélice des fraises, ainsi que le trajet de la terre labourée.
La partie avant<B>16</B> du caisson est fixée au châssis<B>1;</B> elle est réglable en hauteur de manière que gon bord inférieur puisse être amené<B>à</B> quelques centimètres du sol. La partie arrière<B>17</B> du caisson est fixée au chariot<B>3,
</B> elle est également réglable en hauteur de manière que son bord inférieur puisse s'ajuster<B>à</B> quelques centimètres au- dessus de l'extrémité inférieure des fraises<B>11.</B> Le demi-caisson arrière<B>17</B> est ouvert<B>à</B> sa partie supérieure et raidi ici-même par une bande de tôle dont l'avant épouse les sinuo- sitôs du caisson, taudis que l'arrière est rec tiligne. Un peu en contre-bas de cette bande est disposé un plan incliné<B>18</B> formé par une tôle d'une certaine largeur, prolongée par une grille<B>19 à</B> barreaux écartés.
Ce plan incliné<B>18,</B> ensemble avec la grille<B>19,</B> est supporté par un parallélogramme articulé 20, pouvant osciller autour de deux tourillons 21 fixés au chariot<B>8,</B> et se déplaçant, par suite, solidairement avec lui. L'ensemble formé par le parallélogramme 20 et le plan incliné <B>18-19</B> peut recevoir un mouvement de va- et-vient par l'intermédiaire d'une manivelle 22 commandée directement par l'arbre<B>8</B> qui imprime aux fraises<B>11</B> leur mouvement de rotation.
Au-dessus du plan incliné<B>18</B> est disposé, le cas échéant de façon amovible, un dis tributeur d'engrais<B>23 à</B> débit réglable, par exemple une trémie, lequel distributeur est fixé<B>à</B> une hauteur convenable sur le châssis <B>1,</B> et commandé de manière connue par une des roues arrière du châssis, de façon<B>à</B> débiter l'engrais dès que la machine avance.
Le déplacement de la machine entière petit être assuré par tout moyen connu, soit par un attelage ou un tracteur, soit par un câble agissant sur un crochet 24; mais on conçoit également que la machine puisse se déplacer d'elle-même si l'on rend les roues motrices et si on les fait actionner soit par le moteur .5, soit, au besoin, par - un moteur .spécial<B>à</B> cet effet et de façon d'ailleurs bien connue. Les dimensions des fraises<B>à</B> hélice, leur pas et leur vitesse de rotation varient iiaturelleM6Dt suivant le type de l'appareil et la nature du sol<B>à</B> labourer.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant<B>.</B>
Le chariot<B>3</B> étant relevé jusqu'à l'extr & mité supérieure de sa course, on met en marche le moteur<B>5</B> commandant la rotation des fraises. On descend ensuite le chariot por <B>-</B> te-fraises <B>3</B> jusqu'à<B>la</B> profondeur choisie Pour le travail, puis on fait déplacer la ma chine vers l'avant par le moyen choisi pour sa propulsion.
La terre effritée par les fraises est élevée par celles-ci dans le cais son jusqu'à l'oavertuire arrière; elle est pro jetée par les palettes 12 sur la grille<B>19 à</B> laquelle le parallélogramme articulé 20 im prime des secousses; elle se trouve ainsi tamisée et retombe, en laissant<B>à</B> la sui-face, en raison de leur légèreté relative, toutes les racines et les mauvaises herbes.
Du fait que le distributeur d#engrais débite d4 que la machine avance, l'engrais se mélange ]n- timement <B>à</B> la terre au fur et<B>à</B> mesure qu'elle quitte la grille<B>à</B> secousses, et enfin les deux roues arrière 2' du châssis, en rou lant sur la terre labourée, tracent deux pe tits chemins parallèles qui déterminent<B>la</B> largeur du billon.
Il est évidemment loisible de mettre hors d'action le distributeur d'engrais si<B>01)</B> le désire.
Ainsi qu'il a été dit, la description qui précède s'applique au cas où les fi-aises ont leur axe vertical<B>-</B> l'invention n'est pas limi- t6e <B>à</B> cette forme particulière, mais s'étend également au cas où l'axe de chaque fraise, tout en étant contenu dans un plan vertical parallèle<B>à</B> l'axe longitudinal<B>de</B> la machine, est incliné en bas vers Pavant dans le sens habituel du contre d'une charrue, de façon <B>à</B> former avec la surface du sol Lin angle d'au moins<B>30</B> degrés.
L'homme<B>de</B> Part voit immédiatement les modifications qu'il est possible d'apporter<B>à</B> la disposition relative de certains organes, comme notamment les glissières 4 et le caisson<B>16, 17,</B> sans qu'il soit nécessaire d'insister davantage.