Machine pour munir des pièces creuses d'un garnissage de métal intérieur. La présente invention se rapporte à une machine pour munir des pièces creuses, telles que, par exemple, des coussinets, d'un garnissage de métal intérieur par injection du métal, par exemple du métal antifriction, à.
l'état liquide, cette machine étant caracté risée en ce qu'elle comporte un plateau rota tif et une -bête de serrage rotative, entre les quels organes la pièce à munir du garnis sage est destinée à être serrée, des mâchoires portées par la tête de serrage rotative étant disposées pour venir en prise avec la 'péri phérie desdites pièces à, garnir, en combinai son avec un dispositif pour injecter le métal à l'état liquide à l'intérieur -des pièces à garnir.
Le dessin annexé représente, titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 en est une élévation, avec cer taines parties brisées; La fig. 2 est une coupe longitudinale de la partie supérieure de la machine représen tée sur la fig. 1; La fig. '3 est une vue de la machine du côté opposé à celui qui est représenté sur la fig. 1; La fig. 4 est une vue en bout de la ma chine; La fig. 5 est une coupe transversale, à plus grande échelle, d'une partie de la cons- tiuction représentée sur la fi-. 1.
La machine comprend un bâti comportant deux parties d'extrémité 16 et 17 reliées par des tirants appropriés 18. Le bâti porte un banc 19, et un chariot mobile 20 coulisse sur des chemins de guidage appropriés ménagés à la partie supérieure de ce banc. Un réci pient en forme d'auge 2'1 est disposé à une extrémité du banc 19 au-dessus de la partie d'extrémité 16 du bâti, et sur la paroi avant de ce récipient est fixé un support 22, qui porte à son extrémité supérieure libre un pla- teau 23.
Le plateau .23 peut tourner dans un support 24 porté par le support vertical 22, et ce plateau est muni à sa partie centrale d'un passage 25, par lequel on peut faire passer, par exemple, du métal antifriction, de la façon qui est décrite plus loin.
Le chariot 20 est muni de chemins de gui dage appropriés pour recevoir un second cha riot 26. Un arbre 27 se visse en 28 dans le chariot 26-, ce qui permet de régler longitudi nalement le chariot C6, par rapport au cha riot 20. L'arbre 27 tourillonne dans le sup port 29 porté par le chariot 20, et il est muni d'une manivelle 30, au moyen de laquelle on peut le faire tourner.
Le chariot 2(6 comporte des supports ver ticaux avant et arrière 33 et 34, tous deux perforés en leur centre pour recevoir des pa liers 3.5 dans lesquels tourne un arbre creux d'entraînement H. Ainsi qu'on le voit, des plaques de recouvrement 37 peuvent être fixées sur les montants verticaux pour entou rer les paliers. L'arbre de commande est muni, entre les supports 33 et 34: d'une pou lie folle 38 et d'une poulie fixe 39, cette der nière calée sur l'arbre par un moyen appro prié, par exemple une clavette 40. La poulie folle est considérablement plus large que la poulie fixe ou d'entraînement, pour la raison qui est indiquée plus loin.
Une tête 50 peut, comme le montre la fig. 2 du dessin, avoir la forme d'un plateau portant un moyeu 51 vissé sur l'extrémité de l'arbre 36. La tête 50 est munie sur sa face extérieure d'un plateau 5'2, lequel vient en prise sur l'extrémité de la pièce à travailler, par exemple un coussinet 53, afin de serrer ce dernier contre un plateau 5-4, fixé sur le plateau 28. Ainsi, comme le montre la fig. 2, la pièce est travaillée et serrée, de façon à tourner entre la tête 50@ et le plateau 23, dans une position telle que le métal anti friction refoulé par le passage 25, pénètre dans l'intérieur du coussinet.
Pour déplacer la tête 50- depuis ses. posi tions de serrage ou vers celles-ci, il est prévu une roue dentée 60, montée sur un arbre 61, et engrenant avec une crémaillère 62 ména- gée sur le côté inférieur du chariot 20. De faibles variations dans la longueur ,des paliers à serrer peuvent être compensées au moyen d'un ressort 63, qui entoure l'arbre creux 36 et qui est en contact à l'une de ses extrémités avec la poulie d'entraînement 39 et, à l'au tre extrémité, avec un collier 64, porté par le palier arrière 35. Le levier 6.5, fixé à l'arbre 61 et disposé d'un côté du bâti, fait tourner l'arbre 61,
afin de déplacer le chariot au moyen de la crémaillère 62 et du pignon 60. Un moteur 70 est monté sur les tiges d'en- tretoisement 18, de manière à, pouvoir coulis ser sur elles; ce moteur entraîne une courroie 71, dirigée vers le haut et passant sur les poulies<B>38</B> et 39. Une tige 72, fixée au mo teur peut être déplacée dans un sens ou dans l'autre, par un levier 73, monté sur un arbre 74, qui est actionné par un levier 75. Cette disposition est telle que la tige 72 peut être déplacée longitudinalement sur le bâti de la, machine, afin de placer le moteur et la cour roie de commande dans l'une ou l'autre des positions de débrayage ou d'embrayage.
Une manivelle 80, fixée à l'arbre 74 porte une tige 81, venant en contact avec un levier 82, lorsque l'on agit sur l'arbre 74, pour pla cer le moteur dans la position de débrayage. Lorsque la tige 81 vient au contact du levier 8',2, elle fait tourner ce dernier autour de son pivot 83, ce qui applique un frein, désigné en son ensemble par 84, sur la tête 50; cette disposition est telle que, toutes les fois que le moteur est déplacé en amenant la cour roie de commande sur la poulie folle, ce frein est appliqué sur la tête 50 pour arrêter la ro tation de cette dernière.
Un plateau 86 porté par le levier de com mande 75 coopère avec un autre plateau 87 porté par le levier de commande 65 pour réa liser un dispositif, grâce auquel le moteur 70 ne peut être placé à la position de commande avant que la tête 50 ne soit dans la position de serrage pour le travail, et cette tête ne peut quitter cette position de serrage avant que le moteur n'ait tout d'abord été ramené à la position de débrayage. Une pièce 88, en forme de coin, portée par le levier de com mande 65 verrouille le chariot 20 dans sa po sition avant ou position de travail.
Si on considère en particulier la fig. 2 du dessin, on doit noter que la tête 50 constitue en réalité un mandrin et qu'elle est munie de mâchoires 90, mobiles radialement, se dépla çant entre les plateaux 52 et 54, afin de venir en contact avec la périphérie de la pièce en cours de travail, lorsque cette dernière est serrée entre ces plateaux. Les mâchoires 90 sont mobiles radialement par rapport à la tête 50, par l'intermédiaire de leviers 91, dont- les extrémités 92 sont montées dans des encoches 93 des mâchoires 90.
Les leviers 91 sont articulés en 94, à l'intérieur de la tête 50, et ils sont munis de doigts 95 et 96, les quels embrassent un manchon 97, qui peut coulisser sur le moyeu 51 de la tête.
Pour déplacer le manchon 97, il existe une bielle 100 qui passe dans l'arbre creux 36. Cette bielle cylindrique 100 est reliée -à son extrémité avant à une tête 101 portant des goupilles 102, fixées au manchon 97. L'arbre 36 et le moyeu 51 sont rainurés, afin de per mettre le mouvement des goupilles 102, comme le montre clairement la fig. 2.
L'autre extrémité de l'arbre est reliée à un piston 103, se déplaçant dans un cylindre 104. Des moyens sont prévus pour amener un fluide tel que l'air sous pression aux extré mités opposées du cylindre, afin de communi quer au piston 103 un mouvement alternatif, qui se communique à la bielle 100 et au man chon 97. Il est évident que, puisque les goupilles 102 passent dans des ouvertures ménagées dans l'arbre 36, la bielle 100 doit tourner avec cet arbre. Afin d'assurer la rotation de la tige 100 en même temps que celle de l'ar bre 36, ce dernier peut être vissé dans l'extré mité du cylindre 104, en 110 (fig. 5), de sorte que le piston, le cylindre, la tige et l'ar bre tournent tous ensemble en bloc.
Afin de permettre la rotation du cylindre, tout en permettant l'arrivée dans ce cylindre d'un fluide sous pression, on utilise la dispo- sition représentée sur la fig. 5: A l'extrémité du cylindre 104 est fixé un axe 111 muni de deux passages 112 et 113. Le passage l12 dé bouche directement dans le cylindre sur une face du piston 1.03, tandis que le passage 113 se continue dans la paroi du cylindre pour<B>dé-</B> boucher dans l'intérieur de ce dernier, mais sur l'autre face du piston. L'axe 111 tou- rillonne dans un palier 114, et des boîtes 115 et 116 sont respectivement fixées sur ce pa lier.
Une conduite d'amenée de fluide 118 est fixée dans un ajutage 119 porté par la boîte 115 et communique avec l'intérieur de cette boîte par un passage 120. L'intérieur de la boîte 115, à son tour, communique avec le passage 112 -de l'axe 111, au moyen de la rainure annulaire 121, ménagée dans la boîte, et de l'orifice d'entrée 112a ménagé dans l'axe 111 en face de cette rainure et débouchant dans le passage 112. Ainsi pendant tout le temps que le fluide sous pression est envoyé dans le conduit 118, ce fluide est conduit sur une face du piston 103, par la boîte 115, la rainure 121 et le passage 112.
Une disposition analogue est ménagée pour conduire le fluide sous pression venant d'un conduit 122, fixé dans un ajutage porté par la boîte 116, sur la face opposée du pis ton. Les rainures circonférentielles ména gées sur la périphérie intérieure des boîtes permettent la rotation de l'axe à l'intérieur des boîtes tout en permettant au fluide sous pression de passer des boîtes dans les pas sages disposés dans l'axe.
Une soupape 125 commande le passage du fluide sous pression d'un tuyau d'alimentation 126, dans les con duits 118 et 122, la soupape 125 étant de cons truction ordinaire et disposée de façon à ad mettre le fluide sous pression dans l'une des conduites tout en permettant l'échappement de l'autre conduite. Ainsi, le fluide sous pres sion peut être admis dans le cylindre sur l'une ou l'autre des faces du piston pour assurer le mouvement alternatif de ce piston.
Le fonctionnement de la. machine peut être facilement compris, d'après ce qui pré cède. La tête 50 peut être déplacée vers le plateau 54 ou en être éloignée, afin de serrer une pièce à travailler contre ce plateau, et de la manière clairement représentée par la fig. 2. Naturellement, l'arbre 36 peut tourner pour faire tourner lui-même la tête 50 et la pièce à travailler, de sorte que le métal anti friction ou autre qui est envoyé à l'intérieur de la pièce à travailler par le passage 2,5 est déposé par l'action de la force centrifuge sur la surface intérieure de la pièce à travailler.
La tête étant dans la position de serrage, la soupape 125 peut être actionnée pour dé placer le piston vers la gauche, comme le mon tre la fig. 2; de ce fait, le manchon<B>97,</B> vient en prise avec les doigts 96 des leviers 91, ce qui déplace vers l'intérieur les mâchoires 90 qui viennent en prise sur la périphérie de la pièce à travailler. Ainsi, cette pièce est fer mement maintenue en position pendant sa ro tation. Naturellement, après achèvement de l'opération de coulée du métal antifriction, la tige 100 peut être déplacée en sens contraire, pour repousser les mâchoires vers l'extérieur et dégager la pièce travaillée.