CH157100A - Procédé de soudage et produit en résultant. - Google Patents

Procédé de soudage et produit en résultant.

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CH157100A
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Linde Air Prod Co
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  Procédé de soudage et produit en résultant.         Cette    invention a trait au soudage de  profilés ou autres produits     ouvrés    en fer et  en acier tels que: tôles d'acier,     tubes    d'acier,  pièces d'acier laminées ou matricées, etc., par  le procédé consistant à produire une jonction  en métal ferreux le long des bords     contigus     des pièces de ce genre.

   Ces pièces sont usuelle  ment faites d'aciers de teneurs en carbone  faibles ou moyennes ou, dans ces     derniers     temps et d'une façon croissante, d'aciers à  teneur d'alliage     relativement    faible, tels que  ceux contenant jusqu'à     1;501%    environ de  manganèse, les aciers dits au     silico-man-          ganèse,    etc.  



       D'une    façon essentielle et fondamentale,  la présente invention tire parti des diverses       propriétés,du    carbone par des moyens qui  n'avaient pas été appliqués jusqu'à ce jour  en ce qui concerne le soudage. Ces propriétés  du carbone ont leur maximum d'effet dans  un milieu     non    oxydant.  



  Dans le procédé selon l'invention, on ef  fectue une     carburation    des surfaces de bords    contigus desdites pièces et un chauffage de  ces surfaces à une     température    élevée pour  fondre les parties carburées à une tempéra  ture inférieure au point de fusion desdites  pièces, et unit ces parties carburées fondues.  



  Dans le mode de réalisation préféré de       l'invention,    le carbone et le milieu non oxy  dant sont tous deux fournis par l'acétylène,  mais ils pourraient être fournis d'une autre  manière:     L'application    du carbone peut, ou  non, coïncider avec le soudage, mais est de  préférence combinée avec lui et le soudage est  de préférence     effectué    dans un milieu non  oxydant.  



  Parmi les propriétés du carbone qui in  terviennent dans cette invention, on citera les  suivantes: 1  Il réagit avec l'oxyde de fer  pour donner naissance à du fer et à de  l'oxyde de carbone; 20 il est soluble dans le  fer et rapidement absorbé par le fer chauffé  à blanc;     .30    il abaisse le point de fusion de  l'alliage de fer et de carbone; 40 il augment>  l'échelle des points de solidification du mé-      lange de fer et de carbone; 50 il protège d'au  tres ingrédients d'alliage, spécialement con  jointement avec un milieu réducteur.  



  Une façon avantageuse d'exécuter le pro  cédé selon l'invention est celle où l'on emploie  une flamme à acétylène.  



  Jusqu'à ce jour, la flamme     oxy-acétylé-          nique    neutre était universellement adoptée  pour l'établissement des soudures autogènes  par le gaz entre les pièces d'acier telles que:  profilés, plaques,     tubes,    etc., la pratique  usuelle consistant à appliquer cette flamme  neutre de façon à fondre les bords contigus  des pièces     ià    joindre et à remplir l'espace entre  les surfaces fondues par du métal résultant  de la. fusion d'une tige ou barrette d'acier ou  de composition .à ingrédients d'alliage.

   Dans  cette     flamme    neutre, le réglage des propor  tions de l'oxygène et de l'acétylène fournis  est tel qu'il assure la température maximum  à la pointe du cône de soudage de la flamme       oxy-acétylénique.     



  Cette proportion comprend approximati  vement 104 parties d'oxygène pour 100 par  ties d'acétylène, en volume. Le réglage est  usuellement déterminé     approximativement     par l'aspect de la flamme en ce sens que  lorsque la     quantité    d'acétylène fournie est  supérieure à la proportion ci-dessus, un cône  intermédiaire, appelé ci-après     "fleuron",    com  mence à apparaître à l'extrémité du dard ou  cône interne blanc, la longueur de ce fleuron  augmentant à mesure que l'excès d'acétylène  augmente. Cette flamme, dite     "neutre",     exerce sur le métal de ,base une action oxy  dante qui tend à augmenter au cours du sou  dage, ce qui rend son état "neutre" difficile  à maintenir.  



  Le mode     opératoire    usuellement appliqué  pour établir un joint bout -à bout ou à rap  prochement entre deux tôles, par exemple,  consiste à biseauter les bords des tôles à sou  der suivant un angle de 45       environ    et à les  placer à peu près parallèlement et presque en  contact. On applique alors une flamme     sou-          dante        "neutre"    pour fondre profondément les  parois de la rainure en     V    à 90   et remplir  cette     rainure    du métal fondu produit par la    fusion d'une barrette de soudure.

   Le soudeur  s'efforce d'empêcher que la masse de métal  fondue avance le long de la rainure plus rapi  dement que     s'effectue    la fusion profonde de  la tôle ou métal de base par la flamme     sou-          dante.    A cet effet, il manipule à la fois le  chalumeau à souder -et la barrette de soudure  dont il maintient l'extrémité dans la masse  fondue.  



  Dans le soudage autogène des pièces d'a  cier, en particulier, la nature     oxydante    de la  flamme neutre est la source de divers incon  vénients et de résultats médiocres parmi les  quels on citera les suivants       1o    Dans le soudage effectué avec la  flamme dite "neutre", un degré considérable  de     surchauffage    au-dessus du point de fusion  est nécessaire dans le but de communiquer au  métal une     fluidité    suffisante pour éliminer  par flottage les particules d'oxyde produites.  En effet, si ces particules étaient emprison  nées dans la soudure en cours de solidifica  tion, elles deviendraient des solutions de con  tinuité non métalliques affaiblissant     cette     soudure.

   Le     surchauffa.ge    du métal à un de  gré trop élevé au-dessus de son point de fu  sion aboutit. à une absorption excessive de  gaz, le gaz absorbé se dégageant par la suite  lorsque le métal se refroidit de nouveau à son  point de solidification. Comme la surface su  p6rieure se refroidit plus rapidement que  l'intérieur de la masse fondue, une partie de  ce gaz est emprisonnée et donne naissance à  des     "soufflures".    Une température trop éle  vée favorise aussi l'oxydation tant dans le mé  tal déposé que le long des parois de la. rai  nure en V à mesure que le soudage se pour  suit et que le métal de base est porté à une  température élevée.  



  20 La formation de recouvrements résul  tant de l'étalement de la masse fondue sur le  métal -de base non fondu. Lorsque ceci arrive,  la pellicule d'oxygène revêtant le métal de  base non fondu empêche la production d'une  bonne soudure autogène entre les deux pièces.  



  30 Pour établir une soudure en V unique  avec la flamme neutre, il est nécessaire de  fondre les extrémités ou sommets des biseaux,      ce qui permet usuellement au métal de pas  ser à travers; par     contre,    si ces sommets ne  sont pas fondus, il en     résulte    généralement  une pénétration insuffisante et il reste au  fond de la. rainure en<B>V</B> un interstice ou par  tie incomplètement soudée et remplie  d'oxyde. L'un et l'autre de ces     résultats    sont  courants lorsqu'on effectue le soudage avec la  flamme dite "neutre" et sont nettement pré  judiciables dans la plupart des travaux.  



  40 Les ingrédients d'alliage de la tige de  soudure sont appauvris et la teneur en car  bone est réduite à une valeur indésirable.       Deux    inconvénients que présente cette com  bustion des ingrédients d'alliage, et du car  bone, sont d'élever le point de fusion du mé  tal de remplissage et de diminuer l'échelle de  ses points de solidification.  



  Jusqu'à ce jour, dans le soudage autogène  des profilés, etc. (aciers -à teneur en carbone  faible ou modérée) à l'aide de la     flamme          oxy-acétylénique    neutre, tout variation du ré  glage neutre, que ce soit vers un excès  d'oxygène ou vers un excès d'acétylène, était  considérée comme indésirable. La demande  resse a découvert qu'un excès d'acétylène s'é  levant à     6--10%    environ par rapport à la       proportion    d'acétylène de la flamme "neutre"  est au contraire nécessaire pour créer un état  plus neutre en ce qui concerne son effet sur  le métal de remplissage.

   En d'autres termes,  en ce qui concerne l'effet de la     flamme    sur le  métal de remplissage, on obtient avec une  seule flamme des conditions se rapprochant  davantage de l'état neutre, lorsque le rapport  volumétrique de l'oxygène     fourni    à. l'acéty  lène est de 97 -à 100 environ. Avec une  flamme de ce genre, le carbone et les autres  ingrédients de l'acier restent pratiquement  non oxydés et de qualité inchangée.

   Dans la  présente description, dans le but de se con  former ;à l'usage, la flamme sera désignée se  lon son aspect, c'est-à-dire qu'elle sera appe  lée "neutre" lorsque le fleuron ou cône inter  médiaire vient juste de     disparaître    du cône  interne blanc et     #à    excès d'acétylène lorsque le  cône interne sera prolongé par un     fleuron     épais.    Dans l'application du procédé selon la  présente invention     @à    l'aide d'une flamme       oxy-acétylénique,    on fait en     sorte    que les pa  rois de la rainure formée entre les pièces à.  souder absorbent du carbone à titre de prépa  ration à la réception du métal de remplissage.

    Ceci peut être effectué avant le soudage, par  exemple par cémentation, ou par une fusion  superficielle préliminaire des surfaces à  l'aide d'une flamme à excès d'acétylène. Tou  tefois, dans le mode de réalisation préféré de       l'invention,    l'absorption du carbone est com  binée avec l'opération de soudage par l'appli  cation d'une flamme "à excès d'acétylène"  selon la     définition    précédente.  



  Quoique des soudures excellentes aient  été obtenues avec une seule flamme, suivant  la présente invention, lorsque le rapport vo  lumétrique de l'oxygène là l'acétylène est ap  proximativement de 97 à 100, l'excès d'acéty  lène appliqué peut varier entre les limites  d'une échelle assez grande. D'une façon gé  nérale, et sur la base d'une     détermination    vi  sible, une flamme     unique    convenablement ré  glée peut varier d'un point où le fleuron in  termédiaire vient     juste    d'apparaître à. un       point    où il     atteint    une     @à        trois    fois la lon  gueur du cône interne blanc, mesurée à partir  de l'extrémité de -ce cône.

   Toutefois, il  n'existe pas -de réglage unique de l'excès d'a  cétylène susceptible de satisfaire à tous les  desiderata parce que les becs ou ajutages à  une seule flamme peuvent être de différentes  dimensions, on peut faire usage de plusieurs  becs, comme dans le soudage à plusieurs  flammes, et le mode de manipulation de la ou  des flammes     (direction,    point d'application et  mouvement) est     susceptible    de varier avec  différents soudeurs. Dans la pratique, la fa  çon la plus simple actuellement connue de la  demanderesse, de définir les limites de la       quantité    d'acétylène en excès qui convient  pratiquement pour la plupart des cas dépend  de certaines particularités visibles et faciles  à discerner de l'opération de soudage.

   En     gé-          général,    l'excès d'acétylène employé est suffi  sant lorsque la. surface non soudée située à  une faible distance en avant de la soudure      fond superficiellement, de façon spontanée en  raison de     l'absorption    de carbone par le mé  tal chauffé à blanc et d'un abaissement du  point de fusion de la couche superficielle  ainsi     carburée.    L'aspect     "mouillé"    de la sur  face du métal de base sur une courte distance  en aval de la soudure indique au soudeur  que la     quantité    de carbone     absorbée    par     cette     surface est suffisante et que la flamme est  convenablement réglée.

   Le soudeur peut aussi  discerner facilement le moment où la quan  tité d'acétylène en excès employée est trop  grande, car l'aspect des étincelles produites  par la masse fondue au cours. du soudage  constitue alors le critérium, les étincelles du  type scintillant devenant plus nombreuses  que d'ordinaire, ces     étincelles        scintillantes     étant la caractéristique d'un acier à haute  teneur en carbone usé par une meule en  émeri.

   Entre ces limites, un réglage précis  n'est pas essentiel, la quantité désirable d'a  cétylène en excès dépendant, d'une part, de  l'ajutage ou bec du chalumeau, de ses dimen  sions et du     nombre    d'ajutages employés et,  d'autre part, de la soudure ainsi que, dans  une faible mesure, de la manipulation, de la  position de la flamme, etc.  



  Lorsqu'on soude bout à bout des tôles de  chaudière ou des tronçons de tube d'acier,  par exemple, le mode de biseautage et d'as  semblage des pièces à souder peut être sensi  blement le même, dans le présent procédé, que  s'il s'agissait de souder à l'aide de la flamme       neutre,    excepté qu'on peut constituer une rai  nure beaucoup plus étroite, par exemple -à  60  , et rapprocher davantage les éléments,  alors qu'il est pratiquement nécessaire de       constituer    une rainure plus large, telle qu'un  V de 90  , lorsqu'on effectue le soudage à  l'aide de la flamme neutre à cause de la dif  ficulté d'assurer la pénétration de la flamme  jusqu'au fond de la rainure.

   On peut adopter  à volonté le soudage en avançant ou le sou  dage en reculant, ce dernier mode opératoire  étant préférable et particulièrement avanta  geux dans ce procédé lorsqu'on effectue le  soudage à la main avec une flamme unique    produite par le type de chalumeau à souder  qui existe à l'heure actuelle.

   Dans certains  cas, une     tige    de soudure, si l'on se sert d'une  telle     tige    dans le présent procédé comme on le  fait actuellement, peut être maintenue pres  que verticalement par rapport -à l'ouvrage,  mais il est préférable de la maintenir suivant  un angle aigu avec cet ouvrage en l'inclinant  dans une direction qui l'éloigne du chalumeau  et en engageant son     extrémité    inférieure dans  la masse     d'acier    fondu que renferme la rai  nure,     mais    il est préférable que la tête du  chalumeau à souder soit maintenue presque  horizontalement ou qu'elle ne soit que légère  ment inclinée par rapport ù une     position    ho  rizontale,

   afin que la flamme qui en émerge  soit ou bien pratiquement horizontale, ou bien  faiblement inclinée, par exemple     de,30      en  viron, par rapport au plan de la soudure. La  chaleur est dirigée principalement vers l'ex  trémité de la tige de soudure et il est préfé  rable que le métal de base ne soit jamais  chauffé au point de fusion de l'acier par la  flamme du chalumeau. En temps ordinaire,  dans le soudage à la flamme neutre, la tête  du chalumeau et la flamme sont inclinées de  60       environ    par rapport au plan de la sou  dure.

   Le présent procédé de soudage à excès  d'acétylène permet     d'effectuer    une autre sim  plification de la     technique    du soudage en ce  sens qu'il n'est pas nécessaire d'effectuer une  manipulation spéciale ou un mouvement de  pivotement transversal du chalumeau et de  la     tige    -de soudage en travers de la rainure  ainsi qu'il est nécessaire dans le soudage à la  flamme neutre.

   Il suffit usuellement de faire  mouvoir la tête pratiquement horizontale du  chalumeau d'une faible distance dans la di  rection de la rainure, alternativement dans un  sens et en sens inverse, au-dessus de la partie  non soudée de la rainure, la flamme tournée  vers la tige, afin que la flamme à excès d'a  cétylène     vienne    continuellement frapper la  tige de remplissage pour fondre cette tige à  la vitesse convenable et que, lorsque la  flamme est     déplacée    d'une faible distance à       l'écart    de la     tige,    elle chauffe et carbure les  surfaces adjacentes de la rainure. Dans cer-      tains cas, ce     mouvement    du chalumeau et de  la flamme n'est pas nécessaire.

   La flamme  peut être maintenue fixe par rapport à la  soudure, à une faible distance de cette sou  dure et en regard de la tige de remplissage.       Le    front avançant de la soudure réfléchit  une quantité considérable de la chaleur et une  partie de la flamme vers l'avant, le long de  la. rainure non soudée, ce qui contribue à pré  parer les parois de la rainure en vue de la ré  ception du métal fondu et de leur union avec  ce métal. Les parois de la rainure sont aussi  préchauffées par conduction. Pendant l'opé  ration de soudage entière, la masse fondue,  l'extrémité fondante de la     tige    et les surfa  ces de la rainure sur le point d'être soudées  sont, bien entendu, enveloppées et protégées  contre l'oxydation par la flamme à excès  d'acétylène.  



  Lorsque l'opération de soudage élève la  température des surfaces adjacentes de la rai  nure au blanc soudant, le métal de base si  tué à une faible distance en avant de la  masse fondue peut absorber rapidement du  carbone. Le     carbone    peut être appliqué soit  sous forme d'une pâte convenable, soit sous  forme d'un composé     carburant,    soit encore  par le contact avec un bloc de graphite, mais  il est préférable de le dériver de la flamme  soudante elle-même en     fournissant    à cet ef  fet à.     celle-ci    un     excès    suffisant d'acétylène  et en la manipulant de la. façon décrite.

   Dans  le soudage d'un joint en V suivant l'inven  tion, avec une flamme à excès     d'acétylène          convenablement        manipulée,    la     pellicule    su  perficielle du métal -de base fond sur une  courte distance (environ 12 millimètres lors  qu'on soude des tôles     d'acier    de 10 milli  mètres) à l'avant de la masse fondue mo  bile. Ceci est dû au fait que le métal de  base voisin de la soudure est porté au blanc  soudant et absorbe rapidement le     carbone    de  la flamme.

   En raison de l'effet du     carbone     sur le fer, dont il     abaisse    le point de fu  sion, le     carbone    provoque la fusion spontanée  de cette pellicule superficielle, c'est-à-dire à  une température sensiblement inférieure au  point de fusion du métal de base original.    Cette action est facilitée et protégée parle mi  lieu non oxydant assuré par la flamme à  excès d'acétylène lorsque cette flamme a été  réglée pour fournir la quantité de carbone  nécessaire pour     précarburer    la surface.  



  La. masse fondue qui avance et se répand  par-dessus les surfaces fondues ainsi prépa  rées se comporte d'une manière très diffé  rente de celle dont elle se comporte dans le  cas de la     flamme    neutre. Contrairement au  mode opératoire adopté dans ce dernier cas,     il     n'est pas nécessaire de fondre la     matière    de  base avec la flamme du chalumeau, étant       donné    que sa surface fond spontanément.

    Avec la     flamme    neutre, la surface adjacente  à la masse fondue est "sèche", la masse fon  due ne la "mouille" pas et avance au con  traire avec un ménisque convexe analogue  à celui du mercure sur le verre ou au     mé-          nisque.de    soudure fondue sur du cuivre so  lide n'ayant pas été traité par le fondant.  Par contre, en opérant conformément au pré  sent procédé, la surface adjacente est usuel  lement "mouillée" de 12 millimètres environ  à l'avant de la masse fondue qui avance, avec  un ménisque concave, comme le ménisque de  soudure sur du cuivre convenablement pré  paré.

   Lorsque le     métal    de la masse fondue  entre en contact avec les     surfaces    carburées  fondues, le carbone se     distribue    de lui-même  par diffusion et les métaux de base et de       remplissage    constituent un alliage parfait et  un joint autogène. Comme les surfaces de  la     rainure    ne sont de préférence fondues  que superficiellement, la forme initiale de  ces surfaces reste inchangée dans le joint  fini, et les surfaces de contact qui existent  entre deux éléments unis directement ou en  tre des éléments de ce genre et le métal de  remplissage intercalé sont exemptes de lai  tier et d'oxyde à un degré susceptible d'être  discerné au microscope comme marquant ou  définissant les surfaces initiales.

   Il existe  -- physiquement et chimiquement - entre  les métaux de remplissage et de base une  transition graduelle qui est effectuée par dif  fusion après solidification plutôt que par  fusion comme dans le soudage à la flamme      neutre. L'effet de pénétration de chaleur dans  le métal de base, dans le présent procédé, est  nettement inférieur à celui qui intervient       dans    le soudage à la flamme     neutre.    Par  exemple, lorsqu'on soude une tôle de 10 mil  limètres avec une flamme dite     "neutre'e,.    la  profondeur du métal chauffé au-dessus du  point de     recristallisation.    de l'acier est de  10 millimètres     environ,    tandis que,

   dans le  soudage à excès d'acétylène suivant le pré  sent procédé, la profondeur     moyenne    n'excède       pas    3     @à    4     millimètres    environ. En général, la  structure du métal de base est modifiée jus  qu'à une profondeur     d'une    moitié au     tiers    de  la profondeur à laquelle elle est modifiée par  le soudage à la flamme neutre, dans le cas  d'organes de mêmes dimensions. De plus,  l'effet .de chaleur du métal de base va en di  minuant vers le fond de la rainure en V.  



  La pellicule superficielle fondue à grande  teneur en carbone réagit sur ses contours avec  la pellicule d'oxyde qui est présente même  sur des surfaces     nettoyées        mécaniquement.     La réaction est. indiquée par une légère for  mation de mousse provoquée par l'échappe  ment du produit gazeux de la réaction,  celle-ci 'étant terminée immédiatement et  laissant la surface exempte d'oxyde et  prête à s'unir au métal fondu.

   Ceci évite la  nécessité .d'éliminer l'oxyde superficiel par  flottage, ainsi qu'il est     nécessaire        dans    le  soudage à la     flamme        neutre;    en outre, l'in  clusion d'oxyde sous forme d'une pellicule  est sensiblement éliminée, de même que d'au  tres types d'inclusions, qu'elles soient visibles  ou invisibles au microscope.

   Comme la sur  face de métal de base est exempte d'oxyde  et fond au-dessous .de son point de fusion       initial,    le métal de remplissage peut être ap  pliqué à une température     beaucoup    plus  basse qu'avec la. flamme neutre, ce qui     éli-          mine    sensiblement l'absorption du gaz et  empêche les soufflures.

   Des     vitesses    de sou  dage plus grandes peuvent être obtenues  avec la flamme à excès d'acétylène en rai  son de la formation de la pellicule super  ficielle de haute teneur en carbone, étant  donné que, malgré la température inférieure    de la flamme à -excès d'acétylène, la soudure  s'accomplit plus rapidement     puisque    le mé  tal de base n'exige pas de fusion directe et  profonde et que le métal de remplissage n'a  pais besoin d'être chauffé à une température  aussi élevée que dans le soudage à la flamme  neutre.     (3n    réalise par conséquent de gran  des économies de temps et de gaz.  



       Parmi    les autres avantages résultant de  cette façon d'opérer, qui contribuent à assu  rer un -soudage plus rapide et plus économi  que, on citera les suivants:     Il        n'existe    pas  d'oxydes à éliminer pair     flottage;    la tige de  remplissage fond plus rapidement; l'habileté  et les manipulations nécessaires sont moin  dres; la quantité de chaleur nécessaire par  unité de surface est moindre; on peut appli  quer une quantité de chaleur plus grande par  unité de surface; et l'on peut utiliser effica  cement une rainure plus étroite.

   Dans le pré  sent procédé, une     buse    ou bec de chalu  meau possédant un orifice beaucoup plus  grand que cela serait praticable dans le sou  dage à la flamme neutre peut être utilisé  pour souder une épaisseur donnée de métal  de base, principalement .à. cause du fait qu'il  faut moins d'habileté et de manipulations et  qu'on peut souder à une vitesse plus grande.  Une vitesse plus grande     résulte    même de  l'emploi du même numéro- de bec, ce qui di  minue la. quantité de chaleur dépensée par  mètre linéaire de soudure ou par     kilo    de mé  tal fondu.

   Cet     accroissement    de vitesse per  met à son tour l'utilisation d'un bec plus  gros tout en assurant le maintien d'une sou  dure     excellente.    Il devient aussi possible  d'employer une tige de remplissage beau  coup plus grosse que dans le soudage à la  flamme neutre (pour la même épaisseur de  métal de baise), ce qui facilite la soudure et  permet de chauffer la tige plus efficacement.  De plus, les éléments d'alliage tels que le  carbone, le manganèse, le silicium, etc. du  métal de soudage ne sont pas diminués; par  conséquent, le point de fusion de-l'acier ne  subit aucun accroissement, pas plus que  l'échelle de ses points de solidification n'est  diminuée.

   Non seulement le- métal     est         désoxydé par l'acétylène, mais l'oxydation  est empêchée en raison de la     gaine    de gaz ré  ducteur enveloppant l'extrémité inférieure. de  la. tige, le métal fondu et les zones adjacentes  (les organes en cours de soudage.  



  Les renseignements suivants, obtenus  comme résultat d'un certain nombre d'essais  comparatifs de     vitesses    de travail, consom-         mation    de gaz et     quantité    de métal déposé de  la tige de remplissage, feront comprendre la  nature des     économies    qu'il est     possible    de réa  liser grâce à la présente invention dans le  soudage à la main le long d'une rainure en  <B>V</B>     simple    de tôles d'acier de 10 mm d'épais  seur avec une flamme unique.

    
EMI0007.0008     
  
    <I>Type <SEP> de <SEP> flamme</I>
<tb>  <B>EX,</B> <SEP> <I>c@s</I>
<tb>  <I>neutre <SEP> cl'acélylàee</I>
<tb>  <I>Vitesse <SEP> de <SEP> soudage</I>
<tb>  Mètres <SEP> par <SEP> heure <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 1,2-1,8 <SEP> 3,6--ô,1
<tb>  Poids <SEP> de <SEP> tige <SEP> fondu <SEP> par <SEP> heure <SEP> (kg) <SEP> . <SEP> . <SEP> .

   <SEP> 0,9-1,3 <SEP> 2.7-3,6
<tb>  <I>Consommation <SEP> de <SEP> gaz</I>
<tb>  Volume <SEP> d'oxygène <SEP> par <SEP> kg <SEP> de <SEP> tige <SEP> fondu <SEP> (m@) <SEP> 0,73 <SEP> 0,51
<tb>  Volume <SEP> d'acétylène <SEP> par <SEP> kg <SEP> de <SEP> tige <SEP> fondu <SEP> (m3) <SEP> 0,71 <SEP> 0,53       En ce qui concerne la table ci-dessus, on  remarquera que les renseignements relatifs  au soudage à la     flamme    neutre sont basés sur  l'emploi d'une     flamme    aussi grande que     celle     qui peut être manipulée en toute sécurité sur  l'épaisseur de tôle indiquée, savoir la  flamme fournie par un bec     Oxweld    no 10  ayant un orifice de 2,5 mm de diamètre et  consommant environ 1,02.

       m3    d'oxygène par  heure et environ 0,97     m3    d'acétylène par  heure; tandis que les     renseignements    relatifs  au soudage à l'aide de la flamme à excès  d'acétylène sont basés sur l'emploi du nu  méro de bec directement supérieur, savoir  d'un bec     Oxweld    no 12 ayant     un    orifice de  3 mm de diamètre et consommant environ  1,84-     m3    d'oxygène et 1,87 mg d'acétylène par  heure.

   Il va de soi que si, dans le but de réa  liser une vitesse plus grande, on fait usage  d'un bec plus gros avec une flamme neutre  dans les conditions données, on obtient des  soudures de qualité inférieure, même si le  soudeur est très habile; tandis que la qua  lité des soudures obtenues avec la flamme à       excès    d'acétylène, plus rapide, est meilleure  que celle des meilleures soudures obtenues à    l'aide de la     flamme    neutre et exige moins  d'habileté de la part du soudeur.  



  Comme la pellicule d'oxyde du métal de  base est éliminée par la pellicule fondue re  couvrant les surfaces des rainures juste en  avant de la zone de soudure, on évite la for  mation de recouvrement, en particulier au  fond d'une rainure à V simple; de plus, les  sommets des biseaux des pièces à unir n'ont  plus besoin d'être fondus par la flamme du  chalumeau en vue d'assurer la pénétration et  un soudage complet, comme cela est néces  saire avec la flamme neutre, de sorte. que le  métal fondu ne risque pas de traverser le  V et de constituer des saillies sur la face de  dessous du joint.  



       L'action    de la flamme à excès d'acétylène  sur la tige de soudure est aussi nettement  avantageuse en ce sens que la surface extrê  mement chauffée de la tige absorbe le car  bone de la flamme, de telle sorte qu'elle fond  rapidement à une     température    plus basse que  son point de fusion normal. Dans le but d'ac  célérer encore la fusion de la tige et l'opéra  tion de soudage considérée dans son ensem  ble, on peut préchauffer la tige, la. pièce ou      les deux et     fournir    ainsi avantageusement  une quantité de chaleur supplémentaire pour  l'opération de soudage.

   Ce préchauffage de  la     tige    peut être effectué de façons diverses,  par exemple en utilisant un chalumeau de  soudage à plusieurs becs dont l'un dirige une  flamme de chauffage (avec ou sans excès  d'acétylène) vers la tige â une faible distance  de l'extrémité de fusion de cette tige et dont  l'autre ou les autres dirigent la flamme de       soudageà    excès d'acétylène vers la rainure et  la     masse    de métal fondu. On pourrait     encore     dévier une certaine partie de la chaleur de la  flamme à souder à excès d'acétylène en diri  geant cette flamme vers le haut le long de la       tige,    de     façon    à préchauffer celle-ci.  



  Bien que la composition chimique et les  ingrédients d'alliage d'une tige d'acier propre  à être appliquée dans le présent procédé  puissent varier considérablement, on a trouvé  que certaines compositions conviennent mieux  que d'autres. Toutefois, d'une façon générale.,  une     tige    de soudure     satisfaisante    pour le but  envisagé peut     contenir    0,05 à 0,50 % de car  bone, 0,50 à<B>1,75%</B> de manganèse, 0,20 à  1,50 % de silicium.

   Par exemple,     grâce    au pré  sent procédé, on a obtenu avec une seule  flamme à excès d'acétylène d'excellentes sou  dures entre des pièces laminées en acier, telles  que es tôles d'acier et des sections de tube  de 10 mm d'épaisseur à l'aide d'une tige  d'acier contenant 0,11 à 0,20 %     environ    de       carbone;    0,90     â   <B>1,15%</B> environ de manga  nèse; 0,32 à 0,42% environ de silicium; pas  plus de     0,04%        environ    :de chacun des élé  ments: soufre et phosphore; le reste étant  principalement composé de fer.  



  En plus des avantages marqués précédem  ment énumérés et des économies réalisées  dans la vitesse de soudage et la     consommation     de gaz, la flamme à excès d'acétylène pré  sente l'avantage qu'elle est moins sujette à       donner    lieu à des retours de flamme que la  flamme     neutre,    qu'elle empêche l'encrasse  ment ou     obstruction    de l'orifice de l'ajutage,  que l'oxyde du métal de base ne passe pas  dans la soudure, comme cela a lieu dans le    soudage à la flamme neutre, et qu'on obtient  des soudures dont la teneur en carbone est  au moins aussi grande que celle des pièces  soudées et dont les qualités     physiques    sont  supérieures à celles qu'il est possible d'obte  nir avec la flamme neutre.

    



  La demanderesse n'ignore pas qu'une  flamme à excès d'acétylène avait déjà été       utilisée        dans    une mesure limitée pour des  buts spéciaux tels que le dépôt d'alliages spé  ciaux, comme, par exemple, le dépôt d'un  alliage non ferreux de tungstène, chrome, co  balt sur des surfaces d'acier pour constituer  un     revêtement    résistant à l'usure; le soudage  d'alliages spéciaux tels que le fer au chrome  et l'acier au nickel; et le traitement de piè  ces d'acier à haute teneur en carbone telles  que les rails en acier.

   Toutefois, le but et la  manière de procéder étaient tous deux très  différents, ce qu'on cherchait à réaliser dans  le premier cas, en déposant l'alliage non fer  reux étant de produire une couche relative  ment mince et résistant à l'usure sur une sur  face de métal; dans les     autres    cas, simple  ment de constituer un milieu non oxydant, ou  d'introduire     une    quantité supplémentaire de  carbone dans le métal de soudure déposé ou  dans la pièce traitée, afin de créer une teneur  plus grande en carbone et d'obtenir une sur  face plus dure.  



  Bien que les avantages et résultats per  fectionnés exposés précédemment soient obte  nus de la     façon    la plus satisfaisante à l'aide  d'une flamme à excès d'acétylène appliquée  à la fois comme source de chaleur -à haute       température    et     comme        source    de carbone de  la manière décrite, on peut, dans certains cas,  se servir d'une flamme neutre     oxy-ac6tyléni-          que    ou d'un arc électrique à     titre    de source de  chauffage à haute température et appliquer  une flamme d'acétylène     indépendante    dans  la zone chauffée par cet arc ou flamme  neutre,

   améliorant ainsi notablement le mode       d'action    de ce dernier lorsqu'il est appliqué  dans le soudage de profilés et pièces en acier       laminé.    Dans     certains    cas, par exemple lors  qu'on fait usage de plusieurs flammes de      gaz, il se peut que la quantité totale     d'ac6ty-          lène    de la flamme de chauffage considérée  dans son ensemble n'excède pas le volume  d'oxygène fourni, bien que les diverses  flammes ainsi utilisées puissent néanmoins  être appliquées de telle manière que les bords  contigus à souder soient carburés et soudés  suivant la présente invention.

   Au lieu d'une  seule flamme à     excès    d'acétylène telle que  celle précédemment décrite, on peut appliquer  conjointement des flammes ou groupes de  flammes     oxy-acétyléniques    réglés indépen  damment; par exemple, on peut diriger une       flamme    dite "neutre" ou une flamme conte  nant un excès modéré d'acétylène sur la  masse de métal fondu, principalement dans  le but de fondre le métal de remplissage et de  chauffer les parties à unir, et diriger une  autre flamme contenant un excès plus grand  d'acétylène vers les bords contigus du métal  de base, à, l'avant de la masse de métal fondu  principalement pour carburer le métal de  base.

   La ou les flammes carburantes mention  nées en dernier lieu peuvent être composées  d'acétylène seulement, mais il est préférable  d'appliquer avec ce gaz une quantité suffi  sante d'oxygène ou autre gaz à haute pres  sion pour lui communiquer une vitesse suffi  sante pour repousser la ou les flammes du  groupe de fusion et de chauffage et provo  quer la rencontre de la ou des flammes carbu  rantes avec le métal de base en un point si  tué ;juste en avant de la masse de métal  fondu. Avec des flammes ou groupes de  flammes réglés indépendamment de la fa  çon précédemment décrite, il est possible de  faire usage d'un métal de remplissage ou  tige de soudure composé de fer presque pur  ou d'un acier dont la teneur en carbone est  inférieure à<B>0,10%</B> et la teneur en d'autres  ingrédients, tels que le manganèse, le sili  cium et le nickel, négligeable.

    



  <B>il</B> est bien entendu que le présent procédé  peut être appliqué au soudage à la main et  au soudage à la. machine et qu'il est non seu  lement applicable au soudage bout à bout ou  à rapprochement, mais aussi au soudage à re  couvrement et au soudage à cordon- ou filet.    Ces modes de soudage sont conformes à la  présente invention, étant donné que le terme  "contigu" employé pour désigner la relation  des pièces à unir s'applique aussi bien à des  bords ou surfaces disposés à recouvrement  qu'à des bords ou     surfaces    juxtaposés. Il est  préférable que les bords ou surfaces à unir  soient d'abord débarrassés de la rouille et de  la couche d'oxyde inhérente au laminage, par  exemple par une opération de brossage à la  brosse métallique, meulage, fraisage, etc.

   En  effet, si l'épaisseur de la couche d'oxyde  était considérable, cette     matière    pourrait em  pêcher l'absorption du carbone et nuire de  quelque autre manière à l'opération de sou  dage.  



       Il    est généralement préférable d'appli  quer     comme    métal de remplissage une tige de  métal propre à produire un joint soudé sui  vant le présent procédé, mais on peut, dans  certains cas, supprimer entièrement ou par  tiellement une tige de ce genre et obtenir le  métal de remplissage en tout ou en partie en  fondant des parties du métal de base et fai  sant couler ce métal sur des surfaces adjacen  tes convenablement préparées du métal de  base, c'est-à-dire sur les surfaces du métal de  base qui ont été modifiées par la carburation  et chauffées à une température fondant ces  surfaces modifiées.

   En outre, dans certains  cas, on peut créer un joint soudé entre des  pièces laminées en amenant simplement     leurs     surfaces en contact direct après qu'elles ont  été mouillées superficiellement de la manière  décrite. Par conséquent, dans tous les cas, il  est essentiel que les bords contigus des piè  ces soient carburés et chauffés à une tempé  rature qui fond un métal neuf ou modifié  de ce genre, mais non le métal de base qui se  trouve au-dessous;

   et d'amener alors des sur  faces fondues ou préparées de ce genre en  contact direct pour les unir de cette façon ou  produire un joint soudé entre lesdites sur  faces par la fusion d'un métal de remplis  sage provenant d'une tige de métal distincte,  des     pièces    elles-mêmes     ou,à    la fois d'une tige  de métal et du métal de base et en faisant       couler    ce métal de remplissage fondu sur les      surfaces fondues superficiellement du métal  de base.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Procédé de soudage de pièces en fer ou en acier, telles que tôles, tubes, pièces d'acier la minées au matricées, ete., selon lequel on ef fectue une carburation des surfaces de bords contigus desdites pièces et un chauffage de -ces surfaces à une température élevée pour fon dre les parties carburées à une température inférieure au point de fusion desdites pièces, et unit ces parties carburées fondues.
    SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé de soudage selon la revendica tion I, dans lequel on unit les parties car burées fondues en faisant couler un mé tal de remplissage fondu sur ces parties. 2 Procédé de soudage selon la revendica tion I, caractérisé par le fait qu'on amène les parties carburées fondues directement en contact l'une avec l'autre pour les unir. 3 Procédé de soudage selon la revendica tion I, caractérisé par le fait qu'on car . bure les surfaces là l'aide d'acétylène. 4 Procédé de soudage selon la revendica tion I, caractérisé par le fait que la car buration desdites surfaces est effectuée en même temps que le chauffage pour fondre la partie carburée.
    5 Procédé de soudage selon la revendica tion I, dans lequel on forme d'abord des couches superficielles d'alliage ferreux sur les bords ou surfaces contigus des- dites pièces, ces couches ayant un point de fusion sensiblement inférieur<B>à</B> celui du métal de base dont lesdites pièces étaient initialement composées, puis pro voque la fusion desdites couches et unit les parties fondues.
    6 Procédé de soudage selon la revendica tion I, caractérisé par le fait que la car buration et le chauffage à haute tempé rature sont créés par une source de cha leur oxy-acétylénique dans laquelle le vo lume d'acétylène fourni est supérieur au volume d'oxygène fourni. 7 Procédé de soudage selon la sous- revendication 6, caractérisé par le fait qu'on crée la carburation et le chauffage à haute température à l'aide d'une flamme oxy-acétylénique dans laquelle le volume d'acétylène fourni est supérieur au volume d'oxygène fourni,
    cet excès d'acétylène étant indiqué visuellement par le fait qu'un "fleuron" fait saillie à partir de l'extrémité du cône interne blanc de la flamme, la longueur de ce "fleuron" n'excédant pas environ le tri ple de celle du cône interne. 8 Procédé de soudage selon la sous- revendication 1, caractérisé par le fait que la carburation et le chauffage à haute température sont dérivés d'une flamme oxy-acétylénique dans laquelle le volume d'acétylène fourni excède le volume d'oxygène fourni et par le fait que ladite flamme est dirigée vers l'arrière en sens inverse de l'avancement de la soudure.
    9 Procédé de soudage selon la sous- revendication 8, caractérisé par le fait qu'une tige de métal de remplissage est fondue par cette action de chauffage et amenée à couler sur les parties carburées fondues pour produire un joint les unis sant, la flamme oxy-acétylénique étant tournée vers l'arrière dans une direction sensiblement horizontale et en sens in verse .du sens d'avancement de la soudure et étant appliquée à ladite tige, au métal fondu et aux surfaces situées immédiate ment en avant de ce métal.
    10 Procédé de soudage selon la sous- revendication 8, caractérisé par le fait que ladite flamme oxy-acétylénique est déplacée d'une faible distance le long des bords contigus, de façon à se rapprocher et à s'éloigner alternativement de la par tie avant de la soudure terminée. 11. Procédé de soudage selon la revendica tion I, caractérisé par l'application d'un arc électrique pour chauffage à haute température.
    17 Procédé selon la revendication I, pour pro duire un joint soudé unissant des pièces d'acier laminées, selon lequel on chauffe lesdites surfaces carburées à une tempéra ture élevée, de façon qu'elles ne fondent progressivement que d'une façon super ficielle et à une température plus basse que le point -de fusion desdites pièces -et fond du métal de remplissage par la cha leur résultant de ce chauffage pendant qu'on fait progressivement couler le mé tal de remplissage fondu sur la partie su perficiellement fondue desdites surfaces.
    13 Procédé selon la sous-revendication 12, dans lequel le métal de remplissage est fourni par une tige de métal dont la te neur en carbone n'est pas supérieure à celle de l'acier au carbone moyen. 14 Procédé selon la sous-revendication 12. caractérisé par le fait que le métal de remplissage est fourni par une tige de mé tal contenant du carbone ainsi que des quantités appréciables de manganèse et de silicium.
    15 Procédé selon la sous-revendication 12, caractérisé par le fait que les bords con tigus sont biseautés et que la rainure constituée entre eux possède sensiblement la. forme d'un<B>V</B> à 60 . 16 Procédé selon la sous-revendication 12, caractérisé par le fait que le métal de rem plissage est fourni par une tige de sou dure et que ladite tige, les pièces à souder ou les deux sont préchauffées.
    1 7 Procédé selon la revendication I, pour pro duire un joint soudé unissant les bords de pièces d'acier laminées, selon lequel on biseaute les bords -à unir, place ces bords biseautés en regard l'un de l'autre pour constituer une rainure,
    soumet progressi vement les surfaces de ladite rainure à l'action d'une flamme oxy-acétylénique dans laquelle le volume d'acétylène fourni est supérieur au volume d'oxygène fourni d'une quantité suffisante pour que les parties successives de ces surfaces extrê- mement chauffées absorbent le carbone de la flamme et fondent spontanément et superficiellement à une température infé rieure au point du fusion du métal des- dites pièces,
    on fond simultanément un métal de remplissage dans ladite flamme et dépose progressivement le métal ainsi fondu sur lesdites surfaces à mesure qu'elles fondent superficiellement au cours .du soudage. 18 Procédé selon la revendication I, dans le quel la carburation et le chauffage à haute température sont produits par plu sieurs flammes.
    19 Procédé selon la revendication I, dans le quel la carburation et le chauffage à haute température sont produits par plu sieurs flammes oxy-acétyléniques qui sont indépendamment réglables pour fournir différentes proportions d'oxygène et d'acétylène. 20 Procédé selon la revendication I, dans 'Le quel la carburation et le chauffage à haute température sont produits par deux groupes de flammes travaillant conjointe ment, chaque groupe étant composé d'une ou plusieurs flammes,
    un des grou pes étant employé pour carburer les sur faces des bords contigus et l'autre groupe étant employé principalement pour fondre du métal de remplissage, de façon à. unir lesdites surfaces. 21 Procédé selon la sous-revendication 20, dans lequel le groupe de flammes men tionné en premier lieu est produit en ré- - glant les proportions d'oxygène et d'acé- tylène,
    de façon que le métal de base ad jacent à la masse de métal fondu se car bure superficiellement à un degré provo quant la fusion dudit métal par l'effet du carbone qui abaisse le point de fusion du- dit métal, et par le fait que le groupe de flammes mentionné en second lieu est pro duit en réglant les proportions de gaz, de façon qu'il y ait moins d'acétylène par rapport .à l'oxygène que dans le groupe mentionné en premier lieu.
    22 Procédé selon la sous-revendication 21, dans lequel le métal ferreux de rem- plissage a une teneur en carbone infé rieure à 0,10 % et ne contient d'autres in grédients qu'en quantités négligeables. 23 Procédé selon la sous-revendication 21, dans lequel la composition du métal de remplissage est approximativement celle du métal de base. REVENDICATION II: Pièce soudée obtenue par le procédé selon la revendication I.
    SOUS-REVENDICATIONS 24 Pièce selon la revendication II, dans la quelle la structure du métal de base, à l'endroit de jonction, a été modifiée par le soudage jusqu'à une profondeur ne dé passant pas la moitié de celle à laquelle elle est modifiée par le soudage à la flamme neutre, effectué sur des pièces de même épaisseur.
    25 Pièce selon la revendication II, obtenue par soudage l'un à l'autre de bords bi seautés, dans laquelle l'effet de chaleur produit par le soudage va en diminuant vers le fond du V, dans laquelle la forme initiale desdits bords ou surfaces reste sensiblement inchangée, et dans laquelle lesdits bords ou surfaces sont exempts d'oxyde à un degré susceptible d'être dis cerné au microscope comme définissant les bords ou surfaces originaux.
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