Procédé et dispositif de réglage de la résistance à l'écoulement d'un fluide. La présente invention a pour objet: <B>10</B> Un procédé de réglage de la résis tance à l'écoulement d'un fluide, caractérisé en ce qu'on modifie la longueur du canal d'écoulement; 20 Un dispositif pour la mise en aeuvre de ce proc@' 3é, caractérisé par une tige péné trant dans le canal et mobile au moins en translation pour régler la longueur dudit canal.
Le procédé et le dispositif sont, plus spécialement, applicables aux appareils hy drauliques de transmission ou de dispersion (l'énergie, dans lesquels il faut pouvoir ré gler la résistance à l'écoulement du fluide à travers un canal ou orifice d'étranglement.
Jusqu'à présent, ce réglage était réalisé par variation de la section d'étranglement. Un tel mode de réglage présente l'inconvé nient de faire considérablement varier la résistance .à l'écoulement pour de très petites modifications de la section d'étranglement. Cet inconvénient est parfois rédhibitoire, car on n'obtient ainsi qu'un réglage par ,tout ou rien", alors qu'une parfaite progressivité serait nécessaire. Tel est notamment le cas dans les amortisseurs de chocs.
De tels amortisseurs sont utilisés pour améliorer la suspension et pour augmenter le confort des occupants. Or, il arrive que les variations de la température extérieure modi fient la viscosité -du liquide employé. Les conditions de fonctionnement de l'amortisseur sont donc complètement modifiées, de telle sorte qu'il est nécessaire de procéder à un nouveau réglage lorsque la température a considérablement varié. Il serait donc du plus haut intérêt que l'usager puisse employer, en quelque sorte, un réglage d'hiver et un ré glage d'été.
Or, les moyens de réglage actuels nécessi tent en fait, pour leur utilisation judicieuse, une main-d'oeuvre fort exercée et tout à fait spécialisée, parce que les variation. de frei nage sont considérables pour une modification presque insensible de la position de l'organe de réglage.
On comprend donc aisément le progrès considérable réalisé par l'application de l'in vention aux amortisseurs de chocs, car il de vient dès lors possible: a) de permettre à l'usager d'effectuer un réglage commode et précis, qui assure le con fort recherché, ce réglage pouvant être modi fié s'il y a lieu lorsque la température varie; b) d'obtenir réellement un réglage auto matique en fonction de la température, à l'aide de la combinaison avec le dispositif de réglage d'après l'invention de tout dispositif thermostatique.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, plusieurs formes d'exécution de dispositifs suivant l'invention avec tiges de réglage de l'écoulement d'un fluide par ac tion sur la longueur de la canalisation, ainsi que des variantes de détail.
La fig. 1 est une coupe axiale schématique montrant la disposition relative des passages du fluide entre les chambres d'un type d'a mortisseur hydraulique à piston rotatif; La fig. 2 est une vue, à plus grande échelle, correspondante, montrant la disposi tion d'une tige de réglage dans la canalisation reliant les deux passages; Les fig. 3, 4 et 5 représentent schémati quement des variantes de la forme de la tige de réglage; La fig. 6 est une coupe axiale montrant la disposition des passages dans un autre type d'amortisseur à. piston rotatif;
Les fig. 7, 8 et 9 sont des exemples de tiges utilisées de préférence dans ce type d'amortisseur; Les fig. 10 à 12 sont des vues de varian tes des dispositifs de réglage représentés dans les figures précédentes.
En référence à la fig. 1, est représentée une coupe axiale d'un amortisseur à piston ro tatif dans lequel le fluide s'écoule depuis un canal 1 dans un canal 2, en traversant une canalisation 3.
Dans cette canalisation vient se placer l'extrémité d'une tige 4 qui est susceptible, sous une commande extérieure quelconque, de pénétrer plus ou moins dans la canalisation, et de l'obturer plus ou moins (fig. 2), de fa çon à varier la longueur de la partie de la canalisation située entre les deux canaux, et, par suite, la résistance à l'écoulement du fluide.
La tige 4 peut être cylindrique, comme représenté à la fig. 3; dans ce cas, on obtient des variations de l'écoulement uniquement par variation de la longueur de la canalisa tion.
Elle peut comporter une partie cylindri que et une partie conique comme représenté à la fig. 4.
On obtient en ce cas, à la fois variation progressive de la résistance par la longueur de la canalisation et un réglage par "tout ou rien" grâce aux variations de la section de passage; ce dernier résultat étant obtenu par le déplacement relatif de la partie conique 4a de la tige et de l'épaulement incliné 3a de la canalisation.
Le mouvement de translation de la tige est de préférence combiné avec un mouvement de rotation. La tige est alors filetée et se visse clans une partie taraudée de l'amortisseur, de telle sorte que la translation peut être micrométrique.
La partie extrême de la, tige peut aussi être constituée, comme représenté à la fig. ?, par deux parties coniques et uné partie cy lindrique intermédiaire.
Enfin, à la fig. 5 est représentée, tDu- jours à titre d'exemple, et dans le but de mon trer la grande variété de formes qu'on peut envisager, une troisième variante qui corres pond à l'exemple de la fig. 2 dont l'extrémité serait prolongée pour former une partie cy lindrique 4b servant au guidage de la tige et à l'étanchéité à la partie inférieure. 'Une gorge 4c se trouve ainsi formée qui sert au réglage @de la section de passage au même ti- tre que l'extrémité conique de la tige 4 (fig. 2).
En référence à la fig. 6 est représentée une coupe schématique axiale d'un autre type d'amortisseur à piston rotatif, décrit, par exemple, par le brevet suisse n 92547, dans lequel il existe quatre chambres de travail et où le fluide s'écoule respectivement de fa çon centripète dans les canaux 11 et 21, et de façon centrifuge dans les canaux 12 et 22 (et réciproquement par la suite).
Comme dans l'exemple précédent, des ti- :;es 1.4 dont l'extrémité est de toute forme convenable sont déplaçables en translation dans le canal 13.
Dans l'exemple de la fig. 7, la tige 14 est terminée par une partie conique à fai ble inclinaison; dans l'exemple de la fig. 8, la partie conique est plus accentuée de fa çon à produire un réglage plus marqué par "tout ou rien" de l'écoulement par étrangle ment de la section & passage. Enfin, l'exem ple de la fig. 9 comporte également une par tie extrême 14b et une gorge 14c pour le gui dage et l'étanchéité, semblables à la partie cylindrique 4b et à la gorge 4c de la tige -1 (fi-. 5).
Il est évident que dans ce dernier cas aussi, la tige 14 peut être entièrement cylin drique, de façon à réaliser simplement le ré- ffl (r age progressif de la résistance par les va riations de l'écoulement du fluide unique ment par la variation de la longueur de la canalisation, au lieu d'obtenir un double ré glage à la fois par la variation de cette lon gueur et par celle de la section de passage.
En référence aux fig. 10 à 12, sont repré sentées des variantes des dispositifs de ré glage décrits précédemment, ces variantes comportant des dispositifs en hélice pour la circulation du fluide. En déplaçant plus ou moins la tige 4, on obtient donc une varia tion de la longueur du canal hélicoïdal et par suite une variation très progressive & la ré sistance à l'écoulement.
En référence à la fig. 10, la tige 4 est terminée par une partie filetée 21a qui coo- père avec un taraudage correspondant du corps de l'amortisseur; les filets de ce tarau dage sont toutefois un peu plus larges que ceux du filetage, de façon qu'un conduit héli coïdal se trouve formé; en déplaçant par vis sage la tige; on réduit ou augmente plus ou moins la longueur de ce conduit d'où résulte un réglage progressif de l'écoulement.
Un ressort 22a est utilisé pour faire por ter les filets d'un seul côté et former ainsi un conduit de section régulière.
Dans la variante de la fig. 11, la tige 4 est lisse et le conduit hélicoïdal 23 est prati qué dans le corps de l'amortisseur; dans la variante de la fig. 12, c'est le contraire qui est effectué; l'alésage du corps de l'amortis seur est lisse et la tige 4 comporte une rai nure hélicoïdale périphérique.