Dispositif amortisseur pour pare-chocs. L'emploi de pare-chocs, soit à l'avant, soit à l'arrière des voitures automobiles, se géné ralise chaque jour davantage. Il est certain que la question d'esthétique intervient pour une part dans cet usage; mais il est non moins évident que leur utilité en cas d'accident, de choc, de manouvre maladroite, etc., est grande.
Toutefois, il est aisé de se rendre compte que pour que cet organe de protection ré ponde pleinement au rôle qui lui est confié, il ne faut pas que celui-ci soit monté rigide. Autrement dit, il ne faut pas que la barre du pare-choc soit un butoir rigide. En effet, s'il en est ainsi, tout choc reçu par ce butoir est immédiatement et intégralement transmis aux organes mécaniques de la voiture, qui suppor tent ainsi l'effort que précisément le pare- choc devait leur éviter.
Il n'en sera plus de même si, au contraire, le pare-choc fait effet de tampon, c'est-à-dire s'il joue avec élasticité sous le choc reçu. C'est pourquoi la barre de pare-choc doit être montée sur le châssis de la voiture par l'in termédiaire d'amortisseurs. Le choc reçu par la barre est alors absorbé par l'amortisseur; il n'est dès lors plus transmis, ni au châssis, ni aux organes mécaniques. Le pare-choc joue vraiment son rôle.
Il existe certes déjà des amortisseurs pour pare-chocs, tels que ceux à ressort à boudin. Mais outre que le fonctionnement et le ré glage en sont la plupart du temps, ou diffi ciles ou défectueux, ceux-ci ne permettent l'élasticité de la barre que dans un seul sens, qui est généralement la ligne horizontale, per pendiculaire aux essieux.
La présente invention a pour objet un dis positif amortisseur pour pare-chocs, spéciale ment destiné aux pare-chocs de voitures auto mobiles, permettant l'absorption de chocs di rigés dans plusieurs sens.
Cet amortisseur est caractérisé en ce qu'il comporte des lames élastiques courbes. reliées ensemble à leurs extrémités de ma nière à constituer un corps déformable ayant au moins deux axes de symétrie, ce corps se déformant non seulement sous l'effet de for ces agissant dans la direction de ces axes, mais aussi sous celui de forces formant un angle avec ses axes et se trouvant dans un plan formé par deux de ceux-ci, ce corps re venant à sa forme normale sitôt que lesdites forces cessent.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, cinq formes d'exécution de l'a mortisseur objet de l'invention.
La fig. 1 montre une première forme de l'amortisseur, dans sa position de repos; La fig. 2 représente le même amortisseur, mais vu dans une direction perpendiculaire à celle de la fig. 1; La fig. 3 montre cet amortisseurs dans sa position d'absorption d'un choc d'intensité moyenne, tandis que La fig. 4 représente le même amortisseur sous l'effet d'un choc violent; La fig. 5 est une vue de côté partielle ment en coupe d'une deuxième forme d'exé cution; La fig. 6 est une coupe selon la ligne VI-VI de la fig. 5, montrant la fixation des lames; Les fig. 7 et 8 montrent la déformation des lames de la deuxième forme d'exécution sous l'influence d'un choc horizontal et d'un choc oblique; La fig. 9 est une coupe de détail de la fixation des lames de cette deuxième forme;
Les fig. 10 et 11 sont des coupes faites selon des plans perpendiculaires d'une troi sième forme d'exécution, les lames ne sont pas hachurées; Les fig. 12 et 13 sont des coupes partiel les également faites selon des plans perpen diculaires, mais montrant une quatrième forme d'exécution, et Les fig. 14 et 15 sont des coupes selon des plans perpendiculaires d'une cinquième forme d'amortisseur, les lames ne sont ha churées.
Les mêmes lettres de référence indiquent des organes semblables dans toutes les fi gures du dessin. Dans la première forme d'exécution repré sentée aux fig. 1 à 4, le corps déformable a la forme d'une sphère; le nombre des axes de symétrie est donc théoriquement infini; il s'en suit que ce corps est déformable par des forces agissant sur lui dans n'importe quelle direction.
Des lames en acier ressort a, a', a"... sont convenablement disposées suivant la circon férence de grands cercles d'une même sphère. Elles viennent en bout se fixer par l'intermé diaire d'un boulon au centre d'une calotte sphérique c ou c'. Chacune de ces calottes porte le dispositif de fixation de cet amortis seur, soit au châssis, soit au parc-choc. Le centre des calottes sphériques est à l'extré mité d'un même diamètre.
Les lames a, a', a"... doivent travailler dans le plan diamétral où elles ont été pri mitivement fixées, sans qu'elles puissent pi voter autour de leur diamètre de fixation. Dans ce but des boulons d'assemblage d, d', d" ... sont ménagés sur les calottes sphéri ques, entre les lames, évitant ainsi tout dé placement latéral de celles-ci.
A l'intérieur des calottes sphériques, vien nent se monter aux extrémités d'un même diamètre, deux demi-sphères b, b' en caout chouc souple ou matière analogue. Celles-ci peuvent être fixées par tout procédé convena ble et notamment par l'intermédiaire d'une rondelle sphérique.
Le fonctionnement de cet amortisseur est des plus simple. Il se comprend d'ailleurs de lui-même.
La sphère ainsi réalisée est élastique en tout sens, et son élasticité est la même dans tous les sens autour de son point d'attache.
Ainsi donc, dans le cas d'un choc perpen diculaire à la barre du pare-choc, et d'impor tance normale, l'amortisseur prend, sous l'ac tion du choc, la position indiquée ù la fig. 3 ou une position analogue.
Dans le cas d'un choc toujours perpendicu laire à la barre, mais d'une grande violence, la déformation est encore plus accentuée, c'est par exemple celle donnée fig. 4. Il est à noter que, dans ce cas, qui peut être considéré comme le plus défavorable, l'écrasement n'a pas lieu. Quand les lames ont fini de jouer et que leur déformation maximum est atteinte, ce sont les demi- sphères de caoutchouc qui entrent en jeu. Elles s'opposent en fin de compte à l'écrase ment et aux déformations permanentes de l'amortisseur.
Cette constatation est d'une grande im portance. C'est grâce au travail ci-dessus que, même dans les chocs les plus graves, la voiture ne reçoit pas dans ses organes essen tiels des chocs violents se traduisant par un déséquilibre mécanique très préjudicieux et souvent funeste.
Enfin et comme il a été dit plus haut, l'élasticité de l'amortisseur étant la même dans tous les sens, dans tous les plans, il s'en suit qu'il répond aux chocs venant d'une di rection quelconque, comme il vient d'être ex pliqué pour un choc arrivant perpendiculaire ment à la barre et horizontalement orienté.
Que le choc soit oblique ou de front, qu'il soit dirigé de haut en bas ou de bas en haut, son absorption est totalement réalisée.
L'objet de la présente invention est un dispositif amortisseur pour pare-chocs d'une conception particulière et intéressante. Il est appelé à rendre dans les cas les plus dange reux, dans les conditions de travail les plus défavorables, dans les chocs les plus violents et les plus imprévus, les services les plus grand.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 5 à 9, les lames ressort a, a', a" .. sont disposées suivant les circonférences de grand cercle d'un ellipsoïde. Ces lames ont leurs extrémités l, l', l" ... taillées en sifflet et leurs pointes convergent vers le centre ou pôle de la calotte c, c' sphérique, ellipsoïdale, paraboloïque, etc. terminant en bout l'amor tisseur. Elles sont fixées près de ce point par tous moyens convenables tels que: rivets, boulons, etc.
Les butoirs élastiques sont constitués par des volumes tronconiques b et b'. Ceux-ci ont l'avantage de pouvoir réagir en cas de chocs se présentant sous une inclinaison net tement différente de l'horizontale.
A l'intérieur du corps déformable sont placées des calottes e de même courbure que les calottes c et c'. Les calottes e sont pla quées contre les calottes e, c' par des vis d, d', d"... maintenant entre elles l'extrémité des lames élastiques.
Ces vis ou boulons d'assemblage empê chent d'ailleurs d'une façon supplémentaire, le déplacement des lames de leur plan.
Les calottes e intérieures, tout en blo quant les lames contre les calottes extérieu res c, c', donnent au corps déformable une forme sensiblement ellipsoïdale.
Dans les trois formes d'exécution des fig. 10 à 15, les lames sont solidaires entre elles et sont d'ailleurs homothétiques; elles travaillent sur champ et dans un même plan. lequel est le plus généralement horizontal.
Ces lames sont disposées suivant une courbe fermée, pouvant être d'un ordre quel conque, mais plus souvent du deuxième de gré, par exemple un cercle ou une ellipse.
Comme on le voit aux fig. 10 et 11, les lames élastiques a, a', a" sont disposées jointivement et solidairement suivant une courbe plane fermée. Ces lames travaillent sur champ, et dans leur plan de montage, à la compression sous l'action d'un choc.
Des tampons élastiques d, d', en caout chouc par exemple, de forme tronconique, cylindrique, hémisphérique, etc.. sont fixés aux lames par des collerettes b et b', à l'aide de boulons c et c'. Ces tampons sont dis posés l'un en face de l'autre suivant la direc tion normale des efforts à absorber.
Dans les chocs les plus défavorables, et si la résistance même des lames élastiques, généralement en acier à ressort, devenait in suffisante, ces tampons viendraient par pres sion l'un sur l'autre, absorber élastiquement le supplément du choc, et éviter la transmis sion brutale de celui-ci aux organes mécani ques de la voiture.
Cette forme d'exécution présente un avantage très sérieux qui est celui de la facilité extrême de son montage, notamment à l'arrière d'une voiture automobile, où il n'est pas toujours aisé de fixer l'amortisseur des fig. 1 à 4 ou 5 à 9.
En référence aux fig. 12 et 13, les lames élastiques a, a', a" sont disposées suivant un même plan, en courbe fermée, et travail lant en cas de choc reçu par la barre de pro tection, en compression, sur champ et dans leur plan de montage.
Des ressorts à boudin b, b' d'absorption du choc, sont fixés aux lamés par des ron delles c, c' et par des écrous et des bou lons d, d'.
Lors de l'absorption d'un choc, les lames élastiques a, a', a" travaillent en premier lieu, puis le complément de l'absorption du choc est opéré élastiquement par ces ressorts b, b', évitant ainsi la transmission brutale des efforts aux organes mécaniques de la voiture.
Enfin, dans la cinquième forme d'exécu tion représentée aux fig. 14 et 15, les lames élastiques a, a', a" sont disposées dans un même plan, et suivant des courbes d'allure elliptique à même centre et à axe commun. Ces lames en cas de choc reçu par la barre de protection, travaillent à la compression sur champ et dans leur plan de montage.
Des tampons élastiques b et b', en caout chouc par exemple, de forme tronconique, cylindrique, hémisphérique, etc., sont fixés aux lames par des collerettes c et c', à l'aide de boulons d ou d'. Ces tampons sont disposés l'un en face de l'autre, suivant la direction normale des efforts à absorber.
Dans les chocs les plus défavorables et les plus violents et si même la résistance des lames devenait insuffisante, ces tampons viendraient par pression l'un sur l'autre absorber élastiquement le supplément de choc et éviter la transmission brutale de celui-ci aux organes mécaniques de la voi ture.
On a représenté trois lames simples, mais il est bien entendu qu'elles peuvent être doubles, triples, etc.
Comme l'amortisseur représenté aux fig. 10 et 11, ceux des fig. 12 et 13, ainsi que 14 et 15, présentent pratiquement le même avantage de montage.
Il est bien entendu que le nombre, la di mension, la nature des lames peut varier dans de grandes limites. Plusieurs de ces lames peuvent être superposées; leur fixation peut être quelconque, ainsi que leur assemblage.