Dispositif qui, suivant la résistance propre d'un circuit,<B>y</B> introduit ou<B>y</B> supprime une résistance additionnelle. La présente invention a pour objet un dispositif qu# suivant la résistance propre d'un circuit,<B>y</B> introduit ou<B>y</B> supprime nue résistance additionnelle.
Ce dispositif peut notamment servir pour limiter le débit d'une dérivation qu'il remet automatiquement dans son état primitif quand le débit est redevenu normal, après un court-circuit ou un dépassement de l'intensité maximum prévue.
<B>Il</B> comporte, montés en série sur le cir cuit, deux électro-aimants et la résistance additionnelle, cette résistance, ainsi que l'électro-aimant le plus voisin étant shuntés par une ligne comprenant deux contacts en série, placés chacun sous la dépendance de l'armature mobile d'un des électro-aimants.
L'électro-aimant non shunté est calculé. ou choisi de manière<B>à</B> ce qu'il attire son ar mature mobile et coupe le contact correspon- dant quand le débit croît au delà de la limite assignée par suite d'une demande exaïl,érée ou d'un court-circuit. L'autre électro-aimant est de ce fait déshunté, de même que la résistance additionnelle et ils sont ainsi introduits dans le circuit.
Il en résulte d'abord que le second électro-aimant attire s-on armature en roin- pant le contact correspondant, et que, le<B>dé-</B> bit baissant dans le circuit, le prem 'er éleelro- aimant laisse son contact se rétablir. Le se cond électro-aimant est calculé ou choisi de telle manière qu'il n'abandonne son arinature que si la résistance propre du circuit rcprend une valeur qui correspond<B>ù</B> un d'bit déter miné prévu dans le circuit ou<B>à</B> tout autre débit inférieur.
Lorsqu'il en est ainsi, le rétablissepient du contact en question provoque<B><U>d-</U></B> nouveau la fermeture du shunt, préparée par le réta blissement du contact du premier #lectro- aimant, rétablissement qui suit immédiate- ment la rupture du contact du second électro aimant.
Le dessin annexé représente, aux fig. <B>1 à</B> 4, un schéma du dispositif, dans les diveises phases de son fonctionnement.
Les fig. <B>5</B> et<B>6</B> montrent une réalisation pratique de ce schéma.
Sur l'un des conducteurs du circuit a<B><I>à</I></B> contrôler est montée la résistance â#1dition- nelle <B>b,</B> en série avec les électro-aimants c et <B>d.</B> L'ensemble<B>de</B> la résistance<B>b</B> et de l'électro-aimant c est shunté par une ligne e, comportant deux contacts<B><I>f, g</I></B> eu série. Les contacts<B>f</B><I>et<B>g</B></I> sont respectivement placés sous la dépendance de l'armature mobile de l'électro-aimant c et de celle de l'électro aimant<B>d.</B> Ils se trouvent rompus, chacun quand l'armature correspondante est attirée.
Le dispositif ainsi constitué est, par exemple, placé<B>à</B> l'entrée d'un branchement d'abonné. En marche normale, aucun des électro-aimants n'attire son armature.
Le courant, traversant alors l'électro aimant<B>d,</B> se rend<B>à</B> l'utilisation en emprun tant le shunt e (fig. <B>1).</B> Si la résistance du circuit<B>à</B> contrôler s'abaisse, soit parce qu'on branche sur lui trop d'appareils d'utilisatioD, soit par suite d'un court-circuit,<B>le</B> débit croît dans l'électro-aimant<B>d,</B> qui est calculé on choisi de manière<B>à</B> devenir- dans ces condi tions capable d'attirer son armature mobile, ce qui provoque la rupture du contact<B>g</B> (fig. 2).
Le shunt e étant dès lors interrompu, le courant traverse la résistance<B>b</B> et l'électro- -aimant c qui s'excite. L'électro-aimant c est calculé ou choisi afin d'attirer son armature dans ces conditions, et cette armature rompt alors le contact f (fig. <B>3).</B>
Mais, du fait de l'introduction de la rè- sista,nce <B>b</B> dans le circuit, l'intensité du cou rant qui traverse l'électro-aimant<B>d</B> s'est abaissée jusqu'à la valeur normale ou au- dessous. <B>Il</B> en résulte que cet électro-aimant ne peut plus retenir son armature et laisse le contact<B><I>g</I></B><I> se</I> rétablir<B>(</B> fi-. 4).
Le dispositif reste en cet état jusqu'à ce que le court-circuit soit supprimé ou la de- mande ramenée<B>à</B> la normale. Quand il en est ainsi, l'intensité diminue- dans le circuit de sorte que l'électro-aimant c laisse le contact <B><I>f</I></B> se rétablir. Le dispositif revient donc<B>à</B> son état primitif (fig. <B>1)</B> et se trouve prêt<B>à</B> fonc- iionner de nouveau comme décrit ci-dessus, sans qu'il<B>y</B> ait lieu d'agir directement sur lui.
On peut encore se servir de ce dispositif, par exemple, pour introduire automatique- nient une résistance dans le circuit d'un mo teur en cas de surcharge de celui-ci.
Dans le même ordre d'idées, étant donnés deux moteurs en série, on peut monter dans le circuit qui les alimente, un dispositif du genre décrit et comportant une résistance ad ditionnelle éo-ale <B>à</B> celle d'un des moteurs. Si l'un de ceux-ci vient<B>à</B> être le siège d'un court-circuit, la résistance additionnelle vien dra automatiquement remplacer ce moteur en tant que résistance sur le circuit, ce qui protégera l'autre moteur et lui permettra, si on le juge utile, de continuer son service comme secours.
Un montage du même genre peut être adopté avec deux lampes<B>à</B> arc ou autres ap pareils d'utilisai-ion en série, pour interposer la résistance additionnelle en cas de court- circuit dans l'un d'eux.
Comme attire exemple d'application, l'ob jet de l'invention peut être notamment utilisé pour interposer une résistance sur le fil- neutre d'une distribution<B>à</B> trois fils, quand ce fil tend<B>à</B> être surchargé par l'effet d'un désé quilibre de débit entre les deux ponts.
Dans la forme d'exécution des fig. <B>5</B> et<B>6,</B> des rupteurs<B>à</B> mercure<B>f</B><I>et</I> g' sont montés, chacun sur un disque<B><I>f,</I></B> g' susceptible de pi voter sur un axe passant par son centre. Les disques<B><I>f,</I></B> g' sont pourvus de contrepoids g", de préférence réglables.
En un point de leur périphérie, f"', g"', s'attache un lien flexible qui s'enroule par tiellement autour des disques et qui corres pond au noyau plongeur c", d" d'un des électro-aimants<I>c,<B>d.</B></I> Une des électrodes de chaque rupteur est reliée par des fils souples au point<B>à</B> shunter. Les autres électrodes sont reliées entre elles de la même manière. Les rupteurs sont repré sentés<U>comme</U> fermant le shunt<B>à</B> la fi,-.<B>5,</B> et comme l'ouvrant<B>à</B> la fig. <B>6.</B>
Entre deux points de la résistance addi tionnelle<B>b,</B> on branche une petite lampe<B>à</B> bas voliao-e h qui s'allume quand la résistance est en circuit. Elle indique alors qu'il<B>y</B> a quelque chose d'anormal sur le circuit.
L'ensemble du dispositif est recouvert (fig. <B>6)</B> d'un boîtier i présentant une large fe nêtre vitrée j par laquelle on aperçoit les rup teurs, et un regard<B>k,</B> derrière lequel se trouve la lampe-témoin- h.
Naturellement, l'invention n'est pas limi tée<B>à</B> l'utilisation de rupteurs<B>à</B> mercure, dLin -type ou d'un autre, mais on peut avoir re cours<B>à</B> tout autre moyen équivalent. L'appa reil peut d'ailleurs être exécuté sous une forme variable. Ainsi, pour les débits rela tivement faibles, on peut donner<B>à</B> l'électro aimant c une résistance suffisante pour que la résistance<B>b</B> devienne inutile.
En outre, les applications de l'invention ne sont nullement limitées<B>-à</B> celles indiquées.