Régulateur de couple pour train de transmission. La présente invention a pour objet un ré gulateur de couple pour train de transmis sion mécanique, comprenant un ressort qui re lie le dernier mobile d'une première partie du train au premier mobile de la seconde, c'est-à-dire le mobile moteur du régulateur à son mobile récepteur, ressort dont la flexion est limitée par la disposition du régulateur.
Ce régulateur est caractérisé eri ce que le mobile moteur, monté rotativement et coaxia- lement sur l'arbre du mobile récepteur, est re lié cinématiquement à celle des extrémités du ressort qui est opposée à l'extrémité solidaire du mobile récepteur, la liaison cinématique étant telle qu'elle impose à un point au moins d'un organe faisant partie du mobile récep teur une trajectoire excentrique dans un plan perpendiculaire à l'axe commun aux deux mobiles, afin que ledit point, décrivant cette trajectoire lorsque le mobile moteur tourne en armant le ressort,
rencontre un organe capa ble d'assigner une limite au mouvement rela tif des deux mobiles. Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple; onze formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en plan, schémati que, de la première forme, et la fig. 2 une vue en coupe de la même; les fig. 3 à 12 repré sentent chacune une forme d'exécution.
Entre les plaques 1 et 2 du support est logé l'arbre 3 qui tourillonne dans ces plaques ainsi que les autres arbres du train dont on voit en fig. 1, en plan, une roue 4 qui tourne dans le sens de la flèche et qui engrène avec un pignon 5 rivé sur une roue 6. Cette roue 6 engrène simultanément avec le pignon 7 constituant, avec le bras 1?, le mobile moteur du régulateur, et avec le pignon 8 rivé sur la roue 9. Cette roue 9 engrène avec un pignon 1.0 monté fou sur l'arbre 3 et rivé sur une cou ronne 11. La roue 13, chassée sur l'arbre 3, constitue le mobile récepteur du régulateur, c'est-à-dire le premier mobile de la seconde partie du train dont est encore représenté le mobile 14.
Sur l'arbre 3 du mobile récepteur est encore chassée une virole 15, à laquelle est fixé un ressort 16 par l'une de ses extré mités, tandis que l'autre extrémité s'appuie contre un flanc 17 du bras 12 lorsque celui-ci tourne dans le sens des aiguilles d'une mon tre. Le ressort est conformé de manière que, lorsqu'il fléchit, son extrémité décrit une trajectoire excentrique 18 qui rencontre la couronne 11 en un point 19.
Le fonctionnement du régulateur est le suivant: Par suite de la réaction du train récepteur, le ressort 16 fléchit sous la poussée du bras 12, de sorte que son extrémité se meut sur sa trajectoire 18. Le couple dû à la flexion du ressort se transmet par la virole 15 :z l'arbre 3 de la roue 13. Si le couple qui meut le bras 12 était constant et insuffisant à amener l'extrémité du ressort jusqu'au point 19, le ressort 16 s'armerait constamment de la quan tité dont il* se détend en faisant tourner l'ar bre 3. Le régulateur s'appliquant à un train qui transmet au bras 12 un couple de valeur variable, on règle les choses de manière que, pour la valeur la plus faible du couple, l'ex trémité du ressort puisse encore atteindre le point 19 où elle bute contre la couronne 11.
Un couple plus fort ne peut, pas produire une flexion supérieure à celle qui correspond à cette position de butée et il s'ensuit que le couple transmis au mobile récepteur est pra tiquement constant. En effet, dans la forme représentée en fig. 1 et 2, l'extrémité du res sort est arrêtée sur sa trajectoire non seule ment par le fait d'une réaction radiale de la couronne dirigée suivant la composante ra diale du mouvement, mais encore et surtout par une force tangentielle due au frottement de l'extrémité du ressort contre la couronne.
La couronne 11, d'après la disposition re présentée, tourne beaucoup plus vite que le mobile moteur, de sorte que la force tangen tielle qui suffit à arrêter le train bifurqué constitué par le pignon 8, la roue 9 et le pi gnon 10, train dont est cinématiquement so lidaire le mobile moteur, est aussi beaucoup plus faible que la force tangentielle à l'ex trémité du bras 12. Il y a arrêt de tout le train moteur dès que la force normale au point de contact du ressort avec la couronne crée un frottement égal à la force tangentielle sur la couronne.
Dans une variante non représentée de cette forme d'exécution, la couronne porte une den ture intérieure. Dans ce cas, l'effort tangen tiel moteur est équilibré non plus par le frot tement, mais par une réaction tangentielle de la denture. La couronne ainsi dentée peut être fixe, c'est-à-dire que cette forme d'exécu tion peut ne pas présenter de train bifurqué.
Quand la couronne de butée est dentée, le train moteur peut porter sur l'un de ses mo biles une aiguille se mouvant par sauts brus ques, chaque seconde, par exemple. Il suffit pour cela que certains rapports soient obser vés entre le nombre de dents de la denture de butée, la, vitesse avec laquelle le train récep teur laisse tourner la virole 15, et éventuelle ment la vitesse de la butée. Si, par exemple, il laisse tourner la virole 15. .à la vitesse de un tour par minute et si la couronne de butée est fixe, celle-ci devra présenter soixante dents.
On conçoit comment se produit le saut de l'extrémité du ressort d'une dent à l'autre quand la butée est fixe. Lorsque le ressort est armé et qu'il bute contre une dent, le rouage moteur est immobile, tandis que le rouage récepteur laisse le ressort se détendre. Lorsque, par suite de cette détente, le ressort s'est retiré de toute la quantité dont. il péné trait à l'intérieur de la circonférence passant par les pointes de dents, il échappe de la dent contre laquelle il appuyait, poussé qu'il est par le bras 12, et vient buter contre la dent suivante, les choses étant réglées pour que le couple moteur soit toujours suffisant à pro duire la. butée.
Dans les cas où la couronne de butée est dentée, la denture peut aussi être extérieure à la couronne; il suffit pour cela que le res sort soit disposé de manière à ce que son ex trémité, décrivant sa trajectoire excentrique lorsqu'il s'arme, s'approche du centre au lieu de s'en éloigner. Toutes les variantes indiquées ci-dessus relatives à la fixité et à la mobilité de la cou ronne, comme à la forme de ses surfaces pé riphériques intérieure et extérieure qui peu vent l'une et l'autre être lisse ou dentée, peu vent se combiner avec les formes d'exécution représentées par les fig. 3 à 7.
Dans la fi-. 3, une pièce 20 solidaire de l'extrémité du ressort s'appuie contre le flanc 21 du mobile moteur; le ressort 22 est un res sort spiral qui peut être armé beaucoup plus que le ressort 16 de la fig. 1. On conçoit que le fonctionnement soit identique à celui qui a été décrit avec cette seule différence que c'est l'extrémité de la pièce 20, laquelle a un axe de rotation excentré, qui se meut sur la trajectoire excentrique et rencontre la cou ronne de butée.
Dans la fi g. 4, une pièce analogue 213 est prolongée au delà de son axe excentré, de manière à présenter un doigt 24 en dehors du pourtour extérieur d'un disque de bu tée 2:5. Dans les fig. 5 à 7, un organe ana logue au ressort 16 de la fig. 1 ou à. la bielle 20 de la fig. â! et qui s'appuie contre un flanc du mobile moteur poussant son ex trémité sur sa trajectoire excentrique, ren contre un organe situé sur cette trajectoire et à une certaine distance de l'axe, mais cet organe n'oppose une résistance au mouve ment que lorsqu'il a buté lui-même contre une couronne telle que 11 ou 25.
L'organe rencontré est le bras d'un levier dont l'axe est porté par le mobile moteur.
Dans la fig. 5, ce levier 26 est conformé de manière qu'il puisse buter à l'intérieur d'une couronne.
Dans les fig. 6 et 7, où il est désigné par 27 et par 28, il est conformé de manière à buter sur la périphérie extérieure d'un dis que.
Dans la forme représentée en fig. 8, le mobile moteur 12 agit contre un ressort 29 par l'intermédiaire d'un bâtonnet 30 articulé par ses pointes qui s'appuient dans des creux des deux flans en regard du bras 12 et du ressort 29. Sur la fig. 9, la liaison entre le bras 1,2 et un ressort 32 est analogue, mais le bras 12 exerce une traction sur l'extrémité du ressort 32 par l'intermédiaire d'un organe 31 qui peut être un fil métallique passé dans des trous du bras 12 et du ressort 32 et pré sentant des têtes l'empêchant d'en sortir.
Dans les fig. 8 et 9, les organes; 30 et 31 pourraient être remplacés par des biellette., telles que 35 et 38 des fig. 10 èi 12. Dan; ces figures, la biellette n'est. pas articulée directement sur le ressort, mais sur un levier auquel est fixée l'extrémité du ressort, le vier qui est coudé et désigné par 35 en fig. <B>10</B> et agit à l'extérieur du disque 25, levier qui est coudé autrement et désigné par 3 7 dans la fig. 12 et qui est droit comme re présenté en 36 (fig. 11), où il agit à l'inté rieur d'une couronne 11.
On conçoit que toutes les formes d'exé cution des fig. 3 à 7 puissent donner lieu à des variantes dans lesquelles la pièce de butée est dentée, comme cela est représente en 39 et 40 aux fig. 8 à 12.
Le nombre des dents de la pièce de bu tée peut être quelconque. Une dent unique appartenant soit au mobile moteur, soit une couronne mobile peut être constituée par un bras radial tournant d'un tour entre deux butées successives.
L'arbre du mobile récepteur peut occu per un rang quelconque dans le train de transmission et être, par exemple, celui qui porte l'aiguille des secondes dans un mouve ment d'horlogerie.
Dans le cas de la pièce de butée mobile, les mouvements de cette pièce et du mobile moteur seront, de préférence, de sens inver ses. Le flanc du mobile moteur contre le quel s'appuie un organe du mobile récep teur peut former, avec un plan radial con tenant le point d'appui, un angle aigu dont la valeur peut varier entre certaines limites sans que les fonctions décrites soient modi fiées. Ce flanc peut appartenir à un goujon porté par le mobile moteur parallèlement à l'axe.
La butée peut être constituée par un simple plot solidaire du bâti. Elle peut aussi être mobile autour d'un axe parallèle à l'axe du régulateur.